Montréjeau

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Montréjeau
Montréjeau
Vue en arrière plan de la ville de Montréjeau depuis le Picon avec à gauche le lac
Blason de Montréjeau
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Saint-Gaudens
Intercommunalité Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Éric Miquel
2014-2020
Code postal 31210
Code commune 31390
Démographie
Gentilé Montréjeaulais
Population
municipale
2 830 hab. (2016 en augmentation de 1,14 % par rapport à 2011)
Densité 345 hab./km2
Population
aire urbaine
5 468 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 43° 05′ 09″ nord, 0° 34′ 11″ est
Altitude Min. 409 m
Max. 543 m
Superficie 8,21 km2
Localisation

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Montréjeau

Montréjeau (Montrejau en gascon[1]) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Montréjeaulais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ville assise à l'altitude de 468 m sur les terres du Comminges en Rivière-Verdun. Cette ancienne bastide offre un panorama sur la chaîne pyrénéenne. Aux distances de 830 km de Paris, 100 km de Toulouse, 14 km de Saint-Gaudens, Bagnères-de-Luchon 38 km, Tarbes et Bagnères-de-Bigorre 55 km, Lourdes 70 km, Auch 70 km, Pau 90 km, Bayonne 200 km, Perpignan 230 km, Andorre 150 km. Frontière avec l'Espagne à 26 km (Val d'Aran). Elle est la ville-centre d'une unité urbaine et de l'aire urbaine de Montréjeau.

Montréjeau se trouve à proximité de Saint-Bertrand-de-Comminges, de sa cathédrale Notre-Dame, et du site de l'ancienne ville romaine de Lugdunum Convenarum.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montréjeau[2]
Cuguron Les Tourreilles
Saint-Paul
(Hautes-Pyrénées)
Montréjeau[2] Ausson
Mazères-de-Neste
(Hautes-Pyrénées)
Gourdan-Polignan

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la Garonne. La Neste conflue avec la Garonne sur le territoire communal.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 821 hectares ; son altitude varie de 409 à 543 mètres[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

TER Midi-Pyrénées par la gare de Montréjeau - Gourdan-Polignan : ligne de Montréjeau - Gourdan-Polignan à Luchon et ligne Toulouse-Bayonne, avec des trains directs de Paris à Bagnères-de-Luchon.

Aéroports : aéroport Tarbes-Lourdes-Pyrénées (65 km) - aéroport de Toulouse-Blagnac (110 km). Les deux aéroports sont accessibles directement par l'A64.

Routes : nationale 117, autoroute A64 sortie Sortie 17.

Autobus pour Saint-Gaudens, Bagnères-de-Luchon, Tarbes et l'Espagne.

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Montréjeau est la francisation de l'occitan gascon : Mont Rejau[1] qui veut dire « Mont-Royal ».

  • Étymologie, le mont du Roi de Rivière du latin « Mons Regalis de Ripparia ».

Histoire[modifier | modifier le code]

La bastide de Montréjeau est née du traité de paréage (association de plusieurs seigneurs) entre Eugène de Beaumarchais, sénéchal du roi de France Philippe III le Hardi, et Arnaud d'Espagne-Montespan, vicomte de Couserans, conclu en 1272 au château de Montespan[4]. Cette fondation s'inscrit dans la politique d'expansion de l'autorité royale dans le sud de la France, avec la réunion du comté de Toulouse au domaine royal (1271). Pour Arnaud d'Espagne-Montespan, il s'agit d'établir une place forte au cœur de ses possessions. La position du site présente de nombreux avantages. Proche de la cité épiscopale de Saint-Bertrand, au confluent de la Neste et de la Garonne, Montréjeau commande aussi la route d'Espagne. La ville est construite selon le modèle ordinaire des bastides, c'est-à-dire un quadrilatère doté d'un place centrale entourée d'arceaux, sur laquelle s'élève une halle (disparue en 1944), et organisé selon un plan en damier. L'ensemble est doté de murs d'enceinte, percés de quatre portes (le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste est un vestige de la porte Saint-Jean). Une première église est située à l'emplacement de l'actuelle église Saint-Jean-Baptiste. Montréjeau est en outre rapidement dotée d'un couvent de frères Augustins.

Dès le XIVe siècle, la cité joue un rôle économique majeur au sein de la région en raison de sa situation géographique avantageuse. Cet essor est favorisé par la construction d'un pont sur la Garonne permettant de relier la ville aux vallées de la Barousse et du Luchonnais. La cité se développe alors à l'extérieur de ses murailles, avec le faubourg du Barry au sud, et autour de la chapelle Sainte-Barbe (aujourd'hui détruite) au nord[5].

A la mort de Roger IV d'Espagne-Montespan (1555), la co-seigneurie passe à la maison de Pardaillan de Gondrin[6]. Le Comminges connaît à cette époque une succession d'épreuves. En 1563, la peste entraîne la construction d'un lazaret à l'extérieur de la ville, actuel manoir de Sarrieu, afin d'accueillir les malades. Durant les guerres de Religion, la ville reste fidèle au roi et à la foi catholique. Mais elle est occupée en 1569 par le chef protestant Montgoméry[7]. Lors de la Fronde, deux bataillons du prince de Condé demeurent dans la cité (1647). Les malheurs du temps n'empêchent pas un certain essor culturel grâce à Bertrand Laralde, poète occitan, auteur de La Margalide gasconne (1604), œuvre dans laquelle il chante son amour pour une jeune montréjeaulaise.

Au XVIIIe siècle, sous l'action de l'intendant Antoine Mégret d'Etigny, Montréjeau se transforme. Les rues sont élargies et les remparts disparaissent. Marc-François de Lassus, contrôleur-général des marbres du roi, y fait bâtir un somptueux hôtel. La ville s'ouvre sur l'extérieur avec la création de la route de Luchon.

Durant la Révolution française, Montréjeau est le théâtre d'une bataille[8]. Le 20 août 1799, une insurrection royaliste est écrasée au portes de la ville. Deux montréjeaulais émergent de cette période, Dominique Lacombe, évêque constitutionnel de Bordeaux (1797 - 1801), et le général d'Empire Pierre de Pelleport. Au cours du XIXe siècle, la cité se dote de structures modernes. Un pont en pierre est construit sur la Garonne en 1825, puis avec l'arrivée du chemin de fer, Gustave Eiffel édifie le pont ferroviaire de Sarrieu (1878). Enfin, entre 1893 et 1899, le baron Bertrand de Lassus fait construire par l'architecte Louis Garros le château de Valmirande, inspiré du château de Chambord, et doté d'un vaste parc dessiné par le paysagiste Bühler.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[9],[10].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges et du canton de Saint-Gaudens (avant le redécoupage départemental de 2014, Montréjeau était le chef-lieu de l'ex-canton de Montréjeau) et avant le elle faisait partie de la communauté de communes Nébouzan-Rivière-Verdun. La commune est également membre du SIVOM de Saint-Gaudens Montréjeau Aspet Magnoac.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 juin 1995 Jean Pousson PS Conseiller général
juin 1995 mars 2001 Jean Jorda RPR Conseiller régional
mars 2001 mars 2008 Robert Pons PS Conseiller général
mars 2008 En cours Éric Miquel Apparenté FG Ancien employé de la Cellulose du Rhône et d'Aquitaine, syndicaliste
Président communauté de communes (2008-2014)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12]. En 2016, la commune comptait 2 830 habitants[Note 1], en augmentation de 1,14 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1932 0412 1502 4872 9913 0343 0813 4663 466
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1896 1901
3 9143 6803 8323 6823 0812 9923 1412 6792 618
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 7242 6322 5392 5512 9013 0083 0713 1063 149
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
3 7003 4733 1612 8572 5772 7062 7222 7382 870
2016 - - - - - - - -
2 830--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 15 21 33 47 63 67 70 71
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

En 1875, la commune cède 60 % de son territoire et un peu plus de 700 habitants à l'occasion de la création de la commune des Tourreilles.

Économie[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Le complexe éducatif Bertrand Laralde accueille les enfants de la maternelle à la troisième.
  • Le couvent Sainte-Germaine accueille les enfants de la maternelle au CM2.
  • Les études peuvent être poursuivies au lycée technologique et professionnel Paul Mathou de Gourdan-Polignan ou au lycée de Bagatelle de Saint-Gaudens.
  • Pour les autres filières, Toulouse offre de nombreuses possibilités.

Sports[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Associations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Les chanteurs du Mont-Royal
  • Les troubadours du Mont-Royal
  • Maison des jeunes et de la culture

Événement et culture[modifier | modifier le code]

  • Festival de bandas : juillet
  • Exposition de peinture : août
  • Festival folklorique international : semaine du 15 août
  • Fête foraine de Pâques
  • Grand marché à l'ancienne : le dernier dimanche de juillet et toute l'année le lundi matin

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La station d'épuration a été réhabilitée en 2015[19],[20],[21].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine sacré[modifier | modifier le code]


Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Château de Valmirande.
Article détaillé : Château de Valmirande.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Montréjeau

Son blasonnement est : D'argent au chêne arraché de sinople, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or ou chef cousu de France.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nom proposé par P. Pojadadins LAS COMUNAS DE MIÈGJORN-PIRENÈUS, Nouvelles Editions Loubatières, 2009, en se basant sur le DICTIONNAIRE D'AMBOISE MIDI-PYRÉNÉES, Editions d'Amboise, 1991 voir [1]
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. M. de Lassus, « Status et coutumes de Montréjeau », Revue du Comminges,‎ , pp. 89 - 282
  5. M. de Lassus, « Status et coutumes de Montréjeau », Revue du Comminges,‎ , p. 117
  6. M.de Lassus, « Status et coutumes de Montréjeau », Revue du Comminges,‎ , p. 138
  7. M. de Lassus, « Statuts et coutumes de Montréjeau », Revue du Comminges,‎ , p. 140
  8. B. Lavigne, L'insurrection royaliste de l'An VII, Paris, E. Dentu,
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031303.html.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 1896, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. « Vivre à Montréjeau n° 22 - Décembre 2014 », Mairie de Montréjeau,‎ (lire en ligne)
  20. « Montréjeau. Le projet retenu pour la station d'épuration », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 3 décembre 2018)
  21. « COMMUNE DE MONTREJEAU Amélioration des performances de la station d’épuration », sources.fr,‎ (lire en ligne)
  22. « Hôtel de Lassus - Montréjeau », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le 4 décembre 2018)
  23. « Hôtel de Lassus - Montréjeau », sur www.guide-tourisme-france.com (consulté le 4 décembre 2018)
  24. « Montréjeau. L'hôtel Lassus : pôle multi services et pluri activités », sur ladepeche.fr (consulté le 4 décembre 2018)
  25. « L'hôtel de Lassus à Montrejeau », sur ladepeche.fr (consulté le 4 décembre 2018)
  26. « Ancien Hôtel du Parc - Montréjeau », sur www2.culture.gouv.fr (consulté le 4 décembre 2018)
  27. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA31000065
  28. a et b « INFORMATIONS – ACCUEIL : Visite_guidee_de_Montrejeau », sur www.mairie-montrejeau.com (consulté le 4 décembre 2018)
  29. a et b « Chapelle de l'Orangerie du Mont Royal - Visite Libre et Concert au Chapelle De L'orangerie Du Mont Royal | Montréjeau - septembre 2014 », sur Mapado.com (consulté le 4 décembre 2018)
  30. « Montréjeau. Châteaux, vitraux et grognards », sur ladepeche.fr (consulté le 4 décembre 2018)
  31. Jean-Jacques Miquel, « Les figures de Montréjeau », Dominique Lacombe (1749-1823), sur www.montrejeau-pyrenees.com (consulté le 3 janvier 2012)