L'Isle-en-Dodon

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L'Isle-en-Dodon
Image illustrative de l'article L'Isle-en-Dodon
Blason de L'Isle-en-Dodon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Cazères
Intercommunalité Communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges
Maire
Mandat
François Caraoué
2014-2020
Code postal 31230
Code commune 31239
Démographie
Gentilé l'Islois
Population
municipale
1 769 hab. (2014en diminution de -13.03 % par rapport à 2009)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 56″ nord, 0° 50′ 10″ est
Altitude Min. 187 m – Max. 326 m
Superficie 22,58 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lisleendodon.com/

L'Isle-en-Dodon (en occitan : L'Isla de Haut) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les l'Islois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située en Savès dans le Comminges, à 40 km au nord-ouest de Saint-Gaudens, L'Isle-en-Dodon est limitrophe du département du Gers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de L'Isle-en-Dodon
Tournan
(Gers)
Molas
Boissède Mirambeau
Puymaurin L'Isle-en-Dodon Martisserre
Anan Saint-Frajou Agassac
Coueilles

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Save, l'Espienne et le Ruisseau de Larjo.

Transports[modifier | modifier le code]

Accès au moyen de transports en commun par cars avec le réseau Arc-en-ciel de Haute-Garonne, ligne 65 Toulouse-Boulogne-sur-Gesse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le seigneur de l'Isle, Dodon, a donné son nom à la ville. Le En occitan, que l'on retrouve dans L'Isle-en-Dodon est une particule qui indique la noblesse (EN = Seigneur, Monsieur). La ville ressemblant à une île entre la Save et un profond fossé, c'est assez naturellement qu'elle s'appelle L'Isle.

En occitan gascon, elle est nommée L'Isla de Haut (l'île d'en haut, du sud) par opposition à L'Isla de Baish (l'île d'en bas, du nord) / L'Isle-Jourdain commune gersoise située aussi sur la Save plus en aval.

Histoire[modifier | modifier le code]

Entre Toulouse et Pyrénées, la ville, bourg fortifié du XIe siècle, rappelle les bastides de la région toulousaine. Les comtes du Comminges l’ont édifiée ; l’un des premiers d’entre eux, Bernard Dodon, lui a donné son nom.

Au centre de la ville, la place est entourée de maisons typiques du pays gascon, avec leurs auvents et leurs enduits de diverses couleurs, qui cachent les colombages et protégeaient les murs en torchis. Depuis une vingtaine d’années, la restauration du centre, déjà bien entreprise, constitue une priorité communale. Les ruelles et les placettes moyenâgeuses caractérisent encore le cœur de la ville, qui entourait autrefois le château fort. L'église est un monument classé. Son chevet fortifié avec ses deux tourelles, vestige de l’église du château fort, bâti dans le courant du XIIe siècle, date du début du XIVe siècle. Le clocher, tour à 4 étages de 33 mètres de haut, a été construit un siècle après le chevet. On pénètre à l'intérieur par un portail gothique. La sacristie romane du XIIe siècle, était l’ancienne chapelle du château. Les vitraux sont d'Arnaud de Moles, qui a conçu ceux de la cathédrale d'Auch. Les orgues de la fin du XIXe siècle sont protégés par les monuments historiques.

La mairie, édifiée entre 1852 et 1854, est constituée d’un bâtiment central de 12 mètres de hauteur et de 2 halles symétriques de 7 mètres de hauteur. Son architecture abritait des marchés importants qui se tenaient aussi sur toute la place et au-delà dans la ville. La salle du conseil municipal est décorée par une fresque de Gaston Lagorre. Peinte en 1945/46, elle reprend les thèmes de la vie rurale au fil des saisons. Face à elle, le même artiste a réalisé en 1946 le triptyque des martyrs du maquis de Meilhan. 76 combattants furent assassinés le 7 juillet 1944 par les Allemands, 24 d'entre eux étaient de L'Isle-en-Dodon. La rue Droite abrite toujours des commerces très actifs. Elle donne sur la porte du Moulin. À son extrémité, une grande maison du XIXe siècle rappelle l’opulence passée des familles bourgeoises. La rue du Bourguet était une rue très commerçante. Son évolution est liée à la transformation du monde agricole au cours des 30 dernières années, aux nouvelles habitudes de société dans un canton exclusivement rural. La rue longeait au Moyen Âge le couvent des Jacobins, qui abrita à plusieurs reprises les États Généraux du Comminges. Boulevard des Martyrs de Meilhan : l'ancien fossé du bourg fortifié moyenâgeux a été comblé en 1960 pour construire le boulevard. Le canal, ancien bras mineur de la Save, alimentait les moulins, puis entre 1888 et 1946, une petite usine électrique. En 1950, la ville installe à la place de l’usine, et pendant une dizaine d'années, des filtres pour son approvisionnement en eau potable. Depuis 1980, le bâtiment abrite une salle de réunion. La passerelle a été jetée sur la Save en 1901, à l'emplacement de l’ancien pont à 3 arches emporté par la crue de 1897. Le pont sur la Save, construit en 1901, après les inondations de 1897. La Save, affluent de la rive gauche de la Garonne, prend naissance sur le plateau de Lannemezan. Son déficit d’eau en période d'étiage est en partie comblé par le système Neste créé au milieu du XIXe siècle. L'eau provient alors des Pyrénées. Le foirail, sur la rive droite de la rivière, accueillait d’importantes foires aux bestiaux, bovins jusqu’en 1950 et aux porcs jusqu’en 1970. Maintenant les promeneurs et les joueurs de pétanque profitent de cet espace.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les Armes de L'Isle-en-Dodon se lisent: "De gueules au château d'or, une grosse tour-portail couverte au centre, ouverte de sable, une tour couverte à sénestre et une échauguette couverte à dextre, le tout ajouré de sable, posé sur une terrasse ondée d'argent chargée de deux trangles ondées de sinople. Le château surmonté de quatre otelles d'argent adossées et posées en sautoir."

Les Armes de L'Isle-en-Dodon se lisent: "De gueules au château d'or, une grosse tour-portail couverte au centre, ouverte de sable, une tour couverte à sénestre et une échauguette couverte à dextre, le tout ajouré de sable, posé sur une terrasse ondée d'argent chargée de deux trangles ondées de sinople. Le château surmonté de quatre otelles d'argent adossées et posées en sautoir."

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes des Portes du Comminges et du canton de Cazères (avant le redécoupage départemental de 2014, L'Isle-en-Dodon était le chef-lieu de l'ex-canton de L'Isle-en-Dodon).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1977 juin 1995 André Baron PS  
juin 1995 avril 2014 Jean-Louis Brousse PS  
avril 2014 en cours François Caraoué DVD[1] Retraité Fonction publique

population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 769 habitants, en diminution de -13,03 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 054 1 013 1 154 1 413 1 622 1 736 1 818 1 996 1 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 030 2 156 2 405 2 403 2 461 2 478 2 465 2 424 2 340
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 339 2 245 2 256 1 893 1 854 1 775 1 865 1 830 1 828
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 779 2 046 2 022 2 039 2 037 1 905 2 000 1 984 1 769
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006 [5].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[6] 1975[6] 1982[6] 1990[6] 1999[6] 2006[7] 2009[8] 2013[9]
Rang de la commune dans le département 29 42 60 69 84 90 97 109
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Nénigan fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sur le site de la chapelle Sain- Germaine, l'association "CAMEL'ARTS" génère, sur ce lieu bucolique, d'importantes activités culturelles et artistiques (renseignements à la mairie). Les mois de juillet et août, tous les week-ends, les amateurs d'arts, (peinture, sculpture, décoration et autres) tout comme ceux qui aiment la musique et le chant, viennent proposer leurs talents et savoir-faire. C'est là le cadre d'activités culturelles estivales canton en juillet et août, tous les week-ends.

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]