Aulon (Haute-Garonne)

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Aulon
Aulon (Haute-Garonne)
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Intercommunalité Communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Jean-Claude Durroux
2020-2026
Code postal 31420
Code commune 31023
Démographie
Gentilé Aulonais
Population
municipale
310 hab. (2018 en diminution de 10,92 % par rapport à 2013)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 32″ nord, 0° 49′ 14″ est
Altitude Min. 312 m
Max. 483 m
Superficie 14,90 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Gaudens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Cazères
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Aulon

Aulon, également (Aulon en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Aulonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Comminges en Nébouzan, à 14 km au nord-est de Saint-Gaudens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Noue, un affluent de la Garonne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 490 hectares ; son altitude varie de 312 à 483 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec le réseau Arc-en-ciel de Haute-Garonne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aulon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Gaudens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (37,3 %), forêts (23,2 %), zones agricoles hétérogènes (22,1 %), terres arables (15,7 %), zones urbanisées (1,8 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des outils retrouvés au lieu-dit Vidalle attestent une occupation préhistorique du territoire, tandis que plusieurs vestiges montrent une présence humaine à l'époque gallo-romaine, ainsi qu'une christianisation précoce. Au XIe siècle, le chapitre collégial de Saint-Gaudens cède l'église Sainte-Marie à l'abbaye de Pessan (Gers). Les moines restaurent alors l'édifice et construisent un prieuré. Les seigneurs d'Aulon sont remplacés au XIIIe siècle par la famille de Benque, la dernière à résider au château féodal. Les comtes de Foix lui succèdent ensuite en 1258.

Siège principal du Nébouzan de 1345 à 1363, Aulon est déchu au profit de Cassagnabère lorsque le seigneur de Ramefort, Arnaud-Ramond d'Espagne, récupère la châtellenie. Devenu propriétaire du territoire en 1593, Pierre de Sarrecave doit affronter comme ses prédécesseurs les revendications des consuls, qui obtiennent en 1623 une extension de leurs pouvoirs administratifs et judiciaires. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ils défendent avec vigueur leurs droits face aux différents seigneurs. Pendant la Révolution, ils réclament enfin le titre de chef-lieu de canton, puis refusent la nomination de Cassagnabère-Tournas comme centre de vote. Les citoyens actifs de la commune se rendent finalement à Aurignac. Les cléricaux et les révolutionnaires s'affrontent. Les biens nobles sont vendus aux enchères, notamment ceux du dernier baron Joseph de Médidier. Lorsqu'il devient maire d'Aurignac en 1801, il réclame une indemnisation.

L'activité est essentiellement agricole au XIXe siècle et l'émigration affaiblit la population. L'exploitation de gaz naturel change les données économiques après la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[9],[10].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges et du canton de Cazères (avant le redécoupage départemental de 2014, Aulon faisait partie de l'ex-canton d'Aurignac) et avant le de la communauté de communes des Terres d'Aurignac.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires d'Aulon[11]
Période Identité Étiquette Qualité
1941 1943 Pierre Samouillan    
1943 1944 Hilarion Taurinan    
1944 1950 Lucien Labatut    
1950 1972 Jean Heny Argelès    
1972 2001 Gérard Labatut    
2001 2020 Michel Fitte PS Retraité
2020 En cours Jean-Claude Durroux    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 310 habitants[Note 3], en diminution de 10,92 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9738001 0111 0721 2681 3321 3411 3611 293
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2001 1891 0881 074939858907928855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
822803806636664704706759727
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
699505488466434347348360317
2018 - - - - - - - -
310--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[16] 1975[16] 1982[16] 1990[16] 1999[16] 2006[17] 2009[18] 2013[19]
Rang de la commune dans le département 124 185 182 213 249 280 286 298
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est principalement basée sur l'agriculture.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Aulon fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


  • Fontaine-lavoir de 1842 : fontaine du XVIe siècle. Un lavoir est aménagé au XIXe siècle, abrité par une charpente couverte de tuiles canal qui repose sur 6 piliers cylindriques. Aujourd’hui les fleurs ont envahi les lieux.

En 1842, la fontaine est finement décorée de hauts-reliefs avec un arc en plein cintre, dont la voussure est sculptée de 10 animaux fantastiques, elle repose sur un pied-droit ciselé. Un entablement surmonte l’ouverture, il est sculpté, au centre, dans une niche, d’une Marianne à la coiffure abondante, plus vraie que nature, encadrée de deux figurines napoléoniennes.

La fontaine publique a une situation exceptionnelle au point central de la commune, près de l’église. Elle arrête le regard des voyageurs « considérant les nombreuses sculptures sur pierre dues au ciseau d’un compatriote portant sur des sujets aussi originaux que variés qui ornent le frontispice de la fontaine ». Nostalgie de la part du sculpteur de la période qui a laissé des traces dans le canton et ses environs ? Il a immortalisé dans la belle pierre de Séglan, toute une imagerie populaire à la manière des artisans du Moyen Âge. Quand le lavoir fut couvert, un fronton triangulaire, disparu aujourd'hui et portant la devise de la République, fut maçonné en façade et surmonté d’un buste de Marianne, la place de la fontaine devint alors place de la République. Les délibérations de la fin du XIXe siècle témoignent de l’importance du bâtiment : nomination d’un « appariteur fontainier », vente des boues et immondices après curage, pour un maintien constant de propreté.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 13 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 13 avril 2021)
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 9 août 2020).
  11. MairesGenWeb : Les maires de Aulon
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  20. « Eglise à Aulon - PA00094263 - Monumentum », sur monumentum.fr (consulté le 18 septembre 2019).
  21. « Église Notre-Dame d’Aulon », sur Festival-du-Comminges (consulté le 18 septembre 2019).
  22. « Eglise Notre-Dame - Eglises et patrimoine religieux de France » (consulté le 18 septembre 2019).