Château de Valmirande

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Château de Valmirande
Image illustrative de l’article Château de Valmirande
Période ou style Néo-Renaissance, XIXe siècle, XXe siècle
Architecte Louis Garros
Début construction 1893
Fin construction 1905
Propriétaire initial Bertrand de Lassus
Protection Logo monument historique Classé MH (1976, 1979, 1992)
Coordonnées 43° 05′ 06″ nord, 0° 32′ 25″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Comminges
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Commune Montréjeau

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Château de Valmirande

Géolocalisation sur la carte : région Occitanie

(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Château de Valmirande

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Château de Valmirande

Le château de Valmirande se situe à Montréjeau sur la route de Lannemezan à la limite de la Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées. Il a été édifié d'après les plans de Louis Garros, célèbre architecte bordelais pour le baron Bertrand de Lassus.

Sa propriétaire était la baronne Simone de Lassus jusqu'en septembre 2015[2],[3], depuis cette date, son fils le baron Bertrand de Lassus est le propriétaire du domaine[3].

Le domaine fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1992[4].

Le château[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Château de Valmirande (Montréjeau, France).JPG

Seulement âgé de 24 ans mais ayant hérité de l'immense fortune de sa mère provenant des Pillet-Will, banquiers, cofondateurs puis directeurs de la Caisse d'Epargne et régents de la Banque de France, dont le patrimoine fut estimé en 1871 à 23 millions de francs, Bertrand de Lassus fait construire à Montréjeau, à partir de 1892, une extravagante et somptueuse construction néo-Renaissance, avec sa chapelle, de grands parterres et un parc. « Palais quasi-royal », dit Henry Russell[réf. nécessaire].

De décembre 1992 à avril 1893, Bertrand de Lassus acquiert dix parcelles représentant en un seul tenant 41 hectares[5] à la sortie de Montréjeau en direction de Lannemezan.

En la fête de Saint-Bertrand, le 16 octobre 1893, la première pierre est posée puis bénie par l'archevêque de Toulouse [6] et en 1898, seulement cinq ans plus tard, le château, le mur d'enceinte et les dépendances sont construits.

L'édifice a été habité dès avril 1899.

Le château de 70 m de long et 40 m de haut s'inspire des châteaux de la Loire (Chambord, Chenonceau, Azay). Les dépendances sont dans le style bigourdan.

Le château est solennellement inauguré et bénit par Mgr Mathieu, archevêque de Toulouse, le  : à cette occasion, l'archevêque fait remarquer au baron qu'il manque une Madame de Lassus pour l'y accueillir - et assurer sa descendance - et une chapelle.

La chapelle est ajoutée à l'aile Est entre 1902 et 1905 : elle est consacrée le en la fête de l'Annonciation par Mgr Germain, archevêque de Toulouse; on peut y admirer de magnifiques marbres, vitraux, émaux et une statue du Christ de Louis-Ernest Barrias.

Caractéristique[modifier | modifier le code]

Le soubassement du château et de la chapelle est fait de pierres grises dures de calcaires de Lourdes et d'Arudy, au-dessus les pierres blanches proviennent de Vilhonneur et de Sireuil en Angoumois, les toitures sont principalement fait d'ardoises[7].

Une tour médiévale fut construite à plus de 41 mètres à l'Est du château pour y abriter un calorifère à vapeur, la cave à charbon et un escalier en fer, la chaudière est placée à près de 6 mètres en dessous du sol, elle relie le sous-sol de la chapelle par un grand canal souterrain. Cette chaudière suffit à elle seule pour chauffer le château[8].

Le parc et les jardins[modifier | modifier le code]

Le parc est l'œuvre des frères Denis et Eugène Bühler (auteurs du parc de la Tête d'Or à Lyon et du parc Borély à Marseille). C'est un véritable arboretum de plus de 180 espèces avec des arbres maintenant centenaires dont huit tulipiers de Virginie, des cèdres du Liban, de l'Atlas ou de l'Himalaya, des cyprès chauves de Louisane, des magnolia grandiflora, un tilleul pleureur ou des arbustes dont le citrus poncirus, le laurier du Portugal ; la plupart de ces sujets furent plantés à l'âge de vingt ans, d'où leur envergure actuelle.

En 1912, le fils du paysagiste Édouard André a inséré deux parterres "à la française" : l'un au Nord, l'autre au Sud du château, à partir duquel on découvre la vue sur la chaîne des Pyrénées au-delà de la vallée de la Neste et de Saint-Bertrand de Comminges.

Le parc et les jardins du château ont été classés « Jardin remarquable » par le ministère de la culture jusqu'en 2017.

Le parc est ouvert à la visite mais pas le château, meublé et habité, à l'exception de la chapelle et de certains bâtiments des communs qui forment comme un petit village : tour ronde à la façade ornée de "rusticages" en ciment de Portland abritant le puits, écurie, sellerie, petite maison, dite du photographe, édifiée pour loger ponctuellement l'opérateur qui accompagnait Bertrand de Lassus, fervent pyrénéiste, dans ses excursions montagnardes.

Protections[modifier | modifier le code]

Plusieurs protections sont en vigueur concernant le château de Valmirande[4],[5] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : cartes IGN à l'échelle 1:25000
  2. « Hommage à Simone de Lassus - Société des Études du Comminges », sur www.comminges.org (consulté le 3 décembre 2018)
  3. a et b « Espace souvenirs de Baronne de Lassus », Dans Nos Coeurs,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Notice no PA00094399, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b « Commune de Montréjeau - Monographie historique - Site du château de Valmirande », Système d’Information du Développement Durable et de l’Environnement (SIDE),‎ (lire en ligne)
  6. Société des études du Comminges (Saint-Gaudens, Haute-Garonne). Auteur du texte et Société Julien Sacaze. Auteur du texte, « Revue de Comminges », sur Gallica, (consulté le 4 décembre 2018)
  7. Société des études du Comminges (Saint-Gaudens, Haute-Garonne). Auteur du texte et Société Julien Sacaze. Auteur du texte, « Revue de Comminges », sur Gallica, (consulté le 4 décembre 2018)
  8. Haute-Garonne) Auteur du texte Société des études du Comminges (Saint-Gaudens et Société Julien Sacaze Auteur du texte, « Revue de Comminges », sur Gallica, (consulté le 4 décembre 2018)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]