Agassac

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Agassac
Agassac
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Cazères
Intercommunalité Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Victoria Lacoste
2014-2020
Code postal 31230
Code commune 31001
Démographie
Gentilé Agassacois, Agassacoises
Population
municipale
114 hab. (2015 en diminution de 2,56 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 20″ nord, 0° 53′ 18″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 336 m
Superficie 9,58 km2
Localisation

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Agassac, également (Agassac en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Agassacois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Comminges, en Savès, à 45 km au nord de Saint-Gaudens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes voisines.
Communes limitrophes d’Agassac[1]
Martisserre
L'Isle-en-Dodon Agassac[1] Mauvezin
Coueilles Castelgaillard

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Aussoue et son affluent l'Espienne.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village d'Agassac, comme tous les noms de village s'achevant par ac est d'origine gallo-romaine. Agasse est l'ancien nom de la pie, encore utilisé dans certaines régions. Le nom de famille est en principe un sobriquet appliqué à une personne bavarde ou criarde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité romaine[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs vestiges gallo-romains à Agassac comme la "pierre blanche", visible à la mairie d'Agassac, et deux têtes masculines trouvées sur Agassac mais à proximité des limites de Coueilles et qui sont aujourd'hui dans des collections privées.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au début du Moyen Âge une première paroisse semble s'être constituée au lieudit Saint-Martin, les traces d'un cimetière (ossements, pierres tombales ont été trouvées par les agriculteurs en labourant.) Aux XIe et XIIe siècles, une seigneurie d'Agassac se constitue autour de la motte féodale existante encore aujourd'hui. Cette seigneurie était vassale de la châtellenie de Samatan puisqu'un document d'archives atteste qu'en l'an 1201, Jehan, Vital, Raimond et Arnaud d'Agassac rendent hommage à leur suzerain à Samatan. Ceci prouve l'origine savésienne d'Agassac.

Au XIVe siècle, Agassac passe de la châtellenie de Samatan à celle de l'Isle-en-Dodon. Ceci était possible puisque depuis l'an 1120, la châtellenie de Samatan était devenue commingeoise à la suite du mariage de Diaz de Muret fille du comte de Toulouse Raymond IV, avec le comte de Comminges Bernard Ier. Diaz de Muret apportait en dot à son mari les châtellenies de Muret et Samatan. Du point de vue religieux Agassac dépendait de l'archevêché de Toulouse et, lorsque, au XIVe siècle, le pape Jean XXII fera de Lombez un évêché, Agassac fera partie du diocèse de Lombez et cela durera jusqu'en 1791.

L'église d'Agassac, quant à elle est d'origine romane mais elle a été remaniée au cours des siècles et, hormis un remarquable appareillage des murs en pierres de taille, il ne reste de roman qu'une porte avec un encadrement en plein cintre côté route. Au XIIIe siècle, les "Hospitaliers de Saint-Jean, futurs Chevaliers de Malte" fondent une sauveté à Agassac, d'ailleurs, sur le mur sud-est de l'église, côté route, on peut voir une pierre sur laquelle est sculptée une croix hospitalière ou croix de Malte à huit pointes.

Il y eut aussi, au cours du Moyen Âge un couvent de femmes, vraisemblablement à l'actuel cimetière situé dans un quartier qui était appelé autrefois quartier Nôtre-Dame (l'église d'Agassac est d'ailleurs placée sous le patronage de la nativité de Nôtre Dame).

Période Moderne[modifier | modifier le code]

La commune actuelle est en fait, formée de trois anciens terroirs. Celui du village entre l'Aussoue et la Ladère dominé par la motte féodale, à l'ouest, entre la Ladère et l'Espienne était le terroir de Bouillac possédé par des familles nobles jusqu'en 1851. Les dernières familles nobles de Bouillac ayant été les de Cazassus puis les Dencausse de Ganties. Cette dernière sera contrainte de vendre son domaine à la suite de l'abolition du droit d'aînesse. Enfin, sur la rive droite de l'Aussoue était le terroir de Joncet. Il y avait dans cette partie de la commune une chapelle qui fut certainement détruite sous la Révolution mais qui est encore évoquée par le nom d'un quartier, Capéron qui signifie, petite chapelle.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

la commune d'Agassac a connu jusqu'au XXe siècle une activité artisanale intense. Il reste encore, de cette époque, deux fours à tuiles, l'un d'eux étant visible à l'entrée sud du village. Il y avait aussi un moulin à eau (4) sur l'Aussoue qui a cessé de tourner vers 1900 et un moulin à vent à Bouillac. Il reste une meule (visible à Bouillac, collection privée).

Il y avait aussi à Agassac une forge banale qui est signalée par un acte datant de 1527, acte par lequel Guillaume de Carsalade fait l'acquisition de la coseigneurie d'Agassac avec sa forge banale. Le bâtiment existe toujours avec, à l'intérieur le bac de trempage du forgeron creusé dans une énorme pierre d'un seul bloc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[2],[3].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Cœur et Coteaux de Comminges et du canton de Cazères (avant le redécoupage départemental de 2014, Agassac faisait partie de l'ex-canton de L'Isle-en-Dodon) et avant le de la communauté de communes des Portes du Comminges.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2005 Christian Larrieu    
2005 en cours Victoria Lacoste DVG Retraitée de la fonction publique

Agassac compte onze conseillers municipaux et deux adjoints au maire.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 114 habitants[Note 1], en diminution de 2,56 % par rapport à 2010 (Haute-Garonne : +7,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
354 350 300 386 441 471 501 528 528
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
531 518 498 470 443 440 432 439 402
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
403 349 350 285 272 254 244 212 202
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
199 181 142 119 130 121 123 115 114
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[8] 1975[8] 1982[8] 1990[8] 1999[8] 2006[9] 2009[10] 2013[11]
Rang de la commune dans le département 393 453 510 409 426 446 456 469
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

L'« Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Agassac » (Aspa), qui a son siège au café Thomas, a été fondée en 2003 pour sauvegarder et mettre en valeur le patrimoine communal ; elle regroupe une cinquantaine d'adhérents, participe aux journées du patrimoine (3e dimanche de septembre) et organise une randonnée pédestre le jour du 14-Juillet pour faire connaître les chemins et admirer les sites de la commune (renseignements : christian.piques31@orange.fr).

Service public[modifier | modifier le code]

La mairie est ouverte au public le lundi de 14 h à 18 h, le jeudi de 14 h à 18 h et le samedi de 9 h à 11 h.

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'une école primaire en classe unique qui accueille les élèves de la maternelle au CM2. Elle reçoit des élèves de villages voisins ne disposant plus d'école.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Eaux[modifier | modifier le code]

Au 6 juin 2016, et depuis la mesure par le ministère de la santé du 13/04/2016 à 12h44, les eaux ne respectent pas les références de qualité, à cause de la conductivité trop faible.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

La commune d'Agassac dispose d'un court de tennis et de plusieurs kilomètres de chemin de randonnée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La pierre blanche : bas-relief gallo-romain en marbre de Saint-Béat représentant la déesse celte Épona.
  • La motte féodale : motte castrale au point le plus élevé du village qui offre une vue imprenable tant en direction du Bas-Savès qu'en direction des Pyrénées.
  • Le four à tuiles médiéval : ancien four tuilier visible à l'entrée sud du village.
  • Le puits de Saint-Adoure : puits creusé en 1811 dans un hameau de Brassiers situé à proximité du château de Bouillac où vivait à l'époque, le baron Jean Louis Dencausse de Ganties, officier de cavalerie, ancien garde du corps du roi d'Espagne[12].
  • La stèle « maçonnique » : L'origine de ce monument, érigé sur la place du village, n'est pas exactement connue. L'ensemble de son symbolisme est chrétien, mais le triangle rayonnant placé au centre de la croix n'a pas la forme équilatérale habituelle dans le symbolisme catholique. Il pourrait donc être d'origine maçonnique[13]. Sur l'un de ses faces, l'œil encadré dans un triangle regarde vers l'église.
  • L'église de la Nativité-de-la-Sainte-Vierge.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Lescun seigneur d'Agassac
  • Le baron Jean-Louis Dencausse de Ganties (1743-1812), dernier seigneur de Ganties, officier de cavalerie, garde du corps du roi Charles IV d'Espagne, il survécut à la Révolution bien qu'ayant été inquiété sous la Terreur (1793-1794) : il fut emprisonné, ses biens furent confisqués, le château de Ganties fut mis à sac par le peuple. Pendant sa détention, Marie de Cazassus, son épouse née à Agassac, au château de Bouillac, parvint souvent jusqu'à lui sous les habits d'une femme du peuple, grâce à la complicité d'un homme de Ganties, resté fidèle à la famille et qui occupait des fonctions subalternes à la prison. Jean-Louis Dencausse retrouva la liberté après le "9 thermidor" (juillet 1794) et se retira alors sur les terres et le château de sa femme à Agassac, plus précisément à Bouillac où il termina sa vie. Il était encore là en 1811 lorsque fut creusé le puits de Saint-Adoure, hameau des brassiers qui travaillaient sur le domaine de Bouillac. Il mourut l'année suivante, en 1812. Son fils, Jérôme Dencausse de Ganties était maire d'Agassac lorsque fut réalisé le cadastre napoléonien en 1823[14].
  • Jean-Marie Marambat (1846-1927) artiste local, menuisier et sculpteur. Il avait réalisé de nombreuses statuettes en plâtre, (certaines existent toujours). Il était même monté à Paris pour l'exposition universelle. Il était aussi franc-maçon et libre-penseur.
  • Jean, Dominique Limouzin (1812-1864). Natif d'Agassac (quartier de Pujo). Il fit carrière dans la gendarmerie coloniale sous la Monarchie de Juillet, la Seconde République et le Second Empire et cela l'amena à passer de nombreuses années à Kourou en Guyane. Chevalier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur, il termina sa vie dans sa maison familiale dite du "boulanger" et fut un certain temps maire d'Agassac, mais cela ne se passa pas toujours très bien car il voulait appliquer à la gestion de la commune les méthodes de la gendarmerie coloniale.
  • Martin Saint-Raymond (1764-1842), laboureur à Agassac, sous-lieutenant dans la milice républicaine de l'Isle-en-Dodon formée au moment de l'insurrection royaliste de thermidor an VII ( ). Les 21 et 22 thermidor an VII (8 et 9 août 1799), les royalistes qui avaient pris Lombez et Samatan avançaient vers l'Isle-en-Dodon. Une milice républicaine d'environ 600 fantassins et 90 cavaliers et divisée en 4 compagnies commandée chacune par un capitaine, fut formée pour défendre l'Isle-en-Dodon. Martin Saint-Raymond était sous-lieutenant dans la troisième compagnie. Grâce à la bonne organisation de cette milice et des renforts venus de Boulogne et de Simorre, les royalistes furent repoussés à Sauveterre. Les anciens d'Agassac appellent toujours sa maison, au quartier de la Rivière, "entau Martin".

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  3. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  9. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. voir site de Ganties dans Aspetinfos
  13. Selon une plaquette diffusée par l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Agassac
  14. Jean-Louis Dencausse de Ganties est cité dans Aspetinfos(site de Ganties-les-bains) et la descendance de son fils Jérôme et son épouse Marie Bécane est développée dans le site "Dencausse de Ganties."

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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