Puymaurin (Haute-Garonne)

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Puymaurin
Puymaurin (Haute-Garonne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Cazères
Intercommunalité Cœur et Coteaux du Comminges
Maire
Mandat
Valentin Biason
2014-2020
Code postal 31230
Code commune 31443
Démographie
Gentilé Puymaurinois
Population
municipale
302 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 26″ nord, 0° 45′ 57″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 312 m
Superficie 22,24 km2
Localisation

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Puymaurin (en occitan gascon Poumaourin) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Puymaurinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune accrochée sur le flanc d'une colline de la vallée de la Gesse, dans le Comminges, à 45 km au nord-ouest de Saint-Gaudens. La commune est limitrophe avec le département du Gers.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Puymaurin est limitrophe de neuf autres communes dont trois dans le département du Gers.

Carte de la commune de Puymaurin et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Puymaurin[1]
Gaujan (Gers) Molas L'Isle-en-Dodon
Monbardon (Gers),
Sarcos (Gers)
Puymaurin[1] Anan
Nénigan Saint-Ferréol-de-Comminges Montesquieu-Guittaut

Description Physique[modifier | modifier le code]

Puymaurin est situé sur la partie nord-ouest du de l'ex canton de L'Isle-en-Dodon, a pour limites au nord Molas, Gaujan, à l'ouest Montbardon et Sarcos, au sud Nénigan, Saint-Férréol, Montesquieu-Guitaut, Anan et l'Isle-en-Dondon. Son étendue est de 2224 hectares, la plus forte du canton.

La densité, en 2017, est de 14 habitants au kilomètre carré.

La distance aux chefs-lieux, du canton 7 kilomètres, de l'Arrondissement 41 kilomètres et du département 65 kilomètres.

Le pays est très accidenté à la partie occidentale et à la partie méridionale ainsi qu'au centre. S'élèvent de nombreux coteaux bien accentués, dont la plupart s'enchantent d'une riche végétation et sont bien boisés.

A la partie méridionale, on y trouve de la pierre moellon, formée de carbone et de chaux. En fait de curiosité naturelle, Puymaurin n'offre rien de bien intéressant qui frappe l'imagination, ce que le visiteur admire, c'est la suite de ses paysages, sites pittoresques et ses points de vue remarquables par l'étendue de leur horizon et la variété de leur aspect.

L'altitude au point le plus bas est de 197 mètres pour 312 mètres au point culminant.

Le bourg lui-même, sur un piton, est ce que l'on appelle un village sentinelle.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par la Gesse et son affluent le Ruisseau de Larjo.

La rivière de la Gesse, qui couvre la vallée de ce nom, la traverse dans toute sa longueur. Sur ses rives s'étendent de belles plaines naturelles aussi remarquables par leur étendue que par leur fertilité. Elle a un débit considérable depuis surtout qu'elle se trouve alimentée par les eaux de la Neste. Ce cours d'eau est parfois sujet à débordements, mais pour que les eaux sortent de leur lit, il faut des pluies abondantes et continues durant plusieurs jours.

Le ruisseau de Larjo, qui arrose la partie Est du territoire de cette commune, est sujet à des crues subites dont la cause est attribuée à la petite étendue de son cours.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'ancienne route nationale 632, entre Boulogne-sur-Gesse et Lombez, département du Gers et la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT). Voir aussi l'ancienne ligne de Toulouse à Boulogne-sur-Gesse.

Climat[modifier | modifier le code]

Parmi les vents qui soufflent avec le plus de persistance, on peut citer:

- L'Autan qui est très nuisible aux plantes surtout au moment de la maturité, son souffle embrasé brûle et dessèche.

- Le vent du Sud-Ouest dit "vent de Bayonne", qui est le signe précurseur du mauvais temps, il amène généralement la pluie et autres perturbations atmosphériques.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du mot "puy", qui désigne une éminence, la suite du nom pouvant signifier "de couleur noire".En effet, la colline sur laquelle est édifié le village de Puymaurin est boisée ce qui,vu depuis la vallée de la Gesse lui donne une couleur sombre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Introduction historique[modifier | modifier le code]

L'ancienne Gaule avait été divisée par l'empereur Auguste en quatre provinces:

- Gaule Narbonnaise

- Aquitaine

- Gaule Lyonnaise

- Belgique

Nos ancêtres habitaient l'Aquitaine qui avait pour limites la Garonne, les Pyrénées et la mer. Les historiens s'accordent à dire que ces peuples étaient un mélange de Celtes et d'Ibères; et Strabon (géographie grec 58 av JC 21 ou 25 ap. JC) nous les montre plus semblables aux Espagnols qu'aux Gaulois. Il cite la tribu des Convènes groupée autour d'un bourg appelé Lugdunum Cinvenarum, Lyon de Convènes ou Comminges.

Lorsque le royaume des Francs fut divisés en provinces, le Comminges fit partie de la Gascogne.

Baronie de Puymaurin. (Podium Maurinum)[modifier | modifier le code]

Des historiens veulent que Puymaurin soit une bastide fondée au XIIe ou XIIIe siècle par un seigneur du nom de Maurin[2], nom très répandu à cette époque.

La ville se développe sur une éminence, elle est bien percée, les rues sont larges et assez régulières, aboutissant à des portes. Au centre se trouve la place avec une halle en brique qui a remplacé l'ancienne construite en bois de chêne (achevée vraisemblablement en 1894 comme l'indique la plaque sur l'entrée de la mairie).

Une rue couverte, la rue des Embans, abritait les marchands; des portes des ponts-levis fermaient la ville; enfin, tout à côté de l'église, au point culminant, se dressait, selon la légende, la forteresse, bâtie sur une sorte de promontoire appelé encore aujourd'hui "le château ou le Pléch." Ce sont les vestiges des fondations et la configuration des lieux qui font apparaître une dépression dans le terrain, indiquant d'une manière sensible le tracé des fossés de défense, et du pont-levis ainsi que le chemin de ronde.

Quelques maisons conservent leur caractère ancien avec leurs murs en bois et torchis. Parmi les constructions récentes (1870= on peut et l'on doit citer la maison de Dougnac de Saint-Martin, habitation dont la dénomination de château conviendrait mieux, sous tous les rapports.

Placée sur un point culminant qui lui assure une perspective étendue, cette demeure, récemment restaurée, accueille actuellement un hôtel-restaurant.

Une légende, voudrait aussi que la ville de Puymaurin s'étendit primitivement du village actuel jusqu'à la route de Lombez à Boulogne, à un endroit qu'on appelle la Gleyzasse; et à ce sujet on ne manque pas de raconter l'histoire du chat parcourant, sans toucher la terre , les toits de cette cité fabuleuse.

Le 10 février 1587 la place forte fut prise par les huguenots. Moyennant la somme de 3.000 écus, les huguenots promirent d'évacuer la place, le paiement devant s'effectuer à Caumont. Le 20 avril, les délégués se mettaient en route emportant en deux sacs les écus sacrifiés aux exigences huguenotes.

Dans la vallée de la Gesse, à l'ouest du village on trouve le lieudit "Batailhè" ou "bataillè" qui serait le site d'un combat des guerres de religion que monsieur Souriac évoque dans l'ouvrage "Comminges et Nébouzan" publié en 1984 par "La Société Nouvelle d'Editions Régionales et de Diffusion". En fait, selon les archives étudiées par M.Souriac, les Huguenots (protestants) venus de l'Isle-Jourdain et commandés par le vicomte de Larboust et le sieur de Sus (seigneur béarnais allié à la famille seigneuriale de Taurignan dans la chatellenie de Salies) auraient pris la place de Puymaurin par surprise dans la nuit du mardi gras de 1587 (10 février). Le problème est aussitôt évoqué par l'assemblée générale des États du Comminges réunie à Aurignac les 20 et 21 février 1587. Le procès verbal de cette séance mentionne que le seigneur de la Ylhère, syndic de la noblesse, a pris la parole avec fermeté, jugez : "On les doibt forcer et assieger aussitôt que sera possible, sans les prendre à composition quoi qu'il en coute." Le Tiers État se serait rangé à la position de la noblesse et les États du Comminges auraient décidé de lever 1 200 arquebusiers et soldats, on aurait même décidé d'aller louer 2 pièces de canon à Toulouse.

Cependant le vicomte de Larboust avait proposé de "vuyder les lieux" moyennant 6000 écus. Les États de Comminges, dans un premier temps refusent la transaction. Pourtant, lors de l'assemblée tenue à salies les 4 et 5 avril 1587, le baron de Montberaud est chargé de recevoir la place que les Huguenots ont rendue moyennant 3 000 écus.

Au-delà de ces faits, publiés par René Souriac en 1984, des fouilles archéologiques plus récentes effectuées à Saint-Ferréol ont permis de découvrir des squelettes enterrés avec des pièces béarnaises donc qui pourraient provenir des protestants tués au cours de cette période en février-mars 1587.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'opinion populaire attribue aux Maures la fondation de localités ayant la terminaison de Maurin, comme Montmaurin. L'étymologie du nom Puymaurin viendrait "d'élévation maure, séjour des maures". Lors de l'invasion de la Gaule par les arabes, Puymaurin aurait été le théâtre de plusieurs combats. La tradition a conservé le nom des lieux où les collisions auraient eu lieu, tels Bataillé, Malaterre. Il est probable, en effet, que les Sarrasins ont séjourné dans le pays où ils ont fait des soldats martyrs comme Saint Ferréol et Saint Laurent mais aussi des héros locaux: un jeune légionnaire Saint Fragulphe (Frajou) et un religieux Saint Sabin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[3],[4].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Cœur et Coteaux du Comminges et du canton de Cazères (avant le redécoupage départemental de 2014, Puymaurin faisait partie de l'ex-canton de L'Isle-en-Dodon) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes des Portes du Comminges.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Valentin Biason SE Retraité Fonction publique
mars 2001 mars 2014 Maryse Casanova PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 302 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9419269941 0501 1301 1881 1961 1641 213
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1531 1501 0899971 0411 046998919922
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
870843783712697605570598515
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
480408380365321297293302302
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 192 196 209 266 279 304 312 319
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Puymaurin fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

* Bibliothèque

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Fête locale : 1er dimanche de juillet (sur 4 jours)
  • Salle des fêtes classée (192 personnes avec cuisine pour traiteur)
  • Deux gîtes (label Gîtes de France)

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. De très nombreux patronymes ont été formés directement sur le nom des Maures. Le premier, Moreau est l'un des plus répandus. Ces voisins sont très nombreux à énumérer: More, Moret, Morey, Moray, Maureau, Maureaux, Maurel, Maurelle, Morel, Morot, Morand (t), Moirand, Morillon, Morlet, Morlon, Morlon, Mornet, Moureu, Moureau (x), Maurin, Morin, Maury, Mory. On trouve encore Lamort, Lamorlette et d'autres matronymes comme Morette, Maurette...
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.