Juan de Valdés Leal

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Juan de Valdés Leal
Juan de Valdés Leal.jpg
Naissance
Décès
(à 68 ans)
Séville, Monarchie espagnole
Nom de naissance
Juan de Nisa
Nationalité
Activité
Mouvement
Enfant
Lucas de Valdés (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Juan de Valdés Leal, né Juan de Nisa le à Séville et mort le (à 68 ans) dans la même ville, est un peintre baroque espagnol, qui fut aussi sculpteur, doreur, graveur et architecte[1].

Il est considéré comme l'un des grands peintres de l'école andalouse et il a laissé, notamment dans sa ville natale, de nombreuses œuvres, dont de célèbres Vanités.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1622 à Séville, il était le fils de Fernando de Nisa, un orfèvre portugais ayant émigré en Espagne. Valdés Leal était le nom de sa mère, qui était Andalouse.

Il épousa Isabella Carasquilla, elle aussi artiste-peintre, et leurs enfants Lucas, Maria et Laura se consacrèrent également à la peinture à la suite de leurs parents.

Il passe la première partie de sa vie à Cordoue où il s'installe en 1647 et où il reçut l'influence du maître Antonio del Castillo. Il s'installe ensuite définitivement à Séville en 1657, où il demeura, rue del Amor de Dios, dans le quartier de San Andrés, jusqu'à sa mort, en 1690.

Avec son ami Murillo et Herrera le jeune qu'il fonda l'Académie de peinture dont il sera plus tard président[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il reçut d'importantes commandes aussi bien d'œuvres individuelles que de grands ensembles, dont certains ont été acquis par le musée de Séville. C'est le cas des séries La Vie de saint Jérôme du Monastère de Buenavista (1657), Saint Ignace de la Casa Profesa de la Compagnie de Jésus (1660-1664) et des peintures telles que l'Immaculée Conception et L'Assomption du Couvent de Saint-Augustin (1670-1672). Ces œuvres montrent son style direct et énergique, sa technique abrégée et libre et le riche chromatisme de ses compositions dynamiques[2]. La décennie 1660-1670, marque sa plénitude artistique.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bénézit, éd. 1976, t. X, ad vocem.
  2. a et b Me del Valme Munoz Rubio, Musée des Beaux Arts de Séville, Aldeasa, , 30 p. (ISBN 84-8003-264-2), p. 20
  3. Nicolas d’Archimbaud, Louvre, Éditions du Club France Loisirs, , 149 p. (ISBN 2-7441-1984-9), p.158

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) C. Lopez Martinez, Valdés Leal y sus discipulos, Séville, 1907
  • (es) J. Gestoso Perez, Biografia del pintor D. Juan de Valdés Leal, Séville, 1917
  • André Villeboeuf, « Valdés Leal » dans Les Annales politiques et littéraires, Paris, no 2367 du 1er octobre 1930
  • Jacques Lassaigne, La Peinture espagnole de Vélasquez à Picasso, Genève, Skira, 1952

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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