Joseph Barsabas

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Joseph Barsabas ou Joseph Barsabbas, surnommé Justus ou « le Juste », est un personnage mentionné dans les Actes des Apôtres ainsi qu'un ensemble de sources chrétiennes. Il est de rang apostoloque mais le tirage au sort lui a préféré Mathias lorsqu'il a fallu renouveler le groupe des douze apôtres après la mort d'un Juda (Actes 1.23). Il figure aussi dans les différentes listes des 70 disciples[1]. Dans les traditions chrétiennes orientales, c'est un des quatre frères de Jésus.

Depuis la proposition de saint Jérôme au IVe siècle, la plupart des catholiques ne le considèrent plus comme un des frères de Jésus, mais comme un cousin. Il est alors identifié au fils d'une demi-sœur de Marie (vierge perpétuelle), appelée elle aussi Marie (Marie Jacobé) avec Clopas, dont saint Jérôme a fait du mot Alphée qui suit le nom de Jacques dans la liste des apôtres un synonyme de Clopas pour les besoins de sa démonstration. Il est donc souvent présenté comme le fils de Marie Jacobé et d'Alphée — un titre porté aussi par l'apôtre Matthieu — qui est devenu un personnage dont la seule mention avant le Ve siècle se trouverait dans les évangiles synoptiques.

Il est considéré comme un saint par l'Église catholique et il est fêté le 20 juillet[2].

Joseph Barsabas et Jude Barsabas[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de doute que Joseph appelé Barsabbas (Actes 1:23) et Jude appelé Barsabas (Actes 15:22), sont deux personnages différents. Dans les traditions chrétiennes orientales, ils sont tous deux frères et à la suite du protévangile de Jacques, ils sont considérés comme des demi-frères de Jésus. La International Standard Bible Encyclopedia évoque elle aussi la possibilité qu'il s'agisse de deux frères. Il est donc logique qu'ils soient tous les deux appelés « Barsabas » qui pourrait être une sorte de nom patronymique, rare à l'époque, mais qui existait pour certaines grandes familles. Bar signifiant "fils" en araméen, Barsabas peut se décomposer en « fils de Sabas », qui peut s'entendre comme les descendants d'un ancêtre fondateur de la dynastie appelé Sabas, qui pour les grandes familles est souvent aussi la référence toponymique de l'origine de leur dynastie. Toutefois, pour Robert Eisenman, Barsabas n'a pas d'équivalent disponible en araméen, à l'exception de la terminologie Saba/Sabaean que l'on rencontre avec les hémarobaptistes, des baptistes qui se baignaient tous les jours par obligation rituelle[3]. Ce serait alors le premier témoin littéraire du nom Sabéens pour désigner les baptistes, dont la première occurrence connue se trouve dans la dédicace aux Sabéens faite au début du IIe siècle par l'auteur du livre d'Elkasaï, un nazôréen originaire de l'est du Jourdain qui a fondé le mouvement elkasaïte en allant prêcher aux baptistes de l'espace Mésopotamien. Les adeptes de ce mouvement, connus sous le seul nom péjoratif que lui donne les Pères de l'Église spécialistes des « hérésies » reconnaissaient Jésus comme Messie, mais ne reconnaissaient pas sa divinité. Par la suite, les Sabéens sont mentionnés à deux reprises dans le Coran comme étant des Gens du Livre et ceux d'Arabie ont probablement participé à la naissance de l'islam.

Jude Barsabas est le disciple qui part avec Silas porter à l'Église d'Antioche la lettre de Jacques le Juste sur laquelle figure la décision de l'assemblée de Jérusalem.

Selon la tradition il a ensuite été le premier évêque d'Éleuthéropolis[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clement of Alexandria, « Stromata, » ii. 20, 116; Eusebius, « Hist. Eccl. » i. 12)
  2. Nominis : Saint Joseph Barsabbas
  3. Robert Eisenman, James the Brother of Jesus and the Dead Sea Scrolls: The Historical James, Paul The Enemy, and Jesus' Brothers as Apostles, Tome I, éd. GDP, Nashville, 2012, p. 64.
  4. dictionnaire généalogique, historique et critique de l'Ecriture Sainte p.130 , Antoine Sérieys, Roch-Ambroise-Cucurron Sicard 1804

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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