Joseph-Hugues Fabisch

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La Vierge de la Basilique Notre-Dame de Fourvière (1852).
La Vierge de la grotte de Lourdes (1864).

Joseph-Hugues Fabisch, né en 1812 à Aix-en-Provence et décédé à Lyon en 1886, est un sculpteur français.

Il fut professeur à l’école des Beaux-Arts de Lyon, et sculpteur officiel du diocèse de Lyon.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1840, il s’établit à Saint-Étienne où il est professeur de dessin à l’université de la ville. Il quitte la ville pour Lyon en 1845 où il devient professeur à l’école des beaux-arts de Lyon.

En 1852, il réalise la vierge surmontant la chapelle de la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon, réalisée dans son atelier des quais de Saône. En raison de l’inondation de son atelier, on repoussa l’inauguration de la statue au 8 décembre, date à laquelle est désormais célébrée la fête des lumières de Lyon.

Du 15 au 19 septembre 1863, il est à Lourdes pour rendre visite à Bernadette Soubirous qui va lui décrire ses visions de la Vierge Marie dont il fait une statue sous le contrôle de l’abbé Blanc qui désire avant tout que la statue soit fidèle au propos de la jeune femme. Cette statue, commanditée par deux demoiselles lyonnaises, les sœurs Lacour, est destinée à la grotte de Massabielle et va consacrée le 4 avril 1864 devant vingt-mille personnes[1]. Chef-d’œuvre de l’artiste, copiée dans le monde entier, cette statue fut pourtant à l’origine d’une polémique sur son adéquation avec les visions de la jeune paysanne de Lourdes, laquelle ne l'approuva pas. En 1868, Fabisch crée une autre Madone pour Lourdes, cette foi avec l'Enfant, érigée sur l'autel de la crypte de la basilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes[2].

En 1874, il devient directeur de l’école des beaux-arts de Lyon qui l’avait accueilli comme professeur en 1845.

Il est inhumé dans la chapelle Testenoire du Cimetière de Loyasse à Lyon ou repose également le peintre Antoine Duclaux (1783-1868).

Œuvre[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

La Vierge de l'Église Saint-Bruno des Chartreux de Lyon.
La Vierge de la tour de la Madone à Chazay d'Azergues.

Œuvres datées[modifier | modifier le code]

  • 1852 : Vierge dorée consacrée le 8 décembre 1852 (voir Fête des lumières) au sommet de la chapelle de la Basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon 5e arrondissement.
  • 1852 : autel de l’absidiole de Saint Benoît, basilique Saint-Martin d'Ainay, Lyon 2e arrondissement.
  • 1855 : Vierge à l’enfant, à l’angle de la Maison Blanchon de l’architecte Pierre Bossan, à l’angle des quais Fulchiron et de la place Benoît Crépu, Lyon 5e arrondissement[3]
  • 1855 : Beatrix, marbre blanc, musée des Beaux-Arts de Lyon, Lyon 1er arrondissement
  • 1859 : bas relief de l'église de Villechenève (Rhône 69)
  • 1860 : tympan du clocher-porche de la basilique Saint-Martin d'Ainay, Lyon 2e arrondissement.
  • 1864 : Vierge pour la grotte de Massabielle, Lourdes, selon la description de Bernadette Soubirous. Marbre de Carrare, hauteur 183 centimètres.
  • 1866 : Sainte Catherine d’Alexandrie, place des Terreaux, angle rue d’Algérie et rue Sainte Marie des Terreaux, Lyon 1er arrondissement. J. H. Fabisch est également l’auteur du fronton de l’immeuble dont cette statue occupe un des angles[4]
  • 1868 : Vierge à l’enfant, basilique de l’Immaculée Conception de Lourdes.
  • 1872 : Vierge au sommet de la tour de la Madone, Notre-Dame de Chazay, à Chazay d'Azergues

Œuvres non datées[modifier | modifier le code]

  • Saint Pierre, place des Terraux, angle rue Constantine, rue Paul Chenavard, Lyon 1er arrondissement[5]
  • Saint Joseph, chapelle homonyme, basilique Saint-Martin d'Ainay, Lyon 2e arrondissement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. ’’La revue du Rosaire’’, n° 173, novembre 2005
  2. dublinlourdes.net (anglais)
  3. ’’Saints et madones aux coins de nos rues’’, p.58
  4. ’’Saints et madones aux coins de nos rues’’, p.65
  5. ’’Saints et madones aux coins de nos rues’’, éditions lyonnaises d’art et d’histoire, 1995, p.72

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]