Louis-Nicolas Clérambault

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Louis-Nicolas Clérambault
Description de cette image, également commentée ci-après

Nicolas Clerambault, organiste du Roi (1676-1749) par Louis-Simon Lempereur[1].

Informations générales
Naissance
Paris
Décès (à 72 ans)
Paris
Instruments Orgue, clavecin

Louis-Nicolas Clérambault né le à Paris où il est mort , est un compositeur, organiste et claveciniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Clérambault est le plus connu d’une grande famille de musiciens français[2] où l’on se transmettait le métier de père en fils[3], attachée au roi depuis Louis XI[4] avec son père Dominique Clérambault et ses fils César François Nicolas et Évrard Dominique. Il apprend très jeune le violon, le clavecin ; à l'orgue, il est l’élève d'André Raison, organiste de l’abbaye de Sainte-Geneviève et des Jacobins de la rue Saint-Jacques[4]. Il étudie aussi la composition et le chant avec Jean-Baptiste Moreau[5]. En 1710, Louis XIV, ayant entendu une de ses cantates, en fut si content qu’il lui ordonna d’en composer plusieurs pour le service de sa chambre, et le nomma surintendant de la musique particulière de Madame de Maintenon[4]. Organiste de l’église des Grands-Augustins depuis 1704[6], il succède, après la mort de Louis XIV, à Nivers, mort l'année précédente, aux orgues de Saint-Sulpice et à la maison royale de Saint-Cyr, malgré l’obtention par ce dernier de la survivance de ce poste au profit de son neveu et héritier, Jean-Baptiste Totin[7].

Il y est responsable de la musique, tient l’orgue, fait répéter les chants et les chœurs, etc. C'est à ce poste, qui lui est confirmé après la mort de Madame de Maintenon, qu’il développe le genre de la « cantate française » dont il est le maître incontesté[8]. C'est par ce genre de composition que Clérambault s’est illustré : il en a publié cinq livres parmi lesquels on trouve celle d’Orphée, qui a eu beaucoup de vogue[4]. Il succède en 1719 à son maître André Raison aux orgues de l’église des Grands-Jacobins[4].

Après la mort de Clérambault, son fils César François Nicolas lui succède aux orgues de Saint-Cyr, de Saint-Sulpice et des Grands-Jacobins. C'est un autre fils de Louis-Nicolas Clérambault, Évrard Dominique, qui succédera, par la suite, à César François[6].

Clérambault aurait composé Suite du Premier Ton et Grand Plein Jeu pour la franc-maçonnerie[9].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. photo.rmn.fr
  2. Micheline Cumant, Musicien et professeur de musique au XVIIIe siècle : la pédagogie musicale en France au XVIIIe siècle et son application dans les ouvrages théoriques pour instrument à archet, Paris : Books on demand, DL 2013, (ISBN 978-2-32203-463-5), p. 29.
  3. Catherine Cessac, Nicolas Clérambault, Paris, Fayard, 1998.
  4. a, b, c, d et e François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et biographie générale de la musique, t. 3, Bruxelles, Meline, Cans et Co, 1837, p. 163
  5. Célébrations nationales 1999, Direction des archives de France, Les Archives, 1999, p. 95.
  6. a et b De pierre et de cœur : l’église Saint-Sulpice, 350 ans, Paris, Cerf, 1996, 164 p., (ISBN 978-2-20405-512-3), p. 65.
  7. Élisabeth Gallat-Morin, Jean Girard, musicien en Nouvelle-France : Bourges, 1696-Montréal, 1765, Sillery, Les éditions du Septentrion, 1993, 349 p., (ISBN 978-2-92111-487-5), p. 115.
  8. Emmanuel Coquery, Anne-Marie Grosser Piéjus, Figures de la passion : 23 octobre 2001-20 janvier 2002, Musée de la musique, Paris, Musée de la musique, 287 p., (ISBN 978-2-71184-282-7).
  9. Other composers

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • un grand nombre de pièces religieuses avec chants et chœurs (motets, hymnes, Magnificat, Te Deum etc.) ;
  • plus de vingt-cinq cantates profanes sur des sujets souvent inspirés de la légende gréco-romaine, regroupées pour la plupart en cinq recueils :
    • Premier livre (1710) ;
    • Deuxième livre (1713) ;
    • Troisième livre (1716) ;
    • Quatrième livre (1720) ;
    • Cinquième livre (1726) ;
  • des sonates pour violon et basse continue ;
  • un livre de pièces de clavecin (1704) dans lequel il adopte la tradition du prélude non mesuré ;
  • un livre de pièces d’orgue en deux suites (1710) où le charme mélodique l’emporte sur l’esprit religieux.

Ces deux recueils semblent destinés à ouvrir un cycle de pièces dans tous les tons, mais Clérambault ne leur donnera jamais de suite.

Écouter une œuvre[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Basse de Trompette et Dessus de Cornet (info)

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Basse et Dessus de Trompette, du Premier Livre d’Orgue - Suite du Premier Ton.

Registration :

Enregistré à l’orgue de Cintegabelle par Bastien Milanese.

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

  • Livre d’orgue (avec celui de Du Mage) - Michel Chapuis - Orgue Clicquot de la cathédrale de Poitiers - Astrée Auvidis
  • Intégrale de l’œuvre pour clavier - Christine Gall - Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux, clavecin J.Ph. Humeau - Coriolan
  • Le triomphe d'Iris - pastorale - Le concert spirituel - Hervé Niquet - Naxos -1997

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • François-Joseph Fétis, Biographie universelle des musiciens et biographie générale de la musique, t. 3, Bruxelles, Meline, Cans et Co, 1837.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Partitions gratuites[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Trois pièces de la Suite du Deuxième Ton de Clérambault jouées sur l’orgue Notre-Dame de Guibray à Falaise :