Joseph Ier (empereur des Romains)

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Joseph Ier
Image illustrative de l'article Joseph Ier (empereur des Romains)
Titre
Empereur des Romains, roi de Bohême et archiduc d'Autriche

(5 ans 11 mois et 12 jours)
Prédécesseur Léopold Ier
Successeur Charles VI
Roi de Hongrie

(23 ans 4 mois et 8 jours)
Prédécesseur Léopold Ier
Successeur Charles VI
Roi des Romains

(21 ans 2 mois et 25 jours)
Prédécesseur Léopold Ier
Successeur Charles VI
Biographie
Dynastie Habsbourg
Date de naissance
Lieu de naissance Vienne (Autriche)
Date de décès (à 32 ans)
Lieu de décès Vienne (Autriche)
Sépulture Crypte des Capucins
Père Léopold Ier
Mère Éléonore de Neubourg
Conjoint Wilhelmine de Brunswick-Lünebourg
Enfant(s) Marie-Josèphe d'Autriche
Léopold Joseph d'Autriche
Marie-Amélie d'Autriche

Joseph Ier (empereur des Romains)

Joseph de Habsbourg (né à Vienne le - mort à Vienne le ), fut élu roi des Romains le 24 janvier 1690, puis couronné empereur des Romains, sous le nom de Joseph Ier, roi de Hongrie en 1687, roi de Bohême, roi de Croatie et archiduc d'Autriche en 1705. Il était le fils de l'empereur Léopold Ier et d'Éléonore de Neubourg.

Une naissance attendue[modifier | modifier le code]

Son père, qui, à 36 ans était veuf pour la seconde fois et désespérait d'avoir un héritier viable avait appelé à ses côtés un frère capucin réputés pour ses dons thaumaturges et qui deviendra son plus ferme soutien tout au long du règne Marc d'Aviano

L'empereur épousa en troisièmes noces la princesse Éléonore de Neubourg qui dès l'année suivante lui donna un fils. En hommage au père nourricier du Christ, Léopold Ier donna au nouveau-né un prénom inusité dans sa dynastie : Joseph.

Une enfance entre guerre et politique[modifier | modifier le code]

L'enfance de l'archiduc fut marquée par la Grande guerre turque qui vit la défaite de l'Empire ottoman et consacra la puissance et le prestige de la Maison de Habsbourg.

Au cours de cette guerre, il est élu en 1688 roi héréditaire de Hongrie et en 1690 roi des Romains (c'est-à-dire, successeur désigné à l'Empire).

Il eut pour professeur d'architecture Johann Bernhard Fischer von Erlach.

Le 13 août 1699 le bienheureux Marc d'Aviano, ayant jusqu'au bout défendu la chrétienté et soutenu la Maison de Habsbourg, s'éteignit assisté du couple impérial en personne. Le 27 janvier précédent avait été signé le Traité de Karlowitz suivi le 24 février du mariage de l'archiduc héritier Joseph avec Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg (1673-1742) fille de Jean-Frédéric, duc de Brunswick-Lunebourg et prince de Calenberg, et de Bénédicte Henriette de Wittelsbach, une nièce belle et pieuse de son précepteur et favori Charles-Théodore, comte de Salm qu'il fera prince.

Le couple eut rapidement trois enfants :

Joseph, jeune homme frivole, aimait les plaisirs de la vie notamment la chasse (il soignait lui-même ses chevaux), la musique (il était bon compositeur) et surtout les femmes (dès l'âge de 15 ans, il menait de front trois aventures amoureuses) contracta la syphilis en 1704 et la transmit à son épouse ce qui rendit leur couple stérile et fut à l'origine de la longue crise successorale que connut la Maison de Habsbourg au cours du siècle.

Un règne entre guerre et politique[modifier | modifier le code]

L'empereur Léopold mourut en 1705 et Joseph lui succéda. L'Europe s'enlisait depuis quatre ans dans la Guerre de succession d'Espagne.

Joseph Ier eut à son service le prince Eugène de Savoie-Carignan qu'il fit entrer dans ses conseils et qu'il traitait comme un frère. Toute la durée de son règne fut marquée par la révolte soutenue par la France de François II Rákóczi en Hongrie orientale.

En 1708, ayant besoin de l'alliance du Portugal, il marie sa sœur Marie-Anne au roi Jean V de Portugal.

Son précepteur étant protestant, l'empereur, en 1711, reconnait le calvinisme en Hongrie ainsi que le droit des États.

La même année, victime de l'épidémie de "petite vérole" qui frappe toute l'Europe, il meurt à 32 ans laissant le trône à son frère, le prétendant Charles III d'Espagne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Charles W. Ingrao, In Quest and Crisis : Emperor Joseph I and the Habsburg Monarchy, Indiana : Purdue University Press, 1978.

Ascendance[modifier | modifier le code]