Tite (saint)
| Tite | |
| Saint, disciple, évêque | |
|---|---|
| Date de naissance | début du Ier siècle |
| Lieu de naissance | Grèce romaine |
| Date de décès | fin du Ier siècle |
| Lieu de décès | Gortyne, Crète, province de Crète et Cyrénaïque, Empire romain |
| Vénéré à | église Saint-Tite d'Héraklion |
| Vénéré par | Église catholique Église orthodoxe |
| Fête | 26 janvier (catholiques, avec Timothée) 25 août (orthodoxes) |
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Tite est un disciple du Christ qui fut collaborateur et compagnon de voyage de Paul de Tarse et, plus tard, premier évêque de la Crète. En Occident, il est associé à l'apôtre Timothée pour avoir été l'un des premiers épiscopes de l'Église naissante[1]. Selon le Martyrologe romain, saint Tite est fêté le 26 janvier avec Timothée. Il est aussi célébré le 25 août par les Églises d'Orient[2].
Biographie
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D'origine grecque, mais portant un nom d’origine latine (titulus : inscription), le païen Tite se convertit au christianisme auprès de l’apôtre Paul qui le baptise et devient son directeur spirituel.
Plus tard, celui-ci l'amène, tout comme Barnabé, à participer à l’important concile de Jérusalem (vers 50 ap. J.-C.), dont l'objet est de définir certaines modalités d’admission à la communauté chrétienne, notamment la circoncision - que n’a pas connue Tite (Épître aux Galates 2:3). La foi seule est-elle suffisante ou faut-il continuer à pratiquer les observances de la Loi judaïque ? Pierre et Paul défendent que le salut ne dépend plus de ces dernières, permettant ainsi à tout un chacun de rejoindre l’assemblée des nouveaux convertis.
Après cela, Tite rejoint Paul en Macédoine pour le soutenir dans sa tâche au milieu de certains conflits. Les Actes des Apôtres suggèrent que Tite connaît déjà les habitants de cette région (Deuxième épître aux Corinthiens 7:6-7) et qu’il les a déjà en partie convertis (2 Co 7:13-16), sans doute aidé en cela par son origine, la langue et son rôle d’interprète auprès des disciples et de Paul[réf. souhaitée]
Sûr de pouvoir désormais lui faire confiance et touché par son humilité et sa disposition à diffuser la foi, Paul charge Tite d’aller à Corinthe soutenir la jeune et fragile Église locale. Fort de son talent de diplomate et de son éloquence, il réussit à y établir la concorde en deux voyages successifs, le second étant aussi en rapport avec la générosité des collectes des biens, dans le but de les répartir à l’ensemble des Églises (2 Co 8).
Finissant par l’appeler affectueusement « Mon fils », saint Paul lui demande de prendre en charge l’île de Crète en y devenant le premier évêque (épiscope) : « Si je t’ai laissé en Crète, c’est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu établisses des Anciens comme je te l’ai commandé moi-même » (Épître à Tite 1:5). Par ailleurs, Eusèbe de Césarée affirme[3]
que, tout comme Timothée est devenu évêque d'Éphèse et de sa région, Tite, lui, est a été fait évêque de la Crète ainsi que des îles avoisinantes.
Vers 63, de Nicopolis d'Épire, Paul lui envoie une lettre, connue dans le Nouveau Testament comme l’Épître à Tite, qui fait partie des lettres dites pastorales, avec les deux épîtres de Timothée.
Selon la tradition, il est décédé à un âge avancé en tant qu'évêque basé à Gortyne (dans la région de Phaistos), alors capitale romaine de l’île. Une basilique lui est consacrée au VIe siècle, qui porte donc son nom. Détruite, une autre est construite au Xe siècle.
Légende et tradition
[modifier | modifier le code]Selon une tradition, en partie soutenue par l’Église orthodoxe, Tite serait né en Crète dans une famille illustre, qui descendait peut-être même du roi Minos, son oncle étant lui-même le gouverneur des lieux.
Tite fait des études approfondies en philosophie, lettres et poésie, s'intéresse aussi aux sciences et mène une vie vertueuse : il est traversé par l’intuition qu'il doit lire les enseignements bibliques. Mais ce n’est qu’un an plus tard qu’il est frappé d’étonnement en lisant le chapitre 47 du Livre d’Isaïe. Il en fait part à son oncle qui lui propose de se rendre à Jérusalem même, et c’est ainsi qu’il est témoin des différents événements de la vie et de la prédication de Jésus.
Bientôt, celui-ci remarque Tite et le choisit pour faire partie du groupe des soixante-dix disciples, dans la continuité des Douze. Témoin de l’effusion de l’Esprit Saint à la Pentecôte où il découvre que les apôtres s’expriment dans des langues différentes, Tite, à la fois impressionné et stimulé, se dispose dès lors à mettre ses qualités de traducteur au service de la prédication, et c’est ainsi qu’il va bientôt rejoindre Paul.
Bien plus tard, lorsque ce dernier est emmené à Rome pour y être jugé, Tite n’hésite pas à le rejoindre pour l’aider.
Après la mort de Paul en martyr, Tite retourne en Crète, où il s’efforce de soutenir la communauté des baptisés et d’éclairer les païens sur leurs pratiques et croyances idolâtres. À la suite de prédications et de prières répétées, il amène de plus en plus de gens à croire au Christ. On dit même qu’ainsi, la construction d'un nouveau temple dédié à Zeus dut interrompue et que ce qui était déjà bâti finit par s’effondrer.
Relique
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Le crâne (le chef) de saint Tite est transféré à Héraklion en 796, peu avant la destruction de Gortyne par les musulmans. Plus tard, durant l'occupation ottomane, la relique est envoyée à Venise en 1669 où elle est déposée en la basilique Santa Maria della Salute. En 1966, l’Église de Crète l’a récupérée et elle est désormais exposée à la cathédrale Saint-Tite (Agios Titos) d'Héraklion.
Célébration
[modifier | modifier le code]L'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe ont élevé Tite au rang de saint, mais elles le célèbrent à des dates différentes : le 25 août dans l'Église orthodoxe ; et, depuis le concile Vatican II, le 26 janvier dans l'Église catholique, soit le même jour que Timothée[2].
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ New Advent : Epistles to Timothy and Titus
- « Saints Tite et Timothée », sur nominis.cef.fr (consulté le )
- ↑ « Histoire de l'Église » III, IV, 5
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- « Timothée et Tite, les plus proches collaborateurs de Paul », audience générale du pape Benoît XVI du 13 décembre 2006, Vatican