Giambattista Tiepolo

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Giambattista Tiepolo
Tiepolo, Giovanni Battista - Fresken Treppenhaus des Würzburger Residenzschlosses, Szenen zur Apotheose des Fürstbischofs, Detail Giovanni Battista Tiepolo - 1750-1753.jpg
Naissance
Décès
(à 74 ans)
Madrid
Nom de naissance
Giovanni Battista Tiepolo
Activité
Formation
Maître
Sebastiano Ricci et Giovanni Battista Piazzetta
Élève
Mouvement
Père
Domenico Tiepolo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Orsetta Tiepolo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Maria Cecilia Guardi Tiepolo (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Distinctions
Président de l'Académie de Padoue

Giovanni Battista Tiepolo ou Giambattista Tiepolo (francisé Jean-Baptiste Tiépolo), né à Venise le et mort à Madrid le , est un peintre rococo et un graveur italien ayant travaillé dans plusieurs cours européennes, fait caractéristique de la circulation des artistes dans l'Europe des Lumières.

Les œuvres qui ont fait sa réputation sont les grands cycles de fresques qu'il a peints à Venise et dans sa région mais aussi à Bergame et, hors d'Italie, à Madrid et à Wurtzbourg pour décorer palais et églises, mais il a également laissé de nombreux tableaux et esquisses peintes.

Il fut le mari de Maria Cecilia Guardi, sœur des peintres vénitiens Francesco Guardi et Gianantonio Guardi. Il est également le père des peintres Giandomenico Tiepolo et Lorenzo Tiepolo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giovanni Battista Tiepolo : plaque commémorative, calle san Domenico (Castello).

Dernier des six fils de Domenico Tiepolo, capitaine d'un navire marchand, et de sa femme Orsetta, il devient orphelin de père à un an.

Élève de Gregorio Lazzarini, il est plus influencé par Sebastiano Ricci et Giovanni Battista Piazzetta. En 1715, il accomplit son premier travail important, le Sacrifice d'Isaac, quitte l'atelier de Lazzarini en 1717 et il est reçu à la guilde des peintres.

Il épouse Cecilia Guardi en 1719, la sœur des peintres rococo vénitiens Gianantonio Guardi, Nicolò Guardi et Francesco Guardi et ils auront dix enfants, dont quatre filles et trois garçons survivront, parmi lesquels Giandomenico et Lorenzo qui seront ses assistants. Le couple résidera jusqu'à 1734, à San Francesco della Vigna, près du palais Contarini.

Un patricien d'Udine, Dionisio Delfino, le commissionne pour la décoration des fresques de la chapelle et du palais (1726-1728). Les premiers chefs-d'œuvre de Tiepolo à Venise sont un cycle d'énormes toiles peintes de batailles et de triomphes antiques pour décorer une grande salle de réception du Palais Dolfin Manin à Venise (v. 1726-1729).

Il devient un peintre demandé et prolifique : il peint des toiles pour les églises de Verolanuova (1735-40), pour la Scuola dei Carmini (1740-47), et des Scalzi (1743-1744), un plafond pour les palais Archinto et Casati-Dugnani à Milan (1731), la chapelle de Colleoni à Bergame (1732-1733), un plafond pour les Jésuites (Église Santa Maria del Rosario o dei Gesuati) à Venise (1737-39), au Palazzo Clerici à Milan (1740), les décorations pour la villa Cordellini à Montecchio Maggiore (1743-1744) et pour la salle de bal au palais Labia, montrant l'histoire de Cléopâtre (1745-1750).

Vers 1740, il collabore à la gravure de la série d'estampes de Giuliano Giampiccoli de vues de paysage d'après Marco Ricci (36 paysages avec deux frontispices) publiée vers 1740 et rééditée avec des ajouts en 1775 par Teodoro Viero (es) (48 paysages et 4 frontispices). La série complète des 36 paysages est conservée au British Museum[1].

Sur l'invitation du prince-évêque Charles Philippe de Greiffenclau, il part avec ses deux fils à Wurtzbourg où il resteront trois ans, et y réalise avec eux la décoration du salon de sa nouvelle résidence, puis de l'immense plafond de l'escalier monumental de Johann Balthasar Neumann[note 1]. Son Allégorie des planètes et des continents montre Apollon, dans sa course quotidienne, avec les dieux symbolisant les planètes, les figures allégoriques sur la corniche représentent les quatre continents, dont l'Amérique. Il peint également les fresques du salon du Kaisersaal (de).

Revenu à Venise en 1753, Tiepolo est réputé localement, mais aussi à l'étranger comme la Russie ou l'Angleterre. Il est élu président de l'académie de Padoue et il accomplit des fresques pour les églises : le Triomphe de la foi pour l'église della Pietà, les fresques pour Ca' Rezzonico, les peintures pour des villas de patriciens dans la campagne vénitienne, telle que la villa Valmarana de Vicenza et un grand plafond panégyrique pour la villa Pisani à Stra.

Il continue les fresques de Cléopâtre au Palazzo Labia avec La Rencontre d'Antoine et de Cléopâtre, Le Banquet de Cléopâtre et un plafond central avec Le Triomphe de Bellerophon sur le temps. Il s'adjoint les services d'un maître en perspective, Gerolamo Mengozzi Colonna (en).

En 1761, le roi Charles III d'Espagne le commissionne pour une fresque de plafond de l'Apothéose de l'Espagne pour le palais royal de Madrid. Au début de l'année 1762, il part pour Madrid, ce qui provoque la jalousie et l'opposition d'Anton Raphael Mengs et y restera jusqu'à sa mort[2].

Excellent peintre, il a influencé Goya au travers d'une technique notable qui eut d'ailleurs une grande reconnaissance par la suite : la lumière, « l'éclairage » de parties précises du tableau par des couleurs claires permettant de faire ressortir des impressions ou des idées, comme la pureté ou le divin.

Les thèmes abordés comportent presque toujours une allusion à la mort et à la magie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Avant 1740
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De 1740 à 1750
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.


Après 1750
date non précisée 

Anecdote[modifier | modifier le code]

La copie du tableau de Tiepolo, La Vérité dévoilée par le Temps, choisi par Berlusconi lui-même pour la salle de presse de sa présidence du conseil, a été censurée en août 2008 par ses conseillers, en cachant le sein dévoilé et visible de la Vérité[5].

Un tableau inédit, récemment découvert dans le grenier de l'imposant château du Sundgau, lui a été attribué et dénommé Portrait d'une dame en Flore.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Giambattista Tiepolo » (voir la liste des auteurs).

Notes
  1. La plus grande fresque de plafond au monde avec ses 677 m2.
Références
  1. Voir la base de données du British Museum
  2. Rita de Angelis (trad. Simone Darses), Tout l'œuvre peint de Goya, Paris, Flammarion, , 144 p. (ISBN 2-08-011202-3), p. 83
  3. Notice du musée
  4. Office fédéral de la culture, « Biens culturels de la Confédération. Enquête sur la période de 1933 à 1945. », Rapport du groupe de travail de l'office fédéral de la culture,‎ , p.11 (lire en ligne)
  5. Archives du Monde

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Svetlana Alpers et Michael Baxandall, Tiepolo et l'intelligence picturale, trad. de l'anglais par Xavier Carrère, Paris, Gallimard, 1996.
  • Jean-Pierre Babelon et Nicolas Sainte Fare Garnot, Les Fresques de Tiepolo, Paris, Noêsis, 1998.
  • Georges Brunel, Tiepolo, Paris, Fayard, coll. « L'histoire de l'art », 1991.
  • Alain Buisine, Les Ciels de Tiepolo, Paris, Gallimard, coll. « L'Infini », 1996.
  • Roberto Calasso, Le Rose Tiepolo, trad. de l'italien par Jean-Paul Manganaro, Paris, Gallimard, 2010.
  • Guillaume Cassegrain, Valentina Conticelli, José de Los Llanos et al., L'ABCdaire de Tiepolo, textes de Valentina Conticelli, trad. de l'italien par Anne Guglielmetti, Paris, Flammarion, « Paris-Musées », 1998.
  • Massimo Gemin et Filippo Pedrocco, Giambattista Tiepolo. L'œuvre peint, trad. de l'italien par Jean-Philippe Follet, Paris, Mengès, 1995.
  • Anna Palluchini et Joséphine Le Foll, Tout l'œuvre peint de Tiepolo, catalogue trad. de l'italien par Mathilde Nobécourt, introd. par Yves Bonnefoy, Paris, Flammarion, coll. « Les Classiques de l'art », 1990 [nouv. éd. mise à jour].
  • Terisio Pignatti et Filippo Pedrocco, Giambattista Tiepolo. Itinéraires vénitiens, trad. par Anne-Lise Quendolo, Paris, Canal éd., 1996.
  • Chantal Eschenfelder, Tiepolo, Könemann, coll. « Maîtres de l'art italien », (ISBN 978-3829007160)

Articles annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]