Fakarava

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Fakarava
Vue satellite de la NASA
Vue satellite de la NASA
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Tuamotu
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 16° 18′ S, 145° 36′ O
Superficie 16 km2
Géologie Atoll
Administration
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
District Tuamotu
Commune Fakarava
Démographie
Population 824 hab. (2012[1])
Densité 51,5 hab./km2
Plus grande ville Rotoava
Autres informations
Découverte 1820
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Fakarava
Fakarava

Géolocalisation sur la carte : Archipel des Tuamotu

(Voir situation sur carte : Archipel des Tuamotu)
Fakarava
Fakarava
Atolls en France

Fakarava, également appelé Havaiki-te-araro[2], est un atoll situé dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie française dans le sous-groupe des îles Palliser. Celui-ci est le chef-lieu de la commune de Fakarava. Depuis 1977, Fakarava fait partie des sept atolls classés Réserve de biosphère par l’UNESCO[3]. Fakarava est aujourd’hui mondialement reconnu pour la plongée sous-marine, qui constitue le vecteur économique principal de l’île.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue du lagon de Fakarava près du village de Rotoava.

Fakarava est situé à 450 km au nord-est de Tahiti. C'est un atoll de 60 km de longueur et 21 km de largeur maximales pour une superficie des terres émergées de 16 km2. Son lagon est le deuxième plus grand de toute la Polynésie française et s'étend 1 121 km2. Il est accessible par deux passes :

  • Garuae (au nord), la plus grande passe de la Polynésie Française (0,85 mille de large (1 600 m)
  • Tumakohua, appelée aussi Tetamanu (au sud)

D'un point de vue géologique, l'atoll est l'excroissance corallienne (de 150 mètres) du sommet d'un très petit mont volcanique sous-marin homonyme, qui mesure 1 170 mètres depuis le plancher océanique, formé il y a environ 53,7 à 59,6 millions d'années[4].

Le village principal est Rotoava, au nord-est, et il y a en 2012 environ 800 habitants[1], principalement répartis autour du village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Peuplement polynésien et découverte par les Européens[modifier | modifier le code]

L'atoll est mentionné pour la première fois par un Européen, le par le navigateur russe Fabian Gottlieb von Bellingshausen[5],[6] qui lui donne le nom de l'île Wittgenstein[2]. Il est visité par le marin britannique Ireland le 2 octobre 1831, qui le mentionne sous le même nom, puis le 14 novembre 1835 par son compatriote Robert FitzRoy, ainsi que par le navigateur français Jules Dumont d'Urville en septembre 1838[5].

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Fakarava devient un territoire français peuplé d'environ 375 habitants, qui développe une petite production d'huile de coco (d'environ 7 à 8 tonneaux par an vers 1860) mais devient, du fait de son positionnement géographique et du havre maritime qu'offre son lagon, l'un des centres principaux du commerce de cette ressource et de production de nacre[7]. L'atoll a été évangélisé par Honoré Laval en 1849 : l'église de Rotoava a été bénie en 1850 et celle de Tetamanu qui date de 1874 a été construite en corail.

L'atoll est au début du XXe siècle partagé en deux districts : Tehatea et Tetamanu.

Économie[modifier | modifier le code]

L'atoll possède un aérodrome pourvu d'une piste de 1 400 mètres de longueur, permettant le développement touristique de l'ensemble des atolls rattachés à la commune de Fakarava.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Les eaux de Fakarava abritent des coraux et tous les poissons des Tuamotu comme loches, mérous, barracudas, raies aigle, raies manta, requins marteau, requins tigre, requin pélagiques, tortues et dauphins. Par ailleurs, l'expérience Gombessa II, conduite par le CNRS, a été menée à Fakarava en 2014 sur la reproduction des mérous marbrés de l'espèce Epinephelus polyphekadion, en particulier leur rassemblement et leur comportement avant et surtout pendant la ponte des femelles[8].

L'atoll accueille également une population endémique de Chevaliers des Tuamotu[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Population des communes de Polynésie française en 2012 sur le site de l'Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF).
  2. a et b Names of the Paumotu Islands, with the Old Names So Far As They Are Known par J.L. Young dans The Journal of the Polynesian Society, vol. 8, no 4, décembre 1899, pp. 264-8.
  3. http://www.mab-france.org/fr/biosphere/reserve-de-biosphere-de-la-commune-de-fakarava/apple-touch-icon.png/
  4. (en) Fakarava Seamount sur le catalogue Seamount de earthref.org
  5. a et b Les Atolls des Tuamotu par Jacques Bonvallot, éditions de l'IRD, 1994, (ISBN 9782709911757), pp. 275-282.
  6. Tahiti et ses archipels par Pierre-Yves Toullelan, éditions Karthala, 1991, (ISBN 2-86537-291-X), p. 61.
  7. Notices sur les colonies françaises, Étienne Avalle, éditions Challamel aîné, Paris, 1866, p. 635.
  8. Expérience Gombessa II.
  9. (en) Review of the protected areas system in Oceania Arthur L. Dahl, IUCN Commission on National Parks and Protected Areas, United Nations Environment Programme, éd. IUCN, 1986, (ISBN 9782880325091), p. 205.

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