Jean Cristofol

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Jean Cristofol
Jean Cristofol, député-maire de Marseille
Jean Cristofol, député-maire de Marseille
Fonctions
Député (1936-1940)
puis (1945-1957)
Gouvernement IIIe république-IVe république
Groupe politique PCF
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 56 ans)
Résidence Bouches-du-Rhône

Jean Cristofol
Maires de Marseille

Jean Joseph Antoine Cristofol[1], né le à Aja-Vilallovent (Espagne) et mort le à Villejuif, est un homme politique français, douanier de profession.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est député communiste des Bouches-du-Rhône de 1936 à 1940 après avoir battu un sortant SFIO, Toussaint Ambrosini. Député membre du groupe ouvrier et paysan français, il est arrêté, déchu de son mandat et condamné le 3 avril 1940 par le 3e tribunal militaire de Paris à 5 ans de prison, 4 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques, civils et de famille[2] pour être pour être resté fidèle à la ligne du Parti communiste et ne pas avoir dénoncé le pacte germano-soviétique. En 1941, il est incarcéré à la prison d'Alger. Libéré par les alliés en 1943, il participe à la refonte du Parti communiste algérien et au journal Liberté. Le 15 août 1944, en compagnie de De Lattre de Tassigny, il débarque à Saint-Tropez. De retour à Marseille, il prend la tête du Comité régional de Libération et des journaux Rouge Midi, puis La Marseillaise.

Nommé conseiller municipal de Marseille en août 1944, il est élu à cette fonction lors des municipales de 1945, puis en octobre de cette même année, à la suite de la démission de Gaston Defferre, il prend la présidence du conseil municipal. Après la suppression du régime spécial de Marseille, de nouvelles élections municipales se déroulent en décembre 1946 à l'issue desquelles Jean Cristofol est élu maire de la ville[3], fonction qu'il occupe jusqu'aux élections d'octobre 1947. Il siège ensuite jusqu'à sa mort dans l'opposition municipale communiste, sous les municipalités de Michel Carlini puis de Gaston Defferre.

De 1946 à 1957, Jean Cristofol est de nouveau député des Bouches-du-Rhône, membre de la Commission du règlement et du suffrage universel et de celle de l'intérieur puis participant aux travaux de la Commission des finances. Il est à l'origine de la loi du 20 février 1946 supprimant le régime administratif spécial de Marseille et mettant ainsi fin à la tutelle administrative exercée sur la ville[4].

Atteint d'un cancer du poumon, il décède le à Villejuif.

Seul maire communiste de Marseille, Jean Cristofol y joua un rôle important dans la reconstruction de la ville. Une rue porte son nom dans le quartier de la Belle de Mai, dans le 3e arrondissement, ainsi qu'un stade à L'Estaque.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean, Joseph, Antoine Cristofol
  2. Procès des 44 députés communistes de mars-avril 1940
  3. « M. Cristofol élu maire de Marseille », article dans Le Monde, 24 décembre 1946
  4. Biographie sur le site de l'Assemblée nationale

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Jean Cristofol », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Jacqueline Cristofol, Batailles pour Marseille (Cristofol, Deferre, Aubrac), éditions Flammarion, 1998, 418 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]