Nous ne vieillirons pas ensemble

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Nous ne vieillirons pas ensemble

Réalisation Maurice Pialat
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Film dramatique
Durée 106 min
Sortie 1972

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Nous ne vieillirons pas ensemble est un film franco-italien réalisé par Maurice Pialat, sorti en 1972. Le film est une adaptation du roman éponyme de Maurice Pialat, publié la même année[1].

Si l'on met à part la série télévisée La Maison des bois, Nous ne vieillirons pas ensemble est le deuxième long-métrage de Maurice Pialat.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Jean, qui est réalisateur, vit avec sa femme Françoise, mais depuis plusieurs années, il réside le plus souvent chez sa maîtresse Catherine (Colette, dans le livre). Pour des raisons professionnelles (tournage d’un film), Jean propose à Catherine de l’accompagner en Camargue, afin qu’elle assure la prise de son. La conduite de Jean est odieuse et après une scène inqualifiable, ils se réconcilient cependant, avant de rentrer à Paris. Ainsi commence un cycle invivable de disputes suivies de réconciliations. Elle s’enfuit en province, chez sa grand-mère, mais ne pouvant vivre sans elle, il la rejoint. Alors qu’il s’attache de plus en plus, elle prend un chemin opposé qui lui fait refuser tout ce qu’elle acceptait jusqu’à maintenant. La rupture intervient peu après qu’il lui propose de se marier. Catherine a décidé d’épouser un autre homme. Une dernière entrevue lui donne quelques explications.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Analyse[modifier | modifier le code]

Aspect autobiographique[modifier | modifier le code]

Maurice Pialat en a revendiqué le caractère autobiographique. Le personnage de Jean, interprété par Jean Yanne, c’est en grande partie lui (y compris physiquement), jusque dans ses côtés extrêmes : un caractère difficile, voire odieux, capable de tendresse[2].

Distinction[modifier | modifier le code]

Réception[modifier | modifier le code]

Commercial[modifier | modifier le code]

C'est la seconde meilleure réussite du réalisateur sur le plan commercial avec 1 727 871 spectateurs en salles à la sortie (JP's Box Office. 10.2021)[réf. souhaitée].

Critique[modifier | modifier le code]

Procédure pour contrefaçon[modifier | modifier le code]

Anne Caprile, auteure sous le pseudonyme d'Antony Capa de la pièce « Les Guss » qu'elle interprète en 1970[3] au Théâtre du Vieux-Colombier avec pour partenaire Roger Hanin sur une mise en scène de Roberto Rossellini, intente en 1972 un procès pour contrefaçon à l'encontre du réalisateur Maurice Pialat à la sortie de son film « Nous ne vieillirons pas ensemble » présentant moult similitudes avec sa pièce.

Anne Caprile gagne en première instance le [4] ; le Tribunal reconnaissant dans le scénario du film « Nous ne vieillirons pas ensemble » une quinzaine de similitudes constitutives de plagiat et de contrefaçon partielle avec l'oeuvre dramatique antérieure dénommée « Les Guss ». Il condamne Maurice Pialat à verser à Anne Caprile la somme de 80.000 F à titre de dommages-intérêts et met hors de cause Jean-Pierre Rassam, producteur délégué du film. Maurice Pialat fait appel de ce jugement le  ; la Cour d'appel considère que c'est à tort que le Tribunal a retenu les similitudes relevées comme constituant l'indice d'une contrefaçon, et décharge Maurice Pialat des condamnations prononcées contre lui [5].

Au terme d'un pourvoi en cassation engagé par Anne Caprile la première Chambre Civile de la Cour de Cassation conclut le  :

« que si, effectivement, on peut penser que M. Pialat s'est inspiré à cet égard de l'oeuvre de Madame Caprile, et a transposé la scène de violence dans son propre film, il n'en reste pas moins que cette transposition s'est faite dans des conditions telles que la scène relatée par M. Pialat est différente de celle de la pièce de théâtre »

— Cour de Cassation, Anne Caprile c/ Maurice Pialat, 17 mars 1982[6].

La Cour déboute Anne Caprile de son pourvoi et la condamne aux dépens envers Maurice Pialat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]