Chronologie de la Commune de Paris (1871)

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La chronologie de la Commune de Paris liste les principaux événements survenus pendant l'insurrection de la Commune de Paris, entre le 18 mars et le .

De nombreux événements préalables qui se sont déroulés pendant le siège de Paris par les troupes prussiennes contribuent à expliquer le déclenchement de la Commune.

Les différences de dates qui peuvent être constatées, entre la chronologie ci-dessous et d'autres mentionnées par ailleurs, surtout pour les décrets, peut être due à l'écart entre la prise de décision et son officialisation par sa publication, souvent le lendemain, au Journal Officiel.

1870[modifier | modifier le code]

Septembre[modifier | modifier le code]

Octobre[modifier | modifier le code]

Novembre[modifier | modifier le code]

Décembre[modifier | modifier le code]

1871[modifier | modifier le code]

Janvier[modifier | modifier le code]

Février[modifier | modifier le code]

Mars[modifier | modifier le code]

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Avril[modifier | modifier le code]

  • 2 avril : La Commune décrète la séparation de l'Église et de l'État, le budget des cultes est supprimé.
    Les traitements des fonctionnaires ne pourront plus dépasser 6 000 francs annuels.
    La Commune décrète la mise en accusation du gouvernement de Thiers.
    À Courbevoie les troupes versaillaises attaquent les Communards, qui se replient sur Neuilly.
  • 3 avril : les Communards lancent une attaque en direction de Versailles.
    Gustave Flourens est tué à Rueil-Malmaison par un gendarme.
  • 4 avril : l'offensive des Communards échoue à Châtillon, environ 1 500 hommes sont emmenés prisonniers à Versailles.
    Proclamation d'une Commune à Limoges, aussitôt étouffée.
    Fin de la Commune de Marseille.
    Gustave Paul Cluseret est nommé délégué à la Guerre.
  • 5 avril : la Commune suspend Le Journal des Débats et La Liberté, journaux pro-versaillais
  • 6 avril : la Commune vote le décret des otages.
    Arrestation des personnes complices du gouvernement Thiers.
    La Commune décrète le désarmement des Gardes nationaux anti-communards.
  • 8 avril : la Commune décrète le versement d'une pension à tous les blessés, il sera étendu aux veuves, aux orphelins des Gardes nationaux tués au combat(10 avril)
  • 9 avril : le Conseil de la Commune réaffirme l'obligation de la déclaration préalable pour la presse.
  • 11 avril : la Commune décide la création d'un conseil de guerre.
  • 12 avril : la Commune décide de suspendre les poursuites judiciaires concernant les échéances(loyers, effets de commerce...).
    L'archevêque de Paris, Georges Darboy, otage de la Commune, écrit à Thiers pour protester contre les exécutions sommaires de Communards prisonniers et proposer son échange contre Auguste Blanqui prisonnier à Morlaix sur ordre de Thiers.
    La Commune interdit Le Moniteur Universel, journal considéré comme pro-versaillais.
  • 13 avril : la Commune décide la démolition de la Colonne Vendôme
  • 14 avril : la Commune interdit les arrestations arbitraires.
    Début du bombardement d'Asnières, où sont stationnées des troupes de la Commune, par l'artillerie versaillaise (il durera jusqu'au 17 avril)
  • 16 avril : la Commune fait recenser les ateliers abandonnés et favorise la création de coopératives ouvrières.
    La Commune décide un délai de trois ans pour le remboursement des échéances et des dettes.
    Élections complémentaires au Conseil de la Commune.
  • 18 avril : la Commune décrète que toute arrestation doit faire l'objet d'un procès-verbal.
  • 19 avril : la Commune fait une « Déclaration au peuple français » où elle expose son programme.
  • 20 avril : la Commune interdit le travail de nuit chez les boulangers (applicable le 27)
  • 21 avril : les francs-maçons tentent une conciliation entre la commune et le gouvernement Thiers.
  • 22 avril : la Commune organise les boucheries municipales
  • 23 avril : Thiers organise le blocus du ravitaillement de Paris
  • 25 avril : à Belle-Epine près de Villejuif, un officier de chasseur à cheval des troupes versaillaises exécute personnellement sans jugements quatre soldats communards prisonniers.
    La Commune décide la réquisition des logements vacants pour y loger les victimes des bombardements faits par les troupes versaillaises.
    La Commune décide de réorganiser les Poids et mesures
  • 28 avril : la Commune supprime le système des amendes par lesquelles les patrons pénalisaient leurs salariés.

Mai[modifier | modifier le code]

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  • 1er mai : création, par la Commune du Comité de Salut Public.
    Louis Rossel est nommé Délégué à la Guerre après la révocation de Cluzeret.
  • 2 mai : la Commune abolit le serment politique et professionnel pour les fonctionnaires.
  • 3 mai : Parution du numéro 4 du Père Duchêne illustré.
    Les versaillais reprennent la redoute du Moulin de Saquet dans des combats qui feront 150 morts[7].
  • 4 mai : la Commune interdit le cumul des traitements.
  • 5 mai : la Commune supprime sept journaux parisiens considérés comme pro-versaillais et décide la destruction de la Chapelle expiatoire, commémorant la mort de Louis XVI. La Commune disparaîtra sans que cette décision ne soit exécutée.
  • 6 mai : Thiers refuse la tentative de conciliation entreprise par la Ligue d'union républicaine des droits de Paris.
    Décret de la Commune autorisant le dégagement gratuit des objets déposés au Mont-de-Piété pour moins de 6 francs.
  • 7 mai : Parution du numéro 5 du Père Duchêne illustré.
  • 8 mai : Thiers adresse une proclamation aux Parisiens par voie d’affiche. Il leur demande leur aide pour mettre fin à l’insurrection et les informe que l’armée régulière va devoir passer à l’action dans la ville elle-même.
  • 9 mai : le fort d'Issy tombe aux mains des troupes versaillaises
  • 10 mai : Charles Delescluze est nommé Délégué à la Guerre en remplacement de Rossel démissionnaire.
    Les biens parisiens de Thiers sont saisis.
    Parution du numéro 6 du Père Duchêne illustré.
    La paix franco-allemande est signée à Francfort. Par le traité de Francfort, la France perd l'Alsace et une partie de la Lorraine et doit verser 5 milliards de francs d'indemnités (4,9 sont récoltés par une souscription nationale ouverte le 27 juin). À la suite de ce traité, environ 160 000 Alsaciens et Lorrains, refusant de devenir Allemands, quittent les provinces perdues et s'installent sur le territoire français.
  • 11 mai : décret de la Commune ordonnant la démolition de la maison parisienne de Thiers. La Commune supprime 5 journaux.
  • 13 mai : Les troupes versaillaises occupent le fort de Vanves.
  • 14 mai : A 5 heures 30 du matin, le fort du Mont-Valérien ouvre le feu sur la porte Maillot.
    Thiers refuse la proposition d'échanger les 74 otages de la Commune contre le seul Auguste Blanqui emprisonné à Morlaix.
    Création du Territoire de Belfort à partir de l'unique arrondissement du Haut-Rhin non annexé par l'Empire allemand.
    Parution du numéro 7 du Père Duchêne illustré.
  • 15 mai : Crise ouverte entre la majorité et la minorité du Conseil de la Commune. Les minoritaires publient un manifeste.
  • 16 mai : La Commune met à bas la statue de Napoléon place Vendôme.
  • 17 mai : Explosion de la cartoucherie de l'avenue Rapp, attribuée par certains Communards à un sabotage.
    La Commune décrète l'égalité des enfants légitimes ou naturels, des épouses et des concubines pour la perception des pensions.
    Parution du numéro 8 du Père Duchêne illustré.
  • 18 mai : L'Assemblée nationale, siégeant à Versailles vote la ratification du traité de Francfort.
    Le Comité de Salut public de la Commune supprime dix journaux.
  • 19 mai : La Commune décrète que les fonctionnaires ou les fournisseurs de la Commune qui seront accusés de concussion seront traduits devant une Cour martiale où ils risqueront la peine de mort. Arrestation des Dominicains du couvent d'Arcueil, soupçonnés d'aider les troupes régulières.
    Le Comité central républicain des Vingt arrondissements disparaît.
  • 21 mai : Grâce à l'aide d'un piqueur des Ponts-et-Chaussées de Paris, Jules Ducatel, les troupes régulières entrent dans Paris par la Porte de Saint-Cloud. C'est le début de la Semaine sanglante.
    Parution du numéro 9 du Père Duchêne illustré.
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  • 28 mai : En début d'après-midi, fin des combats (rue Ramponneau).
    Mort d'Eugène Varlin.
    Exécution des défenseurs de la Commune de Paris devant le mur des Fédérés.
  • 29 mai : Capitulation du fort de Vincennes, dernier bastion communard.
    Fin de la Commune de Paris.
    Procès, exécutions et déportations de prisonniers communards vont commencer.
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Novembre[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. L'imprimerie du journal Le Vengeur était situé au no 13 rue du Croissant. 2 numéros furent sortis du 8 au 11 mars 1871.
  2. Le siège du journal La Bouche de fer était situé au no 16 rue du Croissant.
  3. Le siège du journal Le Cri du peuple était également situé au no 13 rue du Croissant.
  4. Le siège du journal Le Mot d'ordre était situé au no 8 rue du Croissant
  5. parisrevolutionnaire.com
  6. Piquet de cavalerie ou d'infanterie : Groupe de cavaliers ou de soldats qui devaient être prêts à partir au premier signal. Les chevaux étaient au piquet, prêts à être détachés.
  7. Jacques Dimet, Vitry-sur-Seine d'hier et d'aujourd'hui, Éditions Messidor, , 173 p. (ISBN 9782209061396), p. 101
  8. André Guérin, La Folle Guerre de 1870, Hachette, 1970, p. 333.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]