Henry de Pène

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Henry de Pène
Henry Péne - Diário Illustrado (21Fev1888).png
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Henry de Pène, né le à Paris où il est mort le , est un écrivain et journaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Henry de Pène était le fils de Dominique-Achille Pène (1794-1866), propriétaire du château d’Argagnon et des forges de Banca (Pyrénées-Atlantiques) et affairiste à Paris, et de Caroline Delatte (v. 1804-1855). Après de brillantes études au collège Rollin, Henry de Pène fit son droit tout en s’adonnant à la peinture.

Il se consacra très tôt au journalisme politique et collabora à L'Événement avec le fils de Victor Hugo, à L’Opinion publique en 1849, puis à diverses publications dont le Figaro, où il signait ses chroniques « Némo », Le Gaulois, qu’il avait fondé en 1868 avec Edmond Tarbé, et Paris-Journal. Il écrivit également des chroniques, des romans, notamment les Mémoires d’une femme de chambre, et une biographie du « comte de Chambord ». Doué d’une facilité d’écriture remarquable, Henry de Pène ne raturait jamais un manuscrit et était capable de rédiger un journal entier à lui tout seul.

Les ardentes convictions royalistes d’Henry de Pène le conduisirent à attaquer la République jusqu’à la fin de sa vie. C’était aussi un homme d’honneur, qui eut en 1858 un double duel retentissant avec deux officiers, dont il sortit grièvement blessé. Farouchement hostile à la Commune de Paris, il reçut une balle à l’aine lors de la manifestation des « Amis de l'Ordre », rue de la Paix, à Paris, le 22 mars 1871.

Il avait accepté sous bénéfice d’inventaire, en 1866, la succession de son père à la suite d’affaires malheureuses ; il travailla ensuite durement pour rembourser les créanciers. Il travailla comme rédacteur en chef du Gaulois jusqu’à sa mort, due à un « rhumatisme articulaire[1] ».

Henry de Pène, qui avait conservé un certain attachement pour la province d’origine de sa famille paternelle, se fit aussi appeler « Henry de Pène d’Argagnon », du nom du château que possédait son père, à Argagnon, en Béarn. Il épousa à Paris en 1855 Louise-Adélaïde dite Adèle de Mauret (1827-1901).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Henry de Pène écrivit en utilisant plusieurs pseudonymes : Némo, B. Loustalot, Mané.

  • Paris intime, Paris, A. Bourdilliat, 1859, III-343 p.
  • Un mois en Allemagne. Nauheim, Paris, Librairie nouvelle, 1859, 357 p.
  • Paris aventureux, par Mané, Paris E. Dentu, 1860, V-331 p.
  • Paris mystérieux, par Mané, Paris, E. Dentu, 1861, VI-323 p.
  • Le Paris viveur, par Mané, Paris E. Dentu, 1862, VIII-339 p.
  • Paris effronté, par Mané, Paris E. Dentu, 1863, 345 p.
  • Mémoires d’une femme de chambre, Paris E. Dentu, 1864, 318 p.
  • Paris amoureux, par Mané, Paris, E. Dentu, 1864, 357 p.
  • Trop belle, Paris, P. Ollendorff, 1866, III-319 p.
  • Commentaires d'un blessé in: Edouard Moriac, Paris sous la Commune 18 mars au 28 mai, 1871 [lire en ligne]
  • Lettres buissonnières, Paris, 1872.
  • Henri de France, Paris, H. Oudin, 1883, VI-578 p.
  • Née Michon, Paris, P. Ollendorff, 1887, IV-328 p.
  • Demi-crimes, Paris, P. Ollendorff, 1888, XII-353 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Gaulois, 27 janvier 1888.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Hippolyte Lafaurie, « Nécrologie. Henry de Pène », Revue de Béarn, Navarre et Lannes, 1888, pp. 215-217.
  • La Grande Encyclopédie, Paris, 1899, tome 26, p. 292.

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