Massacre des Dominicains d'Arcueil

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Massacre des Dominicains d'Arcueil
Image illustrative de l’article Massacre des Dominicains d'Arcueil
Photomontage réalisé par Eugène Appert et issu de la série des Crimes de la Commune.

Date
Type Exécutions par fusillades
Morts 14
Auteurs Red flag.svg Communards
Motif Représailles des massacres de la Semaine sanglante
Guerre Insurrection de la Commune de Paris

Le Massacre des Dominicains d'Arcueil est un épisode de la semaine sanglante de la Commune de Paris où cinq dominicains du couvent d'Arcueil et leurs employés furent arrêtés le , soupçonnés d'aider les troupes versaillaises, et tués le .

Contexte[modifier | modifier le code]

En 1863, le père Eugène Captier est chargé par le Tiers-Ordre Enseignant de Saint-Dominique de fonder un collège à Arcueil, dans l’ancienne propriété de Claude Berthollet[1].

Le 17 mai 1871, à la suite d'un incendie, les Dominicains sont soupçonnés de venir en aide aux troupes versaillaises[2],[3]. Les soupçons injustifiés s'accumulent alors que les Fédérés voient leur position s'affaiblir face aux Versaillais.[réf. nécessaire].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Les PP Captier, Bourard, Delhorme et Chataigneret

Le 19 mai, les religieux, ainsi que des professeurs et des domestiques, sont arrêtés et incarcérés au fort de Bicêtre[4].

Deux enfants sont malgré tout éloignés, et deux domestiques étrangers laissés libres, laissant encore vingt-et-un prisonniers aux mains des insurgés. Alors que les Fédérés se replient sur Paris, le 25 mai, un peloton du 185e bataillon fait sortir les prisonniers qui s'avancent vers Paris. Dans les environs du cimetière du Champ des Navets (aujourd'hui le cimetière parisien d'Ivry), le Père Rousselin parvient à s'enfuir[5]. Le convoi s'avance malgré tout jusqu'à la porte de Fontainebleau et rentre dans Paris par la porte de Choisy.

Ils sont incarcérés à la prison disciplinaire du neuvième secteur, au 38 avenue d’Italie[6]. À quatre heures et demie, le citoyen Sérizier leur donne l'ordre de sortir un à un[7][source insuffisante] ; ils sont abattus[8][source insuffisante].

Les victimes sont les Pères Captier[9], Bourard, Delhorme, Cottrault et Chataigneret[10][source insuffisante], et huit laïcs du collège[11] : les professeurs Louis Gauquelin, François-Hermand Voland et Germain-Joseph Petit, ainsi que les domestiques Aimé Gros, Antoine Marce, Marie-Joseph Cheminal, François Dintroz, et Théodore Cathala[12].

Recherche des coupables[modifier | modifier le code]

Isidore Louis Boin, accusé d'avoir livré les victimes, fut condamné à mort par le tribunal militaire le 17 février 1872 et exécuté le 25 mai[13].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]