Jean-Baptiste Millière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Millière.
Jean-Baptiste Millière
Image illustrative de l'article Jean-Baptiste Millière

Naissance
Lamarche-sur-Saône
Décès
Paris
Nationalité Française
Profession Journaliste
Spécialité politique
Autres activités Député

Jean-Baptiste Millière, né le à Lamarche-sur-Saône et fusillé le à Paris, est un journaliste et député français.

Fils d’un ouvrier tonnelier, Millière put étudier jusqu’à l’obtention d’un diplôme de docteur en droit à Dijon et commença une carrière d'avocat. Socialiste, à la révolution de 1848, il alla s’installer à Clermont-Ferrand où il fut rédacteur en chef de l’Éclaireur Républicain et fonda le journal Le Prolétaire. Accusé d’« excitation à la haine », il dut fuir Clermont-Ferrand en 1850.

À Paris, il s’opposa au coup d’État de Louis Bonaparte du 2 décembre 1851 et fut arrêté et condamné à la déportation en Algérie. Revenu en France avec l’amnistie de 1859, il travailla plusieurs années dans la compagnie d’assurance Le Soleil comme chef du contentieux, avant d’être congédié pour ses opinions politiques.

En 1869, il devient rédacteur et administrateur de la Marseillaise dont Henri Rochefort était le rédacteur en chef. Impliqué par le pouvoir impérial dans plusieurs affaires de « complots contre la sureté de l’État », il est relaxé le 17 mai 1870 par un arrêt de non-lieu. En septembre, il applaudit à la chute de l'Empire.

Au cours du siège de Paris par les troupes prussiennes durant la guerre de 1870, il commande le 108e bataillon de la Garde nationale et participe au soulèvement du 31 octobre 1870 contre le gouvernement.

Le 8 février 1871, il publie dans le Vengeur la preuve des faux commis par le ministre Jules Favre afin d'obtenir un héritage[1]. Le même jour, il est élu député de la Seine à l’Assemblée Nationale et siège dans l’opposition à Bordeaux, où il vote contre les préliminaires de paix, puis à Versailles.

Il soutint la Commune de Paris lorsqu’elle s’imposa en mars 1871 et il se trouvait dans la capitale lorsque commença la guerre entre la Commune et le gouvernement versaillais.

Il ne prit pas part aux hostilités et se trouvait chez son beau-père, rue d’Ulm, voisine du Panthéon, lorsque les Versaillais reprirent Paris[2]. Il est arrêté le 26 mai. Par ordonnance du général de Cissey, le capitaine Garcin le fusilla en le forçant à s’agenouiller sur les marches du Panthéon, exécution sommaire illégitime en raison de son immunité de parlementaire. Sa veuve fut néanmoins déboutée dans son procès intenté contre Garcin, promu général, par le tribunal qui se déclara incompétent. Ses dernières paroles furent « Vive l’humanité ! ».

Liens externes[modifier | modifier le code]

Exécution de Millière au Panthéon.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jules Favre avoua sa culpabilité des années plus tard, sans en souffrir les conséquences, l’ayant fait, dit-il, « pour assurer un avenir à ses fils », Prosper-Olivier Lissagaray, Histoire de la Commune de 1871, 1962, p. 481-482.
  2. « Biographie de Jean-Baptiste Millière », Assemblée nationale (consulté le 25 février 2014).

Sources[modifier | modifier le code]