Place de l'Opéra

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Place de l’Opéra
La place de l’Opéra en 2010.
La place de l’Opéra en 2010.
Situation
Arrondissement 9e
Voies desservies Avenue de l'Opéra
Boulevard des Capucines
Rue Auber
Rue Halévy
Rue de la Paix
Rue du Quatre-Septembre
Morphologie
Largeur 140 m
Historique
Création 60
Dénomination Place de l’Opéra
Géocodification
Ville de Paris 6838
DGI 6905

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Place de l’Opéra

La place de l'Opéra est une place de Paris située dans le 9e arrondissement.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La place est située devant le Palais Garnier et au carrefour du boulevard des Italiens, du boulevard des Capucines, de l'avenue de l'Opéra, de la rue Auber, de la rue Halévy, de la rue de la Paix et de la rue du Quatre-Septembre.

La place de l'Opéra est devenue un lieu incontournable du paysage parisien et des plus touristiques, au point de rencontre des très fréquentées lignes 3, 7 et 8 et à la jonction des grands axes parcourant le nord-ouest de la capitale. Elle est située au milieu d'un quartier d'affaires (sièges de sociétés diverses, banques, assurances) et de commerces (grands magasins, boutiques de luxe).

Place de l'Opéra, vers 1909.

Ce site est desservi par la station de métro Opéra.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Cette place doit son nom au théâtre national de l'Opéra à laquelle elle mène.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panorama of Place de L'Opera, au catalogue de Thomas Edison (1900)

À l'époque de sa création, en même temps que celle de l'Opéra de Charles Garnier, cette place a comme intérêt majeur de donner au piéton le recul suffisant pour admirer la façade principale de l'édifice. Elle fait aussi partie des transformations de l'urbanisme de la capitale, voulues par Napoléon III et concrétisées par le baron Haussmann, pour faciliter les circulations de toutes sortes.

L'endroit prend une importance particulière avec le passage de plusieurs lignes du métropolitain. À l'aube du XXe siècle, une polémique naît. Nous sommes alors en plein essor de l'« Art nouveau » face à l'académisme ambiant et le choix de l'artiste devant les réaliser se révèle problématique. Les sorties « doivent être aussi majestueuses que le monument qu'elles desservent ». Un des premiers consultés est tout naturellement Hector Guimard, lequel réalise toutes les commandes du genre pour la ville. Après de nombreux débats, la hauteur et le style de la gare conçue par l'architecte sont jugés en total désaccord avec ceux de l'Opéra. Le projet d'une station aérienne à structure métallique fait rapidement place aux discrètes bouches sortant des deux terre-pleins centraux que nous connaissons aujourd'hui.

Bâtiments remarquables[modifier | modifier le code]

  • Au XIXe siècle, Adolphe Goupil et ses associés ouvrirent sur cette place un magasin de vente d'estampes et d'édition d'art vendant dans le monde entier. L'affaire fut mise en liquidation de 1917 à 1921[réf. nécessaire].
  • Au numéro 5 se trouve le Grand-Hôtel (désormais InterContinental Paris Le Grand), au rez-de-chaussée duquel se trouve le Café de la Paix.
  • Au numéro 6, étaient les bureaux du journal L'Écho de Paris. Sous la Troisième République, une pancarte annonçait les résultats les soirs d'élection, attirant une foule qui applaudissait ou sifflait selon son opinion politique. C'est l'ancêtre des soirées électorales télévisées.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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