Jean Chapin

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Jean Chapin
Naissance
Décès
(à 98 ans)
Jouy-sur-Morin
Nationalité
Drapeau : France Française
Activité
Formation
Lieu de travail
Mouvement

Jean Chapin est un artiste peintre et lithographe montmartrois né le à Paris, sociétaire du Salon des indépendants, du Salon d'automne et de la Société nationale des beaux-arts. Vivant dans un second temps au no 4, square de Montsouris, il est mort le à Jouy-sur-Morin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Chapin, étant élève de l'École Boulle, connaît d'abord une formation artisanale, sa fréquentation ensuite peu assidue de l'Académie de la Grande Chaumière valant à Gérald Schurr de l'estimer autodidacte.

Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, il a pour camarade de front le peintre André Beaudin. La tragédie de la guerre demeure son plus ancien thème répertorié avec un fusain réaliste intitulé La mise-en-terre d'un soldat, salué par la critique au Salon d'automne de 1916[1].

Jean Chapin est ensuite un peintre de natures mortes, de nus, de scènes de rues parisiennes et de paysages marins qu'il recueille en Normandie (Le Tréport, les îles Chausey) et plus encore en Bretagne. Au qualificatif de « réaliste » qui lui est donné dès le Salon d'automne de 1916[1] et que lui attribuera toujours le catalogue du Salon des indépendants de 1984[2], Patrick-F. Barrer et Gérald Schurr ajoutent celui d'expressionniste: « cette manière particulière de traiter ses thèmes familiers engendre un expressionnisme grave et chaleureux fait tout à la fois de modulations sourdes et de vibrations sonores »[1] perçoit ainsi le second.

À Paris, il vit au no 4, square de Montsouris[3],[4].

C'est vers 1950 que Jean Chapin, s'il continue de peindre, se retire de la scène artistique et choisit une vie solitaire. Plusieurs expositions personnelles lui sont cependant consacrées à Paris, Cannes et Abidjan, un hommage remarqué lui est rendu en 1972 avec son exposition à la Galerie Vendôme[1], tandis qu'il demeurera fidèle au Salon des indépendants où l'on retrouve toujours son nom parmi les exposants de 1984[2]. Mais c'est avec discrétion que Jean Chapin quitte ce monde en 1994.

Éditions bibliophiliques[modifier | modifier le code]

  • Guy Lavaud, Imageries des mers, vingt-deux poèmes enrichis de vingt-deux lithographies originales de Jean Chapin, Yves de la Casinière maître-imprimeur, Éditions Yggdrasill, Paris, 1946.

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Galerie Simonson, Paris, 1926.
  • Galerie Drouant, Paris, 1929.
  • Le Petit Palais, Paris, 1938.
  • Galerie d'Anjou, Paris, de 1942 à 1945.
  • Galerie Buffa, Paris, de 1946 à 1952.
  • Galerie Le Chapelain, Paris, 1956, 1957, 1958.
  • Galerie Vendôme, Paris, 1960, 1972[1].
  • Galerie du Carlton, Cannes, 1962.
  • Centre culturel d'Abidjan, 1973.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Une œuvre religieuse empreinte de majesté et de mélancolie... » - Waldemar George[7]
  • « ...Une pâte rugueuse, riche et dense que Jean Chapin alterne savamment avec une matière fluide et lisse: des glacis précieux apparaissent ainsi, qui donnent une valeur personnelle à chacun des éléments de la toile animée d'une sorte de frémissement sensuel. » - Gérald Schurr[1]
  • « Jean Chapin trouve dans les paysages de Bretagne sa principale source d'inspiration... Avec une pâte rugueuse, riche et dense, Jean Chapin donne à ses paysages une puissance sauvage et naturelle que les clairs-obscurs pigmentent et animent d'une vie sourde et profonde. En accord total avec le sujet, le peintre poursuit inlassablement, sur les rochers de granit et les vibrations de l'océan, les aspects mystérieux d'une lueur changeante et quasi-surnaturelle, qui nous plonge dans l'univers marin. Jean Chapin, peintre de la réalité avant tout, laisse donc percer la sourde inquiétude de l'homme face à la puissance bienfaitrice ou dévastatrice de la nature. Il se fait l'artisan consciencieux d'un spectacle éternellement monumental et fascinant. » - Patrick-F. Barrer[8]
  • « Ses peintures, notamment ses marines, sont peintes avec vigueur, utilisant peu de couleurs et sachant rendre la rudesse de la mer, la lumière filtrée à travers les nuages et la mélancolie des sites. » - Dictionnaire Bénézit[6]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain, Les éditions de l'Amateur, 1979. tome 4, page 74.
  2. a et b Ouvrage collectif, Un siècle d'art moderne - L'histoire du Salon des indépendants, Denoël, 1984.
  3. Paris sur un fil, Le square de Montsouris, quelques artistes qui y vécurent.
  4. Lilian Lau, Paris secret: le square de Montsouris.
  5. Petit Palais, carton d'invitation de l'exposition du 35e groupe des artistes de ce temps, Paris, janvier 1939
  6. a et b Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, tome 3, page 478.
  7. Waldemar George, Le Salon d'automne de 1916: Jean Chapin, cité par Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain, Les éditions de l'amateur, 1979.
  8. Patrick-F. Barrer, « Jean Chapin », in L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992, pages A50-A51.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain, Les éditions de l'Amateur, tome 4, 1979.
  • Jean Cassou, Pierre Courthion, Bernard Dorival, Georges Duby, Serge Fauchereau, René Huyghe, Jean Leymarie, Jean Monneret, André Parinaud, Pierre Roumeguère et Michel Seuphor, Un siècle d'art moderne - L'histoire du Salon des indépendants, Denoël, 1984.
  • Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Éditions Arts et Images du Monde, 1992.
  • André Roussard, Dictionnaire des artistes à Montmartre, Éditions André Roussard, 1999.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • Martin Wolpert, Figurative paintings: Paris and the modern spirit, Éditions Schiffer, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]