Baie d'Audierne (Bretagne)

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Baie d'Audierne
Carte de la mer d'Iroise avec la baie d'Audierne au sud.
Carte de la mer d'Iroise avec la baie d'Audierne au sud.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau de la France France
Subdivisions
territoriales
Finistère
Géographie physique
Type Baie
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 47° 55′ 00″ N 4° 28′ 27″ O / 47.916802, -4.47418247° 55′ 00″ Nord 4° 28′ 27″ Ouest / 47.916802, -4.474182

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Baie d'Audierne

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Baie d'Audierne

La baie d'Audierne correspond à la portion du littoral du Finistère délimitée au nord par la pointe du Raz et au sud par celle de Penmarc'h. Elle dessine un arc de cercle étiré de l'embouchure du Goyen, petit fleuve côtier, au nord-ouest à la pointe de la Torche au sud.

Géographie[modifier | modifier le code]

La côte entre Plouhinec et Plozévet
Site naturel protégé de Kerbinigou (roselières et étang littoral à Tréogat)

À la différence de la rade de Brest et de la baie de Douarnenez qui sont des plans d'eau très protégés des vents, propres à accueillir des navires de fort tonnage, la baie d'Audierne est inhospitalière, et ne compte pas de ports de quelqu'importance, à l'exception de ceux d'Audierne et de Poulgoazec, sur les rives de l'estuaire du Goyen. Au sud d'Audierne on ne compte que deux minuscules havres, ceux de Pors-Poulhan et de Penhors. Saint Guénolé en Penmarc'h, situé à l'extrême sud de la baie, se rattache au complexe des ports bigoudens (Saint Guénolé, Kérity, Le Guilvinec, Lesconil, Loctudy).

Entre Audierne et la pointe du Raz, on peut mentionner les minuscules ports du Loc'h en Primelin et celui de Bestrée en Plogoff. La liaison maritime avec l'île de Sein se fait à partir de Saint Evette, en Esquibien.

Les communes de la baie sont, du nord au sud : Plogoff, Primelin, Esquibien, Audierne, Plouhinec, Plozévet, Pouldreuzic, Plovan, Tréogat, Tréguennec, Saint Jean-Trolimon, Plomeur, et Penmarc'h.

Du point de vue physique, une fois passées la côte rocheuse de Penmarc'h et la Pointe de la Torche ce qui caractérise la baie d'Audierne jusqu'à Plozévet, c'est une côte basse bordée d'un cordon de galets[1] (principalement formé de galets de granite, de micaschiste et de quartz, et même de diorite porphyrique à hauteur de Plovan ; ces galets sont souvent très gros, atteignant 30 cm de longueur pour certains), long d'environ 10 km, allant du sud de Penhors jusqu'à la Pointe de la Torche (formé lors des périodes interglaciaires de l'ère quaternaire) avec un arrière-pays de dunes et d'étangs (anciens marais maritimes désormais sans communication avec la mer, car le cordon de galets barre l'écoulement de l'eau des ruisseaux côtiers) très peu profonds, en fait des lagunes (la plus importante est le Loc'h ar Stang[2], marais d’eau douce régulièrement inondé en hiver, qui est aussi le déversoir de l'étang de Saint-Vio. Les principaux étangs sont les étangs de Trunvel[3] (d'une superficie d'une cinquantaine d'hectares), Kergalan, Nérizélec et Saint-Vio[4]. La falaise de galets, en se formant, a isolé à l'arrière une zone humide de marécages (paluds) et d'étangs littoraux, qui l'hiver, inondent une grande partie de la plaine dunaire. L'eau de mer peut s'infiltrer à travers le cordon ou passer par-dessus lors des tempêtes ou de grandes marées[5]. La nature y est globalement bien préservée[6]. Toutefois, de fortes tempêtes bousculent parfois ce cordon de galets, provoquant ainsi, comme en 1717, 1965 et 1979, des inondations d'eau de mer préjudiciables à la flore et à la faune des roselières, même si, avec le temps, le cordon de galets se reforme[7].

Les voyageurs étaient frappés par le passé par la désolation du paysage. Adolphe Joanne par exemple écrit : « Le mugissement des lames qui roulent avec fracas sur les galets du rivage, principalement sur la levée de cailloux de Plovan et le plateau de Penhors, les cris lugubres des goélands, des cormorans, des courlis et des mouettes, frappent seuls l'oreille du voyageur sur les bords désolés de la baie. On n'y voit ni maisons, ni cultures ; on n'y entend ni les chants du laboureur, ni le bêlement des troupeaux, enfin aucun de ces bruits qui, dans la campagne, indiquent ordinairement le voisinage de l'habitation de l'homme »[8].

De Plozévet à Plouhinec, les plages et les falaises alternent. Après Audierne, la hauteur des falaises s'élève progressivement, pour parvenir à la remarquable pointe du Raz, que prolongent les récifs de la chaussée de Sein. La partie la plus sauvage, qui est aussi la plus fragile, est la partie méridionale entre Plovan et la pointe de Pors Carn.

Du point de vue humain, la partie de la baie au sud de Pors Poulhan appartient au Pays Bigouden, et celle située au nord, au Cap Sizun, la différence étant perceptible dans les coiffes et costumes traditionnels, qui déterminaient un sentiment fort d'appartenance à l'une ou l'autre de ces communautés. D'ailleurs une statue de bigoudène, taillée par la sculpteur René Quillivic a été érigée sur la rive sud de Pors Poulhan, et sur son socle on peut lire en français et en breton, qu'« ici s'achève le Pays Bigouden ».

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Longue d'une trentaine de kilomètres, la baie forme un arc de cercle ouvert au sud-ouest. Entre novembre et mars, les vagues y sont fortes et conviennent très bien pour la pratique du surf, particulièrement à la Pointe de la Torche située à son extrémité sud.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les modifications anciennes du relief et leurs conséquences[modifier | modifier le code]

Per Jakez Helias décrit ainsi, dans le conte La rivière de Kido, de manière imagée, les conséquences de l'envasement et de l'ensablement progressif de la région :

« Le pays de Penmarc'h, en ce temps-là, était un archipel d'îles basses entre lesquelles on circulait par des canaux. Tout au long de la Baie d'Audierne, il y avait des ports ouverts. Et c'est par la route de mer que les pèlerins arrivaient de toute part au grand pardon de Languidou. Ils venaient même de pays étrangers tant était grande la réputation du seigneur saint Kido[9], qui protégeait les hommes et les biens sur l'eau salée. (...) Et puis il vint un temps où la mer attrapa mal au ventre, on ne sait pourquoi, ni comment. (...) À force de convulsions, elle dérouta ses courants, elle bannit ses poissons au large, elle encombra ses canaux de sa vase, elle finit par dégorger; sur ses bords, les galets qui lui faisaient mal. (...) La baie de Kido se trouva polie d'un cordon de galets polis et se dessécha derrière ce mur. La rivière devint un étang et les cloches de Languidou sonnèrent le glas du grand pardon. Pendant plusieurs années encore, des navires d'outre-mer, chargés de pèlerins, se présentèrent devant la Baie d'Audierne, cherchant l'entrée de la rivière de Kido. Mais ils avaient beau croiser de Pors-Karn à Pors-Poulhan, il n'y avait plus d'entrée[10] »

Les naufrages et les pilleurs d'épaves[modifier | modifier le code]

Jacques Cambry décrit ainsi l'attitude des riverains de la baie d'Audierne lors des naufrages : « (...) l'impitoyable habitant de ces rives s'arme de crocs, de cordes, va se cacher dans les rochers pour y saisir ce que la mer transportera sur le rivage ; il attend sa proie, accroupi pour échapper à l'œil des surveillans [douaniers]. Jadis, il assommait le malheureux qui lui tendait les bras en échappant au courroux des flots, il l'enterrait et le dépouillait sans pitié ; il est plus humain à présent, il accorde la vie, ne tue que rarement, mais il vole (...) »[11].

Il y a eu dans le passé des naufrages célèbres en Baie d'Audierne, dont, sous la Révolution française, celui du vaisseau Les Droits de l'Homme, face à la plage de Canté en Plozévet, où se dresse un menhir gravé d'une inscription à la mémoire des centaines de victimes qui furent enterrées sommairement dans la dune.

Les habitants de Plovan et des environs souffraient à l'époque de la réputation d'être des naufrageurs comme en témoigne cet extrait d'une nouvelle de Guillaume de La Landelle qui évoque, de manière romancée et probablement exagérée, le naufrage de la Minerva, un brick de Saint-Malo, en 1815 :

« (...) Dans la baie d'Audierne, les naufrageurs, bien que retenus par la crainte des douaniers et des gendarmes, exerçaient encore en 1835 leur cruelle industrie. Le point le plus mauvais a nom La Palue ou La Palud. Durant deux kilomètres environ, les dunes sont bordées de marécages presque inextricables, qu'habite une population aussi farouche que misérable. Là végète, entassée sous d'horribles huttes creusées dans le sol, loges immondes dont ne voudraient pas les cannibales de Nouvelle-Zélande, une foule d'être hâves, à peine vêtus, couchant sur des litières de jonc humide et dévorant avec avidité des aliments sans nom. (...) Dès qu'un navire est en péril en vue de leur côte, (...) hommes, femmes et enfants s'y précipitent pour piller. Sans pitié pour les naufragés, qu'ils n'osent plus massacrer comme jadis, ils les laissent froidement périr sous leurs yeux, puis les dépouillent et les enterrent précipitamment. Un naufrage amène parfois de vrais combats entre les pillards et les préposés des douanes ou la gendarmerie. »

« (...) Les malheureux ! (...) par cette brise d'ouest (...) ils seront brisés à la côte (...) par le travers de Plovan (...). En face de Plovan ! (...) Mais c'est La Palue ! Les pauvres gens n'ont aucune chance de s'en tirer ; les sauvages des marais les pilleront et les rejetteront à la mer. »

« - Est-ce possible ? Y a-t-il encore des naufrageurs dans notre pays ? »

« - Il n'y a pas autre chose entre Plovan et Tréguennec. Les paludiers, pires que des Bédouins, guettent déjà leur proie[12]. »

Écologie[modifier | modifier le code]

La fragilité du cordon de galets[modifier | modifier le code]

Le cordon de galets, graviers et sable était par le passé large d'une cinquantaine de mètres (de plus de 100 mètres par endroits) et haut de 7 à 8 mètres, mais l'érosion et des prélèvements excessifs effectués par les hommes l'ont fragilisé, ainsi que la circulation automobile longtemps tolérée à l'arrière du cordon de galets. Dès mars 1934, un arrêté préfectoral avait interdit toute extraction côtière sur le territoire de la commune de Plovan[13]. L'exploitation du cordon de galets s'est toutefois aggravée pendant la Seconde Guerre mondiale du fait des Allemands principalement à Tréguennec dans le cadre de l'Organisation Todt pendant la Seconde Guerre mondiale (les galets prélevés étaient destinés à la construction des blockhaus du Mur de l’Atlantique[14]. Les extractions durèrent 3 ans au rythme de 6 trains partant chaque jour de l’usine de triage de Tréguennec), et s'est poursuivie les décennies suivantes par des entrepreneurs locaux, approvisionnant entre autres la reconstruction de la ville de Brest : l'exploitation cessa définitivement en 1968.

Le recul de la côte en raison de la fragilité du cordon littoral formé de dunes de sables et de galets, menacé par l'érosion, principalement lors des tempêtes, est sensible et a tendance à s'accentuer en raison de la montée du niveau des océans et des prélèvements excessifs de sable et de galets qui ont pu avoir lieu par le passé. La circulation automobile longtemps restée anarchique sur le cordon littoral et la plage elle-même a aggravé la situation, même si ce problème est désormais résolu grâce aux aménagements récents survenus.

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Le recul de la côte est particulièrement visible à Tréguennec où les ouvrages de béton construits par les Allemands en 1943-1944 à l'abri des dunes se retrouvent actuellement au milieu de la plage. Une évolution inverse peut toutefois se produire localement : par exemple la fermeture naturelle due à l'ensablement au cours de la décennie 1990 de la brèche qui antérieurement permettait à l'étang de Trunvel de communiquer avec la mer a entraîné une montée du niveau de l'eau du dit étang, un dépérissement de la roselière au centre de l'étang par ennoiement et son déplacement en périphérie au détriment des prairies humides, dont la disparition est aussi accélérée par l'abandon des pratiques agricoles de fauche et d'élevage bovin[3].

La flore des marais : les roselières[modifier | modifier le code]

Baie d'Audierne : les roselières entourant l'étang de Kergalan. Le bourg de Plovan est visible à l'arrière-plan

Les dunes littorales sont recouvertes de plantes caractéristiques comme l'helichrysum. Les marais littoraux sont recouverts de roselières formées principalement de roseaux communs (phragmites australis), des saulaies se développant en périphérie[15].

Les moustiques pullulent dans les roselières, la ponte des larves se produisant dans les vieux roseaux. Il y a donc moins de moustiques dans les roselières cultivées.

L'utilisation traditionnelle des roselières pour la construction des chaumières[modifier | modifier le code]

Le roseau, qui est exploité pour les toitures de chaume (chaumières) en baie d'Audierne, offre le gîte et le couvert pour un ensemble d'oiseaux adapté à ces milieux. Depuis 1989, 40 ha de roselières sont à nouveau exploités, les roseaux sont coupés entre le 15 novembre et la fin mars, la repousse ayant lieu du 1er avril au 15 août. Cette famille de roseaux a une hauteur allant de 1 m à 2,50 m ; le rhizome pousse d'environ 5 cm par an.

Les gerbes sont coupées dans les marais, triées, puis mises en bottes prêtes à être posées sur le toit. La circonférence d'une botte est de 60 centimètres. On fait des ballots de cent gerbes.

Pour une maison, on compte 12 bottes par m², soit environ 1 300 bottes de roseaux réparties sur 35 centimètres d'épaisseur. La pente du toit, de 45 degrés pour les toitures en ardoise, est de 50 à 55 degrés pour les roseaux. Au sommet du toit (ligne de faîtage), on place de la terre végétale pour y faire pousser des herbes ou des fleurs : cela évite des infiltrations d'eau. La durée de vie d'un toit est de 30 à 35 ans avec possibilité de repiquage[16].

Un site d'avifaune exceptionnel[modifier | modifier le code]

La Baie d'Audierne est un milieu exceptionnel, reconnu comme "Site d'intérêt européen" pour l'originalité de ses paysages et pour la diversité de sa flore, de sa faune (et surtout de son avifaune, 310 espèces d'oiseaux y nichent ou y migrent (sur 450 espèces identifiées en France)[17], fréquentant les étangs littoraux, à l'abri de vastes roselières (certaines espèces construisent des nids flottants, le roseau étant alors idéal comme matériau). Les principales espèces d'oiseaux nicheurs présents sur le site sont le râle d'eau, le héron pourpré, le butor étoilé, le blongios nain, la rousserolle effarvatte[18], la rousserolle turdoïde, la locustelle luscinioïde, le busard des roseaux, la mésange à moustaches (dite aussi panure à moustaches), le pluvier à collier interrompu, le grèbe castagneux, le canard chipeau, le canard colvert, la foulque macroule, le traquet motteux, la cisticole des joncs, l'alouette des champs, le phragmite aquatique[19] (seul passereau mondialement menacé d'extinction en Europe continentale)[20], etc. C'est d'ailleurs un site naturel classé depuis 1989, réparti sur sept communes et d'une étendue de 1 165 ha[5].

« Des nids [de rousserolle effarvatte] sont régulièrement installés le long des berges de l'étang de Trunvel à Tréogat. (…) D'avril à juillet, le chant de l'espèce retentit dans toutes les roselières de la baie d'Audierne et, durant cette période, c'est l'oiseau qui apparaît le plus régulièrement dans les filets installés dans les roseaux. Sur le secteur, c'est de loin l'espèce nicheuse la plus abondante »[21].

Une station de baguage des oiseaux existe en bordure de l'étang de Trunvel, elle est ouverte tous les matins, un animateur présent sur le site expliquant l'intérêt et les techniques de baguage des oiseaux.

Faune marine de la baie d'Audierne[modifier | modifier le code]

Le site recueille sur ses côtes de nombreuses espèces marines qui y trouvent refuge entre la côte continentale et les îles du Ponant finistérien dont l’île de Sein qu'on rattache souvent aussi au pays Bigouden.

Bien que le pays Bigouden soit de tradition plutôt terrienne, les femmes de Sein partageaient souvent les mêmes traditions et activités que les Bigoudens du continent, ou bien vivaient sur le continent durant l’hiver difficile à Sein, certaines familles sénanes y possédant aussi des potagers car les cultures maraîchères étaient difficiles et insuffisantes sur l’île, et les pêcheurs sénans apportaient l’essentiel de leur pêche en port de Loctudy avant de rentrer sur l’île ou de cultiver leur potager en pays bigouden ou acheter les provisions de bouche avant de rentrer sur l’île avec leur panier de pêche.

De fait la pêche en baie d’Audierne était très fructueuse et suivie par de nombreux oiseaux qui suivaient les pêcheurs pour collecter les espèces non conservées (mouettes, fous de Bassan, et depuis quelques années des macareux revenus de la Manche). Les eaux sont riches aussi en poissons de grande taille dont le bar.

De plus, la baie d’Audierne offre un plateau continental favorable à l’élevage des langoustes et homards en paniers, et les eaux sont aussi riches en langoustines, galatées et petites crevettes grises ; son fond est également habité par des espèces très charnues de crabes marins.

Des baleines y étaient observées, et on observe toujours des dauphins et petits requins appelés des peau bleue qui étaient capturés aussi autrefois pour leur viande, mais le plus souvent uniquement car ils se retrouvaient au milieu des filets, ceux-ci étant friands des riches bancs de poissons de la baie et de la mer d'Iroise, et on en trouve encore en criée de Loctudy. Il ne se passe pas d'année sans qu'il ne soit question d'échouages de dauphins, marsouins, ou même de baleines[22] sur les côtes de la baie.

Bien que la pêche soit toujours importante, la diminution des bancs de poissons et crustacés reste un problème et a conduit à la limiter pour préserver la ressource, de même que la pollution marine (dont les dégâts causés par les marées noires et dégazages sauvages des navires croisant au large de la Bretagne) qui a marqué toute la région et appauvri les espèces aviaires.

Les mesures de protection[modifier | modifier le code]

La création du SIVU de la Baie d'Audierne (Syndicat Intercommunal regroupant les communes de Penmarc'h, Plomeur, Saint-Jean-Trolimon et Tréguennec) en 2000, ses missions s'articulent autour de la mise en valeur des dunes, pelouses dunaires et marais littoraux, qui appartiennent désormais pour l'essentiel ( plus de 600 hectares) au Conservatoire du littoral depuis 1984.

La Maison de la Baie d'Audierne[23], située à proximité de l'étang et de la chapelle de Saint-Vio en Tréguennec, installée dans un ancien corps de ferme réhabilité, organise des actions de sensibilisation à la protection de l'environnement et une découverte du patrimoine naturel, des expositions et des balades natures accompagnées[24].

Tourisme[modifier | modifier le code]

La "Route du vent solaire" est un itinéraire touristique rejoignant la Pointe du Raz à la Pointe de Penmarc'h. Elle est jalonnée de tables de lecture expliquant la vie des gens du pays, le patrimoine bâti, les paysages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La tradition veut que Notre-Dame de Penhors, à Pouldreuzic, ait en une nuit érigé ce mur de galets, appelé localement Ero Vili, pour éviter que les bateaux ne se laissent attirer vers les étangs
  2. Afin d’assurer sa mise en valeur agricole, un réseau de drainage aménagé pour la régulation des eaux au printemps, fonctionna de 1948 à 1966, mais fut abandonné ensuite. Abandonné depuis par l'agriculture, le marais connait à nouveau les inondations hivernales et est désormais colonisé par des plantes telles que la molinie, le choin, etc.
  3. a et b http://www.life-moule-perliere.org/l-etang-de-trunvel.php
  4. http://www.othpb.com/fr/decouverte/en-pleine-nature/les-etangs-et-marais.html
  5. a et b http://www.lepaysbigouden.fr/pages/baie.htm
  6. Ornithomedia
  7. http://fr.topic-topos.com/fontaine-de-saint-alor-treguennec
  8. Adolphe Joannne, Guide en Bretagne, Paris, 1880
  9. Saint Kido, ou saint Kidou, francisé en saint Guy, est le patron de la chapelle de Languidou, qui lui doit son nom, voir http://fr.topic-topos.com/saint-kidou-plovan
  10. Per Jakez Helias, La rivière de Kido, cité par http://objectif-cap-sizun-polynesie.over-blog.com/article-plovan-la-legende-de-la-chapelle-de-languidou-52248754.html
  11. Jacques Cambry, "Voyage dans le Finistère", nouvelle édition, accompagnée de notes historiques, archéologiques, physiques et de la flore et de la faune du département par M. le Chevalier de Fréminville. Lefournier, Brest, 1836
  12. Guillaume de La Landelle, Naufrage de la Minerva, revue "La Sylphide", n° du 30 mars 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6113341m/f5.image.r=Penhors.langFR et Jean Merrien, "Les drames de la mer", 1995, [ISBN 2-905970-78-2], consultable https://books.google.fr/books?id=EPxlxYFa8bAC&pg=PA104&lpg=PA104&dq=naufrage+Minerva+Saint-Malo&source=bl&ots=gLOvWV-m7V&sig=map166WQHg-RPafQenf64-zsZoU&hl=fr&sa=X&ved=0CDUQ6AEwA2oVChMIxJOM8YrLxwIVjFgUCh2rCQLC#v=onepage&q=naufrage%20Minerva%20Saint-Malo&f=false
  13. http://www.othpb.com/fr/decouverte/en-pleine-nature/le-cordon-de-galets.html
  14. http://sitenaturel-baiedaudierne.jimdo.com/en-r%C3%A9sum%C3%A9-sur-la-gestion/
  15. http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/pdf/roselieres_bretagne_plaquette_1108-2.pdf
  16. Panneau d'information touristique de "La route du vent solaire" placé dans les marais littoraux sur le territoire de la commune de Tréogat
  17. Les oiseaux de la Baie d'Audierne, n° double 193-194 de la revue Penn ar Bed, 2005
  18. http://www.migraction.net/index.php?m_id=1517&bs=35 et http://bretagnevivante.asso.free.fr/PABcatalogue.php?NUM_ID=298&CDE=lir&deb=0
  19. http://www.life-moule-perliere.org/accueilphragmite2.php
  20. http://www.set-revue.fr/node/921/texte
  21. Bruno Bargain et Jacques Henry, "La rousserolle effarvatte en Baie d'Audierne", 2006, collection "Penn ar Bed" no 196, http://bretagnevivante.asso.free.fr/PABcatalogue.php?NUM_ID=298&CDE=lir&deb=0
  22. Ifremer
  23. http://www.treguennec.fr/spip.php?article51
  24. http://www.kerlaz.com/decouverte-nature

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Bargain, Jacques Henry (et al.), La rousserolle effarvatte en Baie d'Audierne, Société pour l'étude et la protection de la nature en Bretagne, Brest, 2006, 40 p. (numéro spécial de Penn ar bed, no 196, mars 2006)
  • Gilles Bernard (texte) et Marc Sambi (phot.), Les ligneurs de la pointe de Bretagne : pêcheurs de l'extrême, Éd. Ouest France, Rennes, 2005, 115 p. (ISBN 2-7373-3756-9)
  • Isabelle Gabelotaud, Détermination de la rugosité et comparaison avec la nature du fond : application à la Baie d'Audierne, Finistère, Service hydrographique et océanographique de la marine, Brest, 1996, 65 p.
  • P. R. Giot, « La dune ancienne de la baie d'Audierne », in Norois (Caen), 1998, vol. 45, no 179, p. 487-494
  • Groupe Toscane, Vent et état de la mer dans la baie d'Audierne : Campagne Toscane T, février-mars 1985, Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, Brest, 1986, 107 p.
  • A. Guilcher, « Remarques sur l'âge des cordons de galets anciens de la Baie d'Audierne », in Bulletin de l'Association française pour l'étude du quaternaire, 1983, vol. 4, no  12, p. 205-206
  • B. Hallegouet, C. Meur et M. Tanguy, « Évolution du littoral de la baie d'Audierne (Finistère) : la brèche de Trunvel », in Bulletin du Centre de géomorphologie de Caen, 1989, no  36, p. 13-16
  • Hervé Jaouen, Les ciels de la baie d'Audierne, Pocket, 2008, 343 p. (ISBN 9782266168922) (fiction)
  • J. de Poulpiquet, « Étude magnétique et sismique du massif basique et ultrabasique de la Baie d'Audierne (Massif armoricain) », in Géologie de la France, 1988, no 4, p. 11-22
  • Anne Saint-Requier, La Baie d'Audierne : étude de morphologie et de sédimentologie sous-marine, Université de Paris, 1970, 223 p. (thèse de 3e cycle)
  • Bernard Berrou, Un Passager dans la baie, La Part Commune, 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]