Beuzec-Cap-Sizun

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Beuzec-Cap-Sizun
Beuzec-Cap-Sizun
La mairie-poste de Beuzec-Cap-Sizun.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Communauté de communes Cap Sizun - Pointe du Raz
Maire
Mandat
Gilles Sergent
2014-2020
Code postal 29790
Code commune 29008
Démographie
Gentilé Beuzécois
Population
municipale
1 003 hab. (2016 en diminution de 4,84 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 34″ nord, 4° 30′ 37″ ouest
Altitude Min. 0 m
Superficie 34,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Beuzec-Cap-Sizun

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Beuzec-Cap-Sizun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beuzec-Cap-Sizun

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beuzec-Cap-Sizun

Beuzec-Cap-Sizun [bøzɛk kap sizœ̃] (en breton : Beuzeg-ar-C'hab) est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Beuzec-Cap-Sizun.

Beuzec-Cap-Sizun est située sur la côte nord du Cap Sizun, donnant sur la Baie de Douarnenez, face au Cap de la Chèvre (Presqu'île de Crozon) elle est la commune d'entrée sur le Grand Site de France de la Pointe du Raz en Cap Sizun.

Le littoral entre la limite de Goulien et la Pointe de Lesven

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le littoral entre la Pointe de Lesven et la Pointe du Millier

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le bourg se trouve à l'endroit le plus élevé du finage communal, entre 85 et 95 mètres d'altitude. Il est éloigné du littoral, superbe certes, mais peu hospitalier en raison des nombreuses falaises et pointes qui le composent (de l'est vers l'ouest se succèdent les pointes de Kerivoal, de Lesven, de Luguénez, de Beuzec (avec l'éperon barré de Castel-Coz), de Trénaouret et du Millier, qui alternent avec de rares plages (plages de Lesven, de Pors Péron et du Millier) et deux tout-petits ports aux infrastructures précaires et difficiles d'accès : Pors Lesven et Pors Lanvers.

Pors Lesven, abrité entre deux promontoires rocheux, possède une petite cale qui n'accueille que quelques bateaux de plaisance l'été. Ce port est surtout connu pour les combats qui se sont déroulés à proximité en 1944[1].

Pors Lanvers, petit port situé juste à l'ouest de la plage de Pors Péron, est connu pour avoir été un point de départ vers l'Angleterre en 1940 ; de nos jours c'est un port fréquenté uniquement par des plaisanciers, mais qui connaît une animation soutenue pendant l'été.

Les ports, les plages et la "maison-feu" du Millier

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le phare du Millier, dit aussi "maison-feu" du Millier, construit à la pointe du même nom, un éperon rocheux qui domine la Baie de Douarnenez, a une hauteur de 34 mètres et une portée de 12 milles nautiques. Il a été allumé pour la première fois le  ; le feu est aménagé dans une tour semi-circulaire située en façade de la maison qui l'abrite, construite en leucogranite. Transformé en mirador par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, le feu est désormais dirigé à distance depuis le Centre d'Intervention et d'Exploitation situé à Brest[2].

Beuzec-Cap-Sizun présente un habitat rural dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beuzec-Cap-Sizun, en breton Beuzeg-ar-C'hab, est attesté pour la première fois en 1038 ; il se retrouve dans le cartulaire de Landevennec sous forme latine Buzoc in pago Cabsizun, Bodoc Kapsithun en 1170 [3].

Le nom Beuzec provient de l'anthroponyme Budoc[4], éponyme du saint fondateur de la paroisse, saint Budoc. L'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Clarté est également dédiée à saint Budoc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'éperon barré de Castel Coz, vaste d'environ 1,2 ha, est implanté sur un promontoire granitique dominant la mer d'une hauteur d'une vingtaine de mètres ; côté terre, il était protégé par une triple ceinture de remparts séparés par des fossés, avec, de plus, des blocs rocheux épars disposés en chevaux de frise en avant de la première ligne des remparts. Le site a été occupé dès le néolithique et réoccupé au second âge du fer et à nouveau au Moyen Âge ; des traces de 150 à 200 huttes y ont été découvertes[5].

Une allée couverte se trouve à Kerbalannec et un menhir au nord du hameau de Luguénez.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Article détaillé : Bateau de pierre de saint Conogan.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les traces d'un chemin romain, appelé hent-ahès ["chemin d'Ahès"], de soixante-dix pieds de largeur, en pierres de taille, qui se continue jusqu'à la Baie des Trépassés, sont visibles à Beuzec-Cap-Sizun. Paul du Châtellier décrit en ces termes cette voie romaine en 1886 :

« Le moulin à vent du Châtel, entre Beuzec et Goulien,(...) est tout au bord de la voie romaine qui allait de Carhaix au village du Troguer. (...) [Le] meunier du Châtel (...) a trouvé une urne pleine de moyens bronzes romains qui ont été dispersés. Laissant le moulin à notre gauche, nous nous engageons en char-à-bancs sur la voie romaine qui, si elle n'est pas très viable, est cependant encore praticable sur un parcours de plusieurs kilomètres. Cette voie est bien connue des habitants du pays qui l'appellent an-end-Meur. Au nord du bourg de Goulien, à deux cents mètres avant d'arriver d'arriver au moulin à vent de Goalarn, nous remarquons (...) une lourde borne miliaire. (...) Continuant à suivre le tracé de cette ancienne voie, nous passons au nord-est du bourg de Cléden, près du moulin de Kerharo, ne pouvant nous empêcher de remarquer que les moulins du Châtel, de Goalarn et de Kerharo sont là, aujourd'hui, comme des jalons placés le long de l'antique chemin. Enfin nous arrivons au village de Théolen (nom breton qui veut dire tuiles, le village des tuiles). C'est le point extrême de cette voie qui allait aboutir au village de Troguer ; à partir de là, on en perd la trace aujourd'hui. (...) Troguer a du être longtemps occupé par les conquérants [romains] (...), nous avons vu dans plusieurs parcelles des restes de murs romains, (...) ayant encore de 1,50 à 2 mètres au-dessus du sol. (...) [Au centre du bourg de Goulien], nous y trouvons un camp avec retranchements de terre, à angles arrondis, de 3 mètres de large, ayant 3,50 mètres de hauteur à l'extérieur et 2,50 mètres à l'intérieur de l'enceinte. Ce camp était à deux cent mètres au sud de la voie romaine (...). Il était le dernier poste militaire le long de son tracé avant d'arriver à Troguer[6] »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Beuzec-Cap-Sizun serait issue d'un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plogoff[7].

En 1145, le duc Conan III exempta de taille et de quelques autres subsides les terres qui appartenaient dans cette paroisse au chapitre de la cathédrale de Quimper[8].

Avant la Révolution, la paroisse dépendait du diocèse de Quimper et comprenait une trève : Notre-Dame de Roscudon de Pont-Croix.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Trévien se prétendaient fondateurs de la chapelle de Lochrist[7] (disparue de nos jours), qui était en fait une aumônerie des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Le manoir de Trévien, qui datait du XVIe siècle, a lui aussi disparu[9].

En 1741, une épidémie de dysenterie sévit : « Dans chacune des paroisses de Goulien, Plogoff, Esquibien, Plouinec, Plozévet, Mahelon, Poulan, Beuzet-Cap-Sizun [Beuzec-Cap-Sizun], Pouldergat, Douarnenez, on compte le chiffre énorme de dix à douze morts par jour »[10].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Beuzec-Capsizun [Beuzec-Cap-Sizun] de fournir 30 hommes et de payer 196 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[11].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Beuzec-Cap-Sizun en 1778 :

« Beuzec-Cap-Sizun ; à peu de distance de la mer, à l'entrée de la presqu'île du Ratz ; à 6 lieues trois-quarts à l'ouest-nord-ouest de Quimper, son Évêché ; à 45 lieues de Rennes, et à trois-quarts de lieue de Pont-Croix, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est présentée par trois chanoines prébendés, relève du Roi et ressortit au siège présidial de Quimper, où sa juridiction royale fut unie et incorporée par édit du roi Charles IX en 1564. On y compte 2 600 habitants. Son territoire, plein de vallons et de collines, est fertile en grains de toute espèce. (...) À un tiers de lieue au nord-ouest de ce bourg se trouvent le château de Beuzec [en fait Ogée fait une confusion avec la Pointe du Château] et le manoir de Treffieu[8]. »

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Beuzec-Cap-Sizun, qui comprenait alors 255 feux, élit trois délégués (Mathieu Fily, Joseph Le Gal, Jean-Gilles Gloaguen), pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[12].

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Pont-Croix comme succursale Beuzec[13].

Henri Le Bras, ancien élève du séminaire de Quimper, ouvrit une école à Beuzec-Cap-Sizun en vertu de la loi du 5 nivôse an II () qui rendait l'école primaire obligatoire et gratuite. Jacques Keruzoret, puis Jean-Marie Violant lui succèdent, ce dernier abandonnant Beuzec pour ouvrir une école à Primelin car le curé constitutionnel de Beuzec, Ansquer, lui refuse un local au presbytère pour tenir ses classes[14].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Costumes traditionnels de Beuzec-Cap-Sizun.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Beuzec-Cap-Sizun en 1843 :

« Beuzec-Cap-Sizun (sous l'invocation de saint Budoc) ; commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kermabreau, Kergounoy, Trémaouer, Porspéron, Kériolet, Lescogan, Trémoan, Trémaria, Cosquer, Kerleven. Superficie totale : 3 468 hectares, dont (...) terres labourables 1 273 ha, prés et pâturages 146 ha, bois 27 ha, vergers et jardins 4 ha, landes et incultes 1 931 ha (...). Moulins : 12 (à eau, de Kerlévec, de Kerioual, Lesalguen, Trévien, Lescogan ; à vent, de Castel, Leilsac'h). Beuzec veut dire en breton pays de buis. Il y avait autrefois trois chapelles : Lochrist, Sainte-Espérance et Lescogan ; ces deux dernières sont encore desservies. L'église est de 1665. De la tour, qui est remarquable, on a une fort belle vue sur toute la Baie de Douarnenez. Les pardons qui ont lieu à l'église et aux chapelles ne durent qu'un jour chacun. La pomme de terre est très cultivée et l'on en fait un commerce d'exportation. Les bois de charpente, l'ormeau excepté, sont fort rares ; on les tire [fait venir] du dehors. Les cultivateurs sont presque toute l'année vêtus en toiles grossières, qui se fabriquent dans la commune. On voit encore les anciens restes d'un camp dit de La Fontenelle. Foire le lundi des Rogations. Géologie : terrain granitique entre le bourg et la mer ; micaschiste au sud. On parle le breton[15]. »

Habitants de Beuzec autour de l'allée couverte de Kerbalannec, vers 1900.
Les horaires de la ligne de chemin de fer Douarnenez-Audierne en 1896.

La ligne de chemin de fer de Douarnenez à Audierne, appartenant aux Chemins de fer départementaux du Finistère, déclarée d'utilité publique le , mise en service le , surnommée Ar Youter (youd en breton signifiant « bouillie », cette appellation se veut ironique : la « ligne des mangeurs de bouillie ») est ainsi décrite par Yvon Normant : « Ce petit chemin de fer à voie étroite rejoint Pont-Croix, puis se dirige vers Audierne en longeant le cours sinueux de la ria du Goyen. Il transporte touristes et marchandises. Certains jours, lors des fortes affluences pour la foire de Pont-Croix, on installe des bancs dans les wagons de marchandises. Les voyageurs bénéficient gracieusement du parfum des congres et des sardines, avant de renifler celui des porcs et des vaches sur la place du marché. (…) Un chargement trop lourd faisait patiner les roues de la petite locomotive dans les montées. Le conducteur demandait alors aux voyageurs de descendre en bordure de voie et de reprendre le convoi plus loin »[16]. La ligne, longue de 20 km, ferma en 1946. Cette ligne avait un arrêt à Beuzec.

Entre septembre 1891 et décembre 1896, une épidémie de diphtérie sévit dans le Cap Sizun dans les communes d'Audierne, Cléden-Cap-Sizun et Plogoff, provoquant 20 décès d'enfants en 1891-1892 et 2 (à Plogoff) en 1898[17].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Beuzec-Cap-Sizun porte les noms de 89 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux un marin, Joseph Goraguer, mort en Mer Rouge le à bord du croiseur cuirassé Montcalm ; deux (Grégoire Perrot[Note 1] et François Sergent) sont morts sur le front belge dès l'année 1914 ; Jean Lannou[Note 2] est mort des suites de ses blessures le en Serbie dans le cadre de l'expédition de Salonique ; Arsène Joncourt est mort en captivité en Allemagne le  ; les autres sont décédés sur le sol français dont Jean Ansquer[Note 3], Jean Claquin[Note 4], Corentin Kervarec[Note 5], Louis Mat[Note 6] et Pierre Pensart[Note 7], tous les cinq décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, François Bihan, Pierre Bras, Pierre Brusq, Pierre Goujon et Allain Pellay, tous les cinq décorés de la Croix de guerre, Hervé Marec, Jacques Pensart et Jean Priol, tous trois décorés de la Médaille militaire ; Pierre Moigne et Alain Pichavant ont été cités à l'ordre de leur régiment[18].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les combats de Pors Lesven[modifier | modifier le code]
Stèle commémorative des combats de Lesven du .

Le , près de 600 soldats allemands, venant de Lézongar en Esquibien, tentent d’évacuer le Cap Sizun à partir de Pors Lesven pour se réfugier dans la Presqu'île de Crozon, encore tenue par les troupes sous les ordres du général Ramcke, et Brest. Ils ont réquisitionné une trentaine de charrettes conduites par des paysans, chargées d’armes, munitions et vivres.

Le , dès 1 h 30 du matin, ils sont attaqués par des résistants de la 4e compagnie FFI venue de Tréboul et de la compagnie FTP Kléber de Douarnenez ainsi que par 6 hommes de la compagnie FFI Surcouf de Pont-Croix, Jean Bourdon, Alain Cotonéa, Jean Le Coz (qui sera tué), Pierre Lannou, Jos Le Dem et Hervé Savina. Ils sont rejoints à partir de 8 heures du matin par le reste de leur compagnie, puis vers 10 heures du matin, par ceux de Plouhinec - Audierne, commandés par le lieutenant Wolf, de Plogastel-Saint-Germain, sous les ordres de Léon Goraguer, de Quimper (la 7e compagnie FFI)[19].

Les Allemands, qui occupent le village de Lesven (ils brûlent les maisons et dépendances des familles Hénaff et Ansquer), quittent ce village vers 11 heures du matin, se repliant vers Kervoal et Kervigoudou où les combats font rage en début d'après-midi, les résistants étant renforcés par des compagnies FFI venues de Douarnenez et Briec. Les derniers combats cessent vers 17 h 30, les troupes allemandes se rendant après le suicide de leur chef, le lieutenant Wilhelm Kieppe ; 228 soldats allemands sont faits prisonniers (25 sont blessés) et conduits au collège Saint-Vincent de Pont-Croix. Un important matériel, dont 4 canons de 20, est capturé.

Les combats ont fait trente tués dans les rangs allemands. Onze résistants et civils français ont été tués, soit lors des combats (Jean Cloarec, 21 ans ; Robert Le Goff, 20 ans ; Laurent Gonidec , 34 ans ; Jean Tanguy, 20 ans ; Jean Le Coz, 29 ans ; Jean Thomas, 21 ans ; Yves Quinquis ; Germain Piriou, 42 ans ; Hubert Cajean, 18 ans ; Henri Sergent, 34 ans (fait prisonnier la veille à Esquibien et assassiné par les Allemands près de la plage de Lesven) ; Clet Gourmelen, 67 ans (assassiné par les Allemands dans sa ferme de Lesven)[20].

Les morts de la Seconde Guerre mondiale originaires de Beuzec-Cap-Sizun[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Beuzec-Cap-Sizun porte les noms de 12 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale, dont les victimes civiles du combat de Lesven le . Parmi les autres morts, Pierre Moullec est mort le lors du naufrage du torpilleur La Railleuse en raison de l'explosion d'une torpille à Casablanca (Maroc), Guillaume Le Beul est disparu en mer lors du naufrage du contre-torpilleur Bison le en Mer de Norvège. Jean-Louis Claquin est en fait mort peu après la fin de la guerre en Europe, le à Hoa Binh (Viet-Nam)[18].

Précédemment, le , Marie Ansquer, 12 ans, de Kerguian, qui gardait les vaches, avait été abattue sans raisons par un soldat allemand et mourut des suites de ses blessures[21].

L'après-Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

François Cotonea[22], garde à la 2e Légion de Marche de Garde républicaine, a été tué à l'ennemi le à Puoc Than (Cochinchine) pendant la Guerre d'Indochine[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
An VIII An IX Jean Mat[Note 8]    
An IX An XII Jean Lannou    
An XIII 1807 Henri Le Bras    
1807 1810 Jean Mat   Déjà maire entre l'an VIII et l'an IX.
1810 1823 Henri Le Bras[Note 9]   Cultivateur.
1823 1832 Jean Le Moalic    
1832 1865 Henri Le Bras[Note 10]   Cultivateur.
1865 1873 Jacques Riou[Note 11]   Cultivateur.
1874 1876 Guillaume Perrot[Note 12]    
1876 1899 Jean Sergent    
1899 1927 François Riou[Note 13]   Cultivateur.
1927 1939 Pierre Ansquer    
1943 1944 François Sergent    
1945 1945 Jean-Yves Ansquer    
1946 1963 Jean Sergent (de Kerehen)    
1963 1971 Jean Sergent (de Trélaz)    
1971 1983 Jean Ansquer    
1983 1995 Jean Sergent    
1995 Jean Pichon[Note 14]   Cultivateur.
En cours Gilles Sergent DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Le gîte communal accueille les groupes, les scolaires et les randonneurs toute l'année.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[24].

En 2016, la commune comptait 1 003 habitants[Note 15], en diminution de 4,84 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9001 5101 3381 7581 8751 9001 9091 4302 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0682 1012 2192 1122 1652 1812 1782 2472 289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2542 2222 2192 1911 9391 9231 8651 7951 638
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5391 4201 3181 3071 1811 0371 0741 0541 003
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville héberge le Bagad Beuzeg ar C'hab qui évolue entre la première et la deuxième catégorie du championnat national des bagadoù.

Tous les ans le deuxième dimanche d'août, à la Pointe de Kastel-Koz, sont organisées des messes avec chants en breton, des aubades et autres noces bretonnes lors de la Fête des Bruyères.

Également tous les ans au mois d'août à Pors-Lanvers, est organisée la fête de la mer : promenades en mer avec la SNSM, fumages de poissons, fabrication de casiers, concerts de chants de marins, randonnées sur le GR 34 et souper du pêcheur, etc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

  • Le moulin de Kériolet près de la pointe du Millier.
  • Les chapelles Saint-Conogan, consacrée à saint Conogan, et de Sanspez consacrée à sainte Espérance (Santez Spe en breton).
  • Le phare du Millier.
  • Le sentier littoral (une partie du GR 34) allant de Douarnenez à la pointe du Van, est long d’une cinquantaine de kilomètres et il faut une douzaine d’heures à de bons marcheurs pour le parcourir. Très accidenté, l’addition des dénivelés dépassant 2 000 mètres, ce sentier permet de découvrir la pointe de Leydé (correspondant à une caisse filonienne d'un filon de dolérite[34]), de la Jument, du Millier, de Beuzec, de Luguénez, de Brézellec et du Van (avec sa chapelle Saint-They), les éperons barrés de Castel-Meur et de Kastel-Koz (Castel Coz), Pors Lanvers , Pors Péron et Pors Théolenn, la réserve naturelle de Goulien-Cap Sizun, le phare du Millier (qui accueille l’été des expositions), Ti Félix (maison achetée et restaurée par la commune de Goulien).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le sentier côtier qui longe 16 kilomètres de côte et permet de découvrir un paysage de falaises et de criques qui a reçu le label Grand Site de France depuis 2013 (pointe du Raz en cap Sizun).
  • La pointe du Millier, connue pour sa maison-phare et le moulin de Keriolet, mais aussi pour l'imposante pierre qui, selon la légende, serait la barque de saint Conogan.
  • La plage de Pors Péron, fréquentée l'été par les touristes, mais surtout par les gens de la région.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à Beuzec-Cap-Sizun[modifier | modifier le code]

  • Yves d'Alam (en religion père Bruno de Saint-Yves), né à Kerbusec (en fait Beuzec) près de Pont-Croix en avril 1600, mort en 1661 à Alep), cordelier, qui devint au XVIIe siècle supérieur du couvent des Cordeliers de Paris, puis missionnaire en Syrie. Il a écrit notamment le Livre des controverses (en arabe), l' Office des Morts et l' Office de la Sainte Vierge, dans la même langue[35].

Tableaux représentant Beuzec-Cap-Sizun[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Du Chatellier, Exploration de l'allée couverte de Kerbannalec en Beuzec-Cap-Sizun, Finistère, Imp. Francisque Guyon, Saint-Brieuc, s. d., 8 p. (extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord)
  • Serge Duigou, Quand bringuebalait le train youtar, Éditions Ressac, Quimper, 1984 (historique de la petite ligne de chemin de fer à voie métrique qui desservait la commune de 1894 à 1946)
  • Hilary Spurling, Matisse, Seuil, Paris, 2001 (sur le séjour du peintre Matisse à Beuzec-Cap-Sizun en 1895)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Grégoire Perrot, soldat au 118e régiment d'infanterie, disparu dans les combats de Maissin le .
  2. Jean Lannou, né le , soldat au 45e régiment d'infanterie.
  3. Jean Ansquer, soldat au 76e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Lachalade (Meuse).
  4. Jean Claquin, caporal au 4e régiment de marche des zouaves, tué à l'ennemi le à Cerny-en-Laonnois (Aisne).
  5. Corentin Kervarec, soldat au 6e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à Landrecourt (Meuse).
  6. Louis Mat, soldat au 152e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Hautevesnes (Aisne);
  7. Pierre Pensart, soldat au 147e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le aux Éparges (Meuse).
  8. Jean Mat, né le au bourg de Beuzec-Cap-Sizun, décédé le au bourg de Beuzec-Cap-Sizun.
  9. Probablement Henry Le Bras, baptisé le à Pellay en Beuzec-Cap-Sizun, décédé le à Kerven en Beuzec-Cap-Sizun, âgé de 77 ans.
  10. Probablement Henri Le Bras, né le à Lannuigne en Beuzec-Cap-Sizun, décédé le 0 Lannuigne en Beuzec-Cap-Sizun.
  11. Jacques Riou, né le au bourg de Beuzec-Cap-Sizun.
  12. Guillaume Perrot, né le au moulin de Kerlévesq en Beuzec-Cap-Sizun, décédé le à Kergadou en Esquibien.
  13. François Riou, né le à Beuzec-Cap-Sizun.
  14. Jean Pichon, né en 1946, voir https://www.ouest-france.fr/bretagne/beuzec-cap-sizun-29790/jean-pichon-devient-maire-honoraire-et-est-medaille-2922738 et https://www.letelegramme.fr/finistere/beuzec-cap-sizun/beuzec-cap-sizun-jean-pichon-honore-20-10-2014-10393024.php.
  15. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://danae.unblog.fr/2015/04/10/les-petits-ports-abris-du-cap-sizun-210-pors-lanvers-et-pors-lesven/
  2. http://www.pharesdefrance.fr/index.php/les-phares-a-voir/bretagne-pays-de-la-loire/phare-du-millier
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 1036
  4. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Christine Bonneton Éditeur, , 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 149.
  5. Patrick Maguer, Les enceintes fortifiées de l'âge du fer dans le Finistère, "Revue archéologique de l'Ouest" no 13, 1996, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1043
  6. Paul du Châtellier, Le tumulus de Kerlan-en-Goulien,"Revue archéologique", juillet 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2036214/f227.image.r=Cl%C3%A9den?rk=4227488;4
  7. a et b http://www.infobretagne.com/beuzec-cap-sizun.htm
  8. a et b Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist01og/page/76
  9. Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, "Cap-Sizun", éditions Palantines, 2005, (ISBN 2-911434-45-5)
  10. A. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle, revue "Annales de Bretagne", 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f31.image.r=Plogoff.langFR
  11. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  12. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  13. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  14. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f172.image.r=Plogoff.langFR
  15. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi4if-fwsveAhUFxoUKHSmnAroQ6wEIQDAE#v=onepage&q=Beuzec&f=false
  16. Yvon Normant, Clet, langoustier de Plogoff, Brest, Emgleo Breiz, , 358 p. (ISBN 978-2-359-74097-4)
  17. Raoul Bayeux, "La Diphtérie depuis Arétée le Cappadocien jusqu'en 1894", 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54748605/f161.image.r=Cl%C3%A9den
  18. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29008&dpt=29&idsource=15660&table=bp03
  19. http://maquisardsdefrance.jeun.fr/t10800-les-combats-de-lesven-en-finistere-26-aout-1944
  20. https://bigouden1944.files.wordpress.com/2017/02/les-combats-de-beuzec-cap-sizun-alb.pdf
  21. Article publié dans le journal Le Télégramme de Brest no 21814 du d’après les archives municipales de Beuzec-Cap Sizun et les écrits de Jean-Pierre Griffon et Alain Le Berre
  22. François Cotonéa, né le à Beuzec-Cap-Sizun
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  27. L'ouest de la Cornouaille dans les tourments de l'histoire, guide de découverte sur le patrimoine fortifié du Pays Bigouden, du Cap-Sizun et du Pays de Douarnenez, Syndicat Mixte, Pointe du Raz, (ISBN 9782952581004), p. 2, et voir : Plan d'interprétation du patrimoine bâti de l'ouest de la Cornouaille.
  28. « Oppidum gaulois de Castel-Coz », notice no PA00089838, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « Oppidum de Castel Coz », notice no IA00006369, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Allée couverte de Ty-ar-c'horriket », notice no PA00089834, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Menhir de Luguenez », notice no PA00089836, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Dolmen dit Bateau de Saint-Conogan, dit Ty Ar C'Horriket », notice no IA00006113, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  33. Fiche d’inventaire du « Bateau de pierre de Saint Conogan » au patrimoine culturel immatériel français, sur culturecommunication.gouv.fr (consultée le 13 mars 2015)
  34. Claude Augris, Atlas thématique de l'environnement marin de la baie de Douarnenez (Finistère), Editions Quae, (lire en ligne), p. 47.
  35. Louis de Sainte-Thérèse, "Annales des Carmes déchaussés de France", 1666, consultable https://books.google.fr/books?id=P_Tl7wWfW_IC&pg=PA709&lpg=PA709&dq=Kerbusec&source=bl&ots=u_6EV9YdwT&sig=geFWNoNcToAn7S8Z7tL5cRnjs5w&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjD0b6NtqzbAhWGPxQKHc4SDd8Q6AEIMzAB#v=onepage&q=Kerbusec&f=false