Beuzec-Cap-Sizun

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Beuzec-Cap-Sizun
Ti Kêr (mairie-poste).
Ti Kêr (mairie-poste).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Cap-Sizun
Maire
Mandat
Gilles Sergent
2014-2020
Code postal 29790
Code commune 29008
Démographie
Gentilé Beuzécois
Population
municipale
1 042 hab. (2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 34″ Nord 4° 30′ 37″ Ouest / 48.076111, -4.510278
Altitude Min. 0 m
Superficie 34,54 km2
Localisation

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Beuzec-Cap-Sizun

Beuzec-Cap-Sizun [bøzɛk kap sizœ̃] (en breton : Beuzeg-ar-C'hab) est une commune française du département du Finistère, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Kastel Koz sur la pointe de Beuzec (au loin, le cap de la Chèvre).

Beuzec-Cap-Sizun est située sur la côte nord du Cap Sizun, sur la baie de Douarnenez, face au cap de la Chèvre (presqu'île de Crozon) elle est la commune d'entrée sur le Grand Site de France de la Pointe du Raz en Cap Sizun.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beuzec-Cap-Sizun, en breton Beuzeg-ar-C'hab, est attesté pour la première fois en 1038 ; il se retrouve dans le cartulaire de Landevennec sous forme latine Buzoc in pago Cabsizun, Bodoc Kapsithun en 1170 [1].

Le nom Beuzec provient de l'anthroponyme Budoc[2], éponyme du saint fondateur de la paroisse, saint Budoc. L'église paroissiale Notre-Dame-de-la-Clarté est également dédiée à saint Budoc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'éperon barré de Castel Coz, vaste d'environ 1,2 ha, est implanté sur un promontoire granitique dominant la mer d'une hauteur d'une vingtaine de mètres ; côté terre, il était protégé par une triple ceinture de remparts séparés par des fossés, avec, de plus, des blocs rocheux épars disposés en chevaux de frise en avant de la première ligne des remparts. Le site a été occupé dès le néolithique et réoccupé au second âge du fer et à nouveau au Moyen Âge ; des traces de 150 à 200 huttes y ont été découvertes[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Beuzec-Cap-Sizun serait issue d'un démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plogoff[4].

Avant la Révolution, la paroisse dépendait du diocèse de Quimper et comprenait une trève : l'actuelle commune de Pont-Croix.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1741, une épidémie de dysenterie sévit : « Dans chacune des paroisses de Goulien, Plogoff, Esquibien, Plouinec, Plozévet, Mahelon, Poulan, Beuzet-Cap-Sizun [Beuzec-Cap-Sizun], Pouldergat, Douarnenez, on compte le chiffre énorme de dix à douze morts par jour »[5].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Pont-Croix comme succursale Beuzec[6].

Henri Le Bras, ancien élève du séminaire de Quimper, ouvrit une école à Beuzec-Cap-Sizun en vertu de la loi du 5 nivôse an II () qui rendait l'école primaire obligatoire et gratuite. Jacques Keruzoret, puis Jean-Marie Violant lui succèdent, ce dernier abandonnant Beuzec pour ouvrir une école à Primelin car le curé constitutionnel de Beuzec, Ansquer, lui refuse un local au presbytère pour tenir ses classes[7].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Habitants de Beuzec autour de l'allée couverte de Kerbalannec, vers 1900.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Beuzec-Cap-Sizun porte les noms de 92 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[8].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les morts de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Beuzec-Cap-Sizun porte les noms de 9 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, Guillaume Le Beul est disparu en mer lors du naufrage du contre-torpilleur Bison le en Mer de Norvège. L'un d'entre eux, Jean-Louis Claquin est en fait mort peu après la fin de la guerre en Europe, le à Hoa Binh (Viet-Nam)[8].

Les combats de Pors Lesven[modifier | modifier le code]

Le , près de 600 soldats allemands, venant de Lézongar en Esquibien, tentent d’évacuer le Cap Sizun à partir de Pors Lesven pour se réfugier dans la Presqu'île de Crozon, encore tenue par les troupes sous les ordres du général Ramcke, et Brest. Ils ont réquisitionné une trentaine de charrettes conduites par des paysans, chargées d’armes, munitions et vivres.

Le , dès 1h30 du matin, ils sont attaqués par des résistants de la 4e compagnie FFI venue de Tréboul et de la compagnie FTP Kléber de Douarnenez ainsi que par 6 hommes de la compagnie FFI Surcouf de Pont-Croix, Jean Bourdon, Alain Cotonéa, Jean Le Coz (qui sera tué), Pierre Lannou, Jos Le Dem et Hervé Savina. Ils sont rejoints à partir de 8 heures du matin par le reste de leur compagnie, puis vers 10 heures du matin, par ceux de Plouhinec - Audierne, commandés par le lieutenant Wolf, de Plogastel-Saint-Germain, sous les ordres de Léon Goraguer, de Quimper (la 7e compagnie FFI)[9].

Les Allemands , qui occupent le village de Lesven (ils brûlent les maisons et dépendances des familles Hénaff et Ansquer), quittent ce village vers 11 heures du matin, se repliant vers Kervoal et Kervigoudou où les combats font rage en début d'après-midi, les résistants étant renforcés par des compagnies FFI venues de Douarnenez et Briec. Les derniers combats cessent vers 17h30, les troupes allemandes se rendant après le suicide de leur chef, le lieutenant Wilhelm Kieppe ; 228 soldats allemands sont fait prisonniers (25 sont blessés) et conduits au collège Saint-Vincent de Pont-Croix. Un important matériel, dont 4 canons de 20, est capturé.

Les combats ont fait trente tués dans les rangs allemands. Onze résistants et civils français ont été tués, soit lors des combats (Jean Cloarec, 21 ans ; Robert Le Goff, 20 ans ; Laurent Gonidec , 34 ans ; Jean Tanguy, 20 ans ; Jean Le Coz, 29 ans ; Jean Thomas, 21 ans ; Yves Quinquis ; Germain Piriou, 42 ans ; Hubert Cajean, 18 ans ; Henri Sergent, 34 ans (fait prisonnier la veille à Esquibien et assassiné par les Allemands près de la plage de Lesven) ; Clet Gourmelen, 67 ans (assassiné par les Allemands dans sa ferme de Lesven).

Précédemment, le , Marie Ansquer, 12 ans, de Kerguian, qui gardait les vaches, avait été sans raisons abattue par un soldat allemand et mourut des suites de ses blessures[10].

L'après-Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

François Cotonea[11], garde à la 2e Légion de Marche de Garde républicaine, a été tué à l'ennemi le à Puoc Than (Cochinchine) pendant la Guerre d'Indochine[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 Jean Pichon    
en cours Gilles Sergent DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Le gîte communal accueille les groupes, les scolaires et les randonneurs toute l'année.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 900 1 510 1 338 1 758 1 875 1 900 1 909 1 430 2 079
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 068 2 101 2 219 2 112 2 165 2 181 2 178 2 247 2 289
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 254 2 222 2 219 2 191 1 939 1 923 1 865 1 795 1 638
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 539 1 420 1 318 1 307 1 181 1 037 1 074 1 085 1 054
2013 - - - - - - - -
1 042 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La ville héberge le Bagad Beuzeg ar C'hab qui évolue entre la première et la seconde catégorie du championnat national des bagadoù.

Tous les ans le deuxième dimanche d'août à la Pointe de Kastel-Koz, est organisé des messes avec chants en breton, des aubades et autres noces bretonnes lors de la fête des Bruyères.

Également Tous les ans au mois d'août à Pors-Lanvers, est organisé la fête de la mer : promenades en mer avec la SNSM, fumages de poissons, fabrication de casiers, concerts de chants de marins, randonnées sur le GR 34 et souper du pêcheur, etc.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Le sentier côtier qui longe 16 kilomètres de côte et permet de découvrir un paysage de falaises et de criques qui a reçu le label Grand Site de France depuis 2013 (pointe du Raz en cap Sizun).
  • La pointe du Millier, connue pour sa maison-phare et le moulin de Keriolet, mais aussi pour l'imposante pierre qui, selon la légende, serait la barque de saint Conogan.
  • La plage de Pors Péron, fréquentée l'été par les touristes, mais surtout par les gens de la région.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Du Chatellier, Exploration de l'allée couverte de Kerbannalec en Beuzec-Cap-Sizun, Finistère, Imp. Francisque Guyon, Saint-Brieuc, s. d., 8 p. (extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord)
  • Serge Duigou, Quand bringuebalait le train youtar, Éditions Ressac, Quimper, 1984 (historique de la petite ligne de chemin de fer à voie métrique qui desservait la commune de 1894 à 1946)
  • Hilary Spurling, Matisse, Seuil, Paris, 2001 (sur le séjour du peintre Matisse à Beuzec-Cap-Sizun en 1895)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, page 1036
  2. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Christine Bonneton Éditeur, , 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 149.
  3. Patrick Maguer, Les enceintes fortifiées de l'âge du fer dans le Finistère, "Revue archéologique de l'Ouest" no 13, 1996, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1043
  4. http://www.infobretagne.com/beuzec-cap-sizun.htm
  5. A. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle", revue "Annales de Bretagne", 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f31.image.r=Plogoff.langFR
  6. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  7. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f172.image.r=Plogoff.langFR
  8. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?insee=29008&dpt=29&idsource=15660&table=bp03
  9. http://maquisardsdefrance.jeun.fr/t10800-les-combats-de-lesven-en-finistere-26-aout-1944
  10. Article publié dans le journal Le Télégramme de Brest et de l’Ouest no 21814 du d’après les archives municipales de Beuzec-Cap Sizun et les écrits de Jean-Pierre Griffon et Alain Le Berre
  11. François Cotonéa, né le à Beuzec-Cap-Sizun
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  14. L'ouest de la Cornouaille dans les tourments de l'histoire, guide de découverte sur le patrimoine fortifié du Pays Bigouden, du Cap-Sizun et du Pays de Douarnenez, Syndicat Mixte, Pointe du Raz, (ISBN 9782952581004), p. 2, et voir : Plan d'interprétation du patrimoine bâti de l'ouest de la Cornouaille.
  15. « Oppidum gaulois de Castel-Coz », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Oppidum de Castel Coz », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Allée couverte de Ty-ar-c'horriket », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Menhir de Luguenez », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Dolmen dit Bateau de Saint-Conogan, dit Ty Ar C'Horriket », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Fiche d’inventaire du « Bateau de pierre de Saint Conogan » au patrimoine culturel immatériel français, sur culturecommunication.gouv.fr (consultée le 13 mars 2015)