Audierne (commune déléguée)

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Audierne
commune déléguée
Audierne (commune déléguée)
Vue du port.
Blason de Audierne commune déléguée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Statut Commune déléguée
Maire délégué Joseph Évenat
2016-2020
Code postal 29770
Code commune 29003
Démographie
Gentilé Audiernais
Population 2 159 hab. (2013)
Densité 732 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 30″ nord, 4° 32′ 26″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 67 m
Superficie 2,95 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Audierne
Localisation

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Audierne [odjɛʁn] est une ancienne commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne.

Elle fusionne le 1er janvier 2016 avec Esquibien, une commune limitrophe[1], pour former la commune nouvelle d'Audierne ; elle prend alors le statut de commune déléguée.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Audierne avant la fusion avec Esquibien[modifier | modifier le code]

La commune d'Audierne (avant l'annexion d'Esquibien) était de petite superficie (295 hectares) : riveraine au sud de l'Océan Atlantique (Baie d'Audierne) et à l'est de la ria du Goyen, la commune était limitée au nord et à l'ouest par la seule commune d'Esquibien. Son finage était en pente forte, s'élevant jusqu'à 67 mètres d'altitude dans sa partie nord-est, dans le quartier de Kerivoas, et déjà à une trentaine de mètres à faible distance de la mer et du Goyen, bordés par des falaises pentues assez élévées.

Le port d'Audierne s'est développé initialement dans une anse de la rive droite de l'estuaire du Goyen faisant fade à l'est, donc en situation d'abri par rapport aux vents dominants ; mais le port, en raison de l'exiguïté du site, a dû s'étendre progressivement vers l'aval le long de la rive droite en des endroits moins protégés (le port se livre surtout à la pêche de la langouste, du homard et de l'araignée de mer, espèces se développant dans les fonds côtiers de la baie d'Audierne). La ville elle-même s'étend de manière linéaire le long de cette même rive droite et plus difficilement, en raison des pentes et des altitudes, vers l'intérieur le long de petits vallons, principalement le long de l'actuelle D 784.

La partie nord de la commune est restée boisée (Bois de Suguensou) ; au sud, la grande plage de sable, qui s'étend à 1 500 mètres de la localité, en contrebas de Sainte Evette, appartenait en bonne partie à la commune d'Esquibien.

Audierne depuis la fusion avec Esquibien[modifier | modifier le code]

La commune nouvelle d'Audierne, depuis la fusion avec Esquibien, est beaucoup plus vaste, s'étendant sur 18,37 km².

Article détaillé : Esquibien.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Déjà connue sous le nom de Trève du Goyen (Trefgoazien, terme utilisé jusqu'au début du XVIe siècle), Audierne est présente dans les annales maritimes bordelaises dès le XIVe siècle, dans l'atlas du Vénitien Pétrus Vesconte sous le nom d’Odierna en 1313 et 1321, Goezian en 1410 [2] Trefgoazien (en 1507), Odjern (sur une carte hollandaise de 1580), Treffgoazien (au XVIIe siècle[3].

Le nom breton actuel de la commune est complètement différent de celui utilisé en français puisqu'il s'agit de « Gwaien »[4] et est le même que celui du fleuve côtier, le « Goyen ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Un imposant tumulus d'environ vingt mètres de diamètre se trouvait à Roz Kriben (dénommé aussi "Toul-Korriqued", "le trou des Korrigans"), une colline surplombant le port ; il est exploré en 1882 par Paul du Châtellier[5] ; arasé depuis, il en subsiste une allée couverte composée de quatre grands dolmens et des traces diverses de maçonnerie qui se terminent par un tertre où subsiste un menhir qui gît à terre. Ce lieu est une ancienne nécropole antique, ce qui a été prouvé par la découverte, à 100 mètres au sud-est, de cercueils de pierre avec ornements et poteries[6].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une stèle gauloise, datant probablement du Ve siècle ou du IVe siècle avant J.-C., décrite en 1883 par Hyacinthe Le Carguet[7], et se trouvant dans le quartier de Kermabon (Mabon est le nom d'une ancienne divinité galloise), dont la trace avait été perdue, a été retrouvée en 2017 dans un talus[8].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Audierne, qui était sous l'Ancien Régime une simple trève d'Esquibien, est issue du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Plogoff[3].

En 1482-1483, le registre de la « comptablie », qui perçoit les taxes à l'entrée du port de Bordeaux enregistre 10 navires venant d'Audierne[9].

Le naufrage d'un bateau d'Audierne[modifier | modifier le code]

Une gwerz rappelle le tragique naufrage d'un bateau d'Audierne, de retour de Bordeaux, devant les Étocs, peut-être au XVIIe siècle[10] ; en voici un extrait traduit du breton :

Qu'arrive-t-il aux gens de Penmarc'h
Qu'ils maintiennent des feux dans leur église ?
Chrétien de cœur, qui n'eut pleuré
Et eut été près de Penmarc'h
En voyant la mer bouillonner
À cause des matelots qui se noyaient
En voyant la mer devenir toute rouge
Du sang des chrétiens qui s'y trouvaient[11].

Michel Le Nobletz aurait fait la prédiction de ce naufrage en 1617 pour punir les marchands d'Audierne qui seraient sortis de l'église alors qu'il s'apprêtait à prêcher[12].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Copie de la dalle funéraire d'Yves Kerloc'h, un marin breton d'Audierne, décédé en 1532 à Sluis (Zélande, Pays-Bas)[Musée d'Audierne].
Église Saint-Raymond : carvelle sculptée au-dessus de l'entrée.

En 1536, on note 90 bateaux à Audierne et 1400 marins dans le Cap-Sizun et au XVIe siècle des bateaux d'Audierne et des autres ports du Cap-Sizun fréquentent déjà les abords de Terre-Neuvesi l'on en croit la toponymie locale (des lieux-dits y sont dénommés "Île d’Audierne", "baie des Trépassés" et "Pointe du Raz")[13].

En 1596, pendant les troubles de la Guerre de la Ligue, Christophe d'Arradon[14], surnommé le baron de Camors, à la fois ligueur (il avait par exemple participé à la reprise de Blavet, alors tenue par les huguenots, le ) et brigand, dévaste les ports d'Audierne et de Pont-Croix, puis s'installe au château du Cosquer en Combrit et, de là, opère des raids dans la région de l'embouchure de l'Odet, rançonnant les marchands de Pont-l'Abbé et l'Île-Tudy[15].

En 1590, en pleine période des Guerres de religion, sur 849 navires ayant fréquenté le port de Bordeaux, 80 venaient du Cap Sizun et 55 de Penmarc'h. Plusieurs églises de la région, dont l'église Saint-Rumon d'Audierne, sont ornées de carvelles. Vers la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, des bateaux d'Audierne s'aventurent jusqu'aux Canaries ainsi qu'en Méditerranée (plusieurs marins d'Audierne furent d'ailleurs victimes des Barbaresques) ou encore jusque dans le Sund. Au milieu du XVIIe siècle, Audierne possède 150 chaloupes de pêche et compte environ 2 300 habitants[16].

Le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha deux missions à Audierne en 1643 et 1669[3].

La seconde moitié du XVIIe siècle et le XVIIIe siècle furent pour Audierne une période de déclin ; il faut attendre l'essor de la pêche à la sardine et des conserveries dans la seconde moitié du XIXe siècle pour que le port retrouve la prospérité.

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse d'Audiern [Audierne] de fournir 6 hommes et de payer 39 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[17].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Audierne en 1778 :

« Audierne, petite ville et port de mer ; à 7 lieues de Quimper, son évêché ; à 45 lieues trois-quarts de Rennes et à 1 lieue de Pont-Croix, sa subdélégation. C'est une trève de la paroisse d'Esquibien. On y compte 1 200 communiants[Note 1]. Cette ville faisait autrefois, avec l'Espagne et les autres pays étrangers, un commerce de sardines et de maquereaux considérable qui, depuis quelques années, est presque tout à fait tombé. Il s'y exerce une moyenne justice, qui dépend de la maison de Souléac et ressortit au présidial de Quimper[18]. »

La Révolution française et le Premier Empire[modifier | modifier le code]

La ville d'Audierne élit quatre délégués (De Lécluze, Botsey, Maubras et Kerillis), pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[19].

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse d'Esquibien comme succursales Primelin, Audierne et l'Île-de-Sein[20].

L'école d'hydrographie d'Audierne fut fondée en 1791 par Armand Louis Tréhot de Clermont[Note 2], fils de Louis Tréhot de Clermont, alors maire de Pont-Croix.

Un ancien notaire, Jean Lannou, en vertu de la loi du 5 nivôse an II () qui rendait l'école primaire obligatoire et gratuite, ouvrit une école à Audierne le 1er messidor an II (, mais arrêta dès le 24 nivôse an III () « en raison du temps et de la localité » [il veut dire sans doute le local] ; Michel Kerloch, ancien écolier du collège de Quimper, le remplaça, se montrant plein de bonne volonté, quoique « le local où se tient l'école est un vrai grenier, sans fenêtres, sans tables, sans bancs, et cependant il a jusqu'à 113 élèves, qu'il est obligé de faire rester debout. De plus il n'avait pas de logement »[21].

Jacques Cambry décrit ainsi Audierne vers 1795 :

« La commune d'Audierne s'étend sur le rivage et s'élève sur une montagne assez rapide, ses quais sont en mauvais état ; on commence à les rétablir ; les rues sont dépavées, impraticables, mal dirigées. L'entrée de la ville serait infiniment plus commode (...) si l'on réparoit [réparait] le mauvais pont qu'on trouve en arrivant. (...) Tout manque ici : halles, lavoirs, hôpitaux, manufacture, abreucoirs, moulins, boucheries, bois de chauffage ; la prison ne peut contenir que trois hommes. Audierne est un séjour de misère et de privation ; il étoit [était] tout autre quand le commerce florissoit [fleurissait] ; on n'y trouve ni médecin, ni chirurgien, pas même un accoucheur[22]. »

Déjà la municipalité écrivait le  : « La principale rue est entièrement ruinée ; si le pavé n'est pas restauré sous peu, elle deviendra absolument impraticable et n'offrira plus par temps de pluie que le spectacle d'un affreux bourbier »[23].

Le , un convoi de 19 bâtiments, chargés de vivres pour la Marine, acculés par des bateaux anglais en rade de Kérity-Penmarch et en passe d'être brûlés, parvient à se réfugier à Audierne et Bénodet[24].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Audierne pendant la première moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le recteur d'Audierne évoque en 1814 sa ville comme « une petite Sodome qui ne peut vivre qu'au gré de ses plaisirs » ; veut-il parler de débauche en général ou plus précisément d'homosexualité, chez des marins qui passent le plus clair de leur temps entre hommes[25].

Jean-François Brousmiche écrit vers 1830 : « Chaque jour voit s'embellir le port d'Audierne. Les quais sont très beaux et revêtus de pierres de taille »[26].

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Audierne en 1843 :

« Audierne, ville et commune formée de l'ancienne trève indépendante de la paroisse d'Esquibien, aujourd'hui desservance[27]. Bureau de poste. (...) Principaux villages : Ménez-Béan, Kerbusolic, Kerivoas, Kerhuon, Kergadec. Superficie totale 287 hectares dont (...) terres labourables 172 ha, prés et pâtures 14 ha, bois 14 ha, vergers et jardins 11 ha, landes et incultes 57 ha (...). Moulins et usines : 13 (...). Ce port, ouvert sur une baie couverte d'écueils, est fort sûr. Toute la ville ne se compose que d'une rue, qui commence à la route de Pont-Croix, et se termine à l'ancien couvent des Capucins. Les habitants se livrent presque tous à la pêche, surtout à celle du merlus, qui s'exporte jusqu'en Espagne. L'on exporte aussi dans le nord de la France des soudes de wareck fabriquées dans la commune. Si le port est vaste et large, les quais sont incommodes. Il y a une école d'hydrographie. Le pays environnant est agreste ; le terrain élevé, montueux et généralement découvert, est un peu en pente vers le sud-est. (...). La vue que l'on a des Capucins est très belle et très étendue ; on y découvre la Pointe du Raz et l'Île de Sein. (...). Généralement les habitants de la campagne ne portent de chaussures que dans les jours fériés; ils sont, excepté dans ces derniers jours, vêtus en toiles qui se fabriquent dans la commune. Il y a beaucoup de mendiants. (...). Géologie : constitution granitique. on parle le breton[28]. »

Le pont sur le Goyen[modifier | modifier le code]

Un pont métallique sur le Goyen, à péage, fut construit en 1856 sur le chemin de grande communication no 1 en amont d'Audierne ; il comprenait une arche qui pouvait se lever afin d'assurer la continuité de la navigation en direction de Pont-Croix. Ce pont fut un temps interdit à la circulation en 1880, ce qui suscita « un énorme embarras pour toutes les relations de la contrée située sur la rive gauche du Goyen, avec Audierne, Esquibien, Primelin, Plogoff et Cléden ». Le Conseil général du Finistère refusa le projet d'un pont tournant, trop onéreux, et vota en 1880 la construction d'un nouveau pont « en fer renforcé », composé de « quatre travées fixes, plus celle du milieu s'ouvrant pour le passage des navires au moyen de volées mobiles, lesquelles seules porteront un plancher en bois ; toutes les parties fixes étant formées de voussèles en briques et ciment recouvertes de béton et d'un empierrement. La chaussée du pont conservera 2 mètres de largeur, en outre de deux trottoirs de 0,536 m pour les piétons. Le service de la manœuvre du pont comportera à peine la force d'un homme grâce à un système de contre-poids équilibrant celui de la volée et à un appareil élévatoire très simple »[29].

La dangerosité de l'accès au port et les sauvetages en mer[modifier | modifier le code]

Plan d'accès au port d'Audierne dessiné en 1875.

L'accès au port d'Audierne était redoutable : outre les courants et écueils du Raz de Sein, le récif de la Gamelle[Note 3] et la barre à l'entrée du port, ainsi que les bancs de sable instables de l'embouchure du Goyen provoquaient de nombreux naufrages (par exemple la tempête du fit 17 victimes parmi les marins-pêcheurs d'Audierne). Néanmoins, Audierne était traditionnellement un port de refuge (car c'était le seul havre digne de ce nom entre la Pointe de la Torche et la Pointe du Raz) : vers 1840, le nombre des navires y faisant relâche était en moyenne de 200 par an ; ils n'étaient plus que 5 en 1906 en dépit de l'amélioration des conditions de navigation, car l'accroissement de la taille des navires leur interdit l'accès à Audierne.

Des travaux d'aménagement portuaire ont été progressivement réalisés : le Vieux môle, construit en 1766, est surélevé en 1830 ; le môle du Raoulic, long de 214 mètres, est construit en 1847 ; la passerelle des Capucins relie le chemin de halage, construit à partir de 1858, au Vieux môle ; le môle de Sainte-Evette, qui date de la fin du XIXe siècle, est prolongé en 1951 (l'Abri du canot de sauvetage y est placé) ; mais l'accès au port d'Audierne reste malgré cela difficile et dangereux et les problèmes d'ensablement sont chroniques[30], nécessitant régulièrement des travaux de dragage, les derniers entrepris ayant eu lieu en 2016.

Audierne est, avec Saint-Malo, l'un des deux premiers ports français où l'amiral Rigault de Genouilly crée, dès le la Société centrale de sauvetage des naufragés, car le port d'Audierne est alors l'un des plus dangereux du littoral français, une terrible barre se levant face à son entrée à hauteur des hauts-fonds de la Gamelle. Le premier sauvetage est effectué dès le . L'abri du canot de sauvetage se trouve à Pors Péré dans la commune d'Esquibien. Depuis 1865, plus de 1 000 sauveteurs bénévoles se sont succédé à Audierne pour secourir les marins[31].

Une lettre adressée le au Ministre des Travaux Publics par le Bureau du syndicat des marins pêcheurs d'Audierne décrit en ces termes les problèmes du port : « Situé à proximité des lieux de pêche, le port d'Audierne serait très florissant si l'entrée du port était praticable à toute heure ; mais malheureusement, de temps en temps elle ne l'est pas. La barre brise et le canot de sauvetage est obligé de se porter à la pointe du môle pour protéger l'entrée des bateaux et porter secours en cas d'accident. Souvent les bateaux sont forcés d'attendre le moment favorable pour entrer, et le produit de la pêche, la sardine surtout, s'avarie. (...). À certaines époques de l'année, lorsque la pêche à la sardine se fait dans la baie d'Audierne, il y a dans le port plus de 1 500 bateaux, en majorité de Douarnenez, Guilvinec et Concarneau ; alors des accidents sont toujours à craindre, soit à l'entrée, soit dans le port même, [à cause] du courant. D'une autre part, le curage du port s'impose : à marée basse, l'odeur de la vase est si forte qu'il faut y être habitué pour pouvoir rester sur le quai ou dans les bateaux et, par place, elle est tellement accumulée qu'on risque d'échouer à chaque instant ; il y a là encore un double intérêt [à effectuer les travaux] : santé et sécurité ».

Les activités goémonières[modifier | modifier le code]

Audierne fut au XIXe siècle un centre important d'activités liées au goémon, ramassé notamment dans toute la Baie d'Audierne. En 1872, le baron Amédée De Lécluse-Trévoëdal fait construire une usine de produits chimiques fabriqués, notamment de l'iode, à partir de la soude obtenue grâce aux cendres de varech au lieu-dit Le Stum. Le brûlage du goémon engendrait une pollution importante comme en témoigne cet extrait d'une lettre de 1872 : « Dans l'état actuel, la baie d'Audierne produit chaque année trois mille tonnes de cendres de warech, ce qui correspond à la quantité énorme de quatre-vingt-dix mille tonneaux d'engrais naturels soustraits à la culture (...). Les vapeurs produites par l'incinération le long des rivages, moins dangereuses sans doute que les gaz des réactions dans les ateliers de produits chimiques, portent déjà un grand préjudice aux cultures et infectent le pays à plusieurs lieues à l'intérieur (...) »[32].

L'essor du port de pêche et des conserveries ainsi que leurs conséquences sanitaires[modifier | modifier le code]

Le port de pêche d'Audierne connaît un essor important dans la seconde moitié du XIXe siècle : « L'industrie véritablement importante à Audierne, c'est la pêche. Depuis très longtemps la pêche d'hiver et de printemps y donne d'excellents résultats et l'on y exporte en grande quantité les langoustes, homards et gros poissons tels que maquereaux, soles, turbots, etc. Le tonnage de l'exportation (...) est, d'une manière à peu près constante, (...) de 1 800 tonnes par an. Mais un fait inattendu a donné dans les dernières années un très rapide développement à la pêche d'Audierne. La sardine a cessé lentement d'abord et complètement depuis 1877 d'entrer dans la baie de Douarnenez. En 1876, la moitié de la flottille de pêche de Douarnenez (400 barques montées par 2 000 hommes d'équipage) a pêché à Audierne pendant une période de 4 mois. En 1878, sept cents barques étrangères au port ont pêché pendant la saison d'automne dans la baie d'Audierne. Cette ville se trouve donc occupée pendant la période de pêche par plus de 3 000 pêcheurs, qui viennent chaque soir mouiller à l'entrée du port et s'y approvisionner des denrées nécessaires à leur subsistance. Les usines de Douarnenez prennent leur poisson à Audierne et sont approvisionnées chaque jour par plus de 70 voitures (...) »[33].

À Audierne, l'essor des conserveries, appelées alors "fritures", fut tardif (plus de 20 ans après Douarnenez et Concarneau par exemple) en raison de la situation très excentrée et de l'isolement de la ville ; les deux premières conserveries sont construites en 1872, l'une par les frères Pellier, originaires du Mans, l'autre par Delecluze ; l'usine Béziers[Note 4] ouvre en 1877, l'usine Le Floch et Jherpe en 1879, Louarn en 1880, Auguste et Charles Chancerelle[Note 5] (de Douarnenez) en 1880 de même que Salaün et Bourgeois ; Gustave Le Gall ouvre en 1884, Caradec et Ouizille en 1896 ; plusieurs usines se dotent d'usines à gaz destinées à leur éclairage et au chauffage, notamment pour le soudage des boîtes de conserve (le chauffage se faisait antérieurement au charbon de bois). D'autres usines ouvrent à Poulgoazec : Auguste et Charles Chancerelle en 1880, Arsène Saupiquet la même année, Henri de Lécluse en 1880 ; Eugène Rio et Paul Audigan en 1901[34].

En-tête d'une lettre des établissements "Pellier Frères" datée de 1909.

Les frères Pellier se plaignent, en 1878, du manque d'eau douce qui « cause un préjudice considérable à leur fabrication de sardines à l'huile et qui souhaitent être autorisés à établir une prise d'eau »[35]. En 1876, on compte une douzaine d'usines sur les bords du Goyen, un fleuve alors d'une saleté épouvantable où déchargent chaque été plus de 500 chaloupes de pêche. En 1875, le Conseil d'arrondissement de Quimper recommande le curage du port d'Audierne « dans lequel s'entasse une quantité de détritus infects qui finiront par empêcher l'accostage des navires et compromettre la santé publique »[36]. En effet, des écoulements permanents de saumure, de jus et d'huile de poisson, de détritus de sardines, sont autant de nuisances qui dégagent une infection insupportable et sont le germe d'épidémies meurtrières[37].

L'insalubrité provoquait de fréquentes épidémies. Le "Bulletin de l'Académie nationale de médecine" écrit en 1886 qu'« à Audierne et à Poulgoazec (...), sur une population de 2 000 habitants, on observe par an près de 200 cas de fièvre typhoïde »[38].

Article détaillé : Conserve de sardines à l'huile.

À la suite de l'épidémie de choléra de 1885-1886 qui fit 144 morts à Audierne[39], le docteur Anner, directeur de la santé à Brest, envoyé sur les lieux pour combattre le fléau, écrit : « Les planchers n'existent nulle part, le sol que les pieds foulent est la terre même, avec ses irrégularités et ses anfractuosités dans lesquelles stagnent les boues et les ordures aussi bien de l'extérieur que de l'intérieur »[40].

En février 1896, le Conseil municipal d'Audierne vote un vaste programme d'assainissement, prévoyant la création de canalisations d'eau potable « considérant l'eau disponible en quantité insuffisante pendant la saison de pêche à la sardine, car alors plus de 800 bateaux étrangers [étrangers au port] se trouvent parfois dans le port ». Il envisage aussi le repavage de la place du Marché et de la Grand'Rue[41].

Vers 1900, on recense 20 ateliers de friture et 14 usines de conserves de poissons à Audierne[42]. La plupart appartiennent à des propriétaires extérieurs à la ville, douarnenistes principalement, mais aussi nantais, concarnois ou autres ; seules trois usines ont été créées par des entrepreneurs locaux (Henri de Lécluse, Louarn et Salaün).

Une famille influente : les Lécluse-Trévoëdal[modifier | modifier le code]

La famille Delécluse (ou de Lécluse) accola à son nom celui de sa terre de Trévoëdal, située en Beuzec-Cap-Sizun (autorisation accordée par décret le ).

  • François-Marie de Lécluse (1748-1810) fut membre du directoire du district de Pont-Croix et acheta le couvent des Capucins d'Audierne en 1795.
  • Son frère, Jean-Baptiste de Lécluse, né en 1751 à Audierne, fut sénéchal du marquisat de Pont-Croix, puis président du tribunal civil de Quimper et enfin procureur près la cour d'assises du Finistère. Il fut aussi député du Corps législatif entre 1806 et 1810.
  • Jean Pierre de Lécluse-Trévoëdal[Note 6] (1804-1884), neveu des précédents, fut président du tribunal civil de Quimper et maire d'Audierne.
  • Amédée de Lécluse-Trévoëdal[Note 7] (1836-1898), petit-neveu des précédents, royaliste, propriétaire du château de Locquéran, fut maire d'Audierne entre 1871 et 1898 et conseiller général du canton de Pont-Croix. Il créa en 1872 l'usine d'extraction d'iode à partir de la soude provenant de la cendre de varech dans l'anse du Stum.
  • Son frère, Émile de Lécluse-Trévoëdal[Note 8] (1838-1910) fut maire d'Audierne, succédant à son frère, entre 1898 et 1908. En 1879 les deux frères créèrent une "friture" (conserverie) à Poulgoazec.
  • Henri de Lécluse-Trévoëdal[Note 9], fils d'Amédée de Lécluse-Trévoëdal, capitaine de cavalerie pendant la Première Guerre mondiale, habitait le château de Locquéran. Son épouse Jeanne Bertrande de La Brousse de Beauregard, développa une activité de dentelle au point d'Irlande dans le château de Locquéran pour les femmes de pêcheurs et d'ouvriers afin de faire face à la crise sardinière à partir de 1903.

Description d'Audierne en 1893[modifier | modifier le code]

L'entrée du port avant 1903 (dessin de A. Karl).
Le port d'Audierne avant 1903 (dessin de A. Karl).

Alexandre Nicolaï décrit ainsi Audierne en 1893 :

« (...) Les barques qui ne sont pas sorties dorment sur le flanc en bas des quais ; les marins étendent les filets, des vieux se chauffent sur le bas des portes, des femmes remaillent, les mendiants s'empressent autour de nous, et c'est à grand'peine que pour longer le port nous nous mêlons au va-et-vient assez animé qu'entretiennent les nombreuses usines et fabriques de soude et de conserves de sardines. Mais pouah ! Quelle infection qui nous soulève le cœur ! Un inimaginable relent d'huile, d'iode et de poisson passé qui alourdit l'air, vous serre à la gorge, semble pénétrer vos vêtements ! Un peu d'opoponax s'il vous plaît ! C'est une de ces symphonies d'odeurs mijotantes, comme Zola seul en pourrait transposer, qui éclate de partout, des barques, des barils de rogue nauséabonde, des filets, des vases transformées en charniers, des usines, des gens même qui vous frôlent. (...) Un parfumeur eût gagné bien de l'argent ce jour-là ! Pourquoi n'y en a-t-il pas à Audierne[43] ? »

En décembre 1894 à Audierne et en janvier 1895 à Poulgoazec, les ouvriers-soudeurs (qui soudaient les boîtes de sardines) se mettent en grève, protestant contre l'installation de sertisseuses[44].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La voie ferrée Douarnenez - Audierne et le "train-carottes"[modifier | modifier le code]

Les horaires de la ligne de chemin de fer Douarnenez-Audierne en 1896.

La ligne de chemin de fer de Douarnenez à Audierne, appartenant aux Chemins de fer départementaux du Finistère, déclarée d'utilité publique le , longue de 19,8 km, mise en service le  : « Alors que les quais d'Audierne sont plantés de mâts pavoisés aux couleurs nationales (...), flanqué de ses deux vicaires, l'abbé Masson vient bénir bâtiments et matériels »[45]. La ligne, à voie métrique, dessert les stations de Poullan, Pont-Croix et la halte de Beuzec-Cap-Sizun (en 1905, une halte supplémentaire est créée à Lestrivin, entre Poullan et Douarnenez) ; les trains mettaient de 50 à 55 minutes à parcourir le trajet, à la vitesse moyenne horaire de 22 km/h. La ligne est surnommée Ar Youter (youd en breton signifiant « bouillie », cette appellation se veut ironique : la « ligne des mangeurs de bouillie ») est ainsi décrite par Yvon Normant : « Ce petit chemin de fer à voie étroite rejoint Pont-Croix, puis se dirige vers Audierne en longeant le cours sinueux de la ria du Goyen. Il transporte touristes et marchandises. Certains jours, lors des fortes affluences pour la foire de Pont-Croix, on installe des bancs dans les wagons de marchandises. Les voyageurs bénéficient gracieusement du parfum des congres et des sardines, avant de renifler celui des porcs et des vaches sur la place du marché. (…) Un chargement trop lourd faisait patiner les roues de la petite locomotive dans les montées. Le conducteur demandait alors aux voyageurs de descendre en bordure de voie et de reprendre le convoi plus loin »[46]. La ligne ferma en 1946.

À Audierne, les touristes fréquentaient l’hôtel du Commerce, l’hôtel de France et l’hôtel de la Gare.

La ligne ferroviaire à voie métrique surnommée "train carottes", exploitée initialement par les Chemins de fer armoricains, fut inaugurée le et ferma le , ne fonctionnant donc que 33 ans à peine. La voie ferrée partait de Pont-l'Abbé et desservait les gares de Plonéour-Lanvern, Tréogat, Pouldreuzic, Plozévet, Plouhinec, Pont-Croix, pour aboutir à Audierne ; la ligne desservait aussi des arrêts facultatifs supplémentaires comme celui de Plovan[47]. « C'était un train mixte de marchandises et de voyageurs, qui a eu un impact important sur la vie économique et sociale en pays bigouden et dans le cap Sizun » a écrit l'historien Serge Duigou.

Dans la décennie 1930, six trains par jour desservaient la ligne du train youtar ; les retards étaient à répétition, souvent dus à la nécessité d'assurer les correspondances en gare de Douarnenez avec les trains de la compagnie Paris-Orléans, et les accidents fréquents (passagers tombant du train depuis la plate-forme, collisions aux passages à niveau qui étaient non gardés, chutes de passagers en gare, parfois dus à l'ivresse les jours de marché à Pont-Croix)[45].

L'Abri du marin d'Audierne et la misère au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Liste des principaux habitants d'Audierne en 1911.
Concours de maquettes de bateaux devant l'Abri du marin d'Audierne vers 1920 (photographie de Jacques de Thézac)

Vers 1900, la consommation d'alcool par habitant était très élevée dans les ports : 20 fois plus à Audierne qu'au Huelgoat[48].

En 1901, le port d'Audierne compte près de 500 chaloupes de pêche et 3 500 inscrits maritimes. Jacques de Thézac y crée en novembre 1901 un Abri du marin, financé par l'usinier lorientais Georges Ouizille[49], près de la petite grève des Capucins. C'était là en effet que la plupart des pêcheurs étrangers au port venaient échouer leurs bateaux. En 1915, l'Abri fut temporairement réquisitionné pour accueillir un détachement du 118e régiment d'infanterie de Quimper. L'Abri du marin ferma en 1956[50].

Le , la barque de pêche no 1625 qui rentrait dans le port d'Audierne fut renversée par une forte lame alors qu'elle franchissait la barre et les cinq hommes à bord furent précipités à la mer. Seul le patron, Le Borgne, fut sauvé[51].

Lettre d'Alfred Chancerelle au préfet du Finistère annonçant le lock-out dans son usine d'Audierne en 1896.

La crise sardinière du début du XXe siècle fut dramatique à Audierne : elle commence en 1902 et dure jusqu'à la Première guerre mondiale en raison de la raréfaction de la sardine (même si 1904 et 1909 sont de moins mauvaises années que les autres) et est aggravée par les nombreux conflits sociaux liés surtout au refus par les ouvriers-soudeurs de l'introduction des machines à sertir auxquelles ceux-ci s'opposèrent vivement, ce qui provoqua plusieurs grèves, et, en représailles des lock-out patronaux.

Le Journal écrit dans son numéro du  : « La pleine misère sévit à Audierne (...) et tous les navrants tableaux qu'on puisse décrire ne donneront pas l'intensité de la triste réalité. Audierne renferme surtout beaucoup d'ouvriers soudeurs, et ce sont ces pauvres travailleurs qui sont le plus atteints par cette terrible crise sardinière. Le pêcheur a encore la mer, mais l'ouvrier soudeur, sans aucun travail ni espoir d'en avoir de sitôt, puisque les usines regorgent de boîtes, presque pour deux années, est le véritable "crève-de-faim" du littoral. Il y a plus de 300 soudeurs à Audierne »[52].

Audierne : état des conserveries en 1910

L'apogée de la flottille de pêche et de l'industrie de la conserve à Audierne et Poulgoazec se situe vers 1902 avec 16 usines et 656 bateaux armés pour la pêche cette année-là (c'est très tardif car pour l'ensemble de la France l'apogée de ces activités se situe vers 1880), travaillant jusqu'à 2 300 000 sardines par jour pendant la saison de pêche. En 1909, l'ensemble Audierne-Poulgoazec est encore le quatrième centre sardinier français derrière Chantenay, Concarneau et Douarnenez-Tréboul, employant encore 419 ouvriers soudeurs, en dépit de l'introduction des machines à sertir. En 1909, l'usine Chancerelle Henri employait lorsqu'elle était en pleine activité 190 ouvriers dont 40 soudeurs ; l'usine Pellier frères 180 ouvriers, dont 30 soudeurs : l'usine Chancerelle René et Robert 175 ouvriers, dont 45 soudeurs ; les usines Audigan, de Pénanros et de Lécluse respectivement 90, 82 et 67 ouvriers, etc.. Ces activités engendrèrent à Audierne un véritable paysage industriel, avec notamment de nombreuses cheminées d'usines, hautes de plus de 9 mètres[53].

Mais le déclin est net à partir de 1910 : par exemple les usines Pellier frères et de Pénanros ferment en 1910, celle de René Béziers poursuit son activité jusqu'en 1914, mais ferma également à cette date, en raison notamment de la concurrence espagnole et portugaise[Note 10].

Le port de pêche dans la première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Une famille de pêcheurs d'Audierne au début du XXe siècle (photographie Joseph-Marie Villard)
Le port d'Audierne vers 1900 (carte postale Léon et Lévy)

Le nombre des inscrits maritimes dans le quartier d'Audierne est en 1903 de 4 980 dont 1 012 à Audierne même, 1 025 à Plouhinec, 911 à Plogoff, 750 à Cléden-Cap-Sizun, 407 à l'Île de Sein, etc[54].

Le port d'Audierne est ainsi décrit en 1907 : « Le port d'Audierne est formé de deux parties bien nettes : le port proprement dit comprend (...) un grand quai (...) dans le prolongement de la RN 165, long de 460 mètres (...), ses terre-pleins sont empierrés, et 6 cales accolées au quai, pavées et mesurant 30 mètres sur 6 mètres en largeur, sauf la dernière, plus grande, qui sert au lancement du bateau de sauvetage. À 200 mètres environ en aval de l'extrémité des quais se trouve le vieux môle, ouvrage qui arrête partiellement la propagation dans le chenal de la lame du large. (...) Le chemin de halage qui longe le chenal d'accès commence au vieux môle. Il se compose pour partie d'une passerelle métallique de 126 mètres de longueur franchissant l'anse des Capucins (...). Il a une longueur de 688 mètres et se termine au môle de la pointe du Raoulic, qui s'avance sur 214 mètres dans la mer »[55].

L'accès au port était difficile et dangereux : « Actuellement, un bateau qui veut entrer à Audierne doit attendre au large que la barre d'entrée du Goyen soit franchissable. Puis, dès que la hauteur d'eau devient suffisante pour lui permettre de passer au-dessus d'elle et que le temps est favorable, il s'engage dans le chenal et remonte sans obstacle, en se faisant haler au besoin, jusque vers le milieu du banc des Capucins. Arrivé là, il lui faut attendre à nouveau que la hauteur d'eau au-dessus de ce banc soit suffisante pour le franchir. Ce n'est qu'alors qu'il peut reprendre sa marche pour entrer dans le port lui-même par ses propres moyens, sans pouvoir d'ailleurs se faire haler à partir de cet endroit par suite de la non continuation du chemin de halage (...). En définitive, ce n'est qu'au bout de 2 heures de flot au moins qu'[une barque] pourra gagner le port. Pour la sortie, elle devra quitter le port dès ma mi-marée »[55].

Les bateaux de pêche entraient dans le port d’Audierne à mi-marée montante, afin de choisir, en l’absence de criée, le mareyeur proposant le meilleur prix ; si, par téléphone, un mareyeur d’un autre port proposait un prix plus avantageux pour les langoustes et les homards (les tourteaux étaient alors délaissés et rejetés en mer), le bateau repartait aussitôt. À marée basse, les bateaux et leur pêche étaient prisonniers du port en raison de son assèchement complet. Le gain de la marée était partagé par l’équipage : sur un langoustier, les trois marins à bord avaient droit à une part, le propriétaire du bateau à une part (à deux parts si le bateau était ponté), le mousse à une demi-part (de nos jours, le patron propriétaire d’un bateau reçoit la moitié de la valeur de la marée)[46].

Les langoustiers, désarmés à partir du mois d’octobre, passaient l’hiver à Audierne, à l’abri dans la ria du Goyen.

Le journal L'Ouest-Éclair du écrit : « L'important port de pêche d'Audierne présente depuis quelque temps une animation extraordinaire, c'est que la pêche donne en plein, la pêche à la sardine surtout. Aujourd'hui 450 bateaux environ y prennent part. Ce sont ceux d'Audierne, auxquels sont venus s'ajouter ceux du Guilvinec et de Douarnenez. Le port présente un coup d'œil magnifique et le quai une animation extraordinaire. Les 12 usines de conserves alimentaires travaillent à plein rendement et les mareyeurs aussi. Les trains et camions automobiles sont bondés de poissons expédiés sur les différents centres de l'intérieur. Hier soir les pêcheurs débarquaient de la sardine si grosse que jamais, au dire des plus anciens, ils n'en avaient vus de pareilles, elle était du moule de 90 à 95 millimètres. Les maquereaux sont aussi pêchés en quantités considérables, ainsi que les anchois et poissons divers. Les bateaux qui étaient armés pour la pêche aux crustacés et tourteaux (Audierne et Poulgoazec) ont débarqué leurs casiers pour les remplacer par des filets à sardines»[56].

Le , le langoustier Chopine-Bihen, d'Audierne, est abordé et coulé au large du phare d'Ar-Men par le vapeur anglais Porthleven ; les cinq hommes de l'équipage, jetés à la mer, furent secourus par le navire abordeur, mais le patron, François Moullec, disparut en mer[57].

Dans la décennie 1930, Audierne est le premier port breton pour le crabe et le second, derrière Camaret, pour la langouste et le homard. En 1937, le journal L'Ouest-Éclair écrit :

« La pêche principale dans les ports du quartier d'Audierne : Poulgoazec, Île de Sein, Plogoff, Poulhan, etc., dont plusieurs sont de simples criques, c'est la pêche aux crustacés que font, aux casiers, quelque 340 bateaux, montés par plus de 2 000 hommes. Ces langoustiers font aussi la sardine en été. L'on compte 200 marins pêchant surtout le merlan et 200 maquereautiers. (...). Le nombre de familles de pêcheurs est d'environ 1 500. Celles du Cap, de Plouhinec, de Plozévet possèdent généralement un lopin de terre et souvent les femmes travaillent à l'usine de conserves. Durant l'hiver quelques marins vont naviguer au commerce. (...)[58] »

Le port de commerce au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port de commerce d'Audierne a eu, entre 1890 et 1906, un trafic moyen de 7 850 tonnes à l'importation (dont 2 858 tonnes de charbon, 890 tonnes de goudrons et résines, 769 tonnes de bois, 670 tonnes de matériaux de construction, 570 tonnes de vins, 533 tonnes de céréales, 352 tonnes d'engrais, etc.) et de 4 188 tonnes à l'exportation (dont 1 736 tonnes d'engrais, 540 tonnes de conserves, 514 tonnes de céréales, etc.)[59].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Audierne porte les noms de 163 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 13 au moins sont des marins disparus en mer, par exemple Théodore Priol, disparu le dans le naufrage du cuirassé Bouvet; deux au moins (Paul Carval, tué le à Caeskerque et Jean Courté, fusilier marin, tué le à Dixmude) décédèrent sur le front belge lors de la Course à la mer, trois moururent alors qu'ils étaient membres de l'Armée française d'Orient comme Alexandre Le Coz, pilote d'hydravion, décédé le à Salonique des suites de ses blessures dues à un accident d'amerrissage et Allain Fichoux, tué le lors de l'expédition des Dardanelles ; la plupart des autres sont des soldats décédés sur le sol français, à l'exception de Jean Kersalé, tué le lors de la bataille d'Elhri (Maroc) et de Jean Kerloch, décédé le à Port-Saïd (Égypte) à bord du cuirassé Jauréguiberry[60].

Pierre Autret, né en 1886 à Audierne, soldat au 219e régiment d'infanterie, fut fusillé pour l'exemple, le à Belleray (Meuse) pour « rébellion »[61].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

En 1921, la population atteint son maximum démographique avec 4 151 habitants.

Le journal Ouest-Éclair indique en novembre 1925 que « la tempête qui sévit depuis dix jours sur nos côtes a ramené des amendements marins à terre en grande quantité. (...) À Audierne, des centaines de mètres cubes sont ramassés chaque jour et charroyés immédiatement pour fumer les terres »[62].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts d'Audierne porte les noms de 65 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles 11 au moins sont des marins disparus en mer, par exemple Jean Priol, né le à Audierne, engagé à 17 ans dans les Forces françaises libres, disparu le lors du naufrage du sous-marin Surcouf[63]. Plusieurs marins audiernais, dont Jean Le Bescq et Emile Cosquer, qui étaient à bord du cuirassé Bretagne, furent victimes le de l'attaque anglaise contre la base navale de Mers el-Kébir.

Le , le bateau Ar Zenith, qui assurait les liaisons entre Audierne et l'île de Sein, commandé par Jean-Marie Menou, quittait clandestinement Audierne pour rejoindre l'île de Sein et de là, rejoindre l'Angleterre ; parmi les passagers partis d'Audierne, 12 hommes d'Audierne, 4 d'Esquibien, 6 de Meilars, 5 chasseurs alpins et deux autres personnes, sans compter ceux qui embarquèrent à l'île de Sein[64].

Lors d'une rafle le , Henri Scudeller, de Plouhinec, est tué sous les yeux de sa fiancée deux jours avant leur mariage par une patrouille allemande lors d'un bal clandestin à l'hôtel des Dunes à Audierne. Lors de cette même rafle, 8 jeunes hommes, tous originaires du Cap Sizun (Robert Lozach[Note 11], Simon Kevarec[65], René Bigot[Note 12], Jean Donnart[Note 13], Jean Bontonnou[Note 14], René Le Goff[Note 15], Yves Le Donche[Note 16], René Marcel Le Bourhis[Note 17]) sont pris et déportés, tous mourront dans des camps de concentration[66]. Un autre habitant d'Audierne, Sylvestre Le Borgne[Note 18], fut déporté au camp de concentration de Buchenwald où il mourut le [67].

Après avoir échappé plusieurs fois à des arrestations, Pierre Brossolette veut rentrer à Londres pour présenter au général de Gaulle le nouveau délégué général du CFLN auprès du CNR, Émile Bollaert. Brossolette et Bollaert décident de rentrer par bateau. Le , partant de L'Île-Tudy, la pinasse le Jouet des Flots qui doit les conduire à une frégate britannique au large de l'île de Sein fait naufrage à cause du mauvais temps près de la pointe du Raz, s'échouant à Feunteun Aod en Plogoff. Les deux chefs de la Résistance ainsi qu'une trentaine d'hommes, marins et aviateurs alliés échouent sur la côte, où ils sont accueillis par des Résistants. Parmi ces derniers figuraient en particulier Yves Le Hénaff et Edmond Jouhaud. Lors d'un barrage de routine, alors qu'ils arrivent à Audierne dans une voiture à gazogène, ils sont dénoncés par une collaboratrice, contrôlés par un poste volant de la Wehrmacht à Plouhinec et emmenés dans la prison Jacques-Cartier de Rennes, siège de la Kommandantur locale[68].

Plusieurs résistants FFI originaires d'Audierne sont décédés lors de combats contre les Allemands, par exemple Louis Marzin, tué le à Esquibien[69], Jean Bigot[70] et Joseph Nirma, résistants du secteur de Pont-Croix, tués lors des combats pour la libération d'Audierne le contre les Allemands qui, à l'approche des troupes américaines, avaient abandonné la ville le , endommageant par des mines qu'ils firent exploser avant leur départ les quais du port mais tenaient encore la batterie de Lezongar en Esquibien et tentaient de reprendre la ville. Ces combats firent aussi une victime civile (Jean Menou, tué sur le quai Camille-Pelletan). Gabriel Claquin est tué le à Douarnenez[71]. Un autre résistant, Emmanuel Brusq[Note 19] fut fusillé par les Allemands le sur la plage de Poulguen en Penmarc'h[72].

Charles Le Borgne[Note 20], résistant FFL, faisant partie de la 1re division française libre, fut tué le à Bir-Hakeim (Libye) ; un autre résistant FFL, Yves Bourdon[Note 21], membre du Bataillon de marche n° 1, est mort le à Niangara (Congo).

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les autorités du régime de Vichy établirent à Poulgoazec un centre de rassemblement des étrangers.

L'après-Seconde-guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Sept soldats originaires d'Audierne (Jean Betrom, Maurice Carval, René Cozan[Note 22], Jean Guillou[Note 23],H. Saouzanet, P. Tiec, Pierre Urcun[Note 24]) sont morts lors de la guerre d'Indochine, deux pendant la guerre d'Algérie (Germain Ansquer[Note 25] et François Le Meur[Note 26]).

Les "Viviers d'Audierne", construits en 1947, comptent 12 bassins de 100 mètres de long directement alimentés en eau de mer, et sont spécialisés dans les crustacés, notamment le homard[73]. Pendant la décennie 1950, Audierne est le 5e port thonier français, mais les pêches traditionnelles à la sardine et au maquereau périclitent, ce déclin s'accentuant les décennies suivantes : le nombre des pêcheurs audiernais passe de 1 500 en 1957 à 750 en 1965 et à 258 en 2003, la décennie 1990 voyant le déclin du port s'accentuer en raison de son accès difficile et de son ensablement chronique qui le pénalisent de plus en plus face à l'accroissement de la taille des bateaux. En 1976, une halle à marée, avec une nouvelle criée, est construite sur une anse comblée de l'estuaire du Goyen, côté Poulgoazec ; une glacière et des entreprises portuaires s'installent à proximité. Le port joue désormais la carte de la pêche fraîche (bar de ligne, lotte, sole, turbot, lieu jaune, crustacés, ..).

L'École d'apprentissage maritime d'Audierne ouvre en 1964 ; elle a fermé en 1995[74].

La construction en 1972 du nouveau pont sur le Goyen rend désormais impossible la remontée du Goyen en direction de Pont-Croix pour la plupart des bateaux.

En 1987, Audierne construit un port de plaisance qui a une capacité d'accueil de 232 places[75]. Le vieux gréement Cap-Sizun est la réplique d'un sloop langoustier de la décennie 1930.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Le déclin des petits commerces de centre-ville, un problème que rencontre de nombreuses villes moyennes, est net, comme l'illustre la fermeture du dernier commerce, une mercerie, de la rue Danton (anciennement appelée rue Double) en février 2019. Cette rue accueillait au début de la décennie 1980 18 commerces (une crêperie, une parfumerie, une boulangerie, un magasin de jouets, un magasin de modes, un salon de coiffure, une laverie-pressing, un opticien, un café, etc..)[76]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune accueille le siège de la communauté de communes du Cap-Sizun - pointe du Raz[77].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Edmond-Auguste Cosmao-Dumanoir    
1791 1797 Michel Gloaguen[Note 27]   Perruquier.
1797 1801 Michel Pelle    
1801 1816 Joseph Guezno de Botsey[Note 28]   Notaire.
1816 1825 Pierre Henri Porlodec de Lanvarzin[Note 29]   Enseigne de vaisseau.
1825 1848 Jean-Pierre Merle de Penguily[Note 30]   Avocat à Quimper.
1848 1848 Dominique Louarn[Note 31]   Médecin.
1848 1857 Jean-Pierre Merle de Penguily   Déjà maire entre 1825 et 1848.
1857 1871 Séverin-Louis-Marie-Michel Le Duff de Mesonan   Chef d'escadron d’État-major. Député, puis sénateur.
1871 1898 Amédée de Lécluse-Trevoëdal[Note 32]   Conseiller général du Finistère, propriétaire du château de Locquéran à Plouhinec
1898 1908 Émile de Lécluse-Trévoëdal[Note 33]   Frère d'Amédée de Lécluse-Trevoëdal, maire précédent
1908 1915 Jean Michel Le Bars[Note 34]   Marin.
1915 1917 Louis Breneol[Note 35]   Lieutenant des douanes.
1917 1918 Jean-Michel Cariou[Note 36]    
1918 1927 Jean-Michel Le Bars   Déjà maire entre 1908 et 1915.
1927 1935 Yves Queffelec SFIO  
1935 1944 Jean Jaffry[Note 37]   Second-maître.
1944 1945 Georges Plouhinec[Note 38]   Colonel.
1945 1960 Francis Postic PCF Douanier.
1960 1963 Alain Kervevan PS  
1963 1983 Jean Cabillic SE  
1983 1995 Jean Normant PS  
1995 2008 Jean-Paul Coatmeur RPR puis UMP  
mars 2008 mars 2014 Jacqueline Donval PS Conseillère générale 2004-2011
mars 2014 En cours Joseph Evenat[Note 39] SE Retraité.
Liste des maires délégué successifs
Période Identité Étiquette Qualité
En cours Joseph Evenat[Note 39] SE Retraité.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Audierne relève du tribunal d'instance de Quimper, du tribunal de grande instance de Quimper, de la cour d'appel de Rennes, du tribunal pour enfants de Quimper, du conseil de prud'hommes de Quimper, du tribunal de commerce de Quimper, du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes[78].

La commune accueille la brigade de proximité de la circonscription de gendarmerie et un bureau de poste.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 8 août 2015, Audierne est jumelée avec[79] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0951 0179651 2371 3331 4221 4461 4851 571
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5411 6631 8051 7762 1452 5613 0503 4014 378
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 6774 7064 6904 1834 1963 9223 7774 0733 903
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2013
3 7823 7943 5173 0332 7462 4712 3212 1532 159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[80] puis Insee à partir de 2006[81].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le pardon d'Audierne est célébré durant les vacances d'été vers la fin du mois d'août.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La paroisse catholique d'Audierne fait partie de l'ensemble paroissial du Cap-Sud dans le doyenné Cap-Sizun, Douarnenez, Haute-Bigoudénie (Diocèse de Quimper et Léon).

Économie[modifier | modifier le code]

Conserverie Jean Hénaff & Cie de 1919 à 1979.

Au XIVe siècle, la pêche côtière offre des ressources abondantes, consommées sur place (poisson frais), en salaison, en fumaison ou encore séchage.

La morue de Terre-Neuve attirera nombre de pêcheurs d'Audierne à partir du XVe siècle.

Les échanges commerciaux sont réguliers entre Audierne et le reste de l'Europe (Pays-Bas et Espagne surtout, mais aussi Belgique, Angleterre), et l'on trouve dans le relevé des cargaisons du sel et du poisson à l'aller, et au retour des toiles, du vin, des épices… La flottille d'Audierne pratique le cabotage le long des côtes françaises.

Le port de pêche est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

Aujourd'hui, l'économie est principalement basée sur le tourisme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aux XVIe et XVIIe siècles, on remarque les imposantes maisons des armateurs et des marchands. Le vieux centre piétonnier est notamment composé de l'église Saint-Joseph et de l'église Saint-Raymond classée Monument historique.

Article détaillé : Église Saint-Joseph d'Audierne.
Article détaillé : Église Saint-Raymond.
  • Le vieux centre d'Audierne :
    • Les rues Laënnec et Danton ;
    • Les venelles et l'église Saint-Raymond ;
    • Musée maritime du Cap-Sizun ;
    • Le marché (mercredis et samedis matins seulement) ;
    • Le quai Jean-Jaurès ;

Vieux gréement[modifier | modifier le code]

Le Cap Sizun est un cotre langoustier reconstruit à Audierne en 1990, qui prend la mer régulièrement : balades en été, participation aux manifestations de rassemblement des gréements traditionnels à Douarnenez et Brest, etc.

Article détaillé : Cap Sizun (sloop).

Tableaux représentant Audierne[modifier | modifier le code]

De nombreux peintres ont représenté Audierne et ses environs. Parmi eux :

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissances :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François de Beaulieu, En baie d'Audierne , ArMen, no 30, 1990.
  • Le Couvent des capucins d'Audierne, Paul Cornec, Éditions du Cap-Sizun, 2005.
  • Pilleurs du Cap ! Paul Cornec, Éditions du Cap-Sizun, 2001.
  • Le Marteau du Diable (Les sorcières du Cap-Sizun) Paul Cornec. Roman. Éditions du Cap-Sizun, 2004.
  • Hyacinthe Le Carguet (1847-1924). Un passeur de mémoire en Cap-Sizun. Présenté par Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun, 2007.
  • Audierne autrefois… Les billets de Jean Couic et de Daniel Guézengar. Présenté par Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun, 2008.
  • Audierne et le Cap-Sizun sous la Révolution. Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun. 2011.
  • La baie d'Audierne. Milieu naturel et dangers d'aménagement. M. Jonin, Penn ar bed, no 104, 1980.
  • Le Cap-Sizun. Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, Palantines, 2005.
  • Quand bringuebalait le train youtar, Serge Duigou, Éditions Ressac, 1984.
  • Audierne et le cap Sizun. J. Talbot, Ed. A. Sutton, Joué-les-Tours, 2001.
  • Sauvetage en Cap Sizun, Michel Bescou, Musée Maritime du Cap Sizun Audierne, juin 2009, 272 p.
  • Sauveteurs du Cap, les Autret, Michel Bescou et Christian Bolzer, Musée Maritime du Cap Sizun Audierne, juin 2010.
  • Pilotes du Cap-Sizun, Michel Bescou et Christian Bolzer. Éditions Gwalarn, 2012.
  • Audierne et ses environs, Vincent Mevel. Éditions Vincent Mevel, 2005.
  • Une semaine de décembre à Audierne, Vincent Mevel. Éditions du bois flotté, 2007.
  • Le Conventionnel Guezno du Finistère (1763-1839), Jean Savina. Présenté par Paul Cornec. Éditions du Cap-Sizun.2013.
  • Pourquoi ici ?, Vincent Mevel. Éditions du bois flotté, 2014. Sous forme de feuillets bimensuels (août/octobre).
  • Henri Peuziat, Le Cap Sizun : d'Audierne à l'île de Sein, Saint-Avertin, Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-2-8138-0805-9, notice BnF no FRBNF43865148)
  • Au pays d'Audierne (1900-1950). Le petit monde de Fanch Kérisit. Paul Cornec et Jean-Jacques Doaré. Éditions du Cap-Sizun. 2015.
  • Audierne 1885-1886. Un port breton à l'épreuve du choléra. Paul Cornec. Éditions du cap-Sizun. 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Monuments historiques, bâtiments et objets artistiques

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Personnes en âge de communier
  2. Armand Tréhot de Clermont, né le à Pont-Croix, sénéchal de la juridiction du marquisat de Pont-Croix, puis avocat, député aux États généraux, puis à l'Assemblée nationale, décédé le à Pont-Croix.
  3. « La Gamelle est un rocher de trois-quarts de lieue d'étendue à une lieue de la côte qui rend très dangereux l'accès au port d'Audierne ; il découvre de cinq pieds dans les grandes marées » écrit Jacques Cambry. À titre d'exemple en 1729 la Sainte-Anne, un bateau de Pénerf de 30 tonneaux, se brisa sur le rocher de la Gamelle.
  4. René Béziers possédait des usines à Douarnenez, Audierne, L'Île-Tudy, Camaret, Doëlan, Saint-Guénolé et Penmarc'h.
  5. La maison Chancerelle fut fondée en 1828 par Laurent et Robert Chancerelle, lesquels dirigeaient vers le milieu du XIXe siècle 11 établissements de sardines pressées entre Le Croisic et Douarnenez.
  6. Jean Pierre de Lécluse-Trévoëdal, né le à Audierne, décédé le à Audierne.
  7. Amédée de Lécluse-Trévoëdal, né le à Audierne, décédé le à Plouhinec
  8. Émile de Lécluse-Trévoëdal, né le à Audierne, décédé le à Audierne.
  9. Henri de Lécluse-Trévoëdal, né le à Paris, décédé aux États-Unis.
  10. À partir de 1880, les espagnols et les portugais commencèrent à concurrencer sérieusement les fritures françaises : la première friture portugaise est créée en 1880 à Setúbal, mais six ans plus tard le Portugal comptait 66 usines (Pierre Chancerelle s'installa au Portugal où il créa plusieurs usines) ; le port espagnol de Vigo possédait 137 usines en 1905.
  11. Robert Lozach est né le à Audierne et mort au camp de concentration de Bergen-Belsen le
  12. René Bigot est né le à Audierne et mort au camp de concentration de Flossenbürg le
  13. Jean Donnart est né le à Audierne et mort au camp de concentration de Dora-Nordhausen le
  14. Jean Bontonnou est né le à Plouhinec (Finistère) et mort au camp de concentration de Neuengamme le
  15. René Le Goff est né le à Plouhinec (Finistère) et mort le au camp de concentration de Flossenbürg
  16. Yves Le Donche est né le à Lesconil et mort le au camp de concentration d'Auschwitz
  17. René Marcel Le Bourhis est né le à Plouhinec (Finistère) et mort le au camp de concentration de Flossenbürg
  18. Sylvestre Le Borgne, né le à Audierne
  19. Emmanuel Brusq, né le à Audierne, marin, arrêté en juillet 1943 à la frontière espagnole, évadé du train qui le conduisait depuis Compiègne au camp de concentration de Buchenwald, rejoignit alors le maquis de Scaër, arrêté en février 1944, emprisonné à la prison Saint-Charles de Quimper avant d'être fusillé
  20. Charles Le Borgne, né le à Audierne
  21. Yves Bourdon, né le à Plouhinec (Finistère)
  22. René Cozan, capitaine au 19e régiment mixte d'infanterie coloniale, mort en captivité le au Tonkin ; décoré de la Légion d'honneur
  23. Jean Guillou, né le à Morlaix, tué le à Tien My (Cochinchine)
  24. Pierre Urcun, né le à Goulien, décédé le à Saïgon (Cochinchine)
  25. Germain Ansquer, décédé le
  26. François Le Meur, né le à Audierne, tué le à Khenchela dans le massif des Aurès alors qu'il était aux commandes d'un avion de chasse
  27. Michel Gloaguen, baptisé le à Audierne, décédé le à Audierne.
  28. Joseph Guezno de Botsey, né le à Audierne, décédé le à Audierne.
  29. Pierre Henri Porlodec de Lanvarzin, baptisé le à Plouhinec, décédé le , rue Double, à Audierne.
  30. Jean-Pierre Merle de Penguily, né le à Quimper, décédé le à Audierne.
  31. Dominique Louarn, né le à Audierne, décédé le à Audierne.
  32. Amédée de Lécluse-Trevoëdal, né le à Audierne, décédé le à Plouhinec (Finistère)
  33. Émile de Lécluse-Trévoëdal, né le à Audierne, décédé en décembre 1910 à Keristum en Audierne
  34. Probablement Jean Michel Le Bars, né le à Audierne.
  35. Louis Breneol, né le à Audierne.
  36. Jean-Michel Cariou, né le à Esquibien.
  37. Jean Jaffry, né le à Audierne, décédé le à Audierne.
  38. Georges Plouhinec, né le à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), décédé le à Audierne.
  39. a et b Élu maire de la commune nouvelle le 3 janvier 2016 : « Audierne. Joseph Évenat élu maire de la commune nouvelle », Ouest-France, 3 janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

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  3. a b et c http://www.infobretagne.com/audierne.htm
  4. Office public de la langue bretonne (tapez "Audierne" ou "Gwaien")
  5. Hyacinthe Le Carguet, Notes archéologiques sur le Cap-Sizun avec indication des endroits à explorer, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1883, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075789/f34.image
  6. http://audierne.info/les-vieux-quartiers-daudierne/
  7. Hyacinthe Le Carguet, Notes archéologiques sur le Cap-Sizun avec indication des endroits à explorer, "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1883, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075789/f35.image
  8. https://www.ouest-france.fr/bretagne/audierne-29770/sauvera-t-la-stele-de-kermabon-5469227
  9. Il enregistre aussi 27 navires venant de Penmarch, 12 de Loctudy, 6 de Quimper, 4 de Bénodet, 2 de Blavet, voir Daniel Tanguy, Le cabotage sur les côtes méridionales de la Bretagne à la fin du XVe siècle, « Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques », 1966, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430324f/f250.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  10. http://www.college-laennec-pont-labbe.ac-rennes.fr/spip.php?article248
  11. Noëlle Kervennic, Le pays bigouden, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Les Icono-guides », , 93 p. (ISBN 978-2-737-31394-3, OCLC 499736184)
  12. Hyacinthe Le carguet, "Bulletin archéologique du Finistère", tome 26
  13. http://audierne.info/histoire-daudierne-par-amedee-guiard/
  14. Christophe d'Arradon, quatrième des cinq fils de René d'Arradon, seigneur de Kerdréan, Qinipily, Camors, Botblezven, La Grandville, chevalier du roi et de Claude de Guého, capitaine de 50 hommes d'armes, frère de René d'Arradon et de Georges d'Arradon
  15. Étienne Raut et Léon Lallement, La Ligue au Pays de Vannes et les Aradon, "Bulletin de la Société polymathique du Morbihan", 1934, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6561153v/f123.image.r=Tudy.langFR
  16. Serge Duigou, Jean Failler et Bernard Galéron (contribution photographique), La Cornouaille dans tous ses états, Quimper, Palantines, , 285 p. (ISBN 978-2-356-78086-7, OCLC 858226096, notice BnF no FRBNF43648562)
  17. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  18. https://archive.org/details/dictionnairehist01og
  19. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  20. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://www.archives-finistere.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=exploitation&PORTAL_ID=portal_genere_EACCPF_C000274.xml
  21. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f172.image.r=Plogoff.langFR
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  25. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ (ISBN 978-2-918135-37-1)]
  26. Jean-François Brousmiche, Voyage dans le Finistère en 1829, 1830 et 1831, 1891, Société académique de Brest.
  27. Audierne est une paroisse desservie par un curé
  28. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=DI8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiCrJCgsL7aAhXJDuwKHRNYAAoQ6wEIMzAC#v=onepage&q=Audierne&f=false
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  30. https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/port-daudierne-le-fileyeur-talonne-le-dragage-fait-des-remous-3780708
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  32. Lettre du président du Comice agricole de Pont-Croix au préfet du Finistère en date du 22 février 1872, Archives départementales du Finistère, 5M68
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  34. Archives départementales du Finistère, 5M68.
  35. Pétion Pellier, Archives départementales du Finistère, 8 mars 1878
  36. Procès-verbal des délibérations du Conseil d'arrondissement, Quimper, séance du 19 juillet 1875
  37. Marie Rouzeau (dir.), Conserveries en Bretagne l'or bleu du littoral, Spézet, Coop Breizh, , 165 p. (ISBN 978-2-843-46317-4, OCLC 485985818)
  38. M. Proust, Épidémie de choléra dans le Finistère, "Bulletin de l'Académie nationale de médecine", 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408677x/f219.image.r=Poulgoazec?rk=1137344;4
  39. Cetté épidémie de choléra frappa surtout les cités sardinières, faisant par exemple 72 morts au Guilvinec, 80 à Douarnenez, 47 à Concarneau
  40. Archives départementales du Finistère, cité par Yves Tanneau, "Le choléra au Gulvinec au XIXe", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1957
  41. Délibération du Conseil municipal d'Audierne, 2 février 1896, Archives municipales du Finistère
  42. Camille Vallaux, "Pêcheries et industries maritimes"
  43. Alexandre Nicolaï; "En Bretagne", G. Gounouilhou, Bordeaux, 1893, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1028265/f321.image
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  49. Georges Ouizille, né le à Lorient, décédé le
  50. Frédéric Tanter, "Les pêcheurs bretons et les Abris du Marin", éditions Sked, 1995, (ISBN 2-910013-00-8) édité erroné (notice BnF no FRBNF35781180)
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