Confort-Meilars

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Confort-Meilars
Confort-Meilars
L'église et le calvaire au cœur de la localité.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Communauté de communes Cap Sizun - Pointe du Raz
Maire
Mandat
Paul Gueguen
2014-2020
Code postal 29790
Code commune 29145
Démographie
Gentilé Meilaristes
Population
municipale
881 hab. (2016 en diminution de 3,93 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 02″ nord, 4° 25′ 30″ ouest
Altitude Min. 5 m
Max. 96 m
Superficie 14,68 km2
Localisation

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Liens
Site web site de la commune

Confort-Meilars [kɔ̃fɔʁ mεjaʁ] (en breton : Koñforzh-Meilar) est une commune française du Cap Sizun dans le département du Finistère, en région Bretagne.

La localité doit sa notoriété à un remarquable patrimoine religieux du XVIe siècle, comprenant l'église Notre-Dame de Confort (vitraux, sablières, roue à carillons) et un imposant calvaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attestée sous la forme Meliar en 1330[1]. Dérivé de l'anthroponyme vieux-breton Maglorio, qui deviendra Magloire en français.

Avant le décret du 1er février 2001, la commune s'appelait Meilars[2].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le tumulus de Penguilly se trouve dans un bois de pins au sud de la route menant de Poullan-sur-Mer à Beuzec-Cap-Sizun. Il est haut de 2 mètres, avec un diamètre d'une vingtaine de mètres et possède un dolmen à l'intérieur et a été décrit et fouillé pour la première fois par Paul du Châtellier en 1889, qui y trouva des débris de poteries[3], et fouillé à nouveau en 1971[4] ; il date de l'âge du bronze.

Une enceinte fortifiée de forme quadrangulaire et d'environ 1 ha a été identifiée à Lestreux au sommet d'une colline ; le mobilier qui y a été découvert permet de dater l'occupation du second âge du fer, avec une réutilisation à l'époque gallo-romaine ; des urnes cinéraires, non datées, y ont été trouvées. Le site a été depuis totalement arasé lors d'un remembrement[5].

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Plusieurs manoirs existaient à Meilars : le manoir de Meilars, habité par les seigneurs du même nom (situé à l'emplacement du presbytère) ; les manoirs de Kernonen, de Guizec, de Castellien, de Kervénargant[6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Meillard [Meilars] de fournir 18 hommes et de payer 118 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[7].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Meylars [Meilars], qui comprenait alors 110 feux, élit deux délégués, Jean-Pierre Gloaguen et Guillaume Claquin, pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[8].

Le calvaire de Confort, qui était l'un des plus beaux calvaires bretons, fut vandalisé pendant la Révolution française[9]. Les statues de apôtres disposées dans des niches, ont été détruites. Elles ont été remplacées en 1870 par des statues plus grandes signées du sculpteur Yan Larhantec[10].

Jacques Cambry écrit que « le pont [sur le Goyen ] qu'on trouve ente Meilard [Meilars] et Mahalon est impraticable »[11].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'abbé Victor Rochedreux, né en 1756 à Concarneau, vicaire réfractaire de Mahalon, fut déporté en Espagne ; il créa en 1807 une école au manoir de Tréfrest en Pont-Croix ; lorsqu'il devint en 1810 recteur de Meilars, il transforma son presbytère en véritable petit séminaire. L'établissement ferma en 1812 en raison du départ du prêtre, qui fut par la suite recteur de L'Île-Tudy ; il rouvrit un temps en 1819, mais trop exigu (en 1820, les élèves dormaient à deux par lit) et très délabré, il fut remplacé en 1823 par celui créé alors à Pont-Croix[9]Jean Rohou,[12].

Le calvaire de Confort, vandalisé pendant la Révolution française, fut restauré en 1870 par le sculpteur Yan Larhantec.

Le pardon de Notre-Dame-de-Confort existait déjà en 1900, comme en témoigne une photographie.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1912, l'église Saint-Mélar de Meilars, qui fut église paroissiale jusqu'en 1910, menaçait de s'écrouler ; des travaux importants permirent de la sauver[13].

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La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Confort-Meilars.

Le monument aux morts de Confort-Meilars porte les noms de 50 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : 3 (Guillaume Bourhis, Jean Guillaume Claquin, Jean Helouët) sont des marins disparus en mer ; 3 sont morts en Belgique dont deux (Jean Guillou et Jean Marie Leildé) à Rossignol le et un (Guillaume Trévidic) à Dinant le , donc après l'armistice ; 2 sont morts dans les Balkans dans le cadre de l'expédition de Salonique (Jean Pierre Leildé en Grèce en 1916 et Jean Yves Castrec en Serbie en 1917) ; Jean Savina a été tué à Achi-Baba (Turquie) lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr ; 2 (Jean Guillaume Le Bihan, Jean Marie Le Bihan) sont morts alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (parmi ceux-ci, Jean Bariou[a] et Jean Le Moan[b] ont été décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Albert Trividic de la Médaille militaire, Jean Boudigou et Jean Yves Castrec de la Croix de guerre ; Pierre Gloaguen, lieutenant au 118e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Cuperly (Marne), a été fait chevalier de la Légion d'honneur)[14].

Le monument aux morts de Meilars, situé dans le placître de l'église paroissiale, est une ancienne stèle tronconique gauloise en granite dont la base est intégré dans un socle en kersantite ; il est surmonté d'une croix militaire.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Confort-Meilars porte les noms de 16 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles Jean François Le Goff, Jean Guillaume Le Goff et Guillaume Savina, tous trois morts en déportation, le premier le à Melk (Autriche), le second le au camp de concentration de Neuengamme (Allemagne), le troisième à une date et en un lieu inconnus ; deux (Jean Marcel Claquin[c] et Guillaume Gloaguen[d]) sont des marins morts en mer ; Yves Bariou est décédé le en Allemagne[14].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un soldat originaire de Confort-Meilars (Roger Celton) est mort pour la France pendant la Guerre d'Algérie[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1801 1802 Pellay    
1803 1804 Le Brun    
         
1808   Hervé Pichavan [e]    
1820 1821 Thomas Gourgon    
1821 1865 Jean Claquin[f]   Cabaretier.
1869 1873 Jean François Souben[g]   Cultivateur.
1874 1892 Guillaume Le Moan[h]   Cultivateur.
1892 1894 Henri Bariou[i]   Agriculteur.
1895 1896 Hervé Scuiller[j]   Cultivateur
1896 1927 Guillaume Bariou[k]   Agriculteur. Fils d'Henri Bariou, maire entre 1892 et 1894. Chevalier de la Légion d'honneur en 1912.
1927 1945 Guillaume Le Moan    
1947 1958 Le Bihan    
1959 1995 Pierre-Henri Hélouet    
1995 2001 Jean Pierre Le Bihan    
2001 En cours Paul Guéguen PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9866977659159249659739941 040
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0491 0551 0681 0161 0661 0551 1111 1741 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1961 1501 1431 055994974905873780
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
670635601695727747752884890
2016 - - - - - - - -
881--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le calvaire et l'église Notre-Dame-de-Confort (dessin de A. Karl, avant 1903)

Église Notre-Dame de Confort[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de Confort est construite sous François Ier, entre 1528 et 1544. Elle a été fondée par Alain III de Rosmadec, marquis de Pont-Croix et comte de Molac, et son épouse, Jeanne du Chastel. Elle présente toutes les caractéristiques de la première période du style ogival[17]. Alain III de Rosmadec a son portrait sur un vitrail, datant du XVIe siècle, de l'église.

L'extérieur se distingue par le grand nombre d'ouvertures, des fenêtres surmontées de frontons triangulaires ornés de crosses végétales, de croix et de bouquets trilobés.

L'église abrite une grande roue à carillons qui surplombe le chœur et dont le cercle en bois est recouvert de douze clochettes. Les fidèles la font tourner et sonner à la messe, le dimanche, mais aussi pour les baptêmes et les mariages. Elle aurait le pouvoir miraculeux de redonner la parole aux enfants muets ou affectés d'un défaut d'élocution. L'origine de cette pratique serait un antique rituel en usage dans l'ancienne Armorique[18].

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Église Saint-Mélar à Meilars[modifier | modifier le code]

Cette église a été construit au XIIIe siècle et est caractéristique du style architectural de l'école de Pont-Croix[19].

Article détaillé : École de Pont-Croix.

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Calvaire[modifier | modifier le code]

Imposant calvaire.

Autres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Corentin Parcheminou (abbé), Meilars-Confort : ses monuments son histoire, Cornouaillaise, Quimper, 1933, 90 p. (réédité en 2003 sous le titre Meilars-Confort : Ses monuments, son histoire. Mahalon, une paroisse finistérienne, dans la collection « Monographies des villes et villages de France »)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bariou, canonnier au 228e régiment d'artillerie de campagne, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital complémentaire n°63 à Mesgrigny (Aube).
  2. Jean Le Moan, soldat au 154e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Blercourt (Meuse).
  3. Jean Marcel Claquin, marin à bord du cuirassé Bretagne, mort le lors de l'Attaque anglaise de Mers el-Kébir.
  4. Guillaume Gloaguen, mort le lors du naufrage du cargo Casamance à l'embouchure de la Tamise.
  5. Hervé Pichavan, né le à Meilars, décédé le Modèle:1 juin 1826 à Meilars.
  6. Probablement Jean Claquin, né le à Brigodonou en Mahalon, décédé le au bourg de Confort.
  7. Jean François Souben, né le à Meilars, décédé le au bourg de Meilars.
  8. Guillaume Le Moan, né le à Meilars, décédé le à Kervoal en Meilars.
  9. Henri Bariou, né le à Kervoal en Meilars, décédé le à Meilars.
  10. Hervé Scuiller, né le à Tromillou en Meilars, décédé le à Tromillou en Meilars.
  11. Guillaume Bariou, né le à Penguilly en Meilars, décédé le à Penguilly en Meilars.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 83, Editions Jean-paul Gisserot » (ISBN 2877474828, consulté le 4 décembre 2016)
  2. Par décret du 1er février 2001 la commune de Meilars prend le nom de Confort-Meilars Légifrance.
  3. Paul du Châtellier, "Les époques préhistoriques et gauloises dans le Finistère", Paris, 1889
  4. Josick Peuziat et Jacques Briard, « Le tumulus de Penguilly en Meilars », Annales de Bretagne, no 79,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  5. Patrick Maguer, « Les enceintes fortifiées de l'âge du fer dans le Finistère », Revue archéologique de l'Ouest, no 13,‎ (lire en ligne, consulté le 18 avril 2019).
  6. http://www.infobretagne.com/meilars-confort-manoirs.htm
  7. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  8. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  9. a et b Jean Rohou, Catholiques et Bretons toujours ? : essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne, Brest, éditions Dialogues, (ISBN 978-2-918135-37-1).
  10. L'article comporte une coquille, il faut lire 1870, et non 1970. | http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/calvaire-carillon-et-clochettes-allez-y-12-08-2016-6033967.php
  11. Jacques Cambry, "Voyage dans le Finistère ou État de ce département en 1794 et 1795", Imprimerie-Librairie du Cercle Social, an VII (1799).
  12. Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, Cap-Sizun, éditions Palantines, (ISBN 2-911434-45-5).
  13. Journal La Croix du 6 février 1913, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2585269/f2.image.r=Meilars?rk=214593;2
  14. a b et c « Finistère », sur MemorialGenWeb (consulté le 18 avril 2019).
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Abbé L. Rolland, « L'église de Meilars », Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie,‎ (lire en ligne).
  18. http://www.lavieb-aile.com/article-la-roue-a-carillon-de-confort-meilars-90677670.html
  19. « Eglise Saint-Melar », sur Sortir en Bretagne.
  20. a et b L'ouest de la Cornouaille dans les tourments de l'histoire, guide de découverte sur le patrimoine fortifié du Pays Bigouden, du Cap-Sizun et du Pays de Douarnenez, Syndicat Mixte, Pointe du Raz, (ISBN 9782952581004), p. 2, et voir : Plan d'interprétation du patrimoine bâti de l'ouest de la Cornouaille.