Chaloupe

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Une chaloupe de l'« ancienne marine », au XVIIIe siècle. (Tableau de N. Ozanne)

Une chaloupe est soit un ancien bateau de pêche ou de commerce équipé de voiles au tiers, soit une grosse embarcation sur des navires. Les chaloupes modernes sont à moteur.

Dans l'ancienne marine, la chaloupe bordait des avirons (elle naviguait parfois avec des voiles au tiers) et était la plus grosse embarcation du bord, de construction plus robuste qu'un canot. Elle était capable de porter l'artillerie[1].

Au Canada (Québec), une chaloupe est une embarcation légère utilisée notamment pour la pêche sportive.

Histoire[modifier | modifier le code]

Chaloupes sardinières dans le port de Douarnenez vers 1900

Principal moyen de transport de marchandises pendant tout le XIXe siècle dans la baie de Bourgneuf avec les « sloops » et les « chassées », ces bateaux de charge étaient armées au « bornage »[2] le long des côtes du Pays de Retz et vers les îles de Noirmoutier et d'Yeu. Ce bornage, pour les chaloupes, pouvait étendre traditionnellement ses limites de l'estuaire de la Vilaine au nord à la pointe du Peray, légèrement au sud des Sables-d'Olonne. Pornic fut, avec Bouin et Beauvoir, un lieu actif de construction avec ses chantiers Fortineau[3].

La chaloupe sardinière, à voile et à rame, fut très utilisée durant l'apogée de la pêche à la sardine dans les ports de la pointe du Finistère et notamment à Douarnenez.

Technique[modifier | modifier le code]

La coque de la chaloupe est toujours pointue aux deux extrémités, ce qui la distingue du canot qui a un tableau arrière. Il a existé des chaloupes ouvertes (sans pontage), semi-ouvertes (avec un demi-pontage à l'avant, muni ou non d'une cloison délimitant une cale, et parfois un coffre à l'arrière) et pontées.

La chaloupe est équipée de voiles au tiers. Son gréement est dérivé de celui de misainier par adjonction à mi-longueur d'un mât de taillevent un peu plus haut que le mât de misaine et d'une voile haute et étroite nommée taillevent, amurée au pied du mât, ce qui réduit la partie tiercée de la voile à une surface très faible et permet d'éviter le gambeyage. Ce gréement a lui-même évolué par ajout d'un foc et d'un tapecul pour donner le gréement de chasse-marée ou de bisquine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Gruss de Marine, Éditions Maritimes et d'Outre-Mer
  2. Administratif : genre de navigation près des côtes et limité à des navires de faible tonnage, n'existe plus de nos jours
  3. D'après Gilles Fortineau, extrait de Les Chaloupes de la baie de Bourgneuf au XIXe siècle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]