Alber Elbaz

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Alber Elbaz né le 12 juin 1961 (53 ans) à Casablanca, est un créateur de mode israélo-américain[n 1], reconnu par le milieu de la mode pour son travail effectué dans la maison Lanvin.

Biographie[modifier | modifier le code]

« Albert de chez Lanvin », ainsi qu'il se présente[1],[2], nait au Maroc et grandit à Tel-Aviv en Israël, où il s'installe à l'âge de huit mois. À l'adolescence, il commence à dessiner des robes sous les encouragements de sa mère. Il suit les cours du collège de mode Shenkar College Engineering and Design à partir de 1982 et en sort diplômé deux ans plus tard.

Après son service militaire à Tel-Aviv, il part pour New York et apprend à dessiner des robes de mariées. Il y rencontre en 1989 le créateur Geoffrey Beene[1] avec qui il travaille pendant sept ans[3], dans l'ombre de celui ci[4].

Au milieu des années 1990, Ralph Tolédano[n 2], alors président de Guy Laroche, le choisit pour rafraîchir l’image de la maison française fondée en 1957, ce qui a pour effet de faire connaitre Alber Elbaz au public[4]. Alber Elbaz prend le poste de directeur de création. La même année, il est promu Chevalier de la Légion d'honneur.

Un an plus tard, il est appelé par Pierre Bergé et prend la direction artistique pendant trois ans de la ligne de prêt-à-porter féminin Saint Laurent rive gauche de la maison Yves Saint Laurent[n 3], jusqu'au rachat par le groupe Gucci/PPR où il est remplacé par Tom Ford. « Chez Laroche j'ai découvert la femme française, et, chez Saint Laurent, j'ai appris la volonté d'atteindre la perfection » fait-il remarquer.

Les années Lanvin[modifier | modifier le code]

Début des années 2000, après une année sabbatique durant laquelle il voyage et refuse toutes les propositions qui lui sont faites[5], il reprend à la place de Cristina Ortiz la direction artistique de Lanvin, assisté d'Elie Top l'ancien assistant d'Yves Saint Laurent[6] et sous la direction de Paul Deneve[5]. Lanvin est la plus ancienne maison de couture française mais appartient à une taïwanaise Shaw-Lan Wang. Il « réveille » la maison avec succès en multipliant le chiffre d'affaires par deux[7], ainsi que le nombre de points de vente[2]. Il obtient une reconnaissance sans faille de tout le milieu de la mode dès sa première collection[2]. De nos jours, le nom d'Alber Elbaz est intégré au logo Lanvin[8].

« La mode, je ne sais rien faire d'autre » précise le créateur à propos de son succès[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • l’International Fashion Award décerné par le CFDA à New York aux États-Unis en juin 2005,
  • la nomination de Chevalier de la Légion d'honneur par décret du Président de la République en avril 2006,
  • le Couture Council Award for Artistry of Fashion, remis par le Fashion Institute of Technology le 5 septembre 2007 à New York,
  • L’International Fashion Group a honoré Alber Elbaz d’un « Design Star Award » le 25 octobre 2007 à New York,
  • La Grande Médaille de Vermeil de la Ville de Paris le 20 novembre 2009 à Paris[9],
  • Le magazine Telva le nomme Meilleur Designer International en octobre 2010,
  • Il reçoit le prix du Meilleur Designer de l'année par le Fashion Accessories Council à New York en novembre 2010

Alber Elbaz a été élu l’une des 100 personnes les plus influentes dans le monde pour l’année 2007 par le magazine Time.

Divers[modifier | modifier le code]

En 2010, il dessine pour Lanvin et La Poste française deux timbres-poste de Saint-Valentin[10].

En 2010, il réalise une petite collection pour les magasins H&M.

En 2013, il crée une nouvelle robe pour Minnie, dans le cadre du 20e anniversaire de Disneyland Paris. Le designer explique cette création par "un besoin de retourner en enfance, à la naïveté, c'est une sorte de retour à la vérité".

Quand un journaliste lui parle du styliste John Galliano, qui avait proféré des insultes antisémites et qui s'est fait évincé de la maison Dior, Alber Elbaz répond : " John Galliano est comme une sorte de collègue pour moi. J'espère que le monde lui pardonnera. "

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes de contenu[modifier | modifier le code]

  1. Alber Elbaz possède un passeport français (Madame Figaro no 21069 d'avril 2012, p.84)
  2. Ralph Tolédano, ancien PDG de Chloé maintenant chez Puig n'a aucun lien de parenté avec Sydney Toledano dirigeant Dior.
  3. Durant ces années, le Couturier Yves Saint Laurent ne se consacrait plus qu'à la haute couture.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Richard Gianorio, « Albert Elbaz « C'est la femme qui importe et qui l'emporte » : (interview) », Madame Figaro, no 21069,‎ 26 avril 2012, p. 84 à 87 (ISSN 0246-5205)
  2. a, b et c Marie-Pierre Lannelongue, « Alber Elbaz, le singulier de la mode », Style, sur lemonde.fr, M,‎ 18 décembre 2012 (consulté le 19 décembre 2012)
  3. http://www.tendances-de-mode.com/2007/02/03/30-alber-elbaz
  4. a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard,‎ 2008 (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Directeurs artistiques et créateurs-fondateurs », p. 358
  5. a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard,‎ 2008 (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Directeurs artistiques et créateurs-fondateurs », p. 359
  6. Sophie Gachet, « Marques françaises : actes de renaissance », Elle, no 3490,‎ 16 novembre 2012, p. 165 à 168 (ISSN 0013-6298)
    « Elie Top, le dernier assistant d'Yves Saint Laurent (et l'homme qui travaille dans l'ombre d'Alber Elbaz) […] »
  7. a et b Vincent Monnier, « Trame passionnelle », Challenges, no 290,‎ 1er mars 2012, p. 100 (ISSN 0751-4417)
  8. Jacques Brunel, « La femme française selon Alber Elbaz », L'Express Styles, no 3166,‎ 7 mars 2012, p. 82 à 85 (ISSN 0014-5270)
  9. Paquita Paquin, « Alber Elbaz reçoit la médaille de Vermeil de la ville de Paris », sur Puretrend.com, 24 novembre 2009
  10. Pages et fiches nouveautés France, Timbres magazine no 108, janvier 2010, pages 14 et centrales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Presse[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • Loïc Prigent, Le jour d'avant : Alber Elbaz, 1re diffusion : le 3 mars 2012 sur Arte

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]