Helmut Berger

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Helmut Berger

Nom de naissance Helmut Steinberger
Naissance 29 mai 1944 (70 ans)
Bad Ischl (Autriche)
Nationalité Drapeau : Autriche Autrichien
Profession Acteur
Films notables Les Damnés
Le Jardin des Finzi-Contini
Ludwig, le crépuscule des dieux
Violence et passion

Helmut Berger, né le 29 mai 1944 à Bad Ischl (Autriche) est un acteur autrichien.

Parcours[modifier | modifier le code]

Il se révéla au grand public comme acteur fétiche de Luchino Visconti, notamment dans Les Damnés (1969) et Ludwig (1972). Visconti le choisit comme acteur car, selon lui, il incarnait mieux que personne la perversion des rôles qui lui furent attribués. La rumeur prétend que le seigneur italien le repéra alors que Berger travaillait dans un hôtel. La rencontre se déroula à Kitzbühel, station huppée de sports d'hiver située en Autriche, où les parents de Berger possédaient un hôtel[1]. Remarqué par Visconti, Berger débuta devant ses caméras, dans un petit rôle, dans le sketch La Sorcière brûlée vive, avec Silvana Mangano en vedette. Luchino le prit pour amant et le modela comme Pygmalion modela Galatée. Le metteur en scène déclare alors : "Berger est un jeune poulain plein d'inspiration et de qualité, mais il doit encore se faire les os" ; il pense d'abord pour lui à une adaptation de Les Désarrois de l'élève Törless de Musil[1] mais ce sera déguisé en Marlene Dietrich dans Les Damnés que le jeune Helmut entre dans la légende du cinéma. Quand Berger interprète sous la direction stricte de Visconti son deuxième grand rôle, le mythique Ludwig, le cinéaste déclare à propos de son poulain : "Il est parfait. Et il a depuis l'adolescence ces mêmes doux hystérismes, une mélancolie identique, plus désespérée à mesure qu'il prend de l'âge..." Le troisième film du couple, Violence et Passion, où Berger incarne le gigolo de la Mangano, vampant dans la foulée Burt Lancaster, est, selon ce dernier, "une timide confession, une insuffisante analyse de la relation que Visconti vivait avec Helmut Berger." En réalité, Berger et Visconti ne vivaient déjà plus ensemble[2].

Après le décès de Visconti, qui laissa Berger anéanti, la carrière du bel Autrichien se délita rapidement, malgré ses collaborations avec Joseph Losey (encore un rôle de gigolo) et surtout Vittorio De Sica. Il interpréta Dorian Gray dans une version oubliée, des films érotiques plus ou moins prestigieux (Salon Kitty où il retrouve sa mère dans Les Damnés, Ingrid Thulin, Femmes avec Alexandra Stewart), partenaire d'Elizabeth Taylor puis de Brigitte Lahaie. Il rejoua même Louis II de Bavière en 1993, n'ayant plus besoin de maquillage pour les scènes finales : d'énormes problèmes avec la drogue avaient ravagé son physique.

Dans les années 1980, encore surnommé dans certains articles "le plus bel homme du monde", Berger participe à la saga Dynastie, dans le rôle d'un gigolo drogué. Pour la télévision, il a aussi incarné le mythique Fantômas, sous la direction de Claude Chabrol.

Sa présence sur les grands écrans se fait de plus en plus rare au cours des années 1990. Son agent avait d'ailleurs refusé une participation à Le Parrain III de Coppola mais Berger a pu rattraper le coup in extremis. Il interprète Frederick Keinszig, un administrateur de la banque Immobiliare. Difficile cependant de reconnaître le jeune premier des chefs-d'œuvre de Visconti dans cette quasi figuration...

Il a obtenu un Teddy Award à la Berlinale de 2007 pour l'ensemble de sa carrière.

En 2014, on pourra le voir dans le Saint Laurent de Bertrand Bonello ; il y interprète Yves Saint Laurent âgé.

Helmut Berger parle couramment l'allemand, l'anglais, le français et l'italien

Filmographie comme acteur[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paola-Ludovika Coriando: La poesia del volto: ritratto di Helmut Berger attore viscontiano, in: "Cineforum", n. 452 (marzo 2006).
  • Helmut Berger, avec Holde Heuer: Ich, Die Autobiographie. Ullstein, Berlin 1998.
  • Paola-Ludovika Coriando: Helmut Berger – Une vie en images. Schwarzkopf & Schwarzkopf, Berlin 2012.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laurence Schifano, Visconti, les feux de la passion, Flammarion, 1989
  2. Laurence Schifano, Visconti, les feux de la passion, Flammarion, 1989, p. 422