Katoucha Niane

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Katoucha Niane, née le 23 octobre 1960, à Conakry (Guinée) et morte à Boulogne-Billancourt le 1er février 2008, dite « la princesse peule », est l'un des premiers tops models noirs, et fut l'égérie d'Yves Saint Laurent.

Biographie[modifier | modifier le code]

Katoucha Niane est la fille de Djibril Tamsir Niane, historien, écrivain et archéologue, diplômé de l'université de Bordeaux et recteur d'université. Elle est excisée à l'âge de neuf ans pour se conformer à la tradition.

Sous la dictature de Ahmed Sékou Touré, elle s'expatrie au Mali quelque temps. Elle y est abusée sexuellement par un oncle, avant de rejoindre, à douze ans, sa famille à Dakar.

À 17 ans, elle est enceinte d'une fille (Amy), on la marie d'office en sortant de l'hôpital pour pouvoir baptiser sa fille huit jours après sa naissance. Elle s'enfuit alors à Paris.

Elle débute sa carrière de mannequin en France dans les années 1980, en étant mannequin-cabine chez Lanvin[1], puis en défilant pour Thierry Mugler. Surnommée « la princesse peule » dans le milieu de la mode, Katoucha Niane devient l'égérie d'Yves Saint Laurent, succédant à Rebecca Ayoko[2]. Dans la continuité, elle tente une carrière de styliste et réussit trois défilés, le premier grâce à son ami Raymond Visan, au Buddha bar, le second à l'Espace Cardin et le dernier à l'École des Beaux-Arts. Elle connaît par la suite[Quand ?] des problèmes personnels (alcool et perte de la garde de ses enfants).[réf. nécessaire]

Elle est portée disparue dans la nuit du 1er au 2 février 2008 alors qu'elle rejoint son domicile, la « Petite Vitesse », une péniche amarrée en bord de Seine à Paris[3] qu'elle partage avec son compagnon, l'architecte Victor-Laurent Cotte. Son corps est repêché le 28 février à Boulogne-Billancourt à la hauteur du pont du Garigliano. Les enquêteurs concluent à une mort accidentelle mais sa famille dépose une plainte pour meurtre[4].

Elle est inhumée le 14 mars 2008 à Conakry.

Lutte contre l'excision[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, elle publie le livre Dans ma chair coécrit avec Sylvia Deutsch, récit de sa vie et témoignage de son excision. Elle s'engage dans un combat contre cette mutilation en créant une association, KPLCE (Katoucha pour la lutte contre l’excision) pour soutenir les victimes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.glamourparis.com/mode/people-mode/diaporama/mannequins-noirs-le-retour-du-black-power/14748#!katoucha-niane-l-039-insoumise
  2. Emmanuelle Courrèges, « Splendeurs et misères d'une muse », Elle, série Story (interview), no 3492,‎ 30 novembre 2012, p. 107 à 108 (ISSN 0013-6298)
  3. « L’ancien top-modèle Katoucha a disparu », sur Le Figaro.fr (consulté le 7 février 2008)
  4. « Plainte pour meurtre dans l'affaire de Katoucha » RFI le 8 mars 2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]