Comté de Vendôme

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Le comté de Vendôme est l'héritier du pagus vindocinensis qui était une subdivision de la cité des Carnutes.

Composition[modifier | modifier le code]

Le comté de Vendôme est constitué des châtellenies de Lavardin, de Montoire - dont les seigneurs deviennent comtes de Vendôme en 1218 - de Trôo et de Mondoubleau - annexé au comté en 1406. La seigneurie de Beaugency est un alleu qui passera aux comtes de Blois.

Le comté comportait également une vicomté de Vendôme.

Un acte de 1484, signale que le comté de Vendôme relevait à cette date du duché d'Anjou.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le comté est confié par les Robertiens à une famille de leurs fidèles, les Bouchardides. Le comté de Vendôme est cependant vassal de l'évêque de Chartres. Mais les années qui suivent la mort d'Hugues le Grand et la minorité du futur Hugues Capet voient monter la puissance de plusieurs voisins, les comtes d'Anjou et de Blois. Le comte de Blois qui s'est emparé de Châteaudun et de Chartres, le prend en tenaille, aussi Bouchard Ier le Vénérable va se rapprocher du comte d'Anjou.

Au milieu du XIe siècle, les maladresses de Foulques l'Oison font que le comté est occupé pendant 30 ans par Geoffroy II Martel. Le comté ne sera rendu qu'en 1060 à Foulques l'Oison avec la suzeraineté de l'Anjou. Les cent ans qui suivent seront marqués à l'intérieur par des luttes incessantes avec l'abbaye de la Trinité et à l'extérieur par des guerres contre les seigneurs d'Amboise sur le contrôle de Mondoubleau.

Henri II Plantagenêt, comte d'Anjou et duc de Normandie par héritage, épouse en 1152 Aliénor d'Aquitaine, qui lui apporte l'Aquitaine et le Poitou. En 1154, il est roi d'Angleterre et la guerre entre les rois de France et d'Angleterre ne tarde pas à se déclarer. Le comte de Vendôme est un des vassaux du roi d'Angleterre, mais parmi ceux-ci, ses terres sont les plus proches de Paris : Vendôme sera plusieurs fois assiégée. L'Anglais vaincu, Jean III rendra en 1218 hommage au roi de France.

Quand le roi de France donnera l'Anjou en apanage à un de ses fils, c'est à ces comtes capétiens que le comte de Vendôme prêtera hommage. Ils participeront à leurs expéditions, à Naples, en Sicile, aux croisades en Égypte et à Tunis.

La maison de Montoire s'étant éteinte en 1372, le comté passa aux Bourbons, princes du sang. La baronnie de Mondoubleau fut réunie au comté de Vendôme en 1484. Il fut érigé en duché-pairie en 1514. En 1562, Henri de Bourbon devient duc de Vendôme. Protestant, face à un duché fortement catholique, il doit accepter la fermeture du temple protestant, la nomination d'un gouverneur catholique et voit la ville de Vendôme se rapprocher de plus en plus de la Ligue. En 1589, devenu roi, Henri IV doit conquérir le Vendômois et plusieurs châteaux comme Vendôme et Lavardin seront détruits.

Le Vendômois sera donné en apanage en 1598, reviendra à la Couronne en 1712, sera de nouveau dans l'apanage du comte de Provence de 1772 à 1789.

À la Révolution, il sera inclus dans le département de Loir-et-Cher.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason des Comtes de Vendôme

d'argent au chef de gueules, au lion d'azur, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]