Langey

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Langey
Image illustrative de l'article Langey
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Cloyes-sur-le-Loir
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Rivières
Maire
Mandat
Patrice Bézard
2014-2020
Code postal 28220
Code commune 28204
Démographie
Gentilé Langéen(e)
Population
municipale
357 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 39″ N 1° 11′ 14″ E / 48.0441666667, 1.1872222222248° 02′ 39″ Nord 1° 11′ 14″ Est / 48.0441666667, 1.18722222222  
Altitude Min. 110 m – Max. 159 m
Superficie 19,48 km2
Localisation

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Langey

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Langey

Langey est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Pellerin Lanneray Rose des vents
Boisgasson N Saint-Denis-les-Ponts
O    Langey    E
S
Ruan-sur-Egvonne Saint-Hilaire-sur-Yerre

Site[modifier | modifier le code]

Liste des lieux-dits et terroir de Langey[modifier | modifier le code]

Bedaise (la) – Bois Auvée (le) - Bois de la Couaille – Bois de la Nouras – Bois des chenilles (le) - Bois du Rameau – Bois Jacquet – Bois Mouchet – Bois Raimbourg (le) – Champs de Clairbois – Champs du Souchay (les) – Chataigniers (les) – Chemin de Clairbois – Chemin de Courtalain – Clairbois – Commanderie (la) – Cormier Billette – Coudraie (la) – Falots (les) – Ferme de Villebalay – Filandière (la) – Fons de Germenet (les) – Gas (les) - Germenet – Glands (les) – Goespiere (la) – Goislardière – Grands Champs (les) – Gué des Ormes (le) – Houldebrand – Joufline (la) – Lardière (la) – Longs Champs (les) - Lucaseries (les) – Maisons Rouges – Marinières (les) – Mauguinière (la) – Midis (les) – Moulin à vent (le) – Noues (les) – Ouches du Souchay – Pièce de la Goislardière – Pièce de Veillez (la) – Pièces du Gland (les) – Pieces du Gouffre - Potence (la) – Racinières (les) – Raffaux (les) – Rameau (le) – Remise (la) – Ronces (les) – Souchay (le) – Tréandière (la) – Tremblots (les) – Trogne de Bouard-Ouest – Vallée d’Houldebrand – Veillez – Vignes (les) – Vil Oiseau – Villebalay.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Retirada.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans l’Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont Langey[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Roger Arthur Gault[5]    
    Robert Bouvier[5]    
    Simone Heuland[5]    
    Bernard Gallas[5]    
mars 2001 mai 2006 Gisèle Soulier   démissionnaire
juin 2006 en cours Patrice Bézard    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 357 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
606 612 671 738 704 726 752 823 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
751 759 740 738 711 725 699 686 690
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
703 687 708 628 646 629 571 578 530
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
491 429 357 363 297 315 348 357 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint Pierre[modifier | modifier le code]

Elle renferme une sculpture en bois polychrome du milieu du XVIe siècle  Inscrit MH (1997)[8], représentant saint Jacques de Zébédée, dit saint Jacques le Majeur.

Maison dite de « François Rabelais »[modifier | modifier le code]

François Rabelais fut un protégé de Guillaume du Bellay, seigneur de Langey. La famille du Bellay est une illustre famille de l'aristocratie qui va donner à la France des hommes dont le nom et l'œuvre restent dans la mémoire. La famille du Bellay remonte à Hugues Capet et elle est originaire d'une petite bourgade près de Saumur. Génération après génération, les enfants du Bellay deviennent soit militaires, soit prélats.

Sous François Ier, ils sont 4 frères (Guillaume, Jean, René et Martin). Chacun est destiné à porter soit les armes soit la toge. Guillaume étant l'aîné, il hérite du titre de seigneur de Langey. Jean et Guillaume joueront un très grand rôle dans les affaires de la France. Le Roi les nomme au Conseil et les envoie comme ambassadeurs chargés de négociations délicates. Ils ont par ailleurs des opinions politiques précises qu'ils défendent. Des opinions progressistes, qui vont du côté des humanistes, de la Réforme et des hommes désireux de transformer le Moyen Âge finissant. Ainsi, ils seront les indéfectibles soutiens politique et financier de François Rabelais. Guillaume du Bellay, ou ses frères délaisseront le plus souvent leur seigneurie pour des missions plus prestigieuses. C'est pourquoi, il n'est pas certain que François Rabelais soit réellement venu à Langey dans la maison que Guillaume lui fit construire.

Halte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Langey disposait jusqu'en 1943 d'une halte de la ligne de Courtalain - Saint-Pellerin à Patay, permettant de rejoindre Châteaudun.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  2. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  3. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  5. a, b, c et d Centre de Recherche Généalogiques du Perche-Gouët
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Notice no PM28000829 », base Palissy, ministère français de la Culture