Beaufort-en-Vallée

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Beaufort-en-Vallée
La ville sous la neige.
La ville sous la neige.
Blason de Beaufort-en-Vallée
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Arrondissement d'Angers
Canton Canton de Beaufort-en-Vallée
Intercommunalité C.C. de Beaufort-en-Anjou
Maire
Mandat
Jean-Charles Taugourdeau
2014-2020
Code postal 49250
Code commune 49021
Démographie
Gentilé Beaufortais
Population
municipale
6 409 hab. (2011)
Densité 180 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 25″ N 0° 12′ 51″ O / 47.4402777778, -0.214166666667 ()47° 26′ 25″ Nord 0° 12′ 51″ Ouest / 47.4402777778, -0.214166666667 ()  
Altitude Min. 17 m – Max. 51 m
Superficie 35,66 km2
Localisation

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Liens
Site web beaufortenvallee.fr

Beaufort-en-Vallée est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville de Beaufort-en-Vallée se situe dans le Baugeois, entre Angers et Saumur, au cœur du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

L’origine de Beaufort-en-Vallée se situe au lieu-dit St Pierre du Lac, ancienne cité lacustre dont les outils préhistoriques sont visibles dans les vitrines du musée Joseph-Denais.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Beaufort s’est ensuite déplacée vers la butte, ancien oppidum gallo-romain dont la situation stratégique permit la construction du château fort.

Cette cité comtale (Bellum Forte) qui naquit autour d’une chapelle érigée au pied de ce château, à partir du XIe siècle, est riche d’histoire de France. Foulques Nerra a pu faire édifier autour de la forteresse, un écheveau de ruelles et de maisons qui constituent encore de nos jours un cadre ancien digne d’intérêt.

Vers 1230, les auteurs du Lancelot en prose, le plus grand monument littéraire du XIIIe siècle, situent à Beaufort-en-Vallée la colline où meurt Ban de Benoïc, le père de Lancelot, ainsi que le Lac de la fée Viviane, le fameux lac qui donne son nom complet au héros : Lancelot du Lac. Selon le chercheur Goulven Péron on peut même indiquer avec précision les lieux de la légende tels qu'évoqués par les auteurs médiévaux. La colline où se situe le château serait la colline du roi Ban de Benoic et le village de Saint-Pierre-du-Lac l'emplacement ancien du Lac où Lancelot passe son enfance à l'abri des guerres, bien sûr légendaires, qui ravagent l'Anjou arthurien[1].

Château comtal des Roger de Beaufort

En 1340, fut instituée, la sénéchaussée royale de Beaufort-en-Anjou. Elle relevait directement du Parlement de Paris[2].

Le cardinal Pierre Roger fut élu pape, à Avignon, le 19 mai 1342, sous le nom de Clément VI. Le 27 mai, Philippe de Valois accorda 1 000 livres de rente à Guillaume II Roger dans les comtés du Maine et d’Anjou. Le frère du pape se vit attribuer, la même année, le fief de Beaufort-en-Vallée. Jean de Normandie, duc d'Anjou, ayant transformé ce fief en vicomté en 1344, Guillaume fit restaurer le château dès 1345. Puis la faveur royale en fit un comté en 1347, tout en exemptant de chevauchée le nouveau comte[3].

Durant la guerre de cent ans les anglais s'établissent dans les principaux châteaux de la région : Beaufort, Sablé, le Louroux... Il fallut attendre Du Guesclin et le seigneur de Maillé pour reprendre ses positions.

Au milieu du XVe siècle, le roi René d’Anjou acquiert le château et le fait réaménager. On trouve encore des traces des anciens remparts qui ont été détruits au XIXe siècle et seul subsistent deux tours et un pan de murailles.

Jeanne de Laval, femme de René d’Anjou, complète le château d’une nouvelle tour, la tour octogonale en 1459. Avec Jeanne, la région connaît la prospérité.

En 1480, Jeanne de Laval organise et dirige la sénéchaussée de Beaufort[4].

La bienfaitrice donne de nombreux avantages aux habitants, notamment par l'ordonnance du 1er mai 1471, elle réglemente l'usage des prairies communales (jouissance des biens communaux). « Sa statue haute de deux mètres, érigée par les Beaufortais en 1842 sur une colonne d’ordre corinthien de douze mètres, se trouve sur la place qui porte son nom. Elle tourne les yeux vers la statue du roi René à Angers ».

Ancien régime[modifier | modifier le code]

En 1575 le Beaufortais Jehan Chardavoine publie à Paris le premier recueil de chansons populaires, sous le titre Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de voix de ville tirées de divers autheurs et poètes françois tant anciens que modernes ausquelles a été nouvellement adaptée la musique de leur chant commun[5].

La prospérité continue au XVIIe et au XVIIIe siècle avec le développement de l’hôpital puis l’essor de l’industrie de toiles à voiles. Avant la Révolution, Beaufort est l’une des plus importantes et riches villes de l’Anjou. Beaufort a gardé la trace de son passé en de nombreuses hôtels et logis : le logis Launault, l’hôtel Dieu, l’hospice édifié au XVIIIe siècle avec des pierres des ruines du château.

Révolution[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre de 1870, 24 habitants sont tués[6].

De grands travaux sont encore réalisés à la fin du XIXe siècle : construction des halles en 1842 pour le marché de Chanvre, et de l’immeuble du musée par la Caisse d’épargne en 1898 à 1904 pour y installer, le 1er novembre 1905, les collections que le journaliste Joseph Denais avait données à la Mairie.

Pendant la Première Guerre mondiale, 155 habitants perdent la vie. Lors de la Seconde Guerre mondiale, 13 habitants sont tués[6].

Vers 1960, l’horticulture se développe avec l’aménagement hydraulique de la vallée de l’Authion. Elle demeure aujourd’hui, avec l’agro-alimentaire le principal atout de la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Beaufort-en-Vallée
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1798 1800 Bourcier    
20 Juin 1800 1830 François Marie Danquetil    
1830 1842 René Jean Beconnais Languedoc    
1842 1844 Quelin    
1844 1862 Alphonse Dubost    
1862 1871 Froger    
1871 1878 Grimoux    
1878 1881 Pierre Meffray    
1881 1888 Grimoux    
1888 1892 René Geslin    
1892 1900 Pierre Meffray    
1900 1904 Chevalier    
1904 1919 René Geslin    
1919 1925 Louis Baillif    
1925 1945 Émile Gilardeau    
1945 1947 Guy de Rosemont    
1947 1953 Armand Chaineau    
1953 1959 René Coupry    
1959 1959 Bernard Carlier    
1959 1991 Roger Serreau DVD puis UDF-CDS Conseiller Général
1991 en cours
(au 29 mars 2014)
Jean-Charles Taugourdeau[7] UMP Chef d'entreprise horticole
Président de la CC de Beaufort-en-Anjou, Député de la 3e circonscription de Maine-et-Loire

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes de Beaufort-en-Anjou[8], elle-même membre du syndicat mixte Pays des Vallées d'Anjou.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 409 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 214 5 990 5 958 5 972 5 914 5 993 5 474 5 423 5 207
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 245 5 260 5 120 5 146 4 960 4 757 4 627 4 492 4 278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 222 4 104 4 038 3 387 3 325 3 262 3 171 3 306 3 253
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 544 3 623 4 048 4 720 5 364 5 390 5 623 5 754 6 250
2011 - - - - - - - -
6 409 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,5 %) est en effet supérieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,9 %, 15 à 29 ans = 16,8 %, 30 à 44 ans = 21,3 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 19,3 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 19,3 %, plus de 60 ans = 24,4 %).
Pyramide des âges à Beaufort-en-Vallée en 2008 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,1 
7,2 
75 à 89 ans
10,5 
11,8 
60 à 74 ans
12,8 
19,6 
45 à 59 ans
19,3 
21,3 
30 à 44 ans
20,0 
16,8 
15 à 29 ans
15,5 
22,9 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 458 établissements présents sur la commune à fin 2010, 13 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 7 % du secteur de l'industrie, 11 % du secteur de la construction, 55 % de celui du commerce et des services et 15 % du secteur de l'administration et de la santé[13].

La Zone d'activité Actival situé à Beaufort-en-Vallée, la zone d'activité du Pré Barreau à Mazé celle de Villiers à Fontaine-Guérin sont gérées par la Communauté de communes de Beaufort-en-Anjou.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château comtal en ruines des Roger de Beaufort et de Jeanne de Laval

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume II Roger, premier comte de Beaufort
  • Jeanne de Laval : figure emblématique de Beaufort-en-Vallée, sa statue se trouve sur la place centrale de Beaufort-en-Vallée.
  • Jehan Chardavoine (v. 1537 - v. 1580) compositeur de la Renaissance et l'un des premier éditeurs connus de chansons populaires, connu pour son Recueil des plus belles et excellentes chansons en forme de voix de ville …, publié en 1575.
  • Eugène Charles Bonamy (1808 - 1861) : médecin du dépôt de mendicité de Nantes est décédé à Beaufort-en-Vallée.
  • Joseph Denais (1851 - 1916) : journaliste, il a réuni dans un musée qui porte aujourd'hui son nom différentes collections sur sa ville natale et sur les civilisations européennes, égyptiennes…

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ 1965, 2e éd. (lien notice BnF?, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Goulven Péron, La légende de Lancelot du Lac en Anjou, Les Cahiers du Baugeois, no 92, mars 2012, p. 55 à 63, ISSN 0999 6001.
  2. C. C. Beaufort-en-Anjou
  3. Jean-Marie Schio, Guillaume II Roger de Beaufort
  4. Chronologie
  5. Le recueil de Jehan Chardavoine est consultable sur le site Gallica de la BNF
  6. a et b Memorial-genweb: Beaufort-en-Vallée
  7. Le Courrier de l'Ouest, Jean-Charles Taugourdeau élu maire sans surprise, article du 29 mars 2014
  8. Insee, Composition de l'EPCI de Beaufort-en-Anjou (244900882), consulté le 15 août 2013
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  11. Évolution et structure de la population sur statistiques-locales.insee.fr
  12. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur insee.fr (consulté le 2 juillet 2011)
  13. Insee, Statistiques locales du territoire de Beaufort-en-Vallée (49), consultées le 2 décembre 2012