Craon (Mayenne)
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| Craon | ||
Les Halles de Craon, inscrites Monument historique. |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Pays de la Loire | |
| Département | Mayenne | |
| Arrondissement | Château-Gontier | |
| Canton | Craon (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays du Craonnais | |
| Maire Mandat |
Paul Chaineau 2008-2014 |
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| Code postal | 53400 | |
| Code commune | 53084 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Craonnais | |
| Population municipale |
4 556 hab. (2010) | |
| Densité | 186 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
4 898 hab. (2009) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 32 m — Max. 83 m | |
| Superficie | 24,56 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ville-craon53.fr | |
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Craon (prononciation : [kʁã]) est une commune française, située dans le département de la Mayenne et la région Pays de la Loire.
Craon se trouve dans le pays du Craonnais, situé dans la partie occidentale de la Mayenne angevine.
Ses habitants sont appelés les Craonnais.
Sommaire |
Géographie [modifier]
- Situation
Craon est situé au sud-ouest de la Mayenne, à 30 km au sud-ouest de Laval, 20 km à l'ouest de Château-Gontier, 20 km au nord de Segré et 23 au nord-est de Pouancé.
Les communes limitrophes sont Athée, Denazé, Pommerieux, Bouchamps-lès-Craon, Chérancé, Niafles et Livré-la-Touche.
Selon le classement établi par l’Insee en 1999[1], Craon est une ville isolée, c’est-à-dire une unité urbaine d’une seule commune ; c'est une commune urbaine non polarisée, qui ne fait donc partie d’aucune aire urbaine ni d'aucun espace urbain.
Toponymie [modifier]
Le nom de Craon est ancien. On le retrouve au VIIe siècle sur une monnaie mérovingienne : Cr[od]eno, ainsi qu'au IXe siècle, Ciron pour Credonem.
Histoire [modifier]
Préhistoire et Antiquité [modifier]
Le territoire est défriché à partir du IIIe millénaire av. J.-C..
De l'époque gallo-romaine, subsiste une inscription au dieu Mars.
Haut Moyen Âge [modifier]
Au IXe siècle, à l'époque des guerres entre Francs et Bretons, Craon fut la ville de Lambert, comte des marches nantaises où il s'installa en 847. Lambert s'empara du Mans en 850 et fut tué par le comte du Maine Gausbert, le 1er mai 852. Après la défaite de Charles le Chauve face aux Bretons, en 851 le traité d'Angers concède à Erispoë de Bretagne, fils de Nominoë, la possession de tout le territoire du Maine et de l'Anjou jusqu'à la Mayenne : Craon était compris dans cette concession. Le successeur d'Erispoë, Salomon, fut confirmé dans les mêmes droits en 863 par le traité d'Entrammes ; il ne faut cependant pas en conclure que le cours supérieur de la Mayenne était alors la limite de la Bretagne[2][réf. incomplète], d'autant plus que les Bretons durent abandonner ces territoires au début du Xe siècle.
Moyen Âge [modifier]
Ce fut une redoutable forteresse médiévale composée de 27 tours et de 1 600 mètres de murailles, servant à garder la frontière angevine face à la Bretagne. Ce fut une ville marchande très importante (connue pour son fil de lin blanchi) dotée de halles fondées au XIIe siècle et réputées parmi les plus grandes de France. Craon qui fut le siège de la première baronnie d'Anjou était une force politique, judiciaire et religieuse importante, gérant une quarantaine de paroisses.
Au Moyen Âge puis sous l'Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du Pays d'élection de Château-Gontier. La baronnie était qualifiée de « Première baronnie d'Anjou ».
En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de grande gabelle et comprend seize tribunaux spéciaux ou greniers à sel, dont celui de Craon.
XVe siècle, XVIe siècle [modifier]
Au XVe siècle, la ville placée aux confins de la Bretagne, duché longtemps allié aux Anglais, devint une place importante à conserver. Les passages des troupes royales et les montres d'hommes d'armes y sont fréquentes.
Lors de la huitième guerre de religion, la ville est assiégée par l’armée royale, mais dégagée par les Espagnols débarqués en Bretagne le 24 mai 1592[3].
Craon, qui était aussi une ville de grenier à sel et d’hôpitaux vit sa puissance décliner avec la Révolution française.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 556 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Pyramide des âges [modifier]
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 29,3 %) ;
- 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 38 %).
Économie [modifier]
Lieux et monuments [modifier]
- Château de Craon classé du XVIIIe siècle construit en pierre blanche de la Loire. Il est environné d'un vaste jardin à la française et d'un parc à l'anglaise de plus de 40 hectares. Il y a aussi une rivière et un grand jardin potager possédant des serres du siècle dernier.
- Inscription romaine découverte dans le mur de l'ancienne église de Saint-Clément.
- Église moderne de Saint-Nicolas, construite dans le style néogothique.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Robert de Craon (vers 1100 - 1149), sire de Craon.
- Pierre Le Cornu (mort en 1612), militaire, gouverneur de Craon.
- Anthyme-Denis Cohon (1595 à Craon - 1670), religieux, évêque.
- Bernard Guyard (1601 à Craon - 1674), théologien.
- François Joachim Esnue-Lavallée (1751 à Craon - 1816), homme politique.
- Joseph Louis Proust (1754-1826), chimiste, a résidé à Craon.
- Volney (1757 à Craon - 1820), écrivain.
- Émile Jamet (1799 à Craon - ?), agriculteur et homme politique.
- Fortuné d'Andigné (1868 - 1935 à Craon), homme politique.
- Louis de Guébriant (1916-2005), journaliste, propriétaire du château de Craon, président de la société des courses de Craon.
- Henri de Gastines (1929-2011), député (1968-2002) et maire de Craon (1977-1989).
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Craon et ses environs par M. de Bodard de la Jacopière. 1871.
- Michel Lemesle, En Anjou, la bataille de Craon, 23 mai 1592. Editions Régionales de l'Ouest, Mayenne, 2004.
- Hervé Bazin, Vipère au poing, Paris, Grasset, 1948.
- Abbé Angot, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, t. 1, Laval, 1900.
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Page INSEE statistiques-locales.insee.fr
Cheminement : sur la petite carte de France, onglet Départements, puis choisir le département, puis menu déroulant Couches d'aide à la sélection. - Abbé Angot.
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8) p. 382
- réélection 2008 : Liste des maires de la Mayenne actualisée au 16 septembre 2009, site de la préfecture de la Mayenne, consulté le 19 septembre 2009
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Évolution et structure de la population à Craon en 2008, sur le site de l'Insee. Consulté le 15 octobre 2012.
- Résultats du recensement de la population de la Mayenne en 2008, sur le site de l'Insee. Consulté le 15 octobre 2012.
