Craon (Mayenne)

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Craon
L'église Saint-Nicolas vue du plan d'eau du Mûrier.
L'église Saint-Nicolas vue du plan d'eau du Mûrier.
Blason de Craon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Château-Gontier
Canton Château-Gontier
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Craon
Maire
Mandat
Claude Gilet
2014-2020
Code postal 53400
Code commune 53084
Démographie
Gentilé Craonnais
Population
municipale
4 506 hab. (2012)
Densité 183 hab./km2
Population
aire urbaine
4 845 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 53″ N 0° 56′ 59″ O / 47.848056, -0.94972247° 50′ 53″ Nord 0° 56′ 59″ Ouest / 47.848056, -0.949722  
Altitude Min. 32 m – Max. 83 m
Superficie 24,56 km2
Localisation

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Craon
Liens
Site web www.ville-craon53.fr

Craon (prononciation : [kʁã]) est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 4 506 habitants[Note 1] (les Craonnais).

Craon se trouve dans le pays du Craonnais, situé dans la partie occidentale de la Mayenne angevine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Craon est situé au sud-ouest de la Mayenne, à 30 km au sud-ouest de Laval, 20 km à l'ouest de Château-Gontier, 20 km au nord de Segré et 23 au nord-est de Pouancé.

Les communes limitrophes sont Athée, Denazé, Pommerieux, Chérancé, Bouchamps-lès-Craon, Niafles et Livré-la-Touche.

Communes limitrophes de Craon
Livré-la-Touche Athée Denazé
Niafles Craon
Bouchamps-lès-Craon Chérancé Pommerieux
Carte de la commune de Craon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte géologique du massif armoricain.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Craon est ancien. On le retrouve au VIIe siècle sur une monnaie mérovingienne : Cr[od]eno, ainsi qu'au IXe siècle, Ciron pour Credonem.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire est défriché à partir du IIIe millénaire av. J.-C..

De l'époque gallo-romaine, subsiste une inscription au dieu Mars.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, à l'époque des guerres entre Francs et Bretons, Craon fut la ville de Lambert, comte des marches nantaises où il s'installa en 847. Lambert s'empara du Mans en 850 et fut tué par le comte du Maine Gausbert, le . Après la défaite de Charles le Chauve face aux Bretons, en 851 le traité d'Angers concède à Erispoë de Bretagne, fils de Nominoë, la possession de tout le territoire du Maine et de l'Anjou jusqu'à la Mayenne : Craon était compris dans cette concession. Le successeur d'Erispoë, Salomon, fut confirmé dans les mêmes droits en 863 par le traité d'Entrammes ; il ne faut cependant pas en conclure que le cours supérieur de la Mayenne était alors la limite de la Bretagne[1][réf. incomplète], d'autant plus que les Bretons durent abandonner ces territoires au début du Xe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ce fut une redoutable forteresse médiévale composée de 27 tours et de 1 600 mètres de murailles, servant à garder la frontière angevine face à la Bretagne. Ce fut une ville marchande très importante (connue pour son fil de lin blanchi) dotée de halles fondées au XIIe siècle et réputées parmi les plus grandes de France. Craon qui fut le siège de la première baronnie d'Anjou était une force politique, judiciaire et religieuse importante, gérant une quarantaine de paroisses.

Au Moyen Âge puis sous l'Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d'Angers et du pays d'élection de Château-Gontier. La baronnie était qualifiée de « Première baronnie d'Anjou ».

Armoiries : Losangé d'or et de gueules.

En 1343, le sel devient un monopole d'État par une ordonnance du roi Philippe VI de Valois, qui institue la gabelle, la taxe sur le sel. L’Anjou fait partie des pays de grande gabelle et comprend seize tribunaux spéciaux ou greniers à sel, dont celui de Craon.

XVe et XVIe siècles[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, la ville placée aux confins de la Bretagne, duché longtemps allié aux Anglais, devint une place importante à conserver. Les passages des troupes royales et les montres d'hommes d'armes y sont fréquentes.

Lors de la huitième guerre de religion, la ville est assiégée par l’armée royale, mais dégagée par les Espagnols débarqués en Bretagne le [2].

Article détaillé : Bataille de Craon.

Craon, qui était aussi une ville de grenier à sel et d’hôpitaux vit sa puissance décliner avec la Révolution française.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Carte de l'Anjou au XVIIIesiècle.
La sénéchaussées de l'Anjou au XVIIIesiècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1989 Henri de Gastines UDR puis RPR Député et conseiller général
1989 mars 2014 Paul Chaineau[3] DVD Conseiller général de 1998 à 2011
mars 2014[4] en cours Claude Gilet SE Cadre notarial

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 4 506 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2006, 2011, 2016, etc. pour Craon[5]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 587 1 494 1 448 3 591 3 610 3 813 3 857 4 088 4 171
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 218 4 291 4 401 4 254 4 675 4 527 4 532 4 434 4 249
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 104 3 977 3 794 3 615 3 581 3 647 3 692 3 839 3 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
4 146 4 482 4 661 4 829 4 767 4 659 4 629 4 522 4 506
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (33,9 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (23,7 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 16,3 %, 45 à 59 ans = 20,3 %, plus de 60 ans = 29,3 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 13,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 16,4 %, 45 à 59 ans = 18,5 %, plus de 60 ans = 38 %).
Pyramide des âges à Craon en 2008 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90  ans ou +
2,8 
11,7 
75 à 89 ans
17,2 
16,9 
60 à 74 ans
18,0 
20,3 
45 à 59 ans
18,5 
16,3 
30 à 44 ans
16,4 
16,3 
15 à 29 ans
13,3 
17,8 
0 à 14 ans
13,8 
Pyramide des âges du département de la Mayenne en 2008 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,4 
7,4 
75 à 89 ans
10,7 
12,9 
60 à 74 ans
14,1 
20,3 
45 à 59 ans
19,6 
20,5 
30 à 44 ans
19,0 
17,8 
15 à 29 ans
16,0 
20,7 
0 à 14 ans
19,1 

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Craon compte cinq monuments historiques :

  • Château de Craon classé du XVIIIe siècle construit en pierre blanche de la Loire. Il est environné d'un vaste jardin à la française et d'un parc à l'anglaise de plus de 40 hectares. Il y a aussi une rivière et un grand jardin potager possédant des serres du siècle dernier. L’ensemble est classé et inscrit aux monuments historiques[10]
  • Halles de Craon, achevées en 1850 et inscrites au titre des monuments historiques en 1984[11].
  • Grenier à sel, rue du Pavé, classé au titre des monuments historiques en 1991[12].
  • Grenier à sel, impasse des Onguents, inscrit au titre des monuments historiques en 1989[13].
  • le prieuré bénédictin Saint-Clément[14]. Une inscription romaine a été découverte[Quand ?] dans le mur de l'ancienne église de Saint-Clément.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Le marché a lieu tous les lundis matin, réunissant une trentaine de vendeurs[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2012.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]