Un hiver à Majorque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page manuscrite de l'œuvre.

Un hiver à Majorque est un récit de voyage autobiographique de George Sand paru en 1842. Il raconte un voyage fait à Majorque en 1838-1839 avec Frédéric Chopin, fort malade. Il est d'abord paru en 1841 dans la Revue des deux Mondes.

Manifestement irritée par les conditions matérielles de ce voyage, George Sand y montre une grande incompréhension de Majorque. Ce récit exprime ainsi sa nette intolérance envers les insulaires, comme le relèveront par la suite de nombreux commentateurs, tels que Jules Percher ("Journal des débats", 11 juin 1988) ou Joséphine de Brinckmann, voire, plus récemment, l'écrivain Llorenç Villalonga.

Contexte[modifier | modifier le code]

Résumant un voyage de quelques mois à Majorque, le livre a été largement emprunté aux notes d'autres voyageurs, notamment celles de Joseph Tastu[1] :

"L’endroit où la romancière a vraiment découvert cette île méditerranéenne n’est autre que son propre salon parisien. George Sand s’est contentée de prendre des notes à partir de livres empruntés à la Bibliothèque Royale ; on en connaît même les dates d’emprunt et de retour. En somme, elle est parvenue à combiner les souvenirs de son vécu avec la consultation d’ouvrages dont elle ignorait jusqu’à l’existence peu avant de se mettre à écrire son manuscrit. Ce manuscrit contient même des feuillets écrits de la main d’un érudit, Joseph Tastu, qui l’avait précédée dans un voyage en Espagne" (Antoni Ferrer, Université de Provence).

G. Sand "avoue ouvertement sa dette"[2] laquelle lui permet ainsi de "suppléer à la défaillance de ses informations personnelles" (Claudine Grossir).

Très popularisé du fait même de la réputation de G. Sand, pour beaucoup, ce livre ne présente qu'un intérêt bien limité[3].

Résumé[modifier | modifier le code]

Hiver 1838. L'auteur prend le bateau pour Majorque, et accoste à Palma. Ses enfants et Frédéric Chopin, gravement malade, l'accompagnent.

Il faudra se loger en ville, puis à Valledemosa. La nourriture est chère, comporte beaucoup (trop) de cochon et les paysans sont aussi malaimables que malhonnêtes.

L'auteur découvre et reconnaît les beautés architecturales et naturelles de l'île.

Au printemps 1839 c'est le retour, libérateur, pour la France.

Une belle île, bien mal habitée : voilà, en somme, ce que George Sand retient et donne à voir de Majorque.


Notes et références[modifier | modifier le code]