Cristina de Borbón y Grecia

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Cristina de Borbón y Grecia

Description de cette image, également commentée ci-après

L'infante doña Cristina en 2011.

Biographie
Titulature Infante d’Espagne
Duchesse de Palma de Majorque
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Cristina Federica Victoria Antonia de la Santísima Trinidad de Borbón y Grecia
Naissance (49 ans)
Madrid (Espagne)
Père Juan Carlos Ier d’Espagne
Mère Sophie de Grèce
Conjoint Iñaki Urdangarin
Enfants Juan Urdangarin y de Borbón
Pablo Urdangarin y de Borbón
Miguel Urdangarin y de Borbón
Irene Urdangarin y de Borbón

Doña Cristina Federica Victoria Antonia de la Santísima Trinidad de Borbón y Grecia, infante d’Espagne, duchesse de Palma de Majorque, née le à Madrid, est la seconde fille du roi Juan Carlos et de la reine Sophie, et la sœur du roi Felipe VI et de l’infante Elena. Elle est au sixième rang pour la succession au trône d’Espagne. L'infante Cristina est directrice de la division internationale de la fondation La Caixa (la plus grande fondation en Europe, dans le domaine des œuvres sociales) [1].

Depuis l'abdication du roi Juan Carlos Ier en faveur de son fils Felipe VI le 19 juin 2014, l'infante Cristina et son époux Iñaki Urdangarin sont désormais membres de la famille royale d'Espagne, en qualité de membres de la famille du roi. (L'Espagne faisant la distinction entre la famille royale officielle, et la famille du roi). 

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle obtient un diplôme de science politique de l’université complutense de Madrid en 1989, puis un master en relations internationales de l’université de New York en 1990. Elle épouse l’international de handball Iñaki Urdangarin le à Barcelone[2],[3]. Son père lui donne à cette occasion le titre de duchesse de Palma de Majorque.

Elle a quatre enfants, trois fils et une fille, tous nés à Barcelone et considérés comme grands d’Espagne avec le traitement d’excellence, selon le décret royal du [4] :

  1. Juan Valentín de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón (né le 29 septembre 1999) ;
  2. Pablo Nicolás Sebastián de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón (né le 6 décembre 2000) ;
  3. Miguel de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón (né le 30 avril 2002) ;
  4. Irene de Todos los Santos Urdangarin y de Borbón (née le 5 juin 2005).

Elle parle espagnol, catalan, anglais et français.

Représentations officielles[modifier | modifier le code]

En 2006, le duc et la duchesse de Palma de Majorque (à gauche) auprès du roi et de la reine d'Espagne, lors de la visite du président Vladimir_Poutine en Espagne

Comme avant son mariage, l'infante a été très active au sein des activités royales avec son époux, de 1997 jusqu'en décembre 2011 (voir affaire Noos, ci-après).

Par exemples, pour reprendre des représentations récentes, recensées par le site de la Maison Royale d'Espagne :

Le 14 septembre 2009, ils sont invités par le président Barack Obama, au gala de l'Institut Hispanique des États-Unis[5].

En 2009, le gouvernement régional de la Catalogne reçoit les duc et duchesse de Palma de Majorque, afin de les nommer membres d'honneurs d'un cercle culturel, lié à la musique[6].  

En 2008, Ils président la finale de l'open de Tennis de Barcelone, et remettent la coupe à Rafael Nadal[7]. Ils présideront également une exposition culturelle et historique, à Saragosse[8]. La même année, le couple visite l'Université d'Harvard avec l'Ambassadeur d'Espagne aux États-Unis[9]. Le lendemain, ils visitent la bibliothèque de Boston[10]. En 2005, à Barcelone, le duc et la duchesse présidaient la remise d'un prix littéraire[11].  

A compter de décembre 2011, le couple a été mis en congé de l'agenda royal [12]. Toutefois, le 27 mars 2012 à Barcelone, l'infante Cristina a honoré l'inauguration d'une exposition de la Fondation La Caixa, dont elle est l'une des cadres dirigeants[13].  

L'infante d'Espagne n'est plus apparue à une aucune activité officielle après cela, jusqu'au 6 mars 2014, pour une cérémonie en mémoire du roi Paul de Grèce. Une présence officielle très remarquée, où elle a déposé une couronne au nom de son couple, les duc et duchesse de Palma, et en celui de leurs quatre enfants. En revanche, son époux n'était pas présent [14],[15]

Le 19 juin 2014, elle n'est pas présente à la cérémonie d'intronisation de son frère, le nouveau roi d'Espagne Felipe VI[16].

Affaire Nóos[modifier | modifier le code]

Le , l'infante Cristina est mise en examen pour appropriation illicite de fonds publics par le juge de Palma de Majorque chargé de l'affaire Nóos. Jusque là épargnée par la justice et le scandale impliquant son mari, elle est convoquée devant le tribunal pour le 27 avril[17],[18], le juge José Castro ayant déclaré : « La justice doit être la même pour tous », reprenant les propres mots du roi Juan Carlos dans un récent discours télévisé.

Le , la justice espagnole suspend la mise en examen de Cristina de Borbón suite à un recours déposé par le parquet anticorruption qui avait estimé inexistants les indices contre l'infante[19].

Le 7 janvier 2014, le tribunal décide de passer outre la volonté du parquet de ne pas poursuivre et inculper l'infante Cristina, pour fraude fiscale et blanchiment de capitaux. Dans un premier temps, le tribunal fixe la convocation de la fille du roi au 8 mars 2014. Puis, cette dernière est finalement appelée à comparaître devant un juge le 8 février 2014[20],[21].

Le 20 janvier 2014, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, déclare qu'il est convaincu de l'innocence de l'infante Cristina[22].

Le 25 janvier 2014, le juge qui a inculpé la fille du roi a entendu des fonctionnaires du ministère des Finances plaider pour l'innocence de l'infante. Le juge a accusé le ministère de ne pas faire preuve d'impartialité dans la gestion de ce dossier[23].

Le 8 février 2014, l’infante, inculpée pour blanchiment d'argent et fraude fiscale, comparaît pendant 5 heures devant un juge du tribunal de Palma de Majorque au cours duquel elle répond à 400 questions. Selon son avocat, l'infante a déclaré au juge qu'elle avait « toute confiance en son mari ». À la fin de cette comparution, l'infante reste inculpée. Cependant, la justice ne se prononce pas sur la tenue ou non d'un procès [24],[25].

Le 25 juin 2014, la justice maintien l'inculpation de l'infante (soit 6 jours après l'accession au trône de son frère Felipe VI), après la clôture de l'enquête. Ce qui laisse entendre la tenue d'un procès[26]. Début juillet, elle dépose un recours en justice contre cette décision[27].

Le vendredi 2 janvier 2015, ses avocats déposent un nouveau recours (celui de juillet ayant été sans succès), pour éviter le procès prévu mi-2015, qui a été annoncé le 22 décembre. Sa défense demande un rejet de l'affaire, avec un nouvel argument judiciaire : la doctrine booty [28] [29].

En avril 2015, les avocats de l'infante dévoilent sa stratégie de défense (du fait que le second recours du 2 janvier 2015 a été rejeté et qu'un procès aura bien lieu). La défense se base sur l'ignorance des faits comptables que l'on peut lui imputer[30]. Il est révélé que le juge Castro à l'origine des poursuites contre l'infante et son époux, sera prochainement mis à la retraite. Le juge avait demandé à prolonger son temps de travail, pour continuer l'instruction de cette affaire, ce qui lui a été refusé[31].

Dérives judiciaires[modifier | modifier le code]

Lors de sa comparution du 8 févier 2014, dans le bureau du juge Castro, l'infante est filmée à son insu pendant son audition. La vidéo clandestine est publiée par le journal El Mundo. L'infante porte plainte. Cependant, plus d'un an après, la vidéo est toujours présente sur le site du journal[32]. Depuis, le couple doit faire face à d'autres fuites judiciaires dans les médias, qui touchent à la vie privée, notamment des mails qui n'ont pas de lien avec l'affaire, par exemple en avril 2015[33].

Vie familiale en Suisse[modifier | modifier le code]

Lors de l'été 2013, l'infante Cristina et ses enfants s'installent en Suisse. L'infante loue un appartement dans un hôtel particulier de la rue des Granges (réputée pour être celle de nombreux aristocrates) à Genève.

Pour cet emménagement, la députée Loly Bolay, ancienne présidente du Grand Conseil genevois, rencontre l'infante et son époux, pour leur souhaiter la bienvenue[34].

Iñaki Urdangarin reste d'abord en Espagne, pour plus de praticité, en raison de l'affaire judiciaire (citée plus haut), puis il rejoint le nouveau domicile familial peu de temps après. Depuis, il n'est pas rare que la presse relate la nouvelle vie du duc et de la duchesse de Palma de Majorque, avec leurs quatre enfants[35].

Titulature[modifier | modifier le code]

Armes de la duchesse de Palma de Majorque
  • 13 juin 1965 au 26 septembre 1997 : 

Son Altesse royale Doña Cristina de Borbón y Grecia, infante d'Espagne

  • depuis le 26 septembre 1997 :

Son Altesse royale la duchesse de Palma de Majorque

Sa titulature complète est : Son Altesse royale Doña Cristina Federica Victoria Antonia de la Santa Trinidad de Borbón y Grecia, infante d'Espagne, duchesse de Palma de Majorque.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Site officiel de la Caixa / page des dirigeants
  2. Le mariage au JT de France 2 - reportage de Martine Laroche-Joubert, 1997
  3. Vidéo du mariage sur le site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  4. [PDF] (es) « Real Decreto 1368/1987, de 6 de noviembre, sobre régimen de títulos, tratamientos y honores de la Familia Real y de los Regentes », sur Agencia Estatal Boletín Oficial del Estado,‎
  5. Rencontre des ducs de Palma de Majorque avec Barack Obama. Site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  6. Article sur la nomination d'honneur au cercle culturel. Site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  7. Open Sabadell / coupe à Rafael Nadal. Site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  8. Exposition culturelle et historique de Saragosse. Site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  9. Visite d'Harvard. Site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  10. Visite de la bibliothèque de Boston. Site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  11. Présidence de prix littéraire. Site officiel de la Maison Royale d'Espagne
  12. http://fr.euronews.com/2014/02/07/espagne-l-infante-cristina-devant-la-justice/
  13. http://www.purepeople.com/article/l-infante-cristina-son-mari-inaki-empetre-dans-le-scandale-noos-refait-surface_a98247/1
  14. http://www.purepeople.com/article/paul-de-grece-hommage-emu-de-toute-la-famille-royale-souvenirs-joie-selfies_a137692/1
  15. http://www.purepeople.com/article/paul-de-grece-hommage-emu-de-toute-la-famille-royale-souvenirs-joie-selfies_a137692/73
  16. RTBF 17/06/14 Absence à la cérémonie
  17. El juez cita como imputada a la infanta Cristina en el ‘caso Urdangarin’, El País, 03-04-2013
  18. (es) La Fiscalía Anticorrupción recurrirá la imputación de la Infanta Cristina, El Mundo, 3/4/2013.
  19. Espagne : la justice suspend la mise en examen de l'infante Cristina, Le Monde, 7-05-2013
  20. Le Figaro du 7/01/14 La fille du roi d'Espagne inculpée
  21. [ http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/l-infante-cristina-sera-entendue-par-le-juge-le-8-fevrier_1313650.html L'infante Cristina entendue par le juge le 8 février], L'Express, 13/01/2014
  22. Déclaration du président du gouvernement, El Economista -
  23. Le juge accuse le ministère des Finances, El Mundo, 26/01/2014 -
  24. Le Parisien 8/02/14 l'Infante mise en examen
  25. El Mundo 8/02/14 l'Infante a confiance en son mari
  26. Le figaro 25/06/14 maintient de l'inculpation
  27. « La sœur du roi d'Espagne fait appel de son inculpation », Le Figaro, jeudi 3 juillet 2014, page 6.
  28. El Periodico du 2/01/15
  29. El Mundo du 2/01/15 - le nouveau recours de la défense
  30. article El Mundo du 8/04/2015
  31. article Vozpolupli, février 2015, sur la retraite forcée du juge Castro
  32. El Mundo, publication de la vidéo clandestine. 2014
  33. article Vanitatis El Confidencial, avril 2015 / mail privé avec des membres de la famille royale Bulgare
  34. article Le Matin, du 31/08/2013, sur l'installation en Suisse
  35. article Vanitatis El Confidencial, du 8/04/2015

Liens externes[modifier | modifier le code]