Entremont (Haute-Savoie)

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Entremont
Image illustrative de l'article Entremont (Haute-Savoie)
Blason de Entremont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Bonneville
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de Thônes
Maire
Mandat
Christophe Fournier
2014-2020
Code postal 74130
Code commune 74110
Démographie
Gentilé Entremontains, Entremontaines ou Entremoyens, Entremoyennes
Population
municipale
611 hab. (2011)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 27″ N 6° 23′ 23″ E / 45.9575, 6.3897222222245° 57′ 27″ Nord 6° 23′ 23″ Est / 45.9575, 6.38972222222  
Altitude Min. 755 m – Max. 2 019 m
Superficie 18,35 km2
Localisation

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Liens
Site web www.entremont-village.com

Entremont est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Entremontains et les Entremontaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d'Entremont se situe dans une combe du Petit-Bornand - Entremont, fermée aux extrémités par les gorges des Évaux et des Étroits[1],[2]. Cette combe est parcourue par le Borne, affluent de l'Arve[3].

Les villages, lieux-dits ou hameaux sont La Joux, Le Beauregard, les Buis, les Cars, la Cellaz, le Chambaudian, les Charbonnières, Chef-lieu, les Côtes, le Crot au Loup, les Denets, l'Envers, l'Envers du Regard, Epinette, l'Epotet, les Granges Neuves, les Gras, Lachat, L'Ile, Longeais, Lortier, Malatrait, Malvoisin, Montessuit, la Mouille, Norcière, la Pesse, les Plains, le Plan Dessus, le Pont Nord, le Pont Sud, le Pré aux donnes, les Raffours, le Raty, la Rivière, Sur la place, Sur les chars, les Taillis.

Historiquement et géographiquement, la commune appartient au Genevois, mais elle a été rattachée en 1807 à l'arrondissement de Bonneville et au canton homonyme (Province du Faucigny)[1]. La commune limitrophe dans le canton de Bonneville est Le Petit Bornand-les-Glières. Quant à celles dans le canton de Thônes, ce sont Le Grand Bornand, Saint-Jean-de-Sixt, Les Villards-sur-Thônes, Thônes, La Balme-de-Thuy. Et enfin dans le canton de Thorens-Glières, Entremont est limitrophe avec la commune de Thorens-Glières.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il semblerait que la commune tienne son nom de sa situation topographique, dans une combe[1]. Blotti entre le massif des Aravis et celui des Bornes, le village est situé sur le penchant inférieur du mont des Auges (1822 m), « Intramontis » ou « Intermontium », entre les monts donc, qui ont donné « Inter montes » (1154) et « Entremonz » (1275)

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les Armes d'Entremont se blasonnent ainsi : D'azur ; à la fasce accompagnée en chef de trois tours et en pointe de trois épis de blé arrachés, le tout d'or.

La commune a choisi d'être représentée par les armes d'un de ses plus illustres habitants, l'abbé Marc Antoine de Granery. Le blason est surmonté de la couronne de Comte, de la crosse et de la mitre, empoigné de la devise : ut seres metes, « Comme tu sèmes, tu récoltes ».

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Vers 1050, la combe est possède un habitant dispersé et une très faible densité[1]. Des chanoines originaires d'Abondance s'installent, menés par Burcard[1],[4]. En 1054, le prieuré évolue en abbaye sous le vocable « Abbas de Intermontium », grâce à Burcard, devenu entre-temps abbé d'Abondance, et par le don de terres du comte de Genève, avec qui il serait parent[1],[4]. Cependant, un siècle plus tard, l'abbaye est peu dynamique[1].

Au XIIIe siècle, l'abbaye est placée sous la Congrégation de Saint-Ruph[1],[4]. Les abbés proviennent de 1395 à 1462 aux membres de la famille de Verboux[1].

Une église primitive est supposée dès le XIIe siècle[5]. L'église de l'abbaye, placée sous le patronage de Notre-Dame de l'Assomption est remaniée au XVe siècle[5]. L'abbé Marc-Antoine Granery, en 1680, effectue des travaux de restauration de l'édifice. L'église fait l'objet d'un pèlerinage important en lien avec la possession de reliques de plus d'une dizaine de saints enchâssés dans une statue de la Vierge. De nombreux pèlerins s'y rendent auprès d'eux entre le 15 août et le 8 septembre[6],[7]. Par ailleurs, l'abbaye dit posséder « ampoule du lait de la Vierge », celle-ci sera vénérée par les femmes de la vallée qui venaient prier « Notre Dame de tous les seins »[8]. L'église portera ainsi le nom de Notre-Dame-de-Tous-les-Saints[6]. Les religieux quittent définitivement le village à la fin du XVIIIe siècle.

Lors de l'Annexion de la Savoie à la France en 1860, la commune fut intégrée dans la grande zone franche, où les produits étaient détaxés. Entremont, situé à la limite de la zone franche, devint vite un haut lieu de la contrebande. Les contrebandiers y passaient pour diffuser leurs produits détaxés vers les habitants du reste du département (Thône et Annecy) par le col de la Forclaz et celui de la Buffaz. L'État français y implanta une douane et y nomma des douaniers chargés de poursuivre les réseaux de contrebandiers. De nombreux commerces prospérèrent grâce à cette douane installée à la sortie du village. Entremont fut donc un haut lieu de la contrebande pendant 63 ans jusqu'à la suppression de la grande zone franche en 1923.

[réf. nécessaire]

Dans la nuit du 9 mars au 10 mars 1944, Tom Morel, chef du maquis du plateau des Glières, décide de mener une opération risquée, contre l'état-major du G.M.R. Aquitaine à Entremont. L'officier de paix Couret, commandant par intérim du G.M.R., n'a pas respecté ses engagements à l'égard de la Résistance et son chef, le commandant Lefèbvre, arrivé le 7 mars, a refusé toute discussion avec le maquis. Plus d'une centaine d'hommes participent à l'opération. Un des groupes, commandé directement par Tom Morel, réussit à prendre l'hôtel de France, siège de l'état-major des GMR. Les maquisards désarment leurs prisonniers, mais le commandant Lefèbvre brandit un petit revolver qu'il avait dissimulé et tire à bout portant sur Tom Morel qui s'effondre, tué sur le coup d'une balle en plein cœur. Lefèbvre est immédiatement abattu d'une rafale. Le corps du lieutenant Tom Morel est remonté sur le plateau des Glières où il est enterré le 13 mars après une émouvante cérémonie religieuse[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Gilles Maistre Les Verts ...
mars 2008 en cours Gilles Maistre Les Verts ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 611 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
675 560 641 702 882 818 573 540 571
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
612 642 646 652 668 595 589 612 604
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
521 449 478 465 429 383 325 313 286
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 - -
288 346 462 533 545 619 611 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

  • 16 mai 2009, 17 brebis sont tuées et 3 autres blessées, lors de l'attaque d'un loup, à proximité d'habitations, dans un parc grillagé.

Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Ceux-ci n'ont que séjourné à Entremont. L'histoire de la commune est liée à leur passage.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église et ses fresques murales

Patrimoine religieux

Patrimoine civil

  • Stèle Tom Morel, homme militaire et résistant. Chef du maquis des Glières
  • Hôtel de France, plaque commémorative
  • Hameau du Regard, habitat traditionnel
  • Plateau des Auges, habitat d'alpages
  • L'ancienne douane, encore bien visible

Points de vue

  • Plateau des Auges
  • Col de Buffaz
  • Calvaire, route du Regard
  • Montessuit

Musées et expositions

  • Maison de la Nature
  • Le Prieuré et le trésor de l'abbaye

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes 
  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références 
  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Faucigny 1980, p. 60.
  2. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 83.
  3. Paul Mougin, Les torrents de la Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1914, Réédité en 2001, 1251 p. (ISBN 978-2-84206-174-6), p. 467
  4. a, b, c et d Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 147.
  5. a et b Faucigny 1980, p. 61-63, section « L'église ».
  6. a et b Jean-Philippe Buord, Les Mystères de la Haute-Savoie, Éditions de Borée,‎ 2005, 349 p. (ISBN 978-2-8449-4300-2), p. 172-173.
  7. Michel Germain et Gilbert Jond, Le Faucigny autrefois, La Fontaine de Siloé,‎ 1995, 203 p. (ISBN 978-2-8420-6017-6), p. 80.
  8. Anne-Marie Loyrette et Richard-Alain Jean, La mère, l'enfant et le lait en Égypte ancienne : traditions médico-religieuses : une étude de sénologie égyptienne, textes médicaux des Papyrus Ramesseum nos III et IV, Éditions L'Harmattan,‎ 2010, 516 p. (ISBN 978-2-2961-3096-8), p. 223.
  9. Faucigny 1980, p. 63.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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