Le Petit-Bornand-les-Glières

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Le Petit-Bornand-les-Glières
Vue de la vallée du Petit-Bornand.
Vue de la vallée du Petit-Bornand.
Blason de Le Petit-Bornand-les-Glières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Bonneville
Intercommunalité CC Faucigny-Glières
Code postal 74130
Code commune 74212
Démographie
Gentilé Borniands ou Bornianches
Population
municipale
1 127 hab. (2012)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 02″ N 6° 23′ 46″ E / 46.000556, 6.39611146° 00′ 02″ Nord 6° 23′ 46″ Est / 46.000556, 6.396111  
Altitude Min. 591 m – Max. 2 408 m
Superficie 53,42 km2
Localisation

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Le Petit-Bornand-les-Glières (plus communément appelé Petit-Bornand) est une commune française située dans le sud du département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Membre de la communauté de communes Faucigny-Glières, la commune comptait 1 127 habitants en 2012.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Petit-Bornand, situé dans une grande combe qui est limitée vers le nord Saint-Pierre-en-Faucigny par le passage rétréci des « Evaux » et au sud par les « Etroits » Entremont, est à la fois la plus grande commune du canton de Bonneville et une des plus grandes de Haute-Savoie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le Petit-Bornand-les-Glières et les communes voisines.
Le Petit-Bornand-les-Glières et les communes voisines.

La commune est mitoyenne avec Saint-Pierre-en-Faucigny, du Borne aux Grangettes, avec Bonneville, des Grangettes à la Pointe d'Andey (1 879 m), avec Brizon de la Pointe d'Andey à la Croix de Cenise (1 725 m), par Leschaux (1 936 m) et la grotte Glacière, avec Mont-Saxonnex, de la Croix de Cenise à la Pointe Blanche (2 438 m), avec Le Reposoir, de Pointe Blanche au Pic de Jallouvre (2 408 m) avec Le Grand-Bornand, entre Jallouvre et le Roc de Charmieux (1 858 m) en passant par Pointe Verte et le Buclon, avec Entremont, du Charmieux à la Pointe de Puvat (1 909 m) par la Pointe de Ballanfat (1 807 m) et la montagne des Auges avec Thorens-Glières, à la Pointe de Cou (1 809 m) par le plateau des Glières (1 370 m), la Montagne des Frêtes et le Pas de la Truie jusqu'à Roche Parnal, avec La Roche-sur-Foron, de Roche Parnal à la Pointe de Cou (1 809 m) et avec Saint-Laurent, de Cou au Borne par la Dent et les cols des Chasseurs, du Parcheux, de la Cache et des Gardes[1].

Rose des vents La Roche-sur-Foron Saint-Pierre-en-Faucigny Brizon Mont-Saxonnex Rose des vents
Thorens-Glières N Le Reposoir
O    Le Petit-Bornand-les-Glières    E
S
Entremont Le Grand-Bornand

Géologie[modifier | modifier le code]

Vue du pic de Jallouvre depuis le plateau de Cenise.
Vue du pic de Jallouvre, depuis le plateau de Cenise.

Le point culminant de la commune est le Pic de Jallouvre (2 408 m).

Contrairement aux roches cristallines du Mont-Blanc, les roches du massif des Bornes sont constituées de matériaux sédimentés dans d'anciennes mers.

Pour se transformer en roches, les dépôts ont subi une évolution complexe par déshydratation. Au cours de ce processus de plusieurs milliers d'années, la plupart des organismes ont disparu. Mais certaines parties dures (telles les coquilles) peuvent être visibles sous forme de fossiles.

Les calcaires « urgoniens » des géologues renferment une association de fossiles comprenant des coraux, des éponges, des bivalves, des gastéropodes et des oursins bien visibles.

Les lapiaz, sculptures rocheuses naturelles bien présentes sur la montée de « Leschaux » (1 936 m), résultent d'une intense dissolution superficielle du calcaire et constituent autant de « pièges » pour les eaux de pluie et de fonte des neiges qui sont rapidement absorbées par les innombrables fissures. De ce fait le paysage offre l'image d'un lieu aride sans cours d'eau superficiels.

Par contre sous les lapiés, les importantes quantités d'eau forment au sein de la masse calcaire de véritables rivières souterraines qui émergent dans la vallée du Borne sous forme de « Nants ».

En outre, sur Glières, il est possible d'observer des phénomènes témoignant de l'existence d'anciens glaciers qui modelaient le paysage il y a entre 10 et 20 000 ans. Le site d'Ablon renferme un énorme bloc erratique d'environ 12 tonnes, perché sur un socle au beau milieu de l'alpage.

En 1786, sont nommés : Messieurs Rillet et Sénébier, géologues de Genève, afin de rechercher des indices de charbon fossile en Haute-Savoie. Ils découvrent dans un ravin, au-dessus du chef-lieu, à « Chuet », un filon de lignite de 1 mètre de puissance, appartenant à l'étage nummulitique.

Son exploitation est lancée grâce à l'ouverture de galeries d'une cinquantaine de mètres de long. Le « Journal de Genève » du 29 septembre 1787 écrit : « …Ce filon qu'on a suivi assez avant dans une direction presque horizontale, a augmenté en puissance à mesure qu'on avançait et il offre actuellement environ 3 pieds d'épaisseur sur une largeur et une profondeur inconnues... Après l'extraction une quantité considérable de houille est actuellement en magasin au village du Petit-Bornand… » L'entrée de la mine est toujours visible.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Vue du lac de Lessy et en arrière plan le Jallouvre.
Dans le creux, le lac de Lessy et en arrière plan le Pic de Jallouvre.

La commune est traversée par la rivière le Borne. Elle fait partie du bassin versant de l'Arve.

Le Borne prend sa source au pied de la « Pointe Percée », point culminant de la chaîne des Aravis (2 750 m), dans le névé, vers le lieu-dit « Planet » (1 666 m). Il est long de 33,6 km. Sa pente moyenne est d'environ 3,80 % ou 2,17°. Sa confluence avec l'Arve se fait en aval de Bonneville. Son débit moyen est de 310 m3/s à Saint-Jean-de-Sixt, son régime est nival. Après deux barrages (Beffay - St-Pierre) au « pont du borne » le débit n'atteint que 3 m3/s. Les étiages en ce lieu n'atteignent que 0,08 m3/s.

La construction de barrages, notamment celui au pied du village de Beffay, permit en 1918, au conseil municipal de se lancer dans l'électrification de la commune.

Ce « paisible » torrent à la fois bucolique et sauvage cache des effets dévastateurs. Le 14 juillet 1987 de violents orages saturèrent son lit supérieur faisant dévaler un torrent furieux, provoquant d'importants dégâts. Le pont de « l'Essert » et une partie de la route furent emportés, les dégâts sont encore visibles puisque le pont dut être reconstruit plus en amont. Sur la commune voisine du Grand-Bornand on dénombra 21 morts et deux disparus[2].

Petit-Bornand disperse ses alpages, ses forêts et ses hameaux de part et d'autre de la rivière qui réglait toute la vie de la vallée.

Les affluents (torrents, « nants ») au niveau de la commune sont : le nant de la Ville, de la Louvatière, de Barbotante, de Jalandre, de Dérrasse, Cliameux, du Tailleur, Beffay, Bellajoux et des Gardes. Nants qui souvent se terminent en cascade compte tenu de la forte déclivité. Ces « nants » étaient particulièrement importants pour l'industrie forestière, céréalière, deux moulins étaient en fonction (« la Ville », au « fond des prés ») et les métiers du bois.

Avant de couler au fond de la vallée, les eaux de pluie et de fonte des neiges suivent un long parcours. Le calcaire est sensible aux acides que contiennent les eaux en faible quantité. Cette dissolution est extrêmement lente, mais elle s'exerce depuis des millions d'années. Les sommets et falaises qui dominent le Petit-Bornand cachent donc un réseau complexe de galeries naturelles dans lesquelles l'eau circule, parfois sous pression.

Bien que recevant prés de 2 000 mm d'eau par an (contre 1 200 mm à Annecy et 900 mm à Genève), les reliefs apparaissent arides. Par contre, sous les lapiés, d'importantes quantités d'eau forment de véritables cours d'eau souterrains qui émergent dans les vallées souvent sous forme de cascades.

Les eaux infiltrées se concentrent à cause des plis et fractures qui orientent les écoulements grâce aux roches imperméables qui sont situées à la base des calcaires solubles. Le réseau souterrain de la Diau, par exemple, avec plus de 25 km de galeries étagées sur un dénivelé de 700 m constitue une des grandes cavités de France.

Actuellement, quatre gouffres permettent aux spéléologues d'effectuer des traversées intégrales depuis la surface des lapiés du plateau Parmelan-Glières jusqu'à la sortie par le vaste porche de la grotte de la Diau.

La plus importante de ces rivières souterraines, celle de Morette, drainant la Combe d'Ablon, la montagne de Tête Ronde et la plus grande partie du Plateau des Glières, reste à découvrir.

Les réserves d'eau situées en altitude sourdent souvent et font « pleurer«» la falaise de Leschaux.

Le lac de Lessy est situé à 1 733 m d'altitude, sur le territoire de la commune. Site incontournable des randonnées pédestres, habitat pour la faune (saumon des fontaines) et la flore aquatique, également source d'alimentation pour une grande partie de l'eau potable du Petit-Bornand, cet espace était menacé depuis 2006. En effet, le lac se vidait chaque été (environ 1 800 m3 par jour), mettant en péril ses fonctions environnementales. On identifie,alors, deux fuites à travers des failles sur la rive nord, une intervention fut décidée. Les failles sont colmatées par deux géo-membranes de 40 et 100 m2 et deux cheminées sont installées pour permettre au lac de retrouver son niveau. Cette action, en collaboration avec la CCFG, a été récompensée en 2007 par une « Marianne d'Or », grenelle de l'environnement[3].

Climat[modifier | modifier le code]

La situation de Petit-Bornand-les-Glières, d'une altitude médiane de 715 m, place la commune dans un milieu continental montagnard caractérisé par une humidité marquée[4]. Les hivers sont plus froids et neigeux, et la saison estivale douce avec parfois des épisodes orageux. Les intersaisons (avril et octobre) sont aussi en moyenne plus humides.

Les données utilisées par Météo-France pour caractériser le climat local reprennent celles de la station météorologique de référence, située à Bourg-Saint-Maurice, dans la vallée de la Tarentaise, relevées sur la période 1981-2010[5].

L'amplitude thermique est proche de celle observée pour la ville d'Annecy, 20,7 °C[4].

Faune[modifier | modifier le code]

Les animaux sauvages sont nombreux dans les montagnes environnantes et les différents alpages.

Le randonneur peut facilement découvrir le chamois aux cornes fines en crochets qui doit trouver suffisamment d'affleurements rocheux pour user ses sabots.

Le bouquetin, peu farouche, se laisse facilement approcher. Le mâle possède des cornes très développées d'environ un mètre, sa compagne est coiffée de cornes de 30 cm. Les bouquetins se déplacent dans les endroits les plus escarpés.

En hiver, dans la neige il est facile de repérer la présence du Blanchot (dit « lièvre variable »), sa trace est caractéristique, elle est composée de quatre empreintes distinctes. Ce lièvre, à l'activité plutôt nocturne, mue en automne son pelage de marron en blanc, et, à partir de mai redevient marron uniforme.

Des ongulés sauvages fréquentent forêts et alpages: le chevreuil, reconnaissable à l'absence de queue, à une tache blanche au postérieur, aux bois ramifiés pour les mâles; le cerf coiffé de bois aux grandes dimensions qui permettent de définir son âge. On dit « un six cors, un huit cors… ».

Le sanglier, très farouche, franchit routes et champs ne regardant que devant lui. Un autre indice de sa présence s'observe dans des creux de terre humide, les « souilles », dans lesquelles il s'est vautré.

La marmotte, animal révéré, siffle tout l'été dans les alpages et même les « jardins » situés vers 1 200 m.

Enfin, la présence du loup attestée depuis 2000, pose de nombreux problèmes à l'économie agropastorale. En 2009, un loup est abattu légalement sur la commune[6]

Les randonneurs faisant une pause « casse-croûte » pourront voir s'approcher une bande d'oiseaux espiègles et quelque peu chapardeurs, le chocard à bec jaune et aux pattes rouges (appelés à tort « choucas » par la population des Bornes.)

L'aigle royal et son vol majestueux glisse et plane avec de rares battements d'ailes, il est le champion de l'utilisation des « thermiques ascendantes ». Longtemps, ce fut le plus grand rapace de l'Alpe, mais depuis une vingtaine d'années il est détrôné par le Gypaète barbu réintroduit grâce à la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux). Son envergure peut atteindre 2,75 m, il est charognard et se nourrit d'os, aussi vole-t-il souvent très prés du relief à la recherche de cadavres d'animaux. Ses ailes sont sombres, le ventre de l'adulte est jaunâtre orangé et rouille à la poitrine.

D'autres rapaces sillonnent le ciel: le faucon pèlerin, aux ailes pointues et au vol rapide coupé de longues planées; l'autour des palombes qui chasse en rasant le sol; le grand-duc qui, lui, chasse à l'aube et au crépuscule; la chouette de Tengmalm, très difficile à voir.

En frontière de l'alpe et de la forêt on rencontrera un oiseau au plumage luisant noir bleuté, la queue en forme de lyre : le tétras-lyre ou petit coq de bruyère. La femelle présente un plumage brun et strié et une queue légèrement fourchue.

« Le borne » abrite principalement la truite fario et la truite arc-en-ciel, le lac de Lessy le saumon de fontaine.

Flore[modifier | modifier le code]

La forêt occupe 2 590 ha soit prés de la moitié totale de la commune.

Les prairies d'alpage[modifier | modifier le code]

Elles constituent avec la pessière (forêt d'épicéas) les deux éléments dominant du paysage végétal de la vallée.

Après la fonte des neiges et avant la pousse des graminées, on trouve la jonquille (ou faux narcisse), le crocus, la soldanelle des Alpes de la même famille que la primevère, la pulsatille des Alpes.

Durant l'été, ces pâturages nous offrent la grande astrance, la doronic (marguerite jaune), la grande gentiane jaune, aux feuilles opposées ( à ne pas confondre avec le vératre, aux feuilles alternées), le lis Martagon (rare et fragile).

L'automne voit fleurir le colchique, la gentiane ciliée et la gentiane jaune.

Dans les secteurs humides, telle la tourbière de « Glières », le promeneur rencontre le trolle d'Europe dit « trolle des Alpes » et les sphaignes qui forment un tapis mousseux et élastique gorgé d'eau. La linaigrette ou « herbes à coton » ainsi nommées pour leur houppe cotonneuse.

Dans le val d'Ablon, le jonc forme des lignes qui matérialisent des écoulements temporaires qui s'achèvent en « pertes » alimentant les rivières souterraines.

Les hêtraies ou les pessières[modifier | modifier le code]

La hêtraie forme la base des pentes d'éboulis des versants humides sous les grands escarpements calcaires. Les hêtraies « pures » sont rares. Plus souvent les hêtres (ou fayards) constituent avec les sapins (sapin rouge ou épicéa et sapin blanc ou sapin pectiné) et les mélèzes des forêts mixtes. Le sous-bois est souvent luxuriant du fait de l'humidité et de la richesse du sol, fougères et champignons colonisent cet espace. Localement, lorsque l'épaisseur d'humus est suffisante la myrtille commune se développe en peuplement dense.

L'épicéa domine, car moins exigeant et poussant plus rapidement que le sapin blanc. Le premier se reconnaît à son tronc verruqueux rougeâtre, ses cônes pendants, ses aiguilles piquantes implantées autour du rameau. Le sapin pectiné diffère par son tronc plus lisse, grisâtre, ses branches relevées, ses cônes dressés et ses aiguilles non piquantes avec deux sillons blanchâtres dessous et disposées à plat.

L'Alpe[modifier | modifier le code]

Ces pelouses se développent vers 1 500 m. Les plantes de plus de 30 cm ne se maintiennent que dans les secteurs abrités. Cette « pelouse alpine » est la zone de transition où progresse la forêt. Cet espace est utilisé pour le pâturage des génisses. Plus haut, les herbacées ne conviennent qu'aux seuls moutons qui y côtoient le chamois et les bouquetins. Dans les fentes des lapiaz, se nichent en mai-juin l' oreille d'ours ou (primevére auriculée) aux fleurs jaunes, ainsi que la caractéristique saxifrage (le perce pierre).

Sur les escarpements rocheux, les pinèdes forment des forêts clairsemées. Le sol de ces pinèdes est presque absent, il est établi sur des roches calcaires solubles d'une grande pureté. Très exigeant en lumière, le pin à crochets (pin de montagne) est la seule essence rustique qui résiste dans ces sites battus par les vents et pauvres en eau. Dans les lieux ventés le pin se développe mal verticalement et adopte une croissance basse et horizontale.

La bruyère, les coussins de genévrier y croissent, tandis que dans les creux les plus ombragés et au manteau neigeux persistant les rhododendrons offrent leur splendeur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Outre le Crêt (chef-lieu de la commune), le territoire de la commune comprend plusieurs hameaux : Saxias, le Villard, Lavey, Termine, Beffay, Morat, les Lignières, le Fond des Prés, Puze, l'Essert, la Ville. Les alpages se nomment Bellajoux, Tinnaz, le plateau des Glières, Mayze, Lessy, Paradis, le plateau de Cenise.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 854, alors qu'il était de 785 en 2006. Parmi ces logements, 53,9 % étaient des résidences principales, 38,0 % des résidences secondaires et 8,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 82,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 17,3 % des appartements[I 1].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 65,3 %, en légère augmentation par rapport à 2006 (63,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 5,1 %[I 2].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Petit-Bornand-les-Glières est un toponyme composé de « Petit Bornand » d'une part, et de « Les Glières » qui lui a été associé par décret en 1947[7]. La partie Glières appartenait jusqu'en 1870 à la commune de Thorens-Glières[7].

Communément les toponymes Borgnes et ses dérivés comme Bornand proviendait du mot celtique borna (indiquant un trou, une cavité naturelle), que l'on retrouve dans la langue gauloise sous la forme borna (désignant une caverne ou un abreuvoir) qui serait passé en latin sous la forme bornellus (désignant à son tour une source, un trou d'eau)[8]. Dans le parler savoyard, beurna désigne une « creux dans un arbre ; excavation naturelle dans un rocher »[8], il peut revêtir dans les patois locaux le sens de « cheminée » (borne= tuyau) et là encore celui de « cours d'eau qui coule dans un passage resserré, [de] grotte ou cavité souterraine »[8].

Les sources sulfureuses et alcalines des Lignières et de Beffay étaient connues des Romains[9].

Toutefois, il semble que le toponyme Bornand puisse provenir de la rivière Borne[9]. Pour Ernest Nègre, la racine *borne donne dans sa forme féminine Borna[9],[10], qui marquait la frontière entre les provinces historiques du Faucigny et du Genevois.

Il est à remarquer qu'en Parler savoyard, le vocable « nand » ou « nant » désigne dans son sens primitif « une vallée » puis a pris le sens de « ruisseau ou torrent »[11].

La paroisse du Petit-Bornand est mentionnée en 1152 sous le toponyme Bornand, puis plus tard, en 1344, par Cura de Bornando[8],[10]. Au cours des siècles suivants, on trouve les toponymes Bornans, Bornant (notamment dans le Régeste genevois), Bornaz (1697)[8],[10]. Le toponyme semble se fixer avec Le Petit-Bornand, jusqu'en 1947[8], où par décret du 17 avril 1947 la commune devient officiellement Le Petit-Bornand-les-Glières[7].

Ses habitants sont appelés les Borniands[7] ou les Bornianches[12],[13], à ne pas confondre avec les Bornandins, Bornandines qui sont eux les habitants de la commune voisine du Grand-Bornand.

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la période romaine en Savoie, on connait déjà les sources sulfureuses des hameaux actuels de Lignières et de Beffay[9]. Un éboulement de la montagne qui eut lieu au XVIIe siècle aurait écrasé le hameau, ses habitants et tous les vestiges existants.

En 1152 est créée la paroisse de « Bornand » sous le règne de Humbert III, Comte de Savoie, par les moines défricheurs de l'abbaye d'Entremont, elle-même dépendante de l'abbaye d'Aulps. Les premières mentions par l'abbaye datent de 1214[9]. On apprend ainsi qu'à cette date un sire de La Mura cède ses biens au lieu-dit Gerdil à l'abbaye[9]. D'autres biens sont acquis auprès de vassaux du seigneur des Clets, vers 1240[9]. À la fin du XIIIe siècle, l'abbaye possède tous les droits seigneuriaux sur la commune[9].

Selon les plus anciennes sources, les paroisses du Petit-Bornand et du Grand-Bornand ne formaient qu'un tout. Toutefois, il semble qu'à la fin du XIIIe siècle elles soient autonomes[9]. L'église date de cette période. Elle est consacrée à Notre Dame de la Visitation, fêtée le 2 juillet et dépend de Saint-Victor de Genève.

Les habitants de la paroisse achètent leur affranchissement, le 8 juin 1772, pour 12 000 livres. Les différents actes sont autorisés et publiés en 1774, sous le règne de Victor-Amédée III de Sardaigne[14],[9].

Lors de la période de l'Annexion de la Savoie à la France, à la suite du traité de Turin du 24 mars 1860, la commune se trouve dans la partie du duché de Savoie où circule un pétitionnement en faveur d'une réunion au canton de Genève. Sur les 13 651 signatures collectées, on en trouve 345 au Petit-Bornand[15]. Le 22 avril 1860, dès 7 heures du matin, les habitants assistent à une messe avec « moult fastes », suivie de la bénédiction des drapeaux et l'appel solennel des électeurs. En cortège, derrière le syndic et le vicaire, les électeurs se rendent à la mairie. Ceux qui ne votent pas le 22 peuvent encore le faire le 23 avril. La commune compte 382 électeurs, 365 se sont déplacés. Aucun bulletin « nul », aucun « non », aucun « oui » mais 365 « Oui et zone » (les électeurs du Chablais et du Faucigny avaient la possibilité de voter leur rattachement à la France et de maintenir, chez eux une zone defiscalisée privilégiée, cette « zone franche » perdura jusqu'en 1923.) Le curé Chevret qui, sur ordre de sa hiérarchie, avait fait la propagande pour la réunion à la France, ne participe pas au vote, il meurt le 19 avril.

En 1866, la commune est peuplée de 1 432 habitants mais voit sa population augmentée le 18 octobre 1869 de 58 habitants et de 338 hectares. La longue pétition des habitants du hameau de Glière aboutit enfin. En effet depuis juillet 1866, ils réclamaient leur rattachement à la commune de Petit-Bornand et non à celle de Thorens, le « Borne » étant le débouché naturel vers une vallée accessible et non la « Fillière ». La distance de Glière à Thorens, chef-lieu, est de 13,8 km, la distance de Glière à Petit-Bornand, chef-lieu de 5,7 km. (Arrêté préfectoral : « Vu la légitimité des Considérants, il y a lieu de prononcer la séparation de la section de Glières de la commune de Thorens (arrondissement d'Annecy) et sa réunion à celle de Petit-Bornand (arrondissement de Bonneville), en prenant pour confins conformément à l'avis du Conseil Général la ligne des Frêtes au nord et à l'ouest les eaux pendantes. » (L'hiver, les habitants de « Glière », compte tenu de leur isolement, devaient déposer leurs « morts » sur le toit des chalets attendant le printemps afin de leur donner une sépulture digne au cimetière de Petit-Bornand. Les Bières étaient en « bois du pays » (de l'épicéa).

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maquis des Glières.

Jusqu'en 1940, hormis le tintement des « sonnailles » des nombreux troupeaux, rien ne vient bouleverser la vie de Petit-Bornand, sauf peut-être quelques épisodes de la vie quotidienne et intestine propre à nos villages.

Néanmoins en ce mois de juin 1598, François de Sales, alors curé de la paroisse, admoneste, vertement, les habitants du hameau de la « Ville ». Avant de quitter la cure, François de Sales, leur enjoint de « rendre le devoir paroissial, d'assister aux divins offices et processions sous peine de 10 livres d'amende ou d'excommunication, sauf s'ils sont empêchés de maladies et autres légitimes empêchements ».

Arguant la grande distance à parcourir pour se rendre à l'office (environ une lieue, soit 2 000 toises, soit 3,898 km) les habitants promirent de bâtir une chapelle. Ce qui fut fait en 1638 (!). Cette chapelle peut toujours être visitée.

1940 fut le commencement de la tourmente et le théâtre de nombreux regroupements de maquisards sur le plateau de « Glière ». À la suite de faits d'armes et de résistance, la commune fut citée à l'ordre de l'armée avec « Croix de guerre et Étoile de vermeil » …« Objet de représailles féroces, Petit-Bornand, battu mais jamais vaincu a bien mérité de la patrie… » (Max Lejeune – secrétaire aux forces armées (guerre) – 11 novembre 1944).

Le conseil municipal demanda, le 17 juin 1945, qu'au nom de la commune soit ajouté celui de « Glières ». Un décret du Président du Conseil, Paul Ramadier, daté du 17 avril 1947, autorisa la commune à porter le nom de « Le Petit-Bornand-les-Glières. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
15 mars 1971 26 mars 1977 Hubert Puthod ... ...
26 mars 1977 18 mars 1983 Gilbert Gaillard ... ...
18 mars 1983 21 mars 1989 Jean Claude Gaillard ... ...
21 mars 1989 10 mars 2008 Bernard Caullireau ... ...
10 mars 2008 mars 2015[Note 1] Marc Chuard ... ...
mars 2015 en cours Délégation spéciale[16] ... ...

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune appartient à la communauté de communes Faucigny-Glières, créée en 2006.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 127 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 625 1 638 1 659 1 925 2 011 1 531 1 509 1 483 1 432
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 510 1 580 1 598 1 641 1 587 1 512 1 457 1 459 1 411
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 412 1 225 1 168 1 035 959 905 695 646 622
1982 1990 1999 2006 2008 2012 - - -
620 743 870 1 054 1 107 1 127 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements scolaires du Petit-Bornand font partie de l'académie de Grenoble.

La suppression des écoles des hameaux rendue nécessaire par la dispersion et la faible fréquentation de chaque établissement rendit obligatoire un regroupement pédagogique intercommunal. Le groupe scolaire « Guillaume Fichet » et un service de ramassage furent créés en 2009. Cette structure accueille actuellement 144 enfants.

La dernière école de hameau fut celle de Termine fermée en 2008, celle de Beffay le fut en 1994, celle de la Ville en 1986, celle de Glière en 1937. Il est à noter que les institutrices arrivaient à Glière en pleurant, tant le plateau était hostile ! Mais le quittaient en pleurant tant les gens du « Plateau » savaient respecter leurs maîtresses et même les choyer (il semblerait qu'il n'y eut jamais d'instituteur). Ces écoles ne fonctionnaient qu'en classe unique.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

  • Mairie
  • Point-Info-tourisme (Durant les vacances scolaires).
  • A.D.M.R.
  • Bibliothèque (mercredi et samedi matin).
  • Ludothèque

Sports[modifier | modifier le code]

  • Pêche (lac et rivière).
  • VTT.
  • Tennis.
  • Randonnées moyenne montagne (100 km) - Topo-guide au point info ou en mairie.
  • École d'escalade en cadre naturel.
  • Escalade en milieu naturel (Falaises équipées de Cenise, de Delairaz, de Sous-Darenday).
  • Parcours santé (Agrès naturels - L: 1 200 m à 750 m d'altitude).
  • Piscines à Bonneville, Grand-Bornand, La Clusaz (12 km).
  • Canyoning: Canyon des Sambouis.
  • Ski de fond et Raquettes au plateau des Glières – 35 km de pistes (tous niveaux) – entre 1450 et 1 680 m d'altitude.
  • Ski-Club.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune du Petit-Bornand appartient au « Bassin 74136 : Le Grand-Bornand  », qui regroupe ces deux communes[19]. La desserte médicale[Note 4] est estimée en septembre 2012 à un médecin généraliste pour 962 hab., pour le bassin. L'offre libérale de soins spécialisés est composé pour la commune d'un cabinet d'infirmières, d'un cabinet médical ainsi que la présence de sage-femmes.

La commune est rattachée au service d'urgences du centre hospitalier « Alpes-Léman » situé à 25 km), à Contamine-sur-Arve. Le centre hospitalier de la région d'Annecy se trouve à 40 km à Metz-Tessy. Un autre établissement de soins est installée en basse vallée d'Arve, à Annemasse (hôpital privé des pays de Savoie, 30 km).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Avril : cérémonies commémoratives des Fusillés.
  • Mai : montée historique de « Paradis » des voitures de collections (Club 4x4 des Glières).
  • Juin : Trial 4x4 de Pt-Bo, organisé par le Club 4x4 des Glières. (le samedi et le dimanche). Le 18, commémoration de l'Appel du Général de Gaulle (à Glières). Fête du four de Termine.
  • Juillet : Fête à Pt-Bo et vide-grenier (le dimanche le plus prés du 14 juillet).
  • Septembre : Fête du four de Termine.
  • Novembre : soirée théatrale.
  • Décembre : Fête du four de la Ville, le 1er samedi de l'Avent et le dernier dimanche de l'Avent.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2011, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 744 personnes, parmi lesquelles on comptait 83,3 % d'actifs dont 76,9 % ayant un emploi et 6,4 % de chômeurs[I 3].

On comptait 229 emplois dans la zone d'emploi, contre 252 en 2006. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 575, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 5] est de 39,8 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi pour deux habitants actifs[I 4].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2012, Le Petit-Bornand-les-Glières comptait 138 établissements : 25 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 7 dans l'industrie, 20 dans la construction, 69 dans le commerce-transports-services divers et 17 étaient relatifs au secteur administratif[I 5].

En 2011, 10 entreprises ont été créées au Petit-Bornand-les-Glières[I 6], dont 9 par des autoentrepreneurs[I 7].

L'agro-pastoralisme[modifier | modifier le code]

L'Inalpe (la Remue, l'Emmontagnée, l'Estive) demeure un grand moment de la vie pastorale, elle s'effectue en mai (suivant l'enneigement). Ovins, caprins et bovins rejoignent l'alpe et la prairie alpine. Petit-Bornand, au centre de 5 000 hectares d'alpages entretenus et habités par les éleveurs est l'un des pôles fromager et laitier du département. La « démontagnée » s'effectue courant octobre. Le pastoralisme maintient des paysages ouverts et soignés, façonnés par des paysans garants des richesses environnementales.

L'exemple le plus marquant de l'agropastoralisme est Glières. Aujourd'hui, cette activité continue d'être pleinement d'actualité. En 2011, sur l'ensemble du massif Glières-Parmelan, 43 fermes occupent 3 000 ha d'alpages occupés par 1 800 bovins, 200 caprins, 2 000 ovins et une vingtaine de chevaux. Onze de ces fermes servent comme « ateliers » et fabriquent sur place tomme, fromage de chèvre et reblochon[20].

Les unités pastorales sont regroupées au sein d'associations foncières pastorales privées et publiques pour prendre en compte l'évolution des espaces montagnards et pour tenter de concilier: pastoralisme, tourisme, foresterie, l'utilisation de l'eau, l'environnement[20].

Le pays du reblochon fermier[modifier | modifier le code]

Petit-Bornand et Entremont (distants de 5 km) sont difficilement séparables l'un de l'autre tant leur imbrication dans la fabrication d'un produit spécifique les lie. Ces villages sont la porte d'entrée Nord du pays du reblochon fermier[21]. Le reblochon fermier est fabriqué à partir du lait des vaches du « seul troupeau » de la ferme paissant sur l'exploitation ou ses alpages. Le pâturage et la nourriture d'hiver à base d'herbe permettent de conserver la biodiversité.

Le reblochon de Savoie serait apparu au XIIIe siècle. Le fermier limitait la traite pour réduire sa redevance. Le Seigneur parti, il effectuait une seconde traite, il « re-blochait ». À partir de ce lait, plus crémeux, était fabriqué un fromage, le reblochon[22],[23].

Depuis 1958, les caractéristiques du « reblochon fermier » sont garanties Appellation d'origine protégée (ex AOC)[24], ils sont distingués par une pastille de caséine verte. Une fine plaque d'épicéa est placée sur chacune des faces du fromage afin de réguler son humidité et poursuivre lentement son affinage (« les faux fonds »). Ce reblochon fabriqué à la ferme résulte d'une traite effectuée deux fois par jour et immédiatement « travaillée », le lait doit être mis à cailler aussitôt après la traite, sans avoir été refroidi et n'être chauffé que pour conserver sa température (moins de 35 degrés). Le cahier des charges précise la zone de production, Haute-Savoie, Val d'Arly, les procédés d'élevage, de fabrication et d'affinage. Tous les reblochons de Savoie sont au lait cru (non pasteurisé)[25].

Les races bovines sont sélectionnées, les Abondances avec leurs « lunettes » et les Tarines toutes de marron vêtues, aux yeux langoureux et cillés, sont privilégiées pour leurs propriétés laitières et montagnardes[26].

Il faut environ 4 litres de lait pour « fabriquer » un reblochon d'environ 450 g[24] (diamètre 14 cm, épaisseur 3 à 4 cm).

Les reblochons sont disposés sur des planches d'épicéa, au séchoir pendant 6 à 8 jours, et sont retournés quotidiennement à l'issue de chaque autre traite. Après avoir été trempés dans une saumure puis relavés, ils passeront en affinage au minimum 15 jours.

Entre Petit-Bornand et Entremont, huit fermes produisent des « reblochons fermiers », quatre fermes des « tommes fermières », une ferme des « chevrotins », des tommes de chèvre et du Sérac, une ferme produit un lait uniquement bio.

Dix familles vivent du reblochon fermier, 1 500 reblochons sont façonnés chaque jour ce qui nécessite environ 6 000 litres de lait. Dix affineurs choient les fromages en caves spécifiques, de température et d'humidité contrôlées constantes et naturelles.

Cinq cents vaches laitières, accompagnées d'environ 150 génisses, occupent les fermes. Six alpages accueillent les laitières qui produiront le reblochon et la tomme.

La tomme[modifier | modifier le code]

La tomme de Savoie se distingue du reblochon par le fait que le lait est chauffé (entre 35 et 40 degrés), son poids est d'au moins 1,5 kg et un affinage d'environ 10 semaines est nécessaire. C'était la tomme qui était produite le plus généralement, notamment au temps du Maquis, le plus souvent une tomme maigre faite avec du lait écrémé était produite de façon à pouvoir produire aussi du beurre. C'est cette tomme qui était désignée par le mot fromage, le reblochon était alors un produit de luxe réservé à la vente.

L'industrie[modifier | modifier le code]

Déjà en 1960, les tentatives de créer des emplois pérennes animent les entrepreneurs borniands. L'Artisanat du Bois (menuiseries, scieries, bûcheronnage, débardage, boissellerie), les Pépinières d'altitude, la Micro-Industrie (le Décolletage) ont places au village.

Le tourisme[modifier | modifier le code]

Le village est dynamisé par la présence d'un peu plus d'une vingtaine d'associations et de maintenir une qualité de vie en lien avec le milieu montagnard savoyard.

Dès 1937, des pionniers créent le Syndicat d'initiative déclarant : « … La situation géographique, au centre du département et ses belles montagnes, ses magnifiques forêts doivent la faire (la commune) apprécier et en faire un centre de villégiature idéale... »[27].

L'évolution du tourisme alpestre est en ce début du XXIe siècle dans ses balbutiements. Le village offre une multitude de possibilités tant par ses randonnées balisées en Alpage (environ 100 km) que par ses « auberges-refuges » d'altitude qui reçoivent le randonneur en quête de nature et de sérénité.

La capacité de la commune est estimée à 1 881 lits touristiques en 2013 (726 lits en 1995)[28]. La commune possède également des résidences secondaires, des meublés de vacances ou encore des gîtes ou des chambres d'hôtes dont 125 appartiennent au réseau Gîtes de France[29]. La commune ne dispose pas d'hôtel, mais d'un camping proposant 38 emplacements[I 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte un monument répertorié à l'inventaire des monuments historiques[30] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[31]. Par ailleurs, elle compte deux objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[32] et aucun répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[33].

Église et presbytère[modifier | modifier le code]

Le presbytère (1782) est inscrit au registre des monuments historiques depuis le 14 septembre 1985[34]. Il porte un médaillon aux armes de Don Jacques de Savoie: les armes de la Maison de Savoye, traversées d'une barre [35] (il ne se visite pas).

L'église Notre-Dame-de-la-Visitation ou de la Nativité-de-Marie. Curieusement construit dans le fond de la vallée, le bâtiment actuel est bâti sur des fondations du XIIIee siècle, la plus grande partie de l'édifice date du XVIe siècle (vers 1553) comme l'indique une inscription re-encastrée dans la façade. L'incendie de la Cure de 1668 détruisit les archives officiait alors le 13e curé, le Révérend Père Simon Cauly[36].

Le clocher fut abattu en 1794 sur l'ordre du Conventionnel Antoine Louis Albitte, il fut reconstruit en 1880. Un autre Révolutionnaire fit un passage en l'église de Petit-Bornand, Philibert Simond, lors de la messe d'enterrement du curé Luc-François Perravex les paroissiens ne savent pas encore qu'ils voient passer dans leurs murs un homme d'esprit et de grande connaissance, qui va s'illustrer auprès de Hérault de Séchelles, tant il prise la mitre d'évêque. Malheureusement, cet ecclésiastique finira sur l'échafaud en avril 1794[37].

L'église accueille la tombe de l'abbé Jean Truffy (1909-1958) qui fut curé de Petit-Bornand (de 1936 à 1958). Pendant la guerre 1939-1945, il fut un actif intermédiaire entre la population, les troupes d'occupation et le « maquis des Glières », auteur de Mémoires[35]. Il fut « déporté » 15 mois à Dachau.

Chapelles rurales[modifier | modifier le code]

 Chapelle du hameau de La Ville.
Chapelle du hameau de La Ville.

Avec l'éparpillement des hameaux, les chapelles rurales avaient un rôle important dans la pratique de la foi. Les curés se déplaçaient certains jours à certaines heures dans telle ou telle chapelle ou chaque ferme des hameaux, ils étaient accompagnés d'une sorte de servant qui portait une valise contenant: hosties, étole, vin de messe, ciboire, eau bénite et annonçait l'arrivée du curé avec une sonnaille, ce servant s'appelait le « sonneur ». Dans les vallées environnantes cette dénomination donna le patronyme courant « Sonnerat ».

La « chapelle du hameau de la Ville », dédiée à Notre-Dame de la pitié et à Saint-Claude fut érigée par ses habitants en 1638. La chapelle subit d'importants dégâts sous la Révolution, elle sera restaurée en 1824. En 1867, d'importants travaux (agrandissement, ouverture d'une fenêtre, reconstruction du maître-autel, du tabernacle….) la rendent au culte. La chapelle fut de nouveau rénovée en 1994, une messe y est célébrée chaque année en mai. La chapelle peut se visiter[38].

La « chapelle du hameau de Beffay » est érigée en 1880, elle est dédiée à Sainte Renée. Cette chapelle est privée et ne se visite pas.

La « chapelle du Calvaire », édifiée au Crêt en 1709 par les comtes Fichet est dotée en 1717 de 37 florins l'an pour 11 messes basses est pillée sous la Révolution (une demi-douzaine d'ex-voto en argent massif sont dérobés.). En 1823 le curé déclare l'avoir vue en parfait état. Elle a été transformée en habitation.

La « chapelle des Evaux » située à la limite des communes de Saint-Pierre-en-Faucigny et de Petit-Bornand attire le regard du promeneur par ses peintures extérieures. Un pèlerinage marial et une messe y sont célébrés chaque 15 août. Cet édifice religieux fut érigé au-dessus des profondes gorges du Borne en 1867[39].

Au même endroit se dressait une ancienne chapelle citée en 1326. Elle abritait une vierge noire dont le pèlerinage était aussi célèbre que celui de la Bénite Fontaine. Elle a vu défiler depuis prés de sept siècles des pèlerins venus s'y recueillir. L'actuelle chapelle fut rénovée en 1977 et en 2000. Elle se situe aux confins des deux communes sur la route des « Vieux Evaux »[40].

Chapelles disparues[modifier | modifier le code]

La chapelle du hameau de Termine : « Elle fut bâtie à la suite d'un traité fait le 10 mars 1680 entre le curé du lieu et les habitants du dit village, avec la permission de monseigneur Jean d'Arenthon d'Alex lors de sa visite en 1687 ». La construction date de 1689, les habitants du hameau désirant se protéger des éboulements de Leschaux, elle était dédiée à Notre-Dame du Calvaire sous l'égide de Notre-Dame de la Compassion (Elle se situerait au centre actuel du hameau, dans le jardin Chouard).

La chapelle du Crêt construite en 1644, totalement restaurée par Pierre Gaspard Desgros en 1792, qui la dote de 12 florins annuels pour 12 messes est consacrée le 9 juin 1676. Elle aurait été démolie en 1766 et se situerait sur l'actuel emplacement de la bibliothèque.

Oratoires[modifier | modifier le code]

Les Oratoires jalonnent routes et chemins : l'oratoire Notre-Dame, érigé en 1825 au hameau du Villard, au lieu-dit « Chantubreau » est en pierre de taille, celui du Villard (hameau), lui aussi érigé en 1825, a la forme d'une guérite (il subit trois restaurations: 1870, 1954 et 1990). L'oratoire de la Puya fut érigé en 1826, il se compose de deux blocs de pierres et possède deux bénitiers. Entre 1851 et 1950 trois autres oratoires virent le jour, celui de Lavey, de la Pépinière et de Saxias. L'oratoire des Evaux, dit « oratoire Bon lieu » (Bon Loe, en patois) fut creusé à même la falaise sur la route des Vieux Evaulx prés de la chapelle du même nom, au lieu-dit « rocher coupé », sa datation est incertaine[41].

Fours communaux[modifier | modifier le code]

Tels les chapelles, les fours communaux (ou des hameaux) avaient un rôle important dans la vie sociale du village. Entre les années 1994 et 2004, une poignée d'« Irréductibles Bornianches et Borniands » décidèrent de remettre en fonction deux fours, celui de la Ville et celui de Termine considérant qu'ils faisaient partie du patrimoine communal.

Des conseillers techniques (anciens maçons, charpentiers, couvreurs, boulangers) se réunirent sous l'égide de l'« association de sauvegarde du patrimoine pour La Ville et des Amis du four de Termine ». Après trois ans de travaux, à raison de trois mois par an, voyant se succéder les bénévoles, les fours reprirent une activité.

Ces fours fonctionnent, pour celui de Termine, un samedi de juin et un dimanche de septembre, pour celui de la Ville (qui vit son premier pain sortir le 2 août 1998), le premier samedi de l'Avent et le dernier dimanche de l'Avent.

Ces remises en fonction donnent toujours lieu à des festivités[42].

Patrimone historique et naturel[modifier | modifier le code]

Le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance en Haute-Savoie et premier territoire libéré. S'y trouve depuis 1973 le monument d'Émile Gilioli, inauguré par André Malraux le 2 septembre et dédié aux résistants morts sur le Plateau.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François de Sales (1567-1622), ecclésiastique savoisien. Il fut curé de la commune de 1597 à 1598[43].
  • Guillaume Fichet (1433- vers 1480), théologien et humaniste savoisien, né dans la commune.
  • Mamert Fichet, frère de Guillaume Fichet, évêque d'Hébron et représentant de l'évêque de Genève vers 1470.
  • Guillaume Furbit (ou Furby, ou Furbitus), curé de la paroisse, docteur en Sorbonne et évêque in partibus d'Alessio (Lezhë), fait fonction d'évêque auxiliaire pour les évêques de Genève, Louis de Rye (1544-1550), puis son frère Philibert de Rye (1550-1556), de 1546 jusqu'en 1556[44],[45].
  • Michel-Marie Carquillat (31 décembre 1802-1884), natif de la commune[46]. Tisseur de soie. « Parti de nos montagnes avec 0,30 fr. dans sa poche, il est devenu un des tisseurs les plus renommés de la ville de Lyon »[47]. Une rue de Lyon possède son nom[48].
  • Jean Truffy (1909-1958), dit « le curé du maquis des Glières », prêtre catholique, mort dans la commune dont il fut curé pendant 22 ans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Petit-Bornand-les-Glières

Les armes du Petit-Bornand-les-Glières se blasonnent ainsi : d'azur à l'écusson cousu de gueules chargé d'une croix d'argent, accompagné en chef des lettres G et F et en pointe des lettres M et C, toutes gothiques capitales d'or au chef du même.

Les armoiries furent créées par Roland Gaillard et adoptées en 1986. Les quatre lettres gothiques rappellent les deux enfants du pays. On remarque notamment au centre la présence de la croix de Savoie, élément récurrent des blasons de la Savoie.

L'explication des lettres présentes est simple, ce sont les initiales de personnages célèbres du village:
- En haut: GF pour Guillaume Fichet qui introduisit l'imprimerie en France.
- En bas: MC pour Michel- Marie Carquillat, tisserand qui inventa un métier capable de reproduire les détails des portraits.

blason

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les élections de mars 2014 sont annulées en juin 2014 par le tribunal administratif de Grenoble et confirmé par le Conseil d’État en février 2015[49]. L'annulation ayant été confirmée, le préfet a désigné une délégation spéciale composée de deux personnalités locales. Les deux personnalités désignées par Hélène Blanc, préfet honoraire, sont Anne Contat, ancienne élue de La Roche-sur-Foron et Bernard Bulinge, ancien élu d’Eteaux[16].
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. La desserte médicale est le rapport du nombre de praticiens ou de structures de santé à la population. En région Rhône-Alpes, celle-ci est estimée en 2012 à un médecin généraliste pour 1 296 habitants. Publication pour la région : [PDF] L‛Union Régionale des Médecins Libéraux Rhône-Alpes., « Le schéma de démographie médicale de la région Rhône-Alpes - Synthèse régionale », sur urps-med-ra.fr, Union régionale des professionnels de santé,‎ (consulté en novembre 2014), p. 11.
  5. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Site de la mairie[modifier | modifier le code]

Fiche Insee de la commune[modifier | modifier le code]

  1. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  2. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  3. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  4. EMP T5 - Emploi et activité.
  5. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2012.
  6. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2013.
  7. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.
  8. Chiffres clés Tourisme.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN 3430 ET.
  2. Bruno Ledoux, Les catastrophes naturelles en France, Éditions Payot & Rivages,‎ , 455 p., p. 187.
  3. Alexandra Collomb, « Redécouvrir (enfin !) le lac de Lessy ! », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  4. a et b [PDF] Ministère de l'agriculture et de la forêt - Direction de l'espace rural et de la forêt, « Section « 1.2.2. - Climat » », Département de la Haute-Savoie - Résultats du deuxième inventaire forestier (tome 1), sur inventaire-forestier.ign.fr,‎ (consulté en décembre 2014), p. 4.
  5. « Données climatiques de la station de Bourg-Saint-Maurice », Météo-France (consulté en décembre 2014).
  6. La Rédaction, « Le premier loup abattu légalement », Le Dauphiné libéré,‎ .
  7. a, b, c et d « Petit-Bornand-les-Glières », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en août 2014), Ressources - Les communes.
  8. a, b, c, d, e et f Henry Suter, « (...) Bornand », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch,‎ 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009) (consulté en octobre 2014).
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Faucigny 1980, Article « Petit-Bornand-Les-Glières », p. 71-72.
  10. a, b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. Formations préceltiques, celtiques, romanes, vol. 1 : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Genève, Librairie Droz,‎ , 708 p., p. 33.
  11. Chanoine Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 516 p. (ISBN 978-2-84206-268-2), p. 315, Article « Nant ».
  12. Michel Germain et Gilbert Jond, Le Faucigny autrefois, La Fontaine de Siloé, coll. « Chroniques de l'autrefois »,‎ , 203 p. (ISBN 978-2-8420-6017-6), p. 34.
  13. « Petit-Bornand-les-Glières (Le) », Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en novembre 2014), Ressources - Les communes.
  14. Max Bruchet, L'abolition des droits seigneuriaux en Savoie (1761-1793), Laffitte Reprints, Collection de documents inédits sur l'histoire économique de la Révolution française,‎ , 638 p., p. 474.
  15. Paul Guichonnet et Christian Sorrel, La Savoie et l'Europe, 1860-2010 : Dictionnaire historique de l'Annexion, Montmélian, La Fontaine de Siloé, Collection « Les Savoisiennes »,‎ , 714 p. (ISBN 2-84206-471-2 et 978-2-84206-471-6).
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