Le Reposoir

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Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes

Le Reposoir
Image illustrative de l'article Le Reposoir
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement Bonneville
Canton Scionzier
Intercommunalité Communauté de communes Cluses-Arve et Montagnes
Maire
Mandat
Marie-Pierre Pernat
2014-2020
Code postal 74950
Code commune 74221
Démographie
Population
municipale
504 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 00′ 43″ N 6° 32′ 09″ E / 46.0119444444, 6.53583333333 ()46° 00′ 43″ Nord 6° 32′ 09″ Est / 46.0119444444, 6.53583333333 ()  
Altitude Min. 820 m – Max. 2 749 m
Superficie 37,36 km2
Localisation

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Le Reposoir

Le Reposoir est une commune française, située dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Reposoir est situé au pied du col de la Colombière. Il est un des points de départ pour une randonnée au sommet de la Pointe Percée (sommet de la Chaîne des Aravis). Le Foron du Reposoir est le torrent principal de la vallée du Reposoir. Ce torrent est un affluent mineur de l'Arve.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il semble que la vallée du Béol (du latin betulla, bouleau)[1], possessions des seigneurs du Faucigny, fut un désert avant l'installation des Chartreux en 1151, lieu de chasse et de passage pour le bétail[2]. Aymon Ier de Faucigny fait donation une première fois vers 1147 de ces terres à des moines, mais l'implantation semble un échec[3]. Une seconde donation est faites le 11 des calendes de février (22 janvier 1151), selon certaines sources dans l'une des résidences des barons de Faucigny à Châtillon-sur-Cluses. Les moines appellent désormais ce site « Le Reposoir ». Ce nom proviendrait de la déclaration du moine Jean d'Espagne, « Hic est repausatorium meum ! » (« C'est ici mon reposoir ! »), en découvrant le lieu[4]. En latin médiéval, repositorium signifie « le repos de l'âme ».

L'étendu des terres possédées par la chartreuse oblige les moines de recourir à l'albergement[5].

La paroisse du Reposoir est détachée de celle de Scionzier en 1849[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des Maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Marie-Pierre Pernat   mère au foyer
mars 2001 mars 2014 Jean-Pierre Blanchet ... Argriculteur
         
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 504 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1848. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1848 1858 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
406 380 348 359 380 429 415 432 371
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
388 417 422 401 363 373 328 352 304
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
287 250 251 212 242 289 375 462 487
2011 - - - - - - - -
504 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La Chartreuse du Reposoir

La Chartreuse du Reposoir, fondée en 1151 par le bienheureux Jean d'Espagne, est blottie dans un cirque boisé au bord d'un petit lac de montagne. Depuis 1932, les bâtiments sont occupés par un Carmel qui regroupe une vingtaine de religieuses.

L'église Saint-Jean-Baptiste[9].

Vieux bouquetin au-dessus du col de la Colombière
Vue générale de Le Reposoir depuis la route du col de la Colombière

Économie[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le président Valéry Giscard d'Estaing, le 27 mai 1978, a fêté dans la commune son 4e anniversaire de présidence de la république. Il est arrivé le soir vers 18 heures après être rentré des États-Unis où il avait pris le petit déjeuner avec le président Carter. La veille il prononçait un discours à l'ONU. Tous les habitants, avec le maire de l'époque Jean-Pierre Jouenne, l'ont accueilli. Ils étaient tous invités au dîner[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Prieur et Hyacinthe Vulliez, Saints et saintes de Savoie, La Fontaine de Siloé,‎ 1999, 191 p. (ISBN 978-2-8420-6465-5), p. 65.
  2. Article de Nicolas Carrier, « Les moines et la montagne en Savoie du Nord (XIe-XVe siècle) », pp.226-227, in Collectif, Montagnes médiévales : Actes du XXXIVe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur (Chambéry, mai 2003), Publications de la Sorbonne,‎ 2004, 450 p. (ISBN 978-2-8594-4513-3).
  3. Lydie Meynet, Histoire de Bellevaux : 1732-1790, La Fontaine de Siloé,‎ 2009, 305 p. (ISBN 978-2-8420-6439-6), p. 30.
  4. Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 171.
  5. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath,‎ 1980, 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 289.
  6. Henri Baud, Jean-Yves Mariotte et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Faucigny, Éditions Horvath,‎ 1980, 619 p. (ISBN 2-7171-0159-4), p. 287.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Raymond Oursel, Les chemins du sacré : L'art sacré en Savoie, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ 2007, 393 p. (ISBN 978-2-8420-6350-4), p. 103.
  10. David Gossart, « Le jour où Giscard et Le Reposoir se sont aimés », Le Messager,‎ 3 mai 2012, Consultable en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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