La Plagne

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La Plagne
Vue aérienne de la station.
Vue estivale de La Plagne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Localité Mâcot-la-Plagne
Site web www.la-plagne.com
Géographie
Coordonnées 45° 30′ 23″ Nord 6° 40′ 38″ Est / 45.5064, 6.67722 ()  
Massif La Vanoise
Altitude maximum 3 250 m
Altitude minimum 1 250 m
Ski alpin
Domaine skiable Paradiski
Remontées
Nombre de remontées 106
Pistes
Nombre de pistes 132
     Noires 18
     Rouges 33
     Bleues 69
     Vertes 10
Total des pistes 225 km
Ski de fond
Total des pistes 80 km

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
La Plagne

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
La Plagne

La Plagne est une station de sports d'hiver située en Savoie, dans la Vallée de la Tarentaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

En Savoie, Plagne désigne un lieu très plat, un plateau, parfois de petite dimension. C'est le nom du lieu exact où l'on a décidé de construire la première station, sur ce lieu étonnamment plat, enserré dans un cirque montagneux, avec vue sur le Mont Blanc.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Plagne voit le jour en 1961[1],[2]. Deux ans auparavant, la commune de Aime et son maire, Docteur Borrionne, a pris sa décision de l'aménagement d'une station touristique[3], ce qui pourrait permettre de sauver les communes de la vallée de la désertification. L'activité agricole traditionnelle ne permet plus aux jeunes de vivre, l'activité minière, qui a longtemps fait la richesse de Macôt est en crise. En 1960, les communes s'associent au sein d'un syndicat intercommunal. Cependant en octobre 1961, le promoteur fait faillite[3]. Le projet n'est pas abandonné pour autant et le syndicat intercommunal s'associe à deux sociétés privées : la Société d'aménagement de La Plagne (SAP) et la Société immobilière de La Plagne (SIP)[1]. Le promoteur, Robert Legoux[4], fait appel à l'architecte Michel Bezançon qui met en place une station front de neige[4].

En 1966, on décide d'édifier une chapelle œcuménique dans la galerie marchande[5].

La Plagne (future Plagne Centre), ses 2 téléskis et 4 pistes, ouvre le 24 décembre 1961.

La station bénéficie dès ses premières années de l'expérience du champion de ski Émile Allais comme conseiller technique. Le succès est immédiat et en 1966 Guy Lux anime depuis La Plagne son émission Interneiges. Le développement de la station est rapide.

La station de Plagne-centre se développe et se voit complétée par les stations d'Aime-la Plagne et Plagne-village, respectivement en décembre 1968 et octobre 1971[1].

La station[modifier | modifier le code]

La station de La Plagne est composée aujourd'hui de onze stations-villages :

  • Plagne Centre (1 970 m)

La première des stations de La Plagne, ouvre en 1961. Le nom de Plagne Centre date de 1982, la station était auparavant simplement appelée La Plagne. D'une architecture urbaine mais fonctionnelle, création de Michel Bezançon, Plagne Centre est considérée comme le modèle de la station intégrée, séparant espaces de circulation automobile et de ski. Une chapelle y fut créée par les soins de Michel Bezançon, le décorateur fut Pierre Guariche[6]. Le Funitel du Funiplagne permet de diriger les skieurs rapidement vers toutes les autres stations du domaine skiable.

  • Aime-La Plagne (2 100 m)

La station, dont la construction débute au printemps 1968, ouvre en partie en décembre 1969. Surnommée le "Paquebot des Neiges", le bâtiment principal est une création de l'architecte Michel Bezançon[6]. En 1990 ouvre le Club Méditerranée, le second bâtiment construit à Aime-La Plagne, d'une architecture audacieuse inspirée de celle des temples tibétains. Il ne faut pas la confondre avec Aime, qui est le village accueillant la gare SNCF de la station (la gare est appelée Aime la Plagne)

Champagny en mai 2005
  • Champagny-en-Vanoise (1 250 m)

À la fin des années 1960, ce village situé dans la vallée de Bozel cherche à sortir de son isolement. Si le Parc national de la Vanoise a fait décoller le tourisme estival, Champagny veut également profiter de l'or blanc. La commune hésite entre Tignes et La Plagne. Finalement, en 1969, Champagny choisit La Plagne et offre à la jeune station son immense domaine en adret, avec une vue imprenable sur le massif de la Vanoise.

Montchavin en février 2003
  • Montchavin (1 250 m)

L'ancien hameau déserté et à moité en ruines, est choisi par le maire de Bellentre plutôt qu'un site plus en altitude pour construire la station du village. Montchavin ouvre en 1972 et est relié à La Plagne en 1973, après la construction de 1500 lits[6].

  • Plagne Villages (2 050 m)

Née en 1972, la station initie un changement de style : la station est éclatée, et épouse les courbes du relief. Plagne Villages est reliée par un système de navettes et reliée à Plagne centre par un Telebus.

Plagne Bellecôte en février 2003
  • Plagne Bellecôte (1 930 m)

Créée en 1974, elle devait au départ s'appeler "Les Ours"[6], mais prend finalement le nom du sommet de Bellecôte (3 450 m), point culminant de La Plagne. Michel Bezançon est l'auteur de l'architecture novatrice de Plagne Bellecôte, qui, comme un barrage hydraulique, barre la vallée. En 1975, un télécabine relie la station à la Roche de Mio (2 700 m), un second tronçon permet de joindre Bellecôte au sommet éponyme en 1978 en 40 minutes. En décembre 2005, le premier télésiège 8 places de la Plagne est mis en service à Plagne Bellecôte. C'est le télésiège de l'Arpette. Il remplace un télésiège 4 places du même nom afin de résorber l'afflux de skieurs supplémentaires engendré par la jonction au domaine Paradiski.

  • Montalbert (1 350 m)

Dès 1970 sont construits à 1 600 m d'altitude, trois centres de vacances (ceux des départements du Val-de-Marne et de Moselle, et celui de la ville de Dunkerque)[6], et l'année suivante les remontées mécaniques qui permettent de les relier au domaine de La Plagne. Mais il faut attendre 1980 pour qu'une véritable station naisse et soit reliée au domaine : ce sera Montalbert (ou Plagne Montalbert).

Plagne 1800 en août 2006
  • Plagne 1800 (1 800 m)

Le terrain laissé libre par les mines de La Plagne depuis 1973, est jugé propice à l'installation d'une nouvelle station. Si les premiers bâtiments sont construits dès 1980 (notamment celui de l'UCPA), la station n'ouvre qu'en 1982. Les premières résidences sont construites par des comités d'entreprises (Caisse d'Épargne, Crédit Mutuel), puis apparaissent un grand nombre de chalets privés qui font de Plagne 1800 la station la plus éclatée du domaine.

  • Les Coches (1 450 m)

Née en 1977 c'est une création de l'architecte Michel Bezançon. La station des Coches et la station de Montchavin ont le même office du tourisme.

Belle-Plagne en mars 2009 (Photo prise depuis le télésiège de l'Arpette
  • Belle Plagne (2 050 m)

Née en 1981, son architecture est marquée par un retour à la tradition savoyarde (on appelle cela la "quatrième génération"). C'est une création de Michel Bezançon.

  • Plagne Soleil (2 050 m)

C'est la dernière née des stations de La Plagne, en 1990.

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, La Plagne forme, avec la station voisine des Les Arcs, le domaine Paradiski, grâce au Vanoise Express. Le domaine s'étend sur 1 000 hectares, de 1 250 m à 3 250 m, des pommiers de la vallée au glacier de Bellecôte et sur quatre communes (Mâcot-la-Plagne, Aime, Bellentre, et Champagny-en-Vanoise).

Paradiski offre 425 km de pistes balisées, dont 225 sur le massif de la Plagne, et aussi un immense domaine non balisé, et de célèbres itinéraires hors pistes, tels la face nord du sommet de Bellecôte ou le Friolin.

Promotion[modifier | modifier le code]

La Plagne possède un logotype qui a évolué quatre fois depuis la création de la station[6] :

  • 1961 : Un soleil pointant la Plagne du doigt sur une carte de la Savoie, voilà une des premières campagnes de publicité de la jeune station de la Plagne.
  • 1966 : À l'occasion de l'émission de Guy Lux Interneiges[6], La Plagne cherche un symbole évocateur, simple et marquant. Mathieu Diesse, artiste basque et graphiste de l'agence Havas, positionne le logo précédent dans une paire de lunettes de soleil, et rajoute par la suite un bonnet rouge. Ce nouveau logo fait fureur, et lors de l'émission Interneiges, la France entière se familiarise avec le Bonnet de La Plagne.
  • 1982 : Le bonnet est modernisé : les contours du bonnet sont lissés, le soleil est supprimé et remplacé par de simples étoiles blanches. On ajoute au logo le nouveau slogan de la station : toute la montagne en 10 stations.
  • 2001 : Nouvelle modernisation avec l'apparition d'une entaille au bas du bonnet et le remplacement des étoiles à 8 branches, par d'autres aux branches multiples plus éclatantes. Le slogan (faux depuis 1990, la Plagne comptant en fait 11 stations) est remplacé par un simple rappel des altitudes minimale et maximale du domaine. Cette modernisation est réalisée par l'Agence Publicis-Cachemire de Lyon, sous l'impulsion du Directeur de l'Office de Tourisme de la Grande Plagne de l'époque, J.F Gauthier.
  • Depuis 2003, une vignette "Paradiski The Dream Resort" ainsi que son flocon est la plupart du temps ajoutée au logo de La Plagne.

Depuis 2008, La Plagne, Les Arcs et Peisey-Vallandry font des offres "coup de poing" sur les forfaits de ski pour le samedi. Cette opération s'appelle SamediJeSkie.com . Les offres sont mises en ligne tous les mercredis, les offres varient selon les semaines mais les remises sont globalement de l'ordre de 35 à 40 %; les offres doivent être imprimées et présentées aux caisses des remontés mécaniques. Cette offre est à replacer dans le constat d'une fréquence moindre de la part des populations voisines[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages spécialisés 
  • Dominique DROIN, Histoire de La Plagne en dix stations, La Fontaine de Siloé, 2000 (ISBN 2-84206-087-3)
  • Edmond BLANCHOZ, La Plagne, des hommes, des femmes, des rêves..., Glénat, 2006
Sitographie spécialisée 

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Emmanuel Matteudi, Structures familiales et développement local, Éditions L'Harmattan,‎ 1997, 334 p., p. 303-304
  2. François Marius Hudry Hudry, Histoire des communes savoyardes : Albertville et son arrondissement (vol. 4), Roanne, Éditions Horvath,‎ 1982, 444 p. (ISBN 978-2-7171-0263-5), p. 97.
  3. a et b L'aménagement du territoire: 1958-1974. : Actes du colloque tenu à Dijon les 21 et 22 novembre 1996,‎ 1999, 394 p. (ISBN 978-2-73848-698-1), p. 299.
  4. a et b Philippe Révil et Raphaël Helle, Les pionniers de l'or blanc, Glénat,‎ 2004, 199 p. (ISBN 978-2-7234-4566-5), p. 38-39
  5. Article de Christian Sorrel, « Une nouvelle montagne sacrée ? Catholicisme, tourisme et sports d'hiver en Savoie », p. 374, paru dans Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d'Europe : Actes du colloque "Religion et Montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002, vol. 49, Publications de la Sorbonne,‎ 2005, 427 p. (ISBN 978-2-85944-516-4).
  6. a, b, c, d, e, f et g Une Histoire de La Plagne”, Romain Guigon et Agnès Le Masson
  7. Jacques Leleu, « Les bons plans pour skier moins cher », Le Dauphiné libéré,‎ 28 septembre 2009 (lire en ligne).