Col de la Colombière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Col de la Colombière
Image illustrative de l'article Col de la Colombière
Derniers lacets du versant sud du col de la Colombière
Altitude 1 613[1] m
Massif Bornes
Coordonnées 45° 59′ 32″ N 6° 28′ 32″ E / 45.99222, 6.4755645° 59′ 32″ Nord 6° 28′ 32″ Est / 45.99222, 6.47556[1]
Pays Drapeau de la France France
Vallée Vallée du Borne
(sud-ouest)
Vallée du Reposoir
(nord-est)
Ascension depuis Le Grand-Bornand Scionzier
Déclivité moy. 5,9 % 6,8 %
Déclivité max. 9 % 10,2 %
Kilométrage 11,7 km 16,3 km
Accès D4 D4
Fermeture hivernale novembre-mai

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Col de la Colombière

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Col de la Colombière

Le col de la Colombière, culminant à 1 613 mètres, relie les vallées du Grand-Bornand et du Reposoir, situées entre le massif des Bornes au nord-nord-ouest, et la chaîne des Aravis au sud-sud-est. Avec le col des Aravis, il s’agit d'un point de passage au travers de la chaîne éponyme, mais il est d’importance secondaire : la cluse de la vallée de l'Arve, reliant Bonneville à Sallanches, offre une voie passage plus aisé qu’emprunte d’ailleurs l’autoroute Blanche.

Vue sur la dernière portion difficile de route d'accès au col de Colombière, sur le versant nord

Le col de la Colombière est de ce fait fermé l'hiver, sauf nécessité particulière. Les sentiers au départ du col sillonnent la chaîne du Bargy, principal belvédère sur les Aravis culminant à 2 438 mètres par la pointe Blanche. L'accès au col est possible par la route du Grand-Bornand (vallée du Chinaillon) d'où l'on peut découvrir une belle vue sur le massif de la Tournette et les Aravis, et par la route de Scionzier (vallée du Reposoir) d'où l'on découvre, après le Reposoir, les aiguilles rocheuses.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Escaladé à 20 reprises, ce col classé en 1re catégorie depuis 1978 figure au nombre des principales difficultés alpestres du Tour de France[2], notamment lorsqu'il est escaladé en fin de parcours, entre le col des Aravis et le col du Joux-Plane. En 2007, la Colombière est le premier col alpin à être escaladé par le Tour de France.

Voici les coureurs qui ont franchi le col en tête :

Cyclosport[modifier | modifier le code]

Le col de la Colombière est également parfois grimpé par les cyclistes amateurs sur les cyclosportives la Time Megève Mont Blanc et la Grand Bô.

Profil de l'ascension[modifier | modifier le code]

Le versant nord à partir de Cluses représente 1 128 m de dénivelée en 19,5 km (moyenne 5,7 %). Mais la montée débute véritablement à partir de Scionzier pour une distance de 16,3 km. Elle démarre par 2 km en pente modérée jusqu’à Blanzy avant de rentrer dans des pourcentages un peu plus soutenus variant de 6 à 8 % pendant 4 km. Malgré les arbres qui masquent le paysage, on peut parfois distinguer Scionzier et Cluses que la route domine après quelques kilomètres. Mais cette portion est suivie d’un replat qui permet d’emmener un plus gros braquet pendant 3 km, toujours en forêt et ce jusqu’au village de Le Reposoir, à la jonction de la route du col de Romme. Cette partie suit le cours d’un torrent. Mais à la sortie de ce village, à la moitié de l’ascension, une petite série de lacets marque le début de pourcentages nettement plus difficiles et sans répit jusqu’au sommet du col. Le paysage est désormais découvert, permettant d’observer entièrement Le Reposoir et sa charteuse mais aussi la pointe Percée (2 752 m) ; et la route est beaucoup moins à l’ombre. À 4 km environ du col, il faut passer un petit raidillon mais la suite est encore plus difficile. En effet, à 3 km du sommet, on peut distinguer l’un des chalets présents au col. Mais pour y parvenir, il faut grimper une pénible route à flanc de montagne avec notamment un pourcentage de 10 % enregistré sur les 1 500 derniers mètres, et de surcroît rectiligne.

Le versant sud, nettement plus facile, représente une distance de 16,5 km en partant de La Clusaz mais comprend une descente de 4 km jusqu'à la sortie de Saint-Jean-de-Sixt. C’est pourquoi on considère qu’il débute véritablement au Grand-Bornand. Les trois premiers kilomètres présentent une moyenne de 6 % avec des lignes droites entrecoupées de larges épingles. Ils sont suivis d’une courte portion plane avant un passage légèrement plus pentu avant d’entrer dans le village du Chinaillon. Après ce village, on entre dans les alpages et des pourcentages proches de 6 %. Les deux derniers kilomètres font face à d’imposantes barres rocheuses et le dernier kilomètre est nettement plus raide avec une moyenne de 8 % et une difficile ligne droite pour atteindre les chalets du col de la Colombière. La descente sur Le Grand-Bornand, bien qu’elle ne soit pas très pentue, présente l’avantage d’offrir une grande visibilité sur les épingles plus bas.

Autres activités[modifier | modifier le code]

À 2 km du col de la Colombière, sur le versant sud-ouest, se trouve le début d’une piste de via ferrata d’une longueur de 1 100 m pour un dénivelé de 590 m. Elle permet d’atteindre les 2 000 m d’altitude sur les falaises. Le col de la Colombière est aussi un lieu de départ de sentiers de petite randonnée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Coordonnées identifiées à l'aide de Géoportail et carte IGN à l'échelle 1:20 000
  2. (fr) Le dico du Tour - Le col de la Colombière dans le Tour de France depuis 1947