Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE

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Parti socialiste
de Castille-et-León-PSOE
(es) Partido Socialista
de Castilla-y-León-PSOE
Image illustrative de l'article Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE
Logo officiel
Présentation
Secrétaire général Julio Villarrubia
Fondation 18 décembre 1977
Siège Avda. Medina del Campo, 11
47014 Valladolid
Vice-secrétaires générales Ana Redondo
Ángela Marqués
Secrétaire à l'Organisation Julián Simón de la Torre
Organisation de jeunesse Jeunesses socialistes de Castille-et-León
Députés régionaux
29 / 84
Députés
11 / 350
Sénat
10 / 263
Idéologie Social-démocratie
Progressisme
Social-libéralisme
Socialisme démocratique
Troisième voie
Européisme
Couleurs Rouge, blanc
Site web www.psoe.es

Le Parti socialiste de Castille-et-León-PSOE (Partido Socialista de Castilla-y-León-PSOE, PSCyL-PSOE) est la fédération du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) dans la communauté autonome de Castille-et-León. Il est dirigé, depuis 2012, par Julio Villarrubia.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation et premières années[modifier | modifier le code]

Le PSCyL-PSOE est fondé le 18 décembre 1977, dans un hôtel de Zamora, dix mois après la légalisation du PSOE, consécutive à la mort de Francisco Franco. À cette époque, toutefois, la répartition territoriale des communautés autonomes n'était pas encore effectuée, et donc les socialistes de la province de León formèrent la Fédération socialiste léonaise-PSOE (FSL-PSOE). Environ six mois plus tard, le 22 juillet 1978, les sept parlementaires socialistes soutiennent l'élection du centriste Juan Manuel Reol à la présidence du conseil général, chargé d'administrer le territoire et d'établir un projet de statut d'autonomie[1].

Lors de la session célébrée le 12 juillet 1980, le conseil général remplace Reol par le sénateur centriste José María García Verdugo, le PSCyL-PSOE ayant présenté la candidature de son secrétaire général, Juan Antonio Arévalo, qui n'a pu compter que sur les sept voix de son parti[2]. Au cours du troisième congrès régional, en janvier 1981, la FSL-PSOE est incorporée au PSOE de Castille-et-León.

En février 1983, à peine deux mois avant les premières élections régionales, le secrétaire général Juan Antonio Arévalo démissionne, étant immédiatement remplacé par le député de la province de Zamora, Demetrio Madrid, également investi chef de file pour les régionales. Au cours du mois suivant, la composition du conseil général est remaniée, à la suite de l'adoption du statut d'autonomie. Le PSCyL-PSOE y dispose alors de 41 députés (procuradores) sur 84, soit autant que les partis du centre-droit, le Centre démocratique et social (CDS) détenant les deux derniers[3]. Après plus de deux semaines de blocage, engendrées par l'abstention du CDS[4],[5],[6], le PSOE et les centristes se mettent d'accord pour un gouvernement d'union dirigée par les socialistes, refusé par le centre-droit[7], qui n'aboutit finalement pas.

Une législature au pouvoir[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales du 8 mai 1983, le PSCyL-PSOE arrive en tête, remportant 42 députés sur 84, contre 39 au centre-droit, 2 aux centristes et 1 aux régionalistes du PDL, faisant craindre un nouveau blocage des Cortes de Castille-et-León[8]. Finalement, grâce à l'abstention du CDS et du PDL, Demetrio Madrid est élu, le 23 mai, au second tour de scrutin, par 42 voix contre 39, président de la Junte[9]. Confirmé à la direction de la fédération socialiste, par 54 % des voix, contre Juan Antonio Arévalo, lors d'un congrès régional extraordinaire, en janvier 1984, qui marque la division du PSCyL-PSOE[10], Madrid est remplacé, comme secrétaire général, par le porte-parole du groupe socialiste au Sénat, Juan José Laborda, tout en étant élu président régional du parti, un poste purement honorifique qui ne masque pas son échec lors de ce quatrième congrès régional de mars 1985[11].

Le président de la Junte remet sa démission le 29 octobre 1986, à sept mois des élections régionales, après avoir été mis en examen pour « cession frauduleuse » de l'entreprise Pekus, dont il était propriétaire[12]. Le 14 novembre suivant, le socialiste José Constantino Nalda García est élu par les Cortes pour lui succéder, par 43 voix contre 39, obtenant la majorité absolue dès le premier tour[13].

L'évolution dans l'opposition[modifier | modifier le code]

À la suite des élections régionales du 10 juin 1987, le PSCyL-PSOE, emmené par Laborda, arrive à égalité avec l'Alliance populaire (AP) de José María Aznar, les deux formations remportant 32 députés sur 84 chacune, tandis que le Centre démocratique et social en obtenait 18, devenant, de facto, l'arbitre de la vie politique locale[14]. Aznar est finalement élu à la tête du gouvernement régional, par 33 voix contre 32, le 21 juillet suivant, le CDS ayant choisi l'abstention[15]. Laborda, désigné président du Sénat après les élections générales de 1989, est remplacé, en décembre 1990, par le porte-parole du PSCyL-PSOE aux Cortes régionales, Jesús Quijano[16]. L'effondrement du CDS lui permet, aux élections régionales du 26 mai 1991, de progresser légèrement en sièges, sans empêcher le Parti populaire (PP) de Juan José Lucas d'obtenir, avec 43 députés sur 84, une courte majorité absolue[17].

C'est à l'occasion des élections régionales du 28 mai 1995 que le PP affirme clairement sa domination, en remportant 50 députés sur 83, contre 27 aux socialistes. Ainsi, en 1997, bien que réélu, Quijano est remplacé, comme chef de file électoral, par son vice-secrétaire général, Jaime González. Celui-ci parvient, lors des élections régionales du 13 juin 1999, à réduire l'écart entre les deux formations, affirmant alors que « ces résultats marquent le début de la fin du gouvernement du PP dans cette communauté autonome », quand bien même Lucas conservait sa majorité absolue[18]. Le 22 octobre 2000, Ángel Villalba, considéré comme proche du nouveau secrétaire général du PSOE, José Luis Rodríguez Zapatero, est porté à la direction du PSCyL-PSOE, en remplacement de Quijano[19]. Il maintient la progression des socialistes, engrangeant quatre points supplémentaires aux élections régionales du 25 mai 2003 sans remettre en cause la domination des conservateurs, désormais dirigés par Juan Vicente Herrera[20], tout comme lors des élections régionales du 27 mai 2007, où les socialistes atteignent 33 députés sur 83, en progression d'un siège[21].

Toutefois, lors du onzième congrès régional, en septembre 2008, le PSCyL-PSOE change à nouveau de secrétaire général, en la personne d'Óscar López, député de la province de Ségovie, considéré comme le bras droit de José Blanco, vice-secrétaire général du PSOE[22]. Il ne parvient pas à défaire Herrera aux élections régionales du 22 mai 2011, les socialistes repassant sous la barre des 30 sièges alors que le PP dépasse la barre des 50 députés régionaux[23]. Le 14 avril 2012, le député de la province de Palencia, Julio Villarrubia, est élu secrétaire général par 83 % des voix en remplacement de López, devenu secrétaire à l'Organisation du PSOE.

Secrétaires généraux[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Province
Miguel Ángel Trapero 18 décembre 197725 novembre 1979
(&&&&&&&&&&&&07071 an, 11 mois et 7 jours)
Ségovie
Juan Antonio Arévalo 25 novembre 197912 février 1983
(&&&&&&&&&&&011753 ans, 2 mois et 17 jours)
Valladolid
Demetrio Madrid 13 février 198310 mars 1985
(&&&&&&&&&&&&07562 ans, 0 mois et 27 jours)
Zamora
Juan José Laborda 10 mars 198516 décembre 1990
(&&&&&&&&&&&021075 ans, 9 mois et 6 jours)
Burgos
Jesús Quijano 16 décembre 199022 octobre 2000
(&&&&&&&&&&&035989 ans, 10 mois et 6 jours)
Valladolid
Ángel Villalba 22 octobre 200021 septembre 2008
(&&&&&&&&&&&028917 ans, 10 mois et 29 jours)
León
Óscar López 21 septembre 200814 avril 2012
(&&&&&&&&&&&013013 ans, 6 mois et 23 jours)
Ségovie
Julio Villarrubia Depuis le 14 avril 2012
(&&&&&&&&&&&&08212 ans, 3 mois et 0 jour)
Palencia

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Régionaux[modifier | modifier le code]

Scrutin Chef de file Score (%) Sièges Statut
Élections régionales du 8 mai 1983 Demetrio Madrid 44,8 %
42 / 84
Majorité
Élections régionales du 10 juin 1987 Juan José Laborda 34,5 %
32 / 84
Opposition
Élections régionales du 26 mai 1991 Jesús Quijano 37,1 %
35 / 84
Opposition
Élections régionales du 28 mai 1995 Jesús Quijano 30,1 %
27 / 84
Opposition
Élections régionales du 13 juin 1999 Jaime González 33,8 %
30 / 83
Opposition
Élections régionales du 25 mai 2003 Ángel Villalba 37,6 %
32 / 82
Opposition
Élections régionales du 27 mais 2007 Ángel Villalba 38,5 %
33 / 83
Opposition
Élections régionales du 22 mai 2011 Óscar López 29,6 %
29 / 84
Opposition

Nationaux[modifier | modifier le code]

Scrutin Score (%) Sièges
Élections générales du 15 juin 1977 23,6 %
8 / 35
Élections générales du 1er mars 1979 25,6 %
10 / 35
Élections générales du 28 octobre 1982 42,3 %
18 / 35
Élections générales du 22 juin 1986 38,7 %
16 / 34
Élections générales du 29 octobre 1989 35,5 %
14 / 33
Élections générales du 6 juin 1993 36,7 %
13 / 33
Élections générales du 3 mars 1996 35,0 %
11 / 33
Élections générales du 12 mars 2000 32,1 %
11 / 33
Élections générales du 14 mars 2004 41,9 %
14 / 33
Élections générales du 9 mars 2008 42,7 %
14 / 32
Élections générales du 20 novembre 2011 29,1 %
11 / 32

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « El Consejo General de Castilla y León se constituyó ayer en Palencia », El País,‎ 23 juillet 1978 (lire en ligne)
  2. (es) « Relevo en la presidencia del Consejo de Castilla-León », El País,‎ 13 juillet 1980 (lire en ligne)
  3. (es) « Constitución de las asambleas provisionales de Extremadura y Castilla-León », El País,‎ 5 mars 1983 (lire en ligne)
  4. (es) « Aplazada tres días la elección del presidente de Castilla-León », El País,‎ 7 mars 1983 (lire en ligne)
  5. (es) « El CDS mantiene el bloqueo en Castilla-León mientras negocia a nivel nacional », El País,‎ 9 mars 1983 (lire en ligne)
  6. (es) « Continúa bloqueada la elección de presidente de Castilla-León », El País,‎ 13 mars 1983 (lire en ligne)
  7. (es) « El PSOE acepta un Gobierno de unidad en Castilla-León », El País,‎ 17 mars 1983 (lire en ligne)
  8. (es) « Temor a un nuevo bloqueo », El País,‎ 10 mai 1983 (lire en ligne)
  9. (es) « La abstención de CDS y PDL facilitó al PSOE la presidencia de Castilla-León », El País,‎ 25 mai 1983 (lire en ligne)
  10. (es) « Demetrio Madrid obtiene la reelección como secretario general del PSOE de Castilla y León en el congreso regional celebrado en Burgos », El País,‎ 30 janvier 1984 (lire en ligne)
  11. (es) « El burgalés Juan José Laborda, nuevo secretario general del PSOE de Castilla y León », El País,‎ 11 mars 1985 (lire en ligne)
  12. (es) « El presidente de Castilla y León dimite tras su procesamiento », El País,‎ 30 octobre 1986 (lire en ligne)
  13. (es) « Nalda, elegido presidente de la Junta de Castilla y León por mayoría absoluta », El País,‎ 15 novembre 1986 (lire en ligne)
  14. (es) « El CDS, árbitro de la situación », El País,‎ 12 juin 1987 (lire en ligne)
  15. (es) « El socialista Joan Lerma, reelegido presidente de la Generalitat valencina », El País,‎ 22 juillet 1987 (lire en ligne)
  16. (es) « Lerma, aumenta su control del PSOE valenciano », El País,‎ 17 décembre 1990 (lire en ligne)
  17. (es) « El PP gobernará en mayoría absoluta », El País,‎ 28 mai 1991 (lire en ligne)
  18. (es) « Lucas se mantiene incombustible », El País,‎ 15 juin 1999 (lire en ligne)
  19. (es) « El PSOE espera evitar la expulsión del alcalde de A Coruña », El País,‎ 23 octobre 2000 (lire en ligne)
  20. (es) « Castilla y León se mantiene como feudo del PP », El País,‎ 27 mai 2003 (lire en ligne)
  21. (es) « Herrera consolida su mayoría absoluta », El País,‎ 28 mai 2007 (lire en ligne)
  22. (es) « Zapatero proclama el fracaso de "los 'neocon' que tanto aplaudió Rajoy" », El País,‎ 22 septembre 2008 (lire en ligne)
  23. (es) « Victoria popular rotunda en Cantabria y Baleares », El País,‎ 23 mai 2011 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]