Miguel Boyer

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Miguel Boyer
Image illustrative de l'article Miguel Boyer
Fonctions
Ministre espagnol de l'Économie
et des Finances
2 décembre 19826 juillet 1985
Président du gouvernement Felipe González
Gouvernement González I
Prédécesseur Juan Antonio García Díez
Successeur Carlos Solchaga
Biographie
Nom de naissance Miguel Boyer Salvador
Date de naissance 5 février 1939
Lieu de naissance Saint-Jean-de-Luz (France)
Date de décès 29 septembre 2014 (à 75 ans)
Lieu de décès Madrid (Espagne)
Nature du décès Embolie pulmonaire
Parti politique PSOE (jusqu'en 1985)
Diplômé de Université complutense
de Madrid
Profession Économiste

Miguel Boyer
Ministres de l'Économie
et des Finances espagnols

Miguel Boyer Salvador, né le 5 février 1939 à Saint-Jean-de-Luz et mort le 29 septembre 2014[1] à Madrid, est un homme politique et entrepreneur espagnol. Il est ministre de l'Économie et des Finances entre 1982 et 1985.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Miguel Boyer est né en France, dans la ville de Saint-Jean-de-Luz, où ses parents avaient émigré à cause de la Guerre civile espagnole. Son père, José Boyer, était membre du parti de la Gauche républicaine (IR) et reconnu comme un proche du dernier Président de la République espagnole, Manuel Azaña. Quant à sa mère, elle descend d'une famille de politiciens libéraux ayant compté parmi ses membres un gouverneur de la Banque d'Espagne et un ministre des Finances.

Études et vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Après avoir effectué ses études au lycée français de Madrid, il obtient une licence de sciences économiques puis une de sciences physiques à l'Université Complutense de Madrid. Il a par la suite été professeur à l'École des ingénieurs en télécommunications, puis il a travaillé au services des Études de la Banque d'Espagne, avant de devenir sous-directeur du service des Études de l'Institut national de l'industrie (INI).

Nommé directeur de l'INI en 1974, il a également occupé le poste de directeur de la Planification et des Études de l'Institut national des hydrocarbures en 1981. Depuis son retrait de la vie politique active, il a occupé diverses fonctions dans le monde de l'entreprise, notamment celle de vice-président de FCC Constructions, filiale du groupe espagnol FCC SA.

Militant socialiste[modifier | modifier le code]

Militant socialiste depuis les années 60, il fut plusieurs fois emprisonné pour ses activités politiques, passant de nombreux mois à la prison madrilène de Carabanchel. Après avoir fait partie de la Commission exécutive du Parti socialiste ouvrier espagnol, il quitte le parti, n'y revenant qu'au moment des législatives de 1979, étant élu représentant de la province de Jaén au Congrès des députés.

Ministre de l'Économie[modifier | modifier le code]

Le 3 décembre 1982, à la suite de la victoire du PSOE aux élections législatives anticipées, Miguel Boyer est nommé ministre de l'Économie et des Finances du premier gouvernement dirigé par Felipe González. Il compte à son actif l'expropriation forcée du groupe Rumasa, une puissante holding aux pratiques douteuses et illégales[2], la loi sur les locations urbaines ou encore le décret libéralisant les horaires du commerce.

Durant son mandat, il s'est fait le défenseur d'une politique fiscale et monétaire restrictive et stabilisée, afin de lutter contre l'inflation, ce qui l'oppose notamment à Alfonso Guerra, Vice-Président du Gouvernement et Vice-Secrétaire général du PSOE, partisan d'une augmentation des dépenses publiques. Le 5 juillet 1985, il est remplacé par le ministre de l'Industrie, Carlos Solchaga Catalán.

Départ du PSOE[modifier | modifier le code]

Juste avant les législatives anticipées de 1996, il quitte le Parti socialiste et se rapproche des conservateurs du Parti populaire. Il fut membre de la fondation FAES, le think tank de la droite espagnole.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Du fait de son mariage avec la journaliste Isabel Preysler, il est devenu un habitué de la presse people.

Il meurt le 29 septembre 2014, à 75 ans, des suites d'une embolie pulmonaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]