Élections générales espagnoles de 1979

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Les élections générales espagnoles de 1979 se sont tenues le 1er mars 1979, afin d'élire les trois cent cinquante députés et les deux cent sept sénateurs de la première législature espagnole.

Contexte[modifier | modifier le code]

Aux élections générales du 15 juin 1977, l'Union du centre démocratique (UCD), nouveau parti fondé par le président du gouvernement, Adolfo Suárez, s'était imposé avec une majorité relative de 166 députés, devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), de Felipe González. De fait, les socialistes avaient pris l'ascendant, à gauche, sur le Parti communiste d'Espagne (PCE), tandis qu'à droite, l'Alliance populaire (AP), emmenée par l'ancien ministre franquiste Manuel Fraga, n'avait même pas franchi 10 % des suffrages exprimés. Au niveau régional, les nationalistes basques et catalans avait réalisé un bon score, recueillant 19 sièges de députés.

La législature qui s'est ouverte a été l'occasion de voter une nouvelle Constitution, qui instaure un régime de monarchie constitutionnelle parlementaire et un État fortement décentralisé au profit des communautés autonomes. Outre ce texte, approuvé par référendum en 1978, les Cortes Generales ont engagé une réforme fiscale et administrative, et adopté un série de décrets-lois fixant les régimes de pré-autonomie des régions.

Principaux partis[modifier | modifier le code]

Formation Idéologie Chef de file Résultats en 1977
Partis présents au niveau national
Union du centre démocratique
Unión de Centro Democrático
Centrisme
Démocratie chrétienne, libéralisme
Adolfo Suárez
(Président du gouvernement)
34,44 % des voix
166 députés
106 sénateurs
Parti socialiste ouvrier espagnol
Partido Socialista Obrero Español
Centre-gauche
Social-démocratie, progressisme
Felipe González 29,32 % des voix
118 députés
48 sénateurs
Parti communiste espagnol
Partido Comunista de España
Gauche
Communisme, républicanisme
Santiago Carrillo 9,33 % des voix
19 députés
0 sénateurs
Coalition démocratique
Coalición Democrática
Centre-droit
Conservatisme, libéralisme, démocratie chrétienne
Manuel Fraga 8,21 % des voix
16 députés
2 sénateurs
Partis présents au niveau régional
Convergence et Union
Convergència i Unió
Centre-droit
Catalanisme, libéralisme, démocratie chrétienne
Jordi Pujol Absent
Parti nationaliste basque
Euzko Alderdi Jeltzalea-Partido Nacionalista Vasco
Centre
Nationalisme basque, démocratie chrétienne
Xabier Arzalluz 1,62 % des voix
8 députés
1 sénateur

Résultats[modifier | modifier le code]

Scores[modifier | modifier le code]

Parti arrivé en tête, par province.
Parti Congrès des députés Sénat
Voix  % +/- Élus +/- Élus +/-
Union du centre démocratique (UCD) 6 268 593 34,84 % en augmentation 0,40 168 en augmentation 2 119 en augmentation 13
Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) 5 469 813 30,40 % en augmentation 1,08 121 en augmentation 3 70 en augmentation 22
Parti communiste d'Espagne (PCE) 1 938 487 10,77 % en augmentation 1,44 23 en augmentation 4 0 en stagnation
Coalition démocratique (CD) 1 088 578 6,05 % en diminution 2,16 10 en diminution 6 3 en augmentation 1
Convergence et Union (CiU) 483 353 2,69 % en augmentation 2,69 8 en augmentation 8 0 en stagnation
Parti andalou (PSA-PA) 325 842 1,81 % en augmentation 1,08 5 en augmentation 3 0 en stagnation
Parti nationaliste basque (EAJ/PNV) 296 597 1,65 % en augmentation 0,03 7 en diminution 1 8 en augmentation 7
Unité populaire (HB) 172 110 0,96 % en augmentation 0,96 3 en augmentation 3 1 en augmentation 1
Indépendants 1 820 0,01 % en diminution 0,17 0 en stagnation 4 en diminution 11
Autres 1 890 275 9,82 % en augmentation 0,01 5 en diminution 1 2 en diminution 15
TOTAL (participation : 68,04 %) 17 933 648 100,00 % N/A 350 N/A 207 +3

Analyse[modifier | modifier le code]

Au niveau national, l'UCD et le PSOE maintiennent leurs positions en enregistrant une progression similaire, tandis que le PCE confirme son statut de troisième force politique, autant grâce à sa progression qu'au recul de la CD, dominée par l'Alliance populaire. Au niveau régional, le poids des formations nationalistes s'accroît, passant la barre des vingt députés, avec l'émergence du PSA-PA et de HB, bras politique de l'ETA. Dans les provinces, les socialistes progressent au détriment des centristes, s'imposant dans la Communauté de Madrid, dans toute la Communauté valencienne et dans trois des quatre provinces de Catalogne. L'UCD reste cependant largement majoritaire dans tout le pays, en l'emportant dans plus des deux tiers des provinces espagnoles.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Du fait de la victoire de l'UCD, le roi Juan Carlos Ier, après consultation des forces politiques, a proposé son président, Adolfo Suárez, comme candidat à la présidence du gouvernement. Celui-ci a remporté le vote d'investiture au Congrès des députés le 30 mars 1979, avec 183 voix contre 149. Il a présenté son nouveau gouvernement cinq jours plus tard.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]