Patxi López

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Patxi López
Patxi López, en 2010.
Patxi López, en 2010.
Fonctions
6e président du gouvernement basque
(4e lehendakari depuis le statut de 1979)
7 mai 200915 décembre 2012
(3 ans, 7 mois et 8 jours)
Législature IXe
Coalition PSOE
Prédécesseur Juan José Ibarretxe
Successeur Iñigo Urkullu
Secrétaire général du Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque-PSOE
En fonction depuis le 23 mars 2002
Réélection 29 octobre 2005
3 octobre 2009
Président Jesús Eguiguren
Prédécesseur Nicolás Redondo Terreros
Biographie
Nom de naissance Francisco Javier López Álvarez
Date de naissance 4 octobre 1959 (54 ans)
Lieu de naissance Portugalete (Espagne)
Parti politique PSOE

Patxi López
Présidents du gouvernement basque

Francisco Javier López Álvarez, dit Patxi López, né le 4 octobre 1959 à Portugalete, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

En 1987, âgé de moins de trente ans, il entre au Congrès des députés, où il siège deux ans, puis devient, en 1991, député au Parlement basque. Nommé secrétaire à l'Organisation du Parti socialiste du Pays basque-PSOE (PSE-PSOE) cette même année, il en prend la direction en Biscaye en 1997.

Il est désigné, lors d'un congrès extraordinaire en 2002, secrétaire général du Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque-PSOE (PSE-EE-PSOE), dont il est chef de file aux élections régionales de 2005. Ayant redonné aux socialistes la place de deuxième parti du Pays basque, il se représente en 2009 et, après avoir passé un accord avec le Parti populaire, est investi président du gouvernement. Il est remplacé, en 2012, par le nationaliste Iñigo Urkullu.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est né dans une famille ouvrière, native de Las Encartaciones. Dès son enfance, il a baigné dans l'idéologie socialiste, étant le fils d'Eduardo López Albizu, un dirigeant historique du socialisme basque. Il est tombé très jeune dans la passion du cinéma, dans la mesure où son grand-père était caissier d'une salle à Portugalete.

Alors qu'il effectuait des études supérieures de génie industriel à l'université du Pays basque, il décide de quitter l'enseignement supérieur à 28 ans, sans avoir obtenu son diplôme.

Une rapide début de carrière politique[modifier | modifier le code]

Il adhère aux Jeunesses socialistes d'Espagne (JSE) en 1975, et au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) deux ans plus tard. Élu secrétaire général des JSE au Pays basque en 1985, il devient député pour Biscaye au Congrès des députés en 1987, en remplacement de José Antonio Saracibar. Il est alors le deuxième plus jeune membre de la chambre, après José Luis Rodríguez Zapatero.

Il abandonne la direction des JSE basques en 1988, tout en entrant à la commission exécutive du Parti socialiste du Pays basque (PSE-PSOE), fédération socialiste basque. L'année suivante, il n'est pas réélu député national.

L'ascension chez les socialistes basques[modifier | modifier le code]

En 1991, il est élu député régional de Biscaye au Parlement basque, et désigné secrétaire à l'Organisation du PSE-PSOE. Il démissionne de ce poste en 1995, pour devenir secrétaire aux Relations institutionnelles du PSOE de Biscaye, dont il est élu secrétaire général octobre 1997.

À l'occasion d'un congrès extraordinaire du Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque (PSE-EE-PSOE), il en devient secrétaire général le 23 octobre 2002, en remplacement de Nicolás Redondo Terreros.

Il conduit ensuite la campagne des socialistes aux élections régionales de 2005, au cours desquelles le parti remporte 22,6 % des voix et 18 députés, retrouvant sa deuxième place perdue sept ans plus tôt.

Procès pour contacts avec l'ETA[modifier | modifier le code]

Au mois d'octobre 2007, le tribunal supérieur de justice du Pays basque (TSJPV) ouvre, contre l'avis du procureur, une procédure judiciaire contre lui, Juan José Ibarretxe, le lehendakari de l'époque, et Rodolfo Ares, chef du groupe socialiste au Parlement régional, pour « désobéissance civile », pour avoir participé à une réunion avec Batasuna le 6 juillet 2005. Finalement, l'affaire est classée le 11 janvier 2009, pour absence de partie accusatrice, en application de la jurisprudence Botín.

À partir de 2009, chef du gouvernement basque[modifier | modifier le code]

Patxi López et Rodolfo Ares, à la célébration jour de l’Ertzaintza, en 2010.

De nouveau candidat à la présidence du gouvernement basque aux élections régionales du 1er mars 2009, il arrive de nouveau en deuxième position, avec 30,7 % des voix et 25 députés sur 75, derrière le Parti nationaliste basque (EAJ/PNV). Il trouve, vingt-cinq jours plus tard, un accord avec le Parti populaire (PP), qui a recueilli 13 sièges et obtient ainsi la présidence du Parlement basque. Le 5 mai, Patxi López est investi lehendakari de la communauté autonome du Pays basque[1] par 39 voix, le seul député d'Union, progrès et démocratie (UPyD) lui ayant également accordé son vote. Il prête serment deux jours plus tard, sous l'arbre de Guernica, en castillan et en basque, alors qu'il ne parle pas cette langue.

Il forme ensuite un gouvernement de dix conseillers, dont quatre indépendants.

En 2011, il se montre plus critique envers la direction nationale du PSOE, réclamant la tenue d'un congrès extraordinaire, plutôt que d'une élection primaire, pour la désignation du chef de file aux élections générales, à la suite de la déroute socialiste aux élections locales du 22 mai[2]. Au mois d'août, il remet en cause l'idée de José Luis Rodríguez Zapatero d'inscrire une limite au déficit public dans la Constitution, en affirmant que cette réforme ne doit pas « être un corset » qui freinerait les politiques sociales[3].

Retour dans l'opposition[modifier | modifier le code]

Choisi comme secrétaire aux Relations politiques par le nouveau secrétaire général du parti, Alfredo Pérez Rubalcaba, en février 2012, il convoque des élections régionales le 21 octobre suivant, la rupture avec le PP rendant impossible l'adoption du budget. Du fait de la victoire, relative, du EAJ/PNV et de l'échec du PSE-EE-PSOE, le nationaliste Iñigo Urkullu est investi, le 13 décembre, par le Parlement, et prend ses fonctions deux jours plus tard.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]