Carlos Slim Helú

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Carlos Slim

Description de l'image Carlos Slim Helú.jpg.
Nom de naissance Carlos Slim Helú
Naissance 28 janvier 1940 (75 ans)
Mexico, Drapeau du Mexique Mexique
Nationalité Drapeau du Mexique Mexicaine
Diplôme
Activité principale
Formation
Conjoint
Soumaya Domit († 1999)
Descendants
Carlos Slim Domit (1967)

Carlos Slim Helú , né le 28 janvier 1940 à Mexico, est un homme d'affaires mexicain (dont les parents sont d'origine libanaise). En 2014, il est considéré comme le deuxième homme le plus riche du monde, avec un patrimoine de 72 milliards de dollars américains selon le magazine Forbes[1], qui établit chaque année un classement des fortunes mondiales. Ses entreprises, parmi lesquelles Telmex ou Grupo Carso[2], réalisent 2 à 3 % du PIB mexicain et représentent 10 % de la capitalisation boursière de Mexico[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Carlos Slim Helú est né à Mexico en 1940[4] de parents catholiques maronites, Julián Slim Haddad et Linda Helú, tous deux d'origine libanaise[5],[6]. Son père, né Khalil Salim Haddad Aglamaz, quitta le Liban (alors partie de l'Empire ottoman) pour émigrer au Mexique à l'âge de 14 ans, en 1902, et changea son nom en Julián Slim Haddad[5] ; il était alors fréquent que de jeunes Libanais soient envoyés à l'étranger avant l'âge de 15 ans pour échapper à la conscription dans l'armée ottomane ; quatre des frères aînés de Haddad vivaient déjà au Mexique lors de son arrivée[7].

Sa mère, Linda Helú Atta, est née à Parral (Chihuahua), de parents libanais ayant émigrés au Mexique à la fin du 19e siècle ; à leur arrivée, ceux-ci avaient fondé un des premiers magazines en arabe destiné à la communauté libano-mexicaine, à l'aide d'une presse qu'ils avaient emporté avec eux[7].

En 1911, Julián fonda un magasin de nouveautés, La Estrella del Oriente (L'étoile d'Orient). Vers 1921, il avait acheté du terrain dans le quartier commercial de Mexico City. Ces entreprises devinrent la source d'une fortune considérable[7].

Julián Slim et Linda Helú se marièrent en août 1926. Ils eurent six enfants : Nour, Alma, Julián, José, Carlos and Linda. Julián père mourut en 1953[7].

Leur père enseigna à Carlos, à ses frères et à ses sœurs les bases du commerce, et dès l'âge de 12 ans, Slim achetait des actions dans une banque mexicaine ; à 17 ans, il gagnait 200 pesos par semaine dans la compagnie de son père[8].

Il entre ensuite à l'université nationale autonome du Mexique, où il met à profit ses talents en mathématiques pour payer une partie de ses études. En 1961, il est ingénieur diplômé de l'UNAM et ouvre un cabinet de courtage en immobilier. Il renforce en même temps ses liens avec la puissante communauté libanaise en épousant, en 1966, Soumaya Domit Gemayel, nièce des présidents Amine Gemayel et de Bachir Gemayel. Il est veuf depuis le 7 mars 1999 et a six enfants. Quatre d'entre eux, Caroline, Carlos, Marco Antonio et Patricio participent aux activités des sociétés de leur père à des postes clés et prennent quotidiennement des décisions stratégiques, l'aidant ainsi à consolider son patrimoine.

Il commence sa carrière financière par l'achat-vente de biens immobiliers au centre de la ville de Mexico. Dans le même temps, il achète des petits commerces qu'il fait prospérer, consolidant ainsi sa fortune dans les années 1980. En 1982, il profite de la crise financière pour racheter de nombreuses entreprises, dont Seguros de Mexico pour 44 millions de dollars américains (elle en vaut actuellement 2,5 milliards).

En 1990, soutenu par ses amis politiques dont le président Carlos Salinas, il monte un consortium et rachète la première société de télécommunications du Mexique (Telmex), vendue par l'État lors de la présidence de Salinas. Le marché des télécommunications au Mexique n'est toujours pas très ouvert à la concurrence. À travers son influence politique, il a réussi à garder Telmex dans une situation de quasi-monopole. Selon The New York Times, l'opérateur de téléphonie fixe Telmex détient une part de marché de 90 % et l'opérateur de téléphonie mobile Telcel, également contrôlé par Slim, détient une part de marché de 80 %[9].

En 1997, il subit une opération à cœur ouvert et abandonne la présidence exécutive de ses sociétés.

En 2007, l'ensemble de ses participations dans différentes sociétés représente entre 5 et 7 % du PIB mexicain.

Selon le magazine Fortune, en août 2007, Carlos Slim a dépassé Bill Gates, fondateur de Microsoft, pour devenir l'homme le plus riche du monde, avec 59 milliards de dollars américains. Le magazine estime qu'il a gagné 12 milliards de dollars sur la première moitié de l'année 2007, principalement grâce à ses investissements boursiers.

Par le biais de ses fondations, il donne 5 milliards de dollars en 2006 et prévoit d'en donner deux fois plus entre 2007 et 2010[3]. Il annonce début août 2007 son intention de lancer un plan de 300 millions de dollars pour la construction de 100 nouvelles écoles au Mexique.

En février 2008, il devient le deuxième actionnaire du quotidien américain The New York Times. Fin 2008, une rumeur affirme qu'il est en négociation pour racheter Honda Racing F1 Team et aligner sa propre équipe sur les grilles de départ du championnat du monde de Formule 1 2009. En 2009, selon le quotidien sportif espagnol Marca, il serait impliqué dans le projet Campos Meta Team qui devrait participer au championnat du monde de Formule 1 2010.

Sur l'invitation de la fondation maronite dans le monde, il se rend au Liban en mars 2010. L'accueil qui lui est réservé est à la hauteur de l'enjeu, pour des dirigeants qui tentent d'intéresser les Libanais à leur pays d'origine. Il promet d'investir dans un pays où tout est à reconstruire. Il a créé le musée Soumaya, qui abrite à Mexico la plus grande collection de Rodin hors de France.

En août 2011, il perd 4,5 milliards d'euros en une semaine à cause de la crise boursière.

En mars 2013, il est confirmé comme l'homme le plus riche du monde par le magazine Forbes[10], mais, début 2014, Bill Gates redevient l'homme le plus riche du monde et Carlos Slim descend à la deuxième place[réf. souhaitée].

Sociétés[modifier | modifier le code]

  • Grupo Carso (Président) consortium qui inclut
    • Condumex,
    • Nacobre,
    • Porcelanite,
    • Hoteles Calinda,
    • Frisco,
    • Cigatam (Président),
    • Ferromex
    • Sanborns
    • Telmex (Président)
  • Telnor (Président)
  • Comertel Argos (Président)
  • Red Uno (Président)
  • Uninet (Président)
  • América Móvil (Président)
  • Sears succursale (Président)
  • Saks Fifth Avenue succursale (Président)
  • Telcel (Président)
  • Dorian's (Président)
  • Inbursa (Président)
  • Compusa (Actionnaire)
  • Volaris (Actionnaire)
  • Mixup (Actionnaire)
  • Claro Codetel (Président)

Par ailleurs, Carlos Slim est actionnaire minoritaire d'Apple via BlackRock[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) The World's Billionaires : #1Carlos Slim Helu & family - Forbes, 7 mars 2012
  2. Nom formé à partir de son prénom et de celui de sa femme Soumaya
  3. a et b Le Rockfeller mexicain - Le Point, 16 août 2007
  4. (en) Carlos Slim biography. carlosslim.com.
  5. a et b (en) James Bone, « Mexican mogul Carlos Slim got his big break in sell-off of national telephone firm », The Times, Londres,‎ 11 mars 2010 (lire en ligne)
  6. (en) Tim Padgett, « Carlos Slim's Embarrassment of Riches », Time (magazine), United States,‎ 11 juillet 2007 (lire en ligne)
  7. a, b, c et d (en) « Biography », Carlos Slim Helú (consulté le 19 février 2011)
  8. (en) Kerry Dolan, « The World According To Slim », Forbes,‎ 26 mars 2012 (lire en ligne)
  9. (en) Prodded by the Left, Mexico's Richest Man Talks Equity - Ginger Thompson, The New York Times, 3 juin 2006, page 2
  10. « Le Mexicain Carlos Slim reste l'homme le plus riche du monde », sur L'Expansion.com,‎ 4 mars 2013 (consulté le 4 mars 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]