Nigel Farage

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Nigel Farage
Nigel Farage
Nigel Farage
Fonctions
Député européen
En fonction depuis le
Élection
Législature 7e Parlement européen
coprésident du groupe Europe libertés démocratie
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance Farnborough, comté du Hampshire
Nationalité Britannique
Parti politique Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni

Nigel Paul Farage, né le à Farnborough dans le Hampshire, est une personnalité politique britannique, chef du Parti pour l'indépendance du Royaume-Uni (UKIP) de 2006 à 2009 puis à nouveau à partir de 2012. Il est également député européen et coprésident du groupe Europe libertés démocratie (ELD) avec Francesco Speroni, depuis le .

Eurosceptique[1], il dit défendre les « valeurs de démocratie pour les nations », et s'est opposé à l'adoption d'une constitution européenne en invoquant le « non-respect des votes des peuples européens » (notamment français, irlandais et néerlandais), ainsi que l'absence de référendums pour l'immense majorité des pays européens[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Après une scolarité au Dulwich College, Farage se consacre à une carrière de courtier en commodités, d'abord comme employé puis dans sa propre firme de 1990 à 2002.

Il est membre du Parti conservateur jusqu'en 1992, époque à laquelle il quitte le parti parce que celui-ci a participé à la signature du traité de Maastricht. Il est, en 1993, un des membres fondateurs de l'UKIP. Sous cette bannière, il est élu membre du Parlement européen en 1999, 2004 et 2009, où il est le chef du groupe de 13 élus du UKIP et coprésident du groupe Europe libertés démocratie.

En 2006, il a été élu président de l'UKIP avec 45 % des voix[3] sur la promesse de faire du parti un véritable parti d'opposition traitant également des sujets nationaux. Il annonce en septembre 2009 qu'il va se retirer de son poste de président pour se concentrer sur sa campagne pour devenir député de la chambre des communes en 2010.

Le 6 mai 2010, le matin des élections, peu avant huit heures du matin, il est victime d'un accident d'avion. Blessé sans gravité, il est admis à l'hôpital pour des coupures au visage, des ecchymoses, des blessures à la poitrine et au niveau des côtes. Il quitta l'hôpital le soir même. L'avion a rencontré un problème technique probablement dû au tractage d'une banderole de l'UKIP pour les élections[4].

Controverses[modifier | modifier le code]

En 2004, il demande la démission de Jacques Barrot de son poste à la Commission européenne en raison d'une condamnation pénale de l'intéressé. José Manuel Barroso déclare tout ignorer de cette condamnation, relative au financement illégal de parti, et l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe se joignent à l'UKIP pour demander la démission de Barroso. Celui-ci se justifie alors par le fait qu'une amnistie présidentielle couvre cette condamnation que nul, même pas lui, ne peut dès lors mentionner en vertu du droit français. L'ALDE renonce alors à sa demande[5].

Nigel Farage est connu pour diverses déclarations politiques où, tout en se prononçant en faveur d'une vraie démocratie et du respect de la voix des peuples, il exprime son euroscepticisme avec une verve qui lui vaut des réactions fortes et parfois des remontrances.

Ainsi, en février 2008, après un discours du Prince Charles devant le Parlement européen, au cours duquel il appelle à un leadership européen pour les questions liées aux changements climatiques, Farage reste ostensiblement assis tandis que le prince reçoit une ovation debout du parlement. Farage explique ensuite que le prince a été mal conseillé de tenir un tel discours alors que le débat sur l'approbation du traité de Lisbonne faisait rage dans son pays. Gary Titley, chef des travaillistes au Parlement européen, a estimé que Farage avait montré de la déloyauté et manqué de courtoisie à l'égard de la famille royale, et a demandé qu'il présente ses excuses au peuple britannique.

En novembre 2009, il prononce un discours à l'occasion duquel il critique notamment durement Catherine Ashton, la nouvelle haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, lui reprochant de n'avoir jamais été élue à une fonction publique de toute sa vie et affirmant que « les peuples d'Europe n'ont pas le pouvoir de lui demander des comptes ou de la destituer », discours qui lui vaut une remontrance du président de séance qui lui demande de « baisser d'un ton[6] ».

En février 2010, Farage prononce au Parlement européen un discours dans lequel il critique violemment le président européen Herman Van Rompuy, lui attribuant « le charisme d'une serpillière humide et l'aspect d'un petit guichetier de banque » tout en lui attribuant l'intention d'être « l'assassin de la démocratie européenne et de toutes les nations européennes ». Et de rajouter : « Vous n'avez aucune idée de ce que peut être un pays uni, tout cela parce que vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays ». La mention de la Belgique comme étant un « non-pays » provoque une levée de boucliers à la fois au Parlement européen et en Belgique[7],[8],[9],[10]. Nigel Farage est condamné par le Parlement à une amende de 3000 euros pour son comportement « incorrect et irrespectueux[11] ».

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr)« UKIP: les sujets de la reine deviennent eurosceptiques », Geoffrey Saint-Joanis, Le Journal International, 13 décembre 2013
  2. Nigel Farage reçu par Pierre Jovanovic chez Ici et Maintenant.
  3. Farage elected new UKIP leader , BBC News du 12 septembre 2006
  4. (en) Richard Edwards, « General Election 2010: Ukip's Nigel Farage has lucky escape after election stunt plane crash », The Telegraph, Londres,‎ 7 mai 2010 (lire en ligne)
  5. Union européenne - Socialistes et libéraux se sont tus à leur tour , Le Soir du 23 novembre 2004 et "L'affaire Barrot" prend une tournure juridique, Euractiv du 23 novembre 2004
  6. « Farage réprimandé pour désaccord politique », L'observatoire de l'Europe, 29 novembre 2009.
  7. « Le web belge répond à Nigel Farage », Le Soir, 25 février 2010.
  8. « Insultes à Van Rompuy et à la Belgique : Leterme s'indigne », Le Soir, 25 février 2010.
  9. « La Belgique, un “non-pays” ? », tempsreel.nouvelobs.com, 25 février 2010.
  10. « Parlement européen : première apparition et premier couac pour Van Rompuy », actu24.be, 25 février 2010.
  11. « Il compare le président de l’UE à une “serpillère humide” », 20 minutes, 3 mars 2010.

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