Alphonse de Neuville

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Alphonse de Neuville

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Photoglyptie d'Alphonse de Neuville

Nom de naissance Deneuville
Naissance 31 mai 1836
Saint-Omer,
Drapeau français Royaume de France
Décès 19 mai 1885
Paris,
Drapeau français France
Nationalité Français
Activité(s) Peintre
Maître Eugène Delacroix
Mouvement artistique Peinture académique
Œuvres réputées Les Dernières Cartouches
Influença Édouard Detaille
Récompenses Légion d'honneur

Alphonse de Neuville né Alphonse-Marie-Adolphe Deneuville, (le « de » fut détaché par l’artiste), le 31 mai 1836 à Saint-Omer (Pas-de-Calais) et mort le 19 mai 1885 à Paris, est un peintre académique français, élève d'Eugène Delacroix. Il fut l'un des représentants principaux de la peinture militaire du XIXe siècle, et s'est spécialisé dans les scènes relatant la guerre franco-prussienne de 1870.

Sommaire

Biographie [modifier]

Né dans une famille aisée, Neuville entra, malgré l’opposition de sa famille, à l’École navale à Lorient.

Thèmes [modifier]

Parmi les sujets qu’il a peints, on trouve la guerre franco-prussienne, la guerre de Crimée, la guerre anglo-zouloue et des portraits de soldats.

Au sujet de son travail, souvent qualifié de « patriotique », sur la guerre franco-prussienne l'artiste déclare :

« Je désire raconter nos défaites dans ce qu’elles ont eu d’honorable pour nous, et je crois donner ainsi un témoignage d’estime à nos soldats et à leurs chefs, un encouragement pour l’avenir. Quoi qu’on en dise, nous n’avons pas été vaincus sans gloire, et je crois qu’il est bon de le montrer ! »

— Lettre d’Alphonse de Neuville au critique d’art Gustave Goestschy, 1881[1].

Expositions et ventes [modifier]

On trouve certaines de ses œuvres au musée de l'Ermitage et au Metropolitan Museum.

Une vente d’œuvres de l’artiste eut lieu en son hôtel particulier, 25 rue Alphonse de Neuville, à Paris, les 23, 24 et 25 mai 1898. Elle comportait soixante-quatre tableaux et aquarelles de l’artiste, du no 65 au no 91 bis des tableaux anciens et modernes.

Principales œuvres [modifier]

Les Dernières Cartouches (1873) [modifier]

Les dernières cartouches (1873) est l'œuvre la plus célèbre d'Alphonse de Neuville. Elle illustre la défense de la Maison Bourgerie par les Troupes de Marine du commandant Lambert face aux Bavarois durant la bataille de Bazeilles, le 1er septembre 1870.

Son œuvre la plus célèbre est intitulée Les Dernières Cartouches (1873), il s'agit d'une peinture militaire représentant un épisode de la bataille de Sedan, soit la défense jusqu'aux dernières cartouches d'une maison cernée par l'ennemi à Bazeilles dans les Ardennes durant la guerre franco-prussienne; de Neuville en a été récompensé par la Légion d'honneur[2].

Elle passa en vente à la fin du XIXe siècle et fut alors le tableau le plus cher du monde. L'original a été racheté en 1960 et est depuis conservé au musée de Bazeilles nommé pour l'occasion la « Maison de la dernière cartouche » et qui n'est autre que l'ancienne auberge Bourgerie dans laquelle s'est déroulée la scène historique dépeinte dans l'œuvre.

Inspirations [modifier]

Son œuvre phare, Les Dernières Cartouches, a été adaptée au cinématographe en 1897 par Georges Méliès (court-métrage muet en noir et blanc nommé Bombardement d'une maison), puis par les Frères Lumière entre autres, ce qui en fait le sujet d'un des premiers films de guerre de l'Histoire.

L'œuvre Bivouac après le combat du Bourget, également de 1873, a inspiré le tableau Le Rêve réalisé par Édouard Detaille en 1888[3].

Liste [modifier]

  • Les dernières cartouches (1873)
  • Combat sur la voie ferrée (1873)
  • Bivouac après le combat du Bourget, 21 décembre 1870 (1873)
  • Le Bourget, 30 octobre 1870 (1878)
  • Épisode de la guerre Franco-prussienne (1875)
  • Attaque d'une maison barricadée à Villersexel (1875)
  • Défense de la porte de Longboyau, 21 octobre 1870 (1879)
  • Bataille de Champigny (1880)
  • The defence of Rorke's Drift, 1879 (1880)
  • Le cimetière de Saint-Privat, 18 août 1870 (1881)
  • L'attaque au crépuscule (?)

Hommages [modifier]

Une statue d'Alphonse de Neuville était érigée sur la place de Wagram à Paris, elle a été réquisitionnée et fondue durant l'Occupation. Il existe depuis 1862 une rue Alphonse-de-Neuville également située dans le 17e arrondissement de Paris.

Bibliographie [modifier]

  • Alphonse de Neuville, Alfred de Lostalot, Gazette des Beaux-Arts, 1885
  • Catalogue de l’exposition Alphonse Deneuville dit de Neuville, Saint-Omer, Musée de l'hôtel Sandelin, 1978
  • Alphonse de Neuville: l'épopée de la défaite, Philippe Chabert, Editions Copernic, 1979

Notes et références [modifier]

  1. Musée de l'Armée
  2. Philippe Chabert, Alphonse de Neuville: l'épopée de la défaite, Collection Peintres témoins de l'histoire, Volume 2, Copernic, 1979, p.76
  3. Bertrad Tillier, Analyse de l'œuvre, L’Histoire par l’image

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]