José Fontaine

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José Fontaine
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José Fontaine en 2015.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (71 ans)
JemappesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Activités
Autres informations
Directeur de thèse
Jacques Étienne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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José Fontaine (Jemappes, le ) est un journaliste belge et militant autonomiste wallon.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Il étudie la philosophie à l'université catholique de Louvain où il obtient en 1975 un doctorat[1],[2]. Il a fait des études de théologie au Grand-Séminaire de Namur.

Après ses études, il enseigne la philosophie dans l'enseignement supérieur social à Namur et Mirwart.

C’est en 1977 qu’il commence à collaborer à l’hebdomadaire 4 Millions 4, proche du Front démocratique des francophones. Il se rend compte dans ce milieu fédéraliste et progressiste, mais bruxellois, qu’il existe des antagonismes de toutes sortes entre les dirigeants du FDF et ceux du Rassemblement wallon[3]. À l’intérieur de ce magazine politique puis dans La Cité, La Nouvelle Gazette, La Wallonie, La Suisse, Le Journal des UPA, Le Ligueur[4] il tente alors d’exprimer son malaise d’observateur wallon. Il publie ainsi 18 octobre 1979 dans Le Monde un article intitulé « Communauté française de Belgique ou Wallonie ? » où il tente de montrer que l’appellation francophone ou belge francophone, tend à occulter l’identité wallonne.

Le 23 janvier 1980, sous le titre Une découverte toute neuve : la culture wallonne, il publie dans le même journal un article qui salue la naissance d’une idée neuve La culture wallonne, relatant des travaux et colloques dirigés par Roger Mounège. C’est en janvier 1980 que le FDF est expulsé du gouvernement national et où tout indique que l’on s’oriente vers une réforme de l’État qui consacrera l’existence des trois communautés, mais seulement de deux régions, la région bruxelloise étant sacrifiée, momentanément. Mais c’est aussi ce qui va provoquer la volonté du FDF de récupérer de l’autonomie pour Bruxelles via la fusion entre Région (wallonne) et Communauté française (cette entité fédérée, elle, existe bel et bien).

Le Manifeste pour la culture wallonne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Manifeste pour la culture wallonne.

Impressionné par les conflits entre Wallons et Bruxellois à l’intérieur du FDF-Rassemblement wallon, convaincu comme Roger Mounège qu’on est en train d’assister à l’éveil sans précédent d’une culture wallonne s’exprimant globalement (en français ou en d’autres langues), à travers le théâtre, la chanson, le cinéma, la réflexion économique, politique et sociologique, il se réunit avec le professeur Michel Quévit, le professeur Jacques Dubois, le cinéaste Jean-Jacques Andrien, le chanteur Julos Beaucarne et l’écrivain Jean Louvet. Ces six personnes se rencontrent à partir de novembre 1982 et finissent par rédiger le texte du Manifeste pour la culture wallonne qu’ils rendront public le 15 septembre 1983 à Liège, à la Maison de la presse[5] : le texte sera également présenté le même jour à Namur, Charleroi et Bruxelles. Il fait la Une des principaux journaux (notamment le Soir), mais suscite des polémiques d’une rare violence, notamment de Philippe Moureaux. En 1985, le PS rate de peu la majorité au parlement wallon et c’est une coalition entre les libéraux et le PSC qui se met en place qui veut que les services administratifs wallons déjà présents à Namur soient replacés à Bruxelles dans la perspective d’une fusion entre la Communauté française et la région wallonne. Les promoteurs du Manifeste de 1983 réunissent à nouveau de nombreux signataires qui expriment solennellement, le 5 décembre 1985, leur volonté de voir la capitale de la Wallonie s’ériger en Wallonie[6]. C’est en quelques étapes que se concrétisera leur souhait, avalisé en 1986 et définitivement consacré en 1988 (le siège des institutions de la Communauté française avait été fixé à Bruxelles malgré l’opposition de parlementaires wallons et l'acquiescement d'autres soumis à la discipline de parti, et où tous les Bruxellois francophones avaient voté en faveur de Bruxelles)

La fondation de Toudi et de République[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Toudi.

Le , il fonde la revue Toudi avec l’écrivain Thierry Haumont, Roger Mounège, le cinéaste Paul Meyer et Max Delespesse. La revue paraît d’abord annuellement en 1987, 1988, 1989, 1990. En 1991, elle se joint à la revue Contradictions. En décembre 1991, est fondé le mensuel République qui paraîtra parallèlement à la revue annuelle Toudi à partir d’avril 1992 jusqu’en octobre 1996 (40 numéros parus). Il sera distribué dans tous les kiosques en septembre 1993 à l’occasion de la mort de Baudouin Ier et en mai 1994, lors de la visite de Jean-Paul II, dans ce dernier cas avec la revue Golias et Alternative libertaire Belgique. La revue annuelle Toudi a deux numéros en 1992 et un dernier numéro en 1995. En février 1997, les deux revues fusionnent[7], et la revue Toudi paraît alors mensuellement jusqu’à l’année 2005 durant laquelle elle se transforme en trimestriel. Elle est distribuée dans tous les kiosques en 1999, en 2001, en 2002 et en 2004.

Il se réclame du renardisme. Il est connu pour avoir fait un discours pour l'instauration d'une république et d'une Wallonie autonome[8], à Namur, lors des fêtes de Wallonie le . Il est un des premiers signataires du Manifeste pour la culture wallonne.

Il a par ailleurs collaboré à plusieurs quotidiens, parmi lesquels La Suisse, La Cité, La Wallonie, La Nouvelle Gazette, Le Rappel, Le Monde[9], Le Soir, De Standaard, De Morgen, La Libre Belgique[10], etc.[réf. insuffisante], Knack, De Standaard, et à diverses revues, comme La Revue nouvelle[11], Politique (revue de débats)[12], Esprit[13], Le Débat [14], Les Cahiers marxistes[15], Kultuurleven[16], Contradictions, Le Monde des débats[17], De Internationale Spectator[18].

Il écrit la chronique du samedi sur le site Vigile.

Positions[modifier | modifier le code]

Dans La Libre Belgique, José Fontaine exprima ses positions sur la Belgique le 6 février 2006[Comment ?].

Publications[modifier | modifier le code]

Livres et direction de livres[modifier | modifier le code]

  • Les Faces cachées de la monarchie belge, Baudouin Piret et José Fontaine (dir.), Ed. Toudi, Walhain, 1991. (ISBN 2-87090-010-4)
  • «Le manifeste et les autres théories de la culture en Belgique», dans José Fontaine Michel Godart et Pierre Gillis, La Wallonie et ses intellectuels, Les Cahiers marxistes, no 187, Bruxelles, 1992.
  • Le Citoyen déclassé, publié en coédition par la revue Contradictions (no 77, 1995) et la revue Toudi (no 8, 1995) ainsi qu'avec les éditions l'Harmattan. Diffusion librairies pour la France : Ed. L'Harmattan, Paris. (ISBN 2-87090-018-X)
  • Le Discours antiwallon en Belgique francophone, in Toudi, no 13-14, september 1998, Graty, 1998.
  • La Gloire secrète de Joseph Malègue (1876-1940), L'Harmattan, Paris, 2016, (ISBN 978-2-343-09449-6)

Collaboration à des ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Un séparatisme wallon paradoxal dans Économie et sociétés (Cahiers de l'ISMÉA, n° 11, novembre 2011 (numéro hors série intitulé L'après-Belgique), p. 2057-2086.
  • L’idée républicaine en Belgique in La République universelle (dir. Paul Baquiast et Emmanuel Dupuy), Volume I L’idée républicaine en Europe (XVIIIe-XXIe siècles) et Volume II L’idée républicaine dans le monde (XVIIIe siècle-XXIe siècles), L’Harmattan, Paris, 2007, Volume I, p. 115-133.
  • Un pavé dans la mare des mythes belges (préface à la réédition de L'insurrection prolétarienne de 1830 en Belgique de M. Bologne, Critique Politique, Bruxelles, 1981, réédité par Aden, Bruxelles, 2006[19].
  • Gouvernement wallon de 1950 in ’’Encyclopédie du Mouvement wallon’’, Tome II, p. 740-743, IJD, Namur, 2000
  • Bruxelles et la Wallonie visible in Dictionnaire de Bruxelles par les gens qui y vivent, y passent ou y travaillent, Labor, Maison de la Francité, Bruxelles, 2000.
  • La République et le bonheur, in Belgique toujours grande et belle, n° spécial de la Revue de l’ULB, 1998, p. 130-134.
  • Cultuur in Franstalig België Vier definities in Kaz Deprez et Louis Vos, Nationalisme in België, Houtekiet, Anvers, 1999.
  • Four definitions of culture in Francophone Belgium in Nationalism in Belgium, Macmillan, Londres, 1998
  • Qu’est-ce qu’une identité postnationale?, in Belgique, disparition d’une nation européenne, p. 191-194, L. Pire, Bruxelles, 1997.
  • Universalisme de la culture wallonne : réalisations et virtualités in Belgitude et crise de l'État belge St Louis, BXL, 1989
  • Idée wallonne et universalisme chrétien in Église et Wallonie, Tome I, EVO, Bruxelles, 1983.
  • Wallonië, article de l'Encyclopédie néerlandaise Groter Winkler Prins Encyclopedie in 125 deelen, deel 23, Amsterdam 1983.
  • La Wallonie, l'indispensable autonomie de M. Quévit, Paris, Entente, 1982 (Collaboration générale, en particulier les chapitres sur la culture et sur le monde paysan).

Scénario[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Sous la dir. de Jacques Étienne, Le Problème du mal chez Rousseau et Kant (thèse de doctorat en philosophie), Louvain, université catholique de Louvain, (présentation en ligne).
  2. Sa thèse est partiellement publiée sous le titre « Profondeur personnelle et dimension collective du mal et du mensonge chez Kant et Rousseau », dans la livraison de la Revue philosophique de Louvain' de novembre 1977.
  3. Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II (F-N), publié le 15 décembre 2000, p. 652;
  4. Connaîtrela Wallonie Wallons marquants
  5. Jacques Dubois, Le Manifeste pour la culture wallonne de 1983 dans ART&FACT, n° 31, 2012 p. 90-97, p. 91. Patrick Dupuis et Jean-Emile Humblet, , Un Siècle de mouvement wallon, Quorum, Bruxelles, 1998, p. 309.
  6. Jacques Dubois, art. cit., p. 92-93.
  7. Christian Laporte 'Fontaine fusionne ses deux revues Toudi et "République Le Soir du 14 avril 1997
  8. http://www.toudi.org/republic/belgrad.html
  9. [1]
  10. [2]
  11. Foucault et Baudrillart, deux méditations sur le pouvoir, janvier 1978, Robert Royer, Wallon, chrétien et précurseur, juin 1980, Wallons et Belges, pourquoi l'histoire ?, janvier 1981, Belgitude, Flandre et culture wallonne, décembre 1983, Nations et classes dans l'histoire de Belgique (avec Francis Biesmans), janvier 1986, Ecrire nécessairement la vie même, interview de Thierry Haumont mars 1986, Actualité du modernisme, septembre-octobre 2014.
  12. [3]
  13. La nationalité wallonne mars 1979.
  14. la nation belge
  15. Direction du n° 187 La Wallonie et ses intellectuels, novembre 1992 ETet autres collaborations : [4]
  16. Waalse kultuur : ontluiking en herinering van een identiteit, 9/1983. De Vlaamse beweging en de Waalse beweging : niet gelijklopend maar evenmin volledig tegengesteld, 1985. Nationalismen en postnationaliteit 4/1993
  17. Monarchie belge, Le masque et l'alibi, in Le Monde des débats, Paris, février 1994.
  18. Wallonië in een postnationale Europa in De Internationale Spectator, La Haye, 9/ 1993.
  19. L'Insurrection prolétarienne de 1830 en Belgique