Léonie de Waha

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Léonie de Waha
Nom de naissance Léonie Marie Laurence de Chestret de Haneffe
Naissance
Tilff, Belgique
Décès (à 90 ans)
Liège, Belgique
Nationalité Belge
Pays de résidence Drapeau de la Belgique Belgique
Conjoint
Victor de Waha de Baillonville

Léonie de Waha, née le à Tilff et morte le à Liège, est une pédagogue, féministe, philanthrope belge et militante wallonne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née Léonie Marie Laurence de Chestret de Haneffe, elle est la fille du baron Hyacinthe de Chestret de Haneffe (1797-1881) et de Amanda-Laurence de Sélys-Longchamps (1809-1837), nièce de Edmond de Sélys-Longchamps, scientifique et personnalité politique du parti libéral. Elle perd sa mère à l'âge de deux ans.

Elle épouse en août 1863 le baron Victor de Waha de Baillonville, fils de Joseph-Louis de Waha, docteur en droit de l'université de Liège. Léonie de Waha perd en 1866 sa fille unique Louise-Amanda, et en août 1867, son mari Victor de Waha.

Elle se proclame d'opinion libérale, démocrate, tolérante et croyante. Elle met en place des bibliothèques à Chênée et à Esneux, des écoles et des jardins d'enfants à Liège, une école de coupe et couture à Tilff et fait construire des maisons ouvrières en 1867.

Le bourgmestre de Liège, Jules d'Andrimont, lui demande de fonder un lycée pour jeunes filles et crée rue Hazinelle un Institut supérieur de demoiselles (1868)[1],[2], que la Ville de Liège va gérer à partir de 1878, devenu ensuite l'athénée de Waha (installé aujourd'hui sur le boulevard d'Avroy, dans un bâtiment de l'architecte Jean Moutschen). À l'Institut supérieur de demoiselles, l'enseignement de chaque culte est donné par un prêtre de cette religion, avec la possibilité d'en être dispensé. L'évêque de Liège contestera cette démarche pédagogique sous prétexte de ne pas admettre qu'un prêtre catholique, un pasteur voire un rabbin travaillent sous le même toit. Il ira jusqu'à excommunier les personnes qui s'accordent avec le fonctionnement de ce lycée. Son successeur lèvera l'excommunication.

Léonie de Waha encourageait les « Djônes Auteûrs Walons ». Elle a fondé l'Union des femmes de Wallonie afin d'encourager la prise de conscience des enjeux politiques chez les Wallonnes. Léonie de Waha participa aux premiers Congrès wallons, notamment celui de 1913 qui adopta le principe d'une assemblée représentative officieuse du peuple wallon ainsi qu'un drapeau national avec la participation d'une majorité de députés et de sénateurs wallons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Premier établissement laïc préparant les jeunes filles aux études universitaires
  2. Robert Ruwet et Albert Cariaux, Liège éternelle : Les traces d'antan dans les rues d'aujourd'hui, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p., p. 12

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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